Retour à la nature !
73 pages
Français

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Retour à la nature ! , livre ebook

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Description

Les aventures rocambolesques et pleines de tendresse d’une famille pas comme les autres qui, en cette rentrée scolaire, décide de sauver la planète, cultive son propre potager, utilise un engrais un peu trop efficace et doit faire face à une production légumière hors-norme.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 octobre 2021
Nombre de lectures 1
EAN13 9782728930685
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0300€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sommaire 1. C’est demain… 2. Distraits de tous les pays, relisez-moi ! 3. C’est déjà la rentrée ! 4. Ce n’est qu’un début ! 5. Une lettre de papy 6. Vendeur à moustache 7. Un dimanche à la campagne ! 8. Un jour ! Un jour , j’en aurai un ! 9. Ça pousse, ça pousse… 10. La question du jour ! 11. Une visio avec papy 12. Beaucoup, ça peut quand même finir par être un peu trop 13. C’est pas toujours du gâteau ! 14. Deux paquets pour le prix d'un 15. Le salut est dans la fuite 16. Ça ne pourra pas durer ! 17. Tous au jardin ! 18. Les revoilà ! 19. Et de dix ! 20. C’est écrit dans le journal Dans la même collection Page de copyright
Points de repère Cover Title Page Copyright Page Corps de texte
Chapitre 1
C’est demain…

