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Un prince charmant pas comme les autres , livre ebook

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Description

La famille Vaillant-Petit-Finaud revient du supermarché et atteint la Traverse de Bois-Joli, où ils découvrent qu’une carrosserie vient d’ouvrir.


Quelques jours plus tard, en rentrant de l’école, les enfants rencontrent les fils du carrossier : Dimitre, l'aîné, et Igor, le plus jeune, qui est trisomique.


Cette nouvelle amitié ne risque-t-elle pas d’être compromise par le comportement hostile, et pour le moins curieux, des oncles des deux garçons ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 mai 2023
Nombre de lectures 0
EAN13 9782383515258
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
La SAS 2C4L — NOMBRE7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsables de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu’ils produisent à la demande et pour le compte d’un auteur ou d’un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
Notes de l’auteur
Chère jeune lectrice, cher jeune lecteur,
Voici une nouvelle aventure des enfants de Bois-Joli 1 . Si tu les connais bien, tu peux entrer directement dans ce troisième mystère en te rendant au prochain chapitre. Mais, peut-être ne les connais-tu pas ? Dans ce cas, pour mieux comprendre, je t’invite à lire ce qui suit.
Bois-Joli est une campagne située dans la banlieue marseillaise au bout d’une traverse du même nom. Cela dit, elle pourrait se trouver n’importe où ailleurs. Près de chez toi, par exemple. Plusieurs familles y résident, mais le domaine le plus imposant appartient à Clara Finaud, la tante de Pascal Finaud, le père des jumeaux Axel et Tom.
Pascal est responsable du commissariat du quartier ; il vit avec Aurélie Petit, la maman de Nicolas et Chloé Vaillant. Le couple élève également Anaïs, leur filleule-orpheline, la fille de Paul, le frère de Pascal, et de Sophie, la meilleure amie d’Aurélie, tous deux décédés, l’année précédente, dans un accident de voiture. Et comme si cinq enfants n’étaient pas suffisants, ils ont donné naissance à Gabriel qui vient d’avoir six mois.
Bref, tu l’as compris, les Vaillant-Petit-Finaud forment une famille recomposée, comme tant d’autres.
De son côté, tante Clara, veuve depuis quelque temps, en avait eu assez de vivre seule dans son manoir. Elle y a aménagé un petit appartement pour elle afin de laisser le reste à son neveu et sa tribu. De quoi ravir les enfants qui peuvent s’égayer dans les fourrés et le sous-bois de l’immense propriété.
Axel, Tom et Nicolas sont en CM2, ils ont onze ans ; Chloé va avoir dix ans, elle est en CM1. Quant à Anaïs, elle aura six ans à la fin de l’année. Elle est au CP. Inutile de te dire que lorsqu’ils sont ensemble, c’est mouvementé. Tu vas pouvoir, d’ailleurs, t’en rendre compte dans cette nouvelle histoire d’enfants d’aujourd’hui pour les enfants d’aujourd’hui.
Prêt pour l’aventure ? Alors, bonne lecture !
Claire Fasce-Dalmas


1 cf. Le fantôme de Dame Madeline et Une maison de sorcière
Si tu veux en savoir plus sur les Mystères de Bois-Joli, tu peux, avec l’accord de tes parents, te rendre sur mon site :
https://clairefasce-dalmas4.wixsite.com/jeunesse

