La famille Potofeu - Ils réalisent tous vos vœux !
53 pages
Français

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Description

La famille Potofeu, vous allez l’adorer :
• Parce que le père est cuisinier à "La truffe des Vosges", mais surtout agent secret.
• Parce que le fils est un garçon qui dort tout le temps, mais surtout un espion redoutable.
• Parce que les trois filles sont des premières de classe, mais surtout des professionnelles de la filature, du crochetage de serrures et de l’écriture de faux documents.
• Parce que la grand-mère se déplace avec son déambulateur, mais court surtout comme un lapin de Garenne.
• Parce que la cuisine est une cuisine, mais surtout une salle de commande ultra-perfectionnée.
• Parce que la mère ne sait rien du tout de la double vie de tous les membres de sa famille.
• Parce qu’ils adorent les listes et qu'ils réalisent tous vos souhaits.
• Parce que surtout, avec eux, vous n’êtes pas au bout de vos surprises !


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 septembre 2018
Nombre de lectures 3
EAN13 9782215171331
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

• Parce que surtout, avec eux, vous n’êtes pas au bout de vos surprises !


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Table des matières

22, place des Vosges
Un dimanche soir ordinaire
Les listes
Pédaler dans la choucroute
Aider n’est pas tuer
Être ou ne pas être à la hauteur
Quand les mots tardent
Vous chanterez ? Eh bien, listez maintenant !
Débriefing en cuisine
Et ce lundi-là, Yvan ne fit rien
Mardi, agité en début de matinée
Couvert en cours de journée, orageux en soirée
Mercredi, Journée de crise
Jeudi, c’est pas raviolis !
Vendredi, tour de chant, tour en ville, et habit vert
Quand le sort s’acharne
Dimanche matin, tôt… Tous ensemble !
Dimanche soir, l’addition et un café, SVP
Ouf ! Mais, où est maman ?
Page de copyright
Chapitre I
22, place des Vosges

Liste assez ancienne retrouvée par hasard au fond d’un tiroir :
– Affûter la tronçonneuse ;
– Débiter trois sapins ;
– Faire une terrine ;
– Penser à nourrir Alfred ;
– Ne pas oublier de rendre sa pelle à neige à la voisine.
Mais ça, c’était avant…
Avant, tout allait bien.
Tout s’est détraqué quand on a déménagé.
C’était une idée de papa. Un soir en revenant de la forêt il a dit :
– On part. On va ouvrir un restaurant à Paris ! Je serai à la cuisine, maman s’occupera des clients et vous, les enfants, vous donnerez un coup de main. Vous allez adorer.
– Mais, chéri, tu n’as jamais cuisiné de ta vie ! a dit maman.
– C’est un détail, ça !
– Tu sais que tu ne sais rien faire ?
– Rien… attends, laisse-moi réfléchir… Je sais faire les raviolis en boîte, les tartines de confiture, les sandwichs au pâté, le barbecue. Je sais ouvrir les huîtres et vider un poulet… Voilà, je crois que c’est tout. C’est un bon début, non ?
– Mais, tu ne peux pas servir des huîtres sur des tartines à la confiture dans un restaurant parisien ! Tu le sais, ça ?
– On devrait essayer !
– Essayer quoi ?
– Le coup des huîtres à la confiture. Avec le pain, je ne suis pas convaincu, mais des huîtres à la fraise, ça peut le faire.
Papa, c’est Matthieu, 2 mètres, 110 kilos, des mains larges comme des moules à tarte pour douze personnes. Avec une hache, il abat trois arbres en deux minutes, avec une tronçonneuse, il en découpe douze. Avant, papa était bûcheron ! Abattre un arbre ou faire une poularde de Bresse demi-deuil, ce n’est pas tout à fait la même chose, me direz-vous. Effectivement. Alors pour opérer cette transformation, il a travaillé dur. Il a lu des tas de livres, a raté des milliers de plats que nous avons dû goûter, en a réussi un ou deux. Il a transpiré devant ses fourneaux, il a perdu 10 kilos, mais nous en a fait prendre 6 à force de nous faire déguster ses inventions. Et puis, trois mois après, il nous a tous mis dans un camion, direction la capitale, objectif, Paris.
C’est comme ça qu’on a quitté nos montagnes et qu’on est arrivés au numéro 22 de la place des Vosges.
Venez dîner chez nous, À la truffe des Vosges , ­asseyez-vous sur une des grandes banquettes rouges en ­moleskine usée par les milliers de personnes qui, avant vous, sont passées par là. Découvrez le décor dans le reflet d’un de ces miroirs centenaires qui ont vu Victor Hugo se recoiffer, Charlie Chaplin grimacer et ­Joséphine Baker danser. Asseyez-vous et attendez patiemment, ça ne sera pas long. Enfin, normalement.
Avec un peu de chance, vous êtes à l’endroit exact où Ernest Hemingway n’a pas écrit de livre, et en examinant la table, vous pouvez voir un graffiti que Picasso n’a pas fait. Alors, une grande dame brune s’approchera de vous pour prendre votre commande.
C’est Karine, ma maman. D’une main elle tend un menu, de l’autre elle sert une table, d’une troisième elle fait une addition, en même temps qu’elle prend une commande et qu’elle raccompagne un client à la porte. Maman, c’est Shiva, une divinité qui a des tas de bras, mais elle a aussi des tas de jambes et plus de têtes encore.
En fonction de leurs heures de cours, peut-être aurez-vous Clémence, Pia ou Douce pour vous servir ; ce sont mes sœurs, dix-huit, seize et quatorze ans. Étudiante, lycéenne et collégienne, elles font leurs devoirs sur un coin de table et, entre deux exercices de maths, trois de grammaire et un exposé sur le commerce de la tomate en boîte au Bélouchistan oriental entre 1832 et 1924, elles servent des chocolats chauds, un pâté en croûte ou un céleri rémoulade.
Suivant l’heure et votre appétit, prenez un café et un croissant, un hareng pommes à l’huile et un demi, un cola et une tarte aux poires, ou alors notre fameux « Quand le roi des forêts et l’empereur des sous-bois s’en vont au bal au bras des belles de la plaine », bref, du cerf aux cèpes avec des pommes de terre. Et puis surtout, tendez l’oreille, vous verrez, il se passe toujours quelque chose dans un restaurant.
– Un café pour la douze et l’addition sans traîner !
– Le four ! Coupez le four, ça sent le cramé !
– Une milanaise, un lorrain, une lorraine, un tartare pour la huit !
– Trop tard ! J’avais dit de couper le four ! Bon, pour le gigot, faut espérer que le client l’aime bien cuit ! Très bien cuit, même !
– Une romaine, un agneau, une entrecôte pour la deux !
– Haaaaaaaaaaa ! (Spatch… bruit de glissade, bruit de vaisselle, bruit de chute, plus de bruit du tout, puis juron qu’il est impossible de retranscrire ici.) Mais qui a laissé une tomate par terre ? Ça glisse, une tomate…
– Chaud devant, un faux-filet saignant et un munster qui file !

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