Winston, l agent secret aux pattes de velours
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Winston, l'agent secret aux pattes de velours , livre ebook

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Description

Installé sur le canapé, ronronnant de plaisir aux caresses de Kira, Winston aimerait que ce moment s'éternise. Mais Émilia, une camarade de classe de Kira vient d'être kidnappée, et quelqu'un fait chanter la police ainsi que les parents d'Émilia. Super-Winston passe donc à l'action ! Chasser un criminel ne fait pas peur à l'agent à quatre pattes. Du moins, presque pas. Mais il aura besoin du clan des chats de la cour ainsi que d'une grand-mère russe au flair aiguisé pour lui venir en renfort !

Frauke Scheunemann, auteur de best-seller, a reçu un prix allemand pour ses romans policiers jeunesse en 2013. Après Winston, Un chat en mission secrète, Winston, L'agent secret aux pattes de velours est le deuxième tome de la série.

Titre original : Winston - Agent auf leisen Pfoten



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 21 juillet 2017
Nombre de lectures 84
EAN13 9782215134992
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Prologue
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Notes
Remerciements
Déjà parus
Copyright
À toutes les grands mères du monde. Que ferions-nous sans vous !
Prologue
Je suis un héros. En doutiez-vous ?
« Je t’aurai, sale bête ! »
L’homme avance alors sa grosse main vers Odette, qui, angoissée, s’empresse de trouver un abri. Mais c’est bien inutile : cet homme finira bien par l’attraper par la peau du cou. C’est en tout cas ce qu’il croit ! Car c’est mal me connaître, moi, Winston Churchill, « chat sans peur et sans reproche » !
J’évalue rapidement la distance et je saute. Téméraire et intrépide ! Une fraction de seconde plus tard, je me retrouve ainsi sur les épaules de ce criminel. Il empeste la fumée de cigarette – une odeur aussi désagréable que celle du sapin, cette chose que Werner rapporte, chaque Noël, à l’appartement. Quelle idée !
Mais, pas le temps de penser aux sapins. L’homme se met à gesticuler en tous sens pour se débarrasser de moi. Déterminé, j’enfonce alors mes griffes dans sa joue.
« Aaaïe ! Qu’est-ce que c’est ? »
Aussitôt, l’homme lâche Odette et cherche à me frapper. Sans succès ! Je suis bien trop agile ! Odette, la plus belle de toutes les chattes blanches, choisit ce moment pour sortir de sa cachette.
« Cours, Odette, sauve-toi ! lui crié-je. Je vais faire diversion le plus longtemps possible !
– Non, Winston ! Je ne partirai pas sans toi !
– Si, il le faut ! Cours ! » lui dis-je encore une fois.
Mon petit cœur de chat se gonfle à la pensée qu’Odette veuille rester auprès de moi !
Avant que l’homme ne parvienne à se dégager, je lui donne un nouveau coup de griffe. Il se met alors à hurler et tente à nouveau de me frapper.
« Oh, Winston, souffle Odette, tu es… devenu… si gros ! Fais-moi donc un peu de place ! »
Moi, GROS ? J’écarquille les yeux et regarde Odette, tout penaud. Comment peut-elle me dire ça, à moi, son héros et son sauveur ?
1
Je me présente : Winston le chat, « coach pour jeunes filles » . Absolument pas chat de salon.
Ce n’est pas la réaction d’Odette qui me blesse le plus, mais celle de cet homme, mon colocataire, le professeur Werner Hagedorn. Il cherche actuellement à s’asseoir sur le canapé, pile à l’endroit où je suis installé et où je rêve à la manière de sauver Odette de l’odieux criminel. Flûte ! Mon rêve était si bien… et j’aurais tant voulu savoir ce qu’Odette s’apprêtait tout juste à me dire !
En réalité, depuis que nous nous connaissons, nous avons eu peu d’occasions de discuter tous les deux ! J’habite au deuxième étage du 106A de l’Allée-Haute. Odette, quant à elle, se balade le plus souvent dans l’arrière-cour de notre immeuble. Qu’a-t-elle donc voulu chuchoter à mon oreille ? Au lieu de me laisser y réfléchir tranquillement, Werner, sans aucune délicatesse, me pousse et se laisse tomber sur le canapé. Quel culot !
Vexé, je saute au sol. Si Werner pense que je vais le laisser me caresser, il se trompe ! Je n’ai plus besoin de ses caresses. Na ! Du moins, pas autant qu’avant ! Car depuis peu, nous n’habitons plus seuls dans notre ancien et grand appartement de Harvestehude (un quartier chic de Hambourg). En effet, nous avons désormais deux charmantes colocataires : Anna et Kira.
Quand Anna a commencé à travailler chez nous en tant que femme de ménage, on ne la voyait que la journée. Mais depuis qu’elle a dû fuir son compagnon, les choses ont changé. Elle et sa fille, Kira, se sont installées à notre domicile. Kira et moi avons déjà vécu une incroyable aventure ensemble 1 . Moi qui pensais détester les enfants ! Nous sommes finalement devenus les meilleurs amis du monde. Raison de plus pour laisser cet idiot de Werner dans son canapé et partir à la recherche de Kira.
Je dévale en courant le long couloir jusqu’à l’ancienne chambre d’amis. Kira l’occupe désormais. La porte est entrouverte. Du bout de ma truffe, je la pousse, me glisse à l’intérieur et traverse rapidement la pièce. Kira est assise à son bureau, près de la fenêtre. Elle doit être en train de faire ses devoirs. En deux temps, trois mouvements, je saute sur le lit, puis sur le bureau. C’est bien cela : Kira écrit sur un cahier.
« Bonjour, Winston ! » dit-elle tout heureuse, en me grattant derrière les oreilles.
Miaou ! Voilà bien un accueil digne de moi ! Délica­tement, je me faufile du bureau aux genoux de Kira et me mets à ronronner d’aise.
Je n’ai pas pu repenser à mon rêve… en revanche, j’ai gagné des câlins ! Je ronronne de plus belle.
« Oui, mon chaton ! Ça te plaît, n’est-ce pas ? dit Kira en souriant. Figure-toi que Pauli et Tom ont demandé de tes nouvelles. Ils voulaient savoir comment tu allais. »
Pauli – Paula de son vrai nom – et Tom sont les meilleurs amis de Kira. Tous trois sont en classe de 5 e C au collège Guillaume-I er . Pauli et Tom sont vraiment chouettes, et je sais de quoi je parle ! Vous vous demandez sûrement comment moi, un chat, j’ai pu m’en rendre compte… Simplement en échangeant mon enveloppe corporelle avec celle de Kira. C’est ainsi que je me suis retrouvé sur les bancs de l’école, dans la peau d’une fille de douze ans. INCROYABLE ? Eh bien, non : c’est bien ainsi que cela s’est passé ! Pour couronner le tout, nous avons démasqué un malfaiteur et épargné à la mère de Kira de gros ennuis avec la police. Tout ça, avant de retrouver chacun notre corps. Nom d’une sardine à l’huile ! Quelle histoire !

