Un concert dans le ciel
93 pages
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Un concert dans le ciel , livre ebook

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Description

Nos amis du Club de voleurs de pianos, Mary, Raoul, Andreï, Lucien, Ethy et John, se sont réfugiés dans les combles de la gare d’Orsay, en plein centre de Paris. C’est beau, mais ils s’ennuient sec. Alors, comme souvent quand on s’ennuie, on fait des bêtises.

Et on a de drôles d’idées. Comme organiser un concert dans le ciel…

Mais c’est sans compter sur la redoutable Anna, les sbires de Bronshült et Lord Carnarvon Bronshült et Lord Carnarvon qui ont décidé de retrouver tous les membres du Club et de se venger d’eux…


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 septembre 2021
Nombre de lectures 0
EAN13 9782215177449
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0324€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières Avertissement Prologue La bête, inhumaine ! Belles bielles et nuit parisienne Pas de train-train pour le train de nuit À toute vapeur ! Et pendant ce temps-là, sur la route… C’est écrit dans le journal L’heure de la vengeance a sonné Moi j’ai un rêve ! C’est pas du cinéma ! Concert à la gare, Apaches sur le trottoir (Proverbe apocryphe) Mais c’est mardi gras ! En musique et en riant ! C’est écrit dans le journal. Difficile de résister… Un piano, mais pas par la fenêtre ! Pianos en fuite, préparatifs et soucis de tiffes Un petit air de campagne Aux fers ! S’il ne fait pas le moine, il peut tout de même servir d’armure ! Quand des Indiens sans plumes déplument des poulets à poils ! Dirigeables, barbecue et p’tites musiques Comme sur un volcan la veille de l’éruption Alamo-sur-Seine, Reichshoffen-sur-Rails Une nuit sur le mont… martre… Jour-J, D-Day, День Д Jour-J, D-Day, День Д H-3… Timing serré… Jour-J, D-Day, День Д H-2… Ça urge… Faudrait voir à se grouiller franchement ! It’s time ! Et à la fin, la vie reprend, la vie tout simplement ! Annexes Dans la même collection Page de copyright
Points de repère Title Page Copyright Page Couverture Corps de texte
Avertissement
Ami lecteur, avant de te ruer avec bonheur sur les pages qui suivent, tu dois savoir que trois possibilités s’offrent à toi. Prends-en connaissance et tire les justes conclusions.
– Tu viens de finir Un piano par la fenêtre , le tome 1 du Club des voleurs de pianos ? Tu te souviens de tout ? Tu sais qui est qui, qui fait quoi, tu connais les comment et les pourquoi de l’histoire ? Oui ? Alors tu peux filer directement au chapitre 1, rien ne te retient par ici.
– Tu as lu le tome 1 il y a quelques mois ? Tu n’es pas contre une petite remise à niveau ? Le prologue est pour toi, ne le néglige pas.
– Tu n’as pas lu le tome 1 ? Il convient alors de te procurer sans tarder Un piano par la fenêtre pour plonger avec délices dans ces pages qui feront de toi un lecteur épanoui. Mais afin que tu profites pleinement de ce tome 2, pour que tu puisses le dévorer immédiatement, sans attendre, pour toi et rien que pour toi, voilà qu’un prologue a été écrit. En quelques lignes, tu y apprendras ce que tu dois savoir afin d’embarquer sans tarder pour une nouvelle aventure en compagnie des héros de ce mystérieux Club des voleurs de pianos. En route !
Prologue
Comme les trois mousquetaires, les membres du Club des voleurs de pianos sont quatre.
Mary est anglaise, elle a quitté son pays pour échapper à un mariage qui ne lui plaisait pas du tout. Elle joue de la trompette comme personne et adore les chaussures, surtout si elles ont des talons de dix centimètres « au minimum » !
Andreï est russe, très russe ; grand, très grand ; pianiste, très bon pianiste. Il rit quand il est triste, pleure quand il est gai et jure souvent dans sa langue natale. Il a fui son pays à cause de la révolution et il est arrivé à Paris avec un piano dont il joue merveilleusement, bien qu’il n’ait jamais pris de cours.
Lucien est de Paris, un vrai « parigot tête de veau ». Avant la guerre, il commençait une prometteuse carrière de pianiste, mais dans les tranchées, il a perdu pas mal d’amis, un bras et ses espoirs d’une vie de musicien. Au Club, il est batteur, et c’est fou ce qu’il peut faire avec une seule baguette.
Ethy est américaine, de New York. Là-bas, elle donnait des cours de musique. Au Club, elle chante. Elle aussi est arrivée à Paris avec un piano, celui du roi de la saucisse américaine, M. Bronshült. Dans ses bagages, il y avait John, douze ans, son fils, mais ça, je vous en parlerai plus tard. En plus de la musique, elle est douée pour la mécanique.
Ces quatre-là se sont croisés chez Raoul, au Quatrième-Round, un café qui cherchait des musiciens pour animer ses soirées. Ils ont formé un orchestre, eu du succès, puis ils ont ouvert une école de musique, La Ferme, juste à côté du café. Certains journalistes mal intentionnés ont écrit qu’ils étaient des voleurs, des voleurs de pianos ! Depuis, ce surnom est resté. Mais c’est faux, le Club ne vole pas, il « emprunte » des flûtes, violons, pianos ou autres trompettes inutilisés pour les déposer chez de jeunes interprètes talentueux et dans l’incapacité de s’offrir de bons instruments. Ils sont, en quelque sorte, les robins des bois modernes de la musique.