Tu peux aussi m’y laisser un message pour me dire ce que tu as pensé de cette histoire.
Chapitre 1 La leçon des origines
On était un jeudi du mois d’octobre, à la récréation de l’après-midi.
Comme toujours depuis la rentrée, Anaïs avait retrouvé Chloé et ses amies. Elle n’aimait pas rester avec ses camarades de classe ; elle les trouvait trop bébés. Lorsque la cloche sonna, la gamine quitta le groupe, presque à contrecœur et se dépêcha de rejoindre le rang qui se formait devant sa maîtresse.
Une petite fille à la peau un peu plus foncée que la sienne et aux cheveux joliment tressés lui demanda :
— Pourquoi t’es toujours avec les grandes ?
— J’aime bien rester avec ma sœur.
— C’est laquelle ?
— Celle qui est blonde, là-bas, avec la queue de cheval.
— Ah ? C’est bizarre, vous êtes pas du tout pareille. Moi, ma sœur, elle est noire comme moi. Pourquoi la tienne, elle est blanche ?
— C’est pas tout à fait ma sœur, mais on vit dans la même maison, alors c’est comme si elle l’était.
— Timayah ! Anaïs ! Allez ! Avancez ! gronda la maîtresse. Pourquoi traînez-vous comme ça ?
— Timayah voulait savoir qui était ma sœur, mais elle comprend pas pourquoi on ne se ressemble pas.
L’institutrice saisit l’occasion et proposa de faire une leçon sur les origines des familles. Anaïs pensait que cela la rendrait triste, mais n’osa pas l’avouer. Elle suivit, docilement, ses camarades.
Quand tous les élèves furent assis à leur place, la maîtresse se tourna vers eux.
— Bien, déclara-t-elle. Nous allons parler de nos origines. Savez-vous ce que c’est ?
Anaïs leva le doigt et l’enseignante l’autorisa à s’exprimer.
— C’est là d’où l’on vient.
— Très bien. Qui sait d’où il vient ?
— Moi, je sais, lança un petit garçon. Je viens de Marseille.
— Comme la plupart de tes camarades. Vous êtes, du reste, tous nés en France. Marseille est la ville où vous habitez ; la France, votre pays. Mais vos parents, vos grands-parents ou vos arrière-grands-parents viennent parfois d’ailleurs. La majorité d’entre vous a un prénom et un nom dont les consonances sont très françaises. Il y a donc de fortes chances pour que vos parents et grands-parents soient nés en France. Qui pense être dans ce cas ?
Près des deux tiers, des mains se levèrent.
— Hassan, pourquoi as-tu levé le doigt ?
— Ben, je suis né à Marseille, et mon papa et ma maman aussi.
— En effet, mais ton prénom et ton nom de famille évoquent l’Afrique du Nord.
L’institutrice alla se poster devant une grande mappemonde qui occupait tout un pan de mur de la classe. Elle expliqua qu’on y voyait tous les pays du monde et situa l’Afrique du Nord sur le planisphère.
— On est où sur la carte ? demanda Anaïs.
— Ici, dit la maîtresse en désignant Marseille. Tout ça, c’est la France, ajouta-t-elle, balayant le pays de son doigt.
— Alors Hassan, il vient de l’autre côté de mer ? questionna une petite fille.
— Ses grands-parents ou ses arrière-grands-parents sans doute. Tout comme ceux de Sanah, Zarha, Malik, Hichem ou Issa. En fait, il y a beaucoup d’enfants à Marseille dont la famille vient d’Afrique du Nord : Algérie, Tunisie ou Maroc.
— Pourquoi on les appelle des Arabes et pas des Africains ? demanda un petit garçon.
— Parce que c’est leur religion.
Une petite fille leva le doigt.
— Oui, Lyana ?
— Ma mamie dit qu’elle est arménienne. C’est quoi ?