Où il faut faire rentrer des choses trop grandes dans des choses trop petites, où certains se séparent de choses qui ne semblaient plus indispensables mais qui, après réflexion, auraient peut-être pu servir encore, où l’on constate que grandir peut faire mal ailleurs qu’aux pieds, où l’on se couche avec des questions et où l’on s’endort sans réponses.
– Aïe ! Aiiiiieeeeeeeeeee !
C’est un cri terrible qui nous réveille, en ce dernier jour des grandes vacances : un cri de bête furieuse, blessée, un cri d’animal, de fauve, de monstre velu, un cri d’Alex.
– Mais qui a mis mes chaussures dans le lave-linge ? Elles ont rétréci ! Je touche le bout ! Je touche les côtés, je touche partout ! Je suis serré dedans comme un lapin dans le terrier d’une souris !
Quand je débarque dans la chambre de mon frère, cet idiot est en train de se battre avec ses chaussures.
– Qu’est-ce qui se passe ? dit maman qui arrive juste derrière moi.
– Rien, ton fils grandit ! je lui réponds.
Et je quitte les lieux, juste à temps pour éviter une basket qui, bien que devenue trop petite, n’en reste pas moins un redoutable projectile.
C’est maman qui est touchée de plein fouet par le missile, pointure 34.
Une demi-heure plus tard, nous sommes tous autour de la table du petit déjeuner.
Alex est pieds nus, papa est ébouriffé, Charlotte est songeuse, Aude et Basile sont ricanants et maman est grognon. Autour de son œil droit se dessine déjà une très belle zone bleue. Demain, ça sera jaune, puis vert. Un maquillage des plus plaisants.
– Et grâce à qui ? demande maman en lançant un demi-regard noir à Alex.
– C’est même pas vrai ! Moi j’y suis pour rien, rétorque mon frère. C’est à cause de ma chaussure qu’est trop petite et surtout de cette crevette avariée de sœur qu’est venue me narguer à ma porte ! Normalement, c’est elle qui aurait dû être explosée ! C’était une réponse appropriée et proportionnée, de la légitime défense. Et si c’est maman qui l’a reçue, c’est juste la faute à pas de chance, le hasard, les dommages collatéraux. Moi j’y suis pour rien.
Le reste du petit déjeuner est très calme. Quelques « passe-moi la confiture » ou des « t’as bientôt fini avec le beurre ? » viennent troubler un silence un peu lourd.
– Je veux que tout le monde soit prêt, en bas, dans dix minutes ! J’aimerais que, pour une fois, nous ne soyons pas en retard à la messe ! dit maman.
Et bien sûr, un peu plus tard, un peu trop tard, nous sommes en retard. Mais ça, c’est une habitude. Nous tentons une entrée discrète par la porte du fond de l’église. Mais je remarque bien que le sourcil du père Gaultier se soulève, son œil se plisse et semble dire : « Tiens, les Saint-Arthur, en retard, comme d’habitude ! Nouvelle année, mais rien ne change ! » Il a l’œil bavard, le père Gaultier ! Nous sommes assis depuis deux minutes, au dernier rang, quand une paroissienne nous voit et fait « oh ! » en découvrant l’œil de maman. À son « oh ! » de surprise, ses voisins, étonnés, se retournent. Alors, à leur tour, ils avisent le coquard et, d’un seul élan, c’est tout un banc qui dit « ah ! ». Stupéfiés par la réaction des paroissiens assis derrière eux, trois bancs se contorsionnent : vingt faces rondes aux grands yeux étonnés nous dévisagent et laissent échapper un « hi ! » en découvrant maman. Elle se rapetisse, se tasse, se fait la plus discrète possible, rentre sa tête dans son cou… Encore trois regards comme ça et elle va aller se cacher sous le banc.
– Ma pauvre Juliette, qu’est-ce qui t’est arrivé ? demande une première amie à la sortie.
– Oh, Juliette ! s’exclame la deuxième, Juliette, ton œil, ton œil, Juliette, ton œil !
– Alors là, ma poulette, tu t’es pas ratée ! s’écrie une troisième.
– Eh, Juliette, t’as oublié de te maquiller le deuxième œil ! s’amuse la comique de la bande.
Maman rumine, fulmine, rage, bout, mais ne dit rien… Elle est sous contrôle.
– La prochaine qui me parle de mon œil, je lui fais bouffer sa perruque et j’y ajoute une ou deux paires de bottes ! bougonne-t-elle, le regard mi-mauvais mi-bleu.
– Alors, Juliette, vous vous êtes mise à la boxe ? dit une voix derrière maman.
– Non, je ne me suis pas mise à la boxe, j’ai croisé une chaussure qui faisait du rase-mottes ! Mais si vous avez d’autres questions débiles ou d’autres remarques fracassantes, envoyez ! Je suis d’humeur à écarteler un bison et à grignoter un tyrex à l’apéro ; alors balancez, je suis preneuse !
En terminant sa phrase, maman se retourne et se retrouve face… au père Gaultier !
– Oh… pardon, padré… je ne savais pas que c’était vous et… oh, je suis désolée… je…
– Pas de souci, répond le prêtre avec un large sourire.
Le père Gaultier, il est nouveau à la paroisse, il est arrivé juste avant les grandes vacances. Il est jeune, il est super sympa, et quand il parle c’est hyper intéressant. Mais si maman veut vraiment le grignoter à l’apéro, va lui falloir pas mal d’appétit, car le père Gaultier est haut comme une girafe, large comme un rhino et, même en petits cubes, ça te fait facile un apéro pour deux cents personnes !
– Je ne voulais pas dire que… enfin, vous comprenez, depuis tout à l’heure tout le monde… alors…
– Je vous rassure, il n’y a aucun problème. Et puis, je ne risque rien, conclut le père en s’éloignant, je ne suis ni un bison, ni un tyrex ! Bon dimanche.
– Mais quelle fatigue, ces vacances, soupire maman de retour à la maison. Quelle fatigue ! Vivement que vous soyez tous à l’école, vivement demain !
L’après-midi, nous préparons les cartables, nous vérifions que tout est prêt. En regardant ma trousse rose à paillettes avec la tête de princesse Choupette, j’ai comme un doute. Je crois que j’ai plus l’âge. Avec elle, j’abandonne mon taille-crayon petit poisson, ma règle licorne et deux ou trois autres trucs du même tonneau. Cette année, c’est décidé, comme le dit si bien Alex, je suis une grande ! Mais contrairement à Alex, moi c’est vrai !
– Brune, tu me la donnes ? Charlotte vient de passer la tête dans ma chambre et regarde avec les yeux qui brillent ma trousse et les affaires que j’abandonne. Dis, si tu n’en veux plus, je peux les prendre ?
– Bien sûr, je lui réponds, je te les donne avec plaisir. Je les ai adorées, mais il est temps pour moi de quitter l’enfance, de devenir grande. Prends-en bien soin !
Et Charlotte part en courant, emportant avec elle, au creux de ses bras, comme autant de trésors, les mille et une petites choses qui ne sont plus de mon âge. Quelle chance elle a d’être encore une enfant, me dis-je en soupirant.
Cette année, comme cartable, j’ai récupéré un vieux sac à dos de papa. Il est trop grand, tout usé, il est décoloré, on dirait qu’il a fait le tour du monde, qu’il revient de la guerre : il est classe ! J’y glisse mon agenda, couverture blanche, sobre, adulte. En guise de trousse, une simple boîte en carton, grise, élégante, marquée d’un mystérieux « Ray et Ban ». Je crois qu’avant elle contenait des lunettes. Je suis prête !
Dans sa chambre, Alex continue de rager comme un putois sous la douche. C’est officiel, il a essayé toutes ses paires de chaussures, c’est officiel, elles sont toutes trop petites.
– C’est officiel, demain je ferai ma rentrée pieds nus. ­J’attraperai la mort par les arpions ! Je mourrai sans chaussettes ni honneur et 

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