Si Robin des Bois se coltine le shérif de Nottingham, les membres du Club ont affaire au très fameux commissaire Bachelet. Grande gueule et grosse moustache, il veille sur « sa » capitale et traque impitoyablement voleurs et brigands. Il déteste le bruit, surtout la nuit, il n’aime pas la musique, « qui fait du bruit », surtout la nuit.
Les rues de la capitale sont aussi sillonnées par Alfred Lourdes, grand journaliste au Petit Parisien . Après avoir cherché à démasquer le Club, il en est devenu l’ami et le défenseur. Pour compléter cette équipe, il faut ajouter un ingénieur, petit homme pas trop mauvais dans son domaine qui a construit deux ou trois choses un peu connues et qui s’ennuie sur ses vieux jours. Cet homme-là, c’est Gustave Eiffel. Avec lui, il y a Ernest, son chauffeur, son homme à tout faire, un des meilleurs pilotes de la capitale, qui se débrouille aussi pas mal du tout avec un fusil ou un pistolet.
Comme dans toutes les bonnes histoires, il y a des méchants. Ils sont trois : l’un vient de l’Est, de Russie, l’autre de l’Ouest, d’Amérique, et le dernier du Nord, d’Angleterre.
Le plus brutal, c’est l’Américain, M. Bronshült. Empereur du cochon, roi de la saucisse et prince de la boîte de conserve, il est riche, très, très riche. Il est si riche qu’il est persuadé que tout s’achète, et comme il est assez riche pour tout s’acheter, il pense que tout est à lui. C’est avec son piano qu’Ethy s’est enfuie de New York. Bronshült est bien décidé à rentrer chez lui avec son piano sous un bras et sous l’autre, cette misérable professeure de musique ! Même s’il faut pour ça mettre le premier en morceaux et la seconde en boîte de conserve.
La plus cruelle, c’est Anna. Elle débarque directement de Moscou où son petit frère, un certain Vladimir, est en train de mettre une sacrée pagaille et de tout repeindre en rouge. Elle est venue récupérer le piano emporté par Andreï. Elle y tient beaucoup, persuadée qu’il contient des documents ultrasecrets qui pourraient nuire à son frère et à sa révolution. Elle est prête à tuer la moitié de l’humanité s’il le faut, mais elle en est sûre, elle rentrera à Moscou avec le piano.
Le plus anglais, c’est Lord Carnarvon. Lui, il est juste venu récupérer sa fiancée. Il rêve d’épouser Mary ; il sera heureux avec elle, elle sera heureuse avec lui, il en est certain. De tous les chasseurs que le monde a connus depuis Cro-Magnon, il est le plus grand, alors, comme toujours, il sait déjà qu’il ne rentrera pas bredouille. La prochaine fois qu’il traverse la Manche, c’est avec Mary à son bras.
À la fin du premier tome, pourchassés par les trois méchants, surnommés les cavaliers de l’Apocalypse, les membres du Club ont quitté Le Quatrième Round et leur école de musique. Grâce à M. Eiffel, ils se sont réfugiés dans les greniers de la gare d’Orsay.
Une dernière chose avant de commencer ! Si je peux vous raconter cette histoire, vous décrire ce qui s’est réellement passé et vous jurer que c’est l’exacte vérité, c’est parce que j’y étais. J’ai tout vu, tout entendu, et mieux encore, j’ai participé à tout. En effet, si les trois mousquetaires étaient quatre, les membres du Club des voleurs de pianos ne sont pas quatre, ils sont cinq. Cinq avec moi, John, douze-ans-presque-treize, fils d’Ethy et voleur de pianos à mes heures perdues.
Au moment où commence notre histoire, nous sommes prisonniers de la gare d’Orsay depuis déjà quelques semaines, après avoir échappé de justesse aux cavaliers de l’Apocalypse. Nous tournons en rond : impossible de jouer de la musique sans alerter tout le monde, trop dangereux de sortir et de voir rappliquer les cavaliers de l’Apocalypse ; oubliés les cours de musique, oubliés les « vols » de piano ou de flûte à bec ; impossible de dormir la nuit quand on n’a rien fait de la journée. Impensable de continuer comme ça. L’ennui menace de nous engloutir ou de nous rendre fous.
Chapitre 1
La bête, inhumaine !
C’est parti ! Cette fois, plus rien ne peut nous arrêter.
Maman est aux commandes. Grosses lunettes de pilote sur les yeux, gants de cuir et casquette de cheminot, elle surveille les cadrans et les manomètres, règle une manette par-ci, resserre une valve par-là et passe de temps en temps la tête à l’extérieur pour vérifier que tout va bien.
Oncle Andreï et moi nourrissons le monstre à grandes pelletées de charbon. La bête rugit, vibre, trépigne, se secoue, elle en veut toujours plus. Elle accélère et fend la nuit comme l’obus d’un canon, lâchant de furieux jets de vapeur et des étincelles qui disparaissent dans l’obscurité comme des abeilles incandescentes. Derrière nous, Paris et ses lumières s’éloignent. Devant nous, les ténèbres, sans lune ni étoiles, s’apprêtent à nous dévorer.
– Au prochain passage à niveau, il faudra être à la vitesse maximum, hurle maman, c’est là qu’ils déclenchent le chronomètre ! Go boy’s, go , mollissez pas sur le charbon.
Elle peut être tranquille, maman, on ne mollit pas.
Pour que vous compreniez vraiment ce que maman, oncle Andreï et moi faisons dans une locomotive au beau milieu de la nuit, il faut revenir quelques jours en arrière.
Chapitre 2
Belles bielles et nuit parisienne
Depuis quelques jours, maman passe la plupart de son temps avec Gustave Eiffel.

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