Mais reprenons les choses une par une. Il y a quelques semaines, Kira et moi, nous étions sur un chantier en construction. L’orage grondait et la foudre nous a frappés. À ce moment précis, nous rêvions tous deux d’être quelqu’un d’autre. Et là, figurez-vous que notre souhait a été exaucé ! Nos esprits recouvrés, plus rien n’était comme avant. Moi, Winston, j’étais dans la peau de Kira, et Kira dans la mienne, celle d’un British shorthair noir. Et nous étions même capables de lire dans les pensées l’un de l’autre. Quoique bien pratique, cette transformation n’enchantait pourtant aucun de nous. De mon côté, j’étais obligé d’aller chaque matin à l’école, à la place de Kira. Vraiment horrible, au départ ! Léonie, cette fille odieuse, et sa clique – des filles toutes aussi pestes les unes que les autres – ont essayé de me faire la peau. Et elles y seraient peut-être parvenues si Tom et Pauli n’étaient pas intervenus. Avec eux, plus rien ne risquait de m’arriver. Je suis assez fier de pouvoir dire que c’est moi qui ai trouvé ces deux nouveaux amis à Kira ! Au début, jamais ils n’auraient pu soupçonner que j’étais un chat. Et Kira ne se serait peut-être jamais liée d’amitié avec eux sans mon aide. D’une certaine manière, je suis donc ainsi devenu « coach pour jeunes filles ». Une expérience captivante. Mais je ne tenais pas à rester éternellement coincé dans la peau de Kira. Au fond de moi, je restais quadrupède. Seulement… comment s’y prendre pour faire machine arrière et que chacun de nous récupère sa véritable identité ?
Alors que tout semblait perdu, Tom a eu une idée de génie. Et là, même pas besoin d’éclair… Bref, l’histoire a connu une fin heureuse : Kira est redevenue une jeune fille, et moi, j’ai repris mon corps de chat. Fini le temps où nous pouvions lire dans les pensées l’un de l’autre. Du moins, plus aussi facilement. Mais ce qui est sûr, c’est que nous nous connaissons bien et que nous continuons à bien nous comprendre. Kira a ainsi deviné à quel point je serais heureux de revoir Tom et Pauli !
« Je me suis dit que je pourrais t’emmener à notre prochain rendez-vous, cet après-midi, chez Le Glacier. Avant d’y aller, on pourrait passer par l’arrière-cour pour saluer tes copains ? Ou plutôt, une certaine copine ! » a proposé Kira en plaisantant.
Elle sait à quel point j’apprécie Odette. Nous en avons tellement parlé quand nos pensées s’échangeaient ! Odette est vraiment la plus belle chatte que je connaisse. Sa fourrure est blanche comme la neige, soyeuse et brillante. Ses yeux sont si noirs et si profonds que je pourrais m’y noyer. Elle a beau vivre dans une cour et être un chat de gouttière, c’est une véritable dame. Malheureusement, elle m’a longtemps considéré comme un gros chat d’appartement, arrogant et vaniteux. Ce qui est totalement absurde ! Je suis cultivé, mais pas hautain : grande différence ! Kira m’a donné quelques conseils pour gagner des points auprès d’Odette. Conseils pertinents puisque Odette et moi commençons à nous lier d’amitié. Quand nous nous croisons dans la cour, nous aimons bavarder de tout et de rien, du temps qu’il fait ou de notre dernier repas. C’est loin d’être comme dans mon rêve : je ne suis en rien un héros aux yeux d’Odette. Pas encore, du moins. Mais je suis bien décidé à ce que ça change !
2
Où je me demande s’il est possible de partager ses rêves et pourquoi on ne choisit pas soi-même ses camarades de classe.
Une heure plus tard, Kira a terminé ses devoirs et nous prenons le chemin du glacier, sans omettre, bien sûr, notre petite virée dans l’arrière-cour. Kira a prévu un petit cadeau pour les chats : une écuelle pleine de foies de volaille. Non seulement c’est l’un de mes plats préférés mais, en plus, Odette l’apprécie également. Surtout quand, comme aujourd’hui, Anna vient de le préparer !