— L’Arménie est un ancien pays coincé entre la Russie et la Turquie, répondit la maîtresse, les désignant simultanément sur la carte. À une époque, les Arméniens ont été chassés de leur terre. Beaucoup de familles sont venues à Marseille. En fait, Marseille est un port qui accueille des gens venus de l’autre côté de la Méditerranée. Certains ont fui la famine ou la misère, d’autres une guerre, d’autres sont venus chercher du travail. On trouve aussi des familles qui viennent des pays voisins, comme l’Italie ou l’Espagne. Gina, par exemple, est un prénom d’origine italienne, expliqua-t-elle en désignant une petite fille. Il y a, sans doute, dans ta famille, quelqu’un qui est venu d’Italie. Pareil pour Pablo avec l’Espagne. Et toi, Timayah, demanda l’enseignante, sais-tu d’où tu viens ?
— Mes grands-parents habitent au Sénégal, mais je sais pas où c’est. Et puis, on n’y va jamais parce que c’est beaucoup trop loin.
— C’est ici, montra la maîtresse sur la carte. Et toi, Anaïs ? Ton prénom est bien français, mais tu as la peau plutôt foncée.
Chapitre 2 Les origines d’Anaïs
On y était ! Mais rassurée par cet échange libre, Anaïs se lança.
— Ma grand-mère maternelle habite au Congo. C’est en Afrique aussi. Ma maman y est née, mais elle est venue faire des études en France et elle a rencontré mon papa. C’est pour ça que je suis un peu noire.
— Tu es ce qu’on appelle une métisse. C’est-à-dire que tu as des parents de deux origines différentes. Mais tu n’es pas la seule. Liam, par exemple, on peut aussi dire que tu es métis. Sais-tu pourquoi ?
— Ben non, répondit un petit garçon aux cheveux noirs, brillants et raides.
— Parce que tes parents ne sont pas pareils.
— Ah, oui, c’est vrai, répliqua l’enfant. Mon papa, il est un peu comme moi, mais ma maman, ben… tu sais, elle te ressemble.
La maîtresse sourit.
— En effet, et c’est normal puisque c’est ma sœur. Vois-tu, ton papa est d’origine vietnamienne, expliqua-t-elle. Il vient de très loin. C’est ici, ajouta-t-elle en montrant le pays sur la carte. Mais ta maman et moi sommes d’origine française.
— Oui, mais nous, lâcha Timayah, on a des frères ou des sœurs qui sont comme nous ! Comme toi et la maman de Liam. Mais Anaïs, sa sœur, elle est pas du tout comme elle.
— Anaïs ? Tu peux nous expliquer ?
La gamine grimaça, mais choisit de répondre quand même.
— C’est pas vraiment ma sœur. C’est la fille de ma marraine, mais je vis chez elle et mon parrain. Ma marraine est la meilleure amie de ma maman et mon parrain est le frère de mon papa. C’est eux qui m’élèvent, maintenant.
— Ben pourquoi ? Ils sont où, tes parents ? demanda Liam.
— Ils sont morts, émit Anaïs au bord des larmes.
— Ça veut dire que tu as plus de papa ni de maman ? questionna Gina.
Anaïs acquiesça d’un signe de tête.
— Je savais pas, émit Timayah, penaude.
— Vous voyez, les enfants, conclut la maîtresse, vous êtes tous différents. Il y a des bruns, des blonds, des roux. Certains ont les cheveux raides, d’autres frisés ou bouclés. Vous avez la peau plus ou moins foncée ou très blanche avec ou sans taches de rousseur. Il y en a qui ont les yeux bleus, d’autres, marron, verts ou noirs. Tout ça fait que chacun de vous est unique. Chacune de vos familles a une histoire particulière. Mais vous êtes tous des enfants qui apprenaient à lire, à écrire, à compter.
— Non, c’est pas vrai ! ronchonna une autre petite fille. Anaïs, elle fait pas comme nous.
— C’est exact, Romy, mais c’est parce qu’elle sait déjà plus de choses que vous. Donc, je l’occupe différemment pour qu’elle ne s’ennuie pas en classe.
Sur ce, la maîtresse leur demanda de prendre leur cahier de dessins et d’essayer de représenter leur famille. Puis la cloche sonna et les enfants quittèrent l’école pour rentrer chez eux.
Chapitre 3 Une visite surprise
Le lendemain soir, Anaïs s’amusait tranquillement avec Chloé dans leur chambre quand Pascal l’appela.
— Anaïs ! Descends, s’il te plaît, l’invita-t-il dep

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