À la poursuite du diamant noir
143 pages
Français

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À la poursuite du diamant noir , livre ebook

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Description

À peine Axelle a-t-elle résolu l’affaire Moon qu’une autre énigme l’attend : l’Amelia noire, un fabuleux diamant, s’est volatilisée ! Direction New York, où notre jeune Sherlock est overbookée, entre filatures, castings et défilés ! Sans compter que l’attitude du beau Sébastien est un mystère de plus à résoudre.
Heureusement, Ellie est toujours là pour aider Axelle à percer les secrets de la mode et de la Grosse Pomme. Mais parviendra-t-elle à relever le défi lancé par le voleur et à retrouver le diamant avant la fin de la Fashion Week ? Le compte à rebours est lancé...


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 02 juin 2016
Nombre de lectures 107
EAN13 9782215134060
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0056€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Table des matières
Fashion detective
À la poursuite du diamant noir

La Grosse Pomme
Le rendez-vous
Qui est qui ?
L’Amelia noire
Deux pas en avant, un pas en arrière
Masques et maquillage
Passion mode
Projets chics et chocs
Troubles en double
Enrageantes rumeurs
Retour à la case départ
Frites et confessions
La dernière paillette
Le chat et la souris
Une surprise au septième ciel

Le petit lexique d'Axelle pour survivre dans le monde de la mode
La liste de mes coins de New York
Remerciements
À propos de l'auteur

Copyright
Dans la même collection
Pour Ellen, Marina et Victoria.
Cazzie se tenait près de la fenêtre, le regard perdu dans le ballet des voitures qui animait la rue. Un timide filet de voix s’échappa de ses lèvres.
– Si nous n’avons pas retrouvé le diamant d’ici à vendredi soir, je vais devoir en parler à Noah, à la police… et à Sid Clifton, le propriétaire de cet immeuble et du magazine.
Elle marqua une pause avant de se retourner vers moi, les épaules voûtées par l’angoisse et la fatigue.
– Je t’en prie, Axelle, m’implora-t-elle, je t’en supplie, il faut absolument que tu retrouves ce diamant. Je te promets que ce n’est pas moi qui l’ai volé, ça doit sûrement être un de ceux qui étaient dans le studio pendant le shooting. Et si je ne le retrouve pas…
Ni elle ni moi ne prîmes la peine d’achever cette phrase.
LUNDI MATIN
La Grosse Pomme 1
Me voici en route pour Chic : New York , le magazine de mode, et plus précisément pour son siège, situé à quelques pas de Times Square, à New York. Mais avant que vous ne commenciez à croire que je me suis encore laissée embarquer par ma mère dans un de ses plans fumeux pour me faire devenir mannequin… je vous arrête tout de suite.
Car voyez-vous, si je suis à New York, en route vers Chic , ce n’est pas en tant que mannequin. C’est en tant que détective .
Bon, pour l’instant, je ne sais pas encore grand-chose de l’affaire que l’on m’a demandé de résoudre…
Je n’ai reçu le coup de fil de Chic : New York qu’il y a deux jours, alors que je venais à peine de résoudre mon premier vrai mystère, pendant la Fashion Week de Paris.
– Axelle, je me suis dit que ça t’intéresserait de savoir que je viens de recevoir un coup de fil de New York, me confiait Miriam, mon agent, au téléphone, samedi après-midi.
Sa voix tendue lui donnait un ton de conspiratrice. Je me souviens encore du sentiment d’exaspération qui est monté en moi tandis que, sur un pont au-dessus de la Seine et une glace à la main, mon esprit était déjà en train de réfléchir à toute allure pour trouver une excuse qui me permettrait d’échapper à la proposition de contrat de mannequin qui allait sûrement suivre.
Mais Miriam n’appelait pas pour me proposer un contrat, et mon exaspération s’était rapidement transformée en enthousiasme lorsque je l’entendis poursuivre :
– As-tu déjà entendu parler de l’ Amelia noire ? C’est le diamant noir le plus célèbre du monde. Chic : New York est, ou plutôt était, en train de le photographier pour une couverture, mais… il a disparu. Personne ne l’a vu depuis hier. Chic préférerait ne pas avoir à mêler la police à ça tout de suite. Alors ils se sont dit que ça t’intéresserait peut-être d’accepter cette affaire. Qu’en dis-tu ?
Si ça m’intéressait ? C’était une blague ? Autant demander si la couleur préférée des fashionistas était le noir, ou si j’aimais les frites !
L’équipe de Chic : New York avait dû apprendre que j’avais résolu le mystère de la disparition de la célèbre créatrice française Belle Moon, et que surtout, j’avais réussi à la retrouver avant la police française ! J’étais ravie qu’ils m’aient demandé de les aider, et avais donc accepté sur-le-champ. Mais avant de m’envoler pour New York, j’étais retournée à Londres avec maman pour refaire ma valise et voir mon père, ainsi que Halley (ma petite westie blanche). Et ce matin, j’étais enfin montée dans un vol Londres-New York sans escale.
Assise à l’arrière de l’énorme 4 x 4 Cadillac Escalade noir que Chic avait envoyé pour moi à l’aéroport John F. Kennedy, j’étendis les jambes et étouffai un léger bâillement avant de poser ma tête contre la vitre. Je regardais défiler le paysage tandis que le chauffeur, qui s’était présenté sous le nom d’Ira Perlman, se faufilait avec dextérité dans la circulation qui commençait à se densifier, en cette fin de matinée à Manhattan.
Au cas où vous ne seriez jamais allés à New York, sachez que cette ville a des allures de décor de cinéma. À la sortie du tunnel reliant le Queens à Midtown, je me retrouvai au beau milieu d’immenses gratte-ciel étincelants, de trottoirs bondés de passants, et de taxis jaunes qui klaxonnaient tous à qui mieux mieux. Et même si ce n’était pas la première fois que j’étais dans la Grosse Pomme