« Chatons, chatons, chatons ! » appelle Kira en s’adressant à mes collègues de l’arrière-cour.
Elle se dirige vers le local à poubelles. C’est le lieu de rencontre des chats. Le toit du local est en effet l’unique endroit de la cour où le soleil brille toute la journée. Un endroit bien chaud et abrité du vent. Un lieu idéal pour se reposer. Mais aujourd’hui, il est désert. Aucune trace d’Odette ni de ses amis Caramel et Spike. Regrettable pour Odette, moins pour les deux autres, au contraire ! Nous ne nous disputons plus comme il y a encore quelques semaines, lorsque je suis descendu, pour la première fois, dans la cour. Mais nous sommes encore loin d’être amis. Nous ne le deviendrons d’ailleurs peut-être jamais. Nous sommes bien trop différents. Moi, Winston Churchill, je suis un chat de race noble, descendant d’un élevage de British shorthair. Ma fourrure, d’un noir profond, est soignée, et j’ai de bonnes manières. À côté, Spike et Caramel sont de vrais vagabonds. Spike est gros et tigré. Caramel est, quant à lui, un chat brun au poil hérissé et à la fourrure négligée. De vrais ploucs ! Cela tient du miracle qu’une dame comme Odette apprécie leur compagnie ! Cela en dit beaucoup sur son caractère. Même si elle est plus raffinée que les deux autres chats, elle ne le montre pas. Odette est non seulement classe, mais elle a aussi un grand cœur. Autrement dit : elle est tout simplement géniale. Malheureusement, elle n’est pas là !
« Minou, minou, minou ! » appelle à nouveau Kira.
Puis elle pose la gamelle sur le toit de l’abri et regarde autour d’elle.
« Où sont donc tes amis ? »
Je saute sur le local à poubelles, tends le cou et me tourne vers Kira. Immédiatement, elle interprète mon regard et lit dans mes pensées.
« Tu es déçu ? Tu voulais revoir Odette, pas vrai ? »
Je réponds par un mama miaou très fort. Kira sourit.
« Viens là, nous allons attendre encore un peu. Une fois qu’elle aura senti l’odeur de ce bon plat, elle viendra, c’est sûr ! Et puis il nous reste encore un peu de temps avant notre rendez-vous chez le glacier. »
Elle s’installe à mes côtés, sur le toit de l’abri, et me grattouille derrière les oreilles. Miaou, quel bonheur ! Je m’étire de tout mon long et bascule ma tête en arrière.
Soudain, un bruit de ferraille dans la cour nous surprend. Odette ! À son odeur, je l’ai reconnue immé­diatement ! Vite, je bondis et cherche à me mettre en valeur. Je me grandis autant que je le peux et bombe le torse. Je dois être assez élégant, comme ça. Enfin, je l’espère !
« Winston, me salue aimablement Odette. Ça va ?
– Euh, bonjour Odette ! Pourquoi me demandes-tu ça ?
– Je ne sais pas… Tu avais l’air si crispé en te redres­sant… Je me suis dit que tu avais peut-être mal quelque part. »
Grmpfff ! Moi ? Crispé ? J’ai juste tout donné pour l’impressionner ! Vexé, je relâche tout et me secoue brièvement.
« Au contraire ! Je vais parfaitement bien, et je suis heureux de te voir.
– Oui, moi aussi, je trouve sympa que nous puissions faire connaissance. Quel hasard ! Figure-toi que j’ai rêvé de toi la nuit dernière… »
Rien que ça ! Elle a vraiment rêvé de moi ?
« Euh, ah bon ? Et de quoi as-tu donc rêvé ? »
Je veux absolument qu’Odette m’en dise plus.
« Hmm, je ne m’en souviens plus exactement, mais je crois que tu me sauvais d’un monstre… ou peut-être bien d’un méchant. En tout cas, j’étais en danger et tu venais à mon secours. Amusant, non ? »
« Amusant » n’est pas franchement le terme approprié ! C’est tout bonnement incroyable !
« Figure-toi, Odette, que j’ai aussi… »
Mais avant d’avoir pu lui expliquer que j’avais fait exactement le même rêve, Kira me pousse sur le côté et prend Odette dans ses bras.

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