Le mystère des pyramides
50 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Le mystère des pyramides

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
50 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description

La famille Potofeu vous allez définitivement l’adorer :
• Parce que leur nouvelle mission est incroyable : exaucer les vœux d’une momie morte depuis des siècles.
• Parce qu’ils vont croiser la reine d’Angleterre en personne !
• Parce qu’Alfred le sanglier va encore faire des siennes.
• Parce que désormais, maman fait partie de l’aventure.
• Parce que papa a été sélectionné en tant que cuistot pour une émission télé.
• Parce qu’ils vont combattre en armure,
• Parce que surtout, avec eux, ça va à mille à l’heure !


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 janvier 2020
Nombre de lectures 8
EAN13 9782215174936
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières

0. Ça commence là où c’est fini…
1. Un Pachéry peut en cacher une centaine d’autres
2. Bandelettes, omelette et bricolage
3. Kidnapping, tunnel et sanglier…
4. Traduction, interrogation, solution
5. Opération lunettes !
6. Silence, on tourne !
7. Allons à London
8. Musique douce, poils d’ours et course folle
9. The Queen Mummy
10. Back to Paris, et même pas le temps d’aller au lit…
11. Conservateur cherche momie pour conversation nocturne
12. Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte
13. Plus me plaît ma Loire que le Nil lointain
14. La fuite à Varenne
15. Police des villes, momie des champs
16. Fort Alamo sur Loire
17. Maison, chère maison ! (à dire en anglais Home, sweet home !)
Déjà parus
Page de copyright
Chapitre 0
Ça commence là où c’est fini…

(Pour ceux qui ont lu le tome 2 de nos aventures, il est possible que vous ayez cette curieuse impression du déjà vu. Pour les autres, il est possible que cela vous aide à bien comprendre la suite et pour tout le monde… bonne lecture !)
Liste des choses qu’il ne faut surtout pas faire un dimanche soir :
– Penser au lendemain matin ;
– Imaginer comment sera le lundi qui suit ;
– Se dire que le week-end est déjà fini ;
– La liste de tout ce qu’on s’était promis de faire durant ces deux jours et que l’on n’a toujours pas fait, pas plus que le week-end précédent ni le suivant ;
– Ouvrir un courrier qui vient de loin.
Comme chaque dimanche soir à « La Truffe des Vosges », M. Lavarenne arrive en premier. Il file s’asseoir à sa place et se régale par avance du spectacle que sera pour lui ce dîner. Il commande la même chose que d’habitude, une salade de pommes de terre du Périgord, une andouillette, un brie et une crème brûlée. Chaque dimanche, il se promet que la prochaine fois il essayera le tiramisu, on lui en a dit le plus grand bien, mais il n’ose pas. M. Lavarenne n’est pas vraiment ce que l’on appelle un aventurier.
À une table voisine, Jean Deau, l’académicien, l’écrivain reconnu, la gloire de la culture française, dîne avec Sainte-Moustache, le plus vieux et le plus nul des tueurs à gages de Paris, le seul au monde à n’avoir jamais éliminé personne. Ils sont en compagnie du ­commissaire Leblond et de sa charmante épouse. Leblond règne sur Paris, il en dirige la police.
Vers dix heures arrive Lorelei, la star de la chanson. C’est désormais une habituée, elle est entourée des gloires du moment, celles qu’il faut connaître et avec qui il faut être vu. Mais attention, à la Truffe, personne ne prend de selfie ou ne demande d’autographe, c’est une soirée en famille et en famille ces choses-là ne se font pas. Et si Lorelei chante une ou deux de ses chansons, c’est juste comme ça, pour le plaisir.
À la table 8 dîne une très vieille dame, elle a pris un abonnement, elle veut venir chaque dimanche, jusqu’à la fin de ses jours et elle a beau avoir presque cent ans, elle espère bien que cela durera encore très longtemps. Ce soir, elle testera le pied de cochon pané et le tiramisu, la chanteuse prendra une salade et piquera des pommes de terre chez ses voisins, une tarte à la rhubarbe traversera la salle et croisera un munster bien fait, il y aura du bruit, des verres qui s’entrechoquent, des assiettes qui s’empilent, des chaises qui bougent, des cris quand on se fâche, des éclats de rire quand on se réconcilie. Même M. Lavarenne, qui est seul depuis qu’il est né, finira par être accompagné.
À la cuisine, papa est aux anges, ses grands bras découpent, assemblent, associent, présentent, déplacent, choisissent, soulèvent des couvercles, changent des casseroles, remuent des cuillères, il est comme un moulin géant aux ailes sans cesse en mouvement. Il cuit, rafraîchit, lave, grille, pane, émince, râpe et découpe avec bonheur. Bref, il cuisine.
Dans la salle, mes trois sœurs s’activent. Clémence a l’œil à tout, elle devine la carafe vide qu’il faut changer, sait quand il faut accélérer ou ralentir le service et jamais elle ne laisse une table manquer de pain. Pia ne dit rien, mais elle fait. Elle passe ici, repasse par là, personne ne la voit, mais elle est partout. Douce s’occupe des commandes : comme elle parle dix ou quinze langues, elle est très utile avec les touristes. Quant aux habitués, elle connaît leurs goûts, sait les guider et ne désespère pas, un jour, de convaincre M. Lavarenne que le tiramisu, c’est drôlement bon. « La semaine prochaine, répète-t-il invariablement, la semaine prochaine. » Moi, Yvan, je suis à la cuisine avec papa, j’aide, je lave, ­j’essuie, j’aide, je lave, j’essuie, et je recommence, mais surtout, je suis très heureux.
Maman est partout à la fois, elle sait tout, voit tout, c’est l’ange gardien de la Truffe, elle est l’âme de notre restaurant, ce petit coin de la place des Vosges qui est aussi notre maison et même un peu plus.
À la fin du service, quand il ne reste que la famille, plus un commissaire de police, un tueur à gages raté et un écrivain célèbre, qui font désormais partie de la tribu, papa sort une bouteille de champagne, une énorme, une rare, une qu’il gardait pour une grande occasion.
– Je crois qu’aujourd’hui nous pouvons fêter le retour de Karine ! Je voudrais lui dire combien je suis fier d’elle et combien je suis heureux que désormais elle fasse, elle aussi, partie de cette grande et belle aventure de La Confrérie des Listes. (Là, je dois avouer que pour bien comprendre cette dernière phrase, il serait préférable, si vous ne l’avez pas déjà fait, de vous ruer sur le tome 2 de nos aventures… Et puis, pendant que vous y êtes, pour bien profiter du tome 2, sans doute serait-il encore mieux de vous précipiter sur le tome 1.) Mais reprenons…
Maman est émue, elle a les yeux qui brillent et elle regarde papa comme il la regarde, avec admiration et amour.
– Je vais donc ouvrir cette bouteille qui n’attend que nous et…
– Papa, papa, viens voir, vite ! Venez tous ! Venez vite voir !
Pia nous appelle depuis la cuisine. Quand nous la rejoignons, elle est debout, immobile, face à l’écran géant qui est notre lien avec la LCDL.
– Regardez la liste qui vient de s’afficher.
– Mais c’est quoi ?
– J’ai bien une idée, dit maman,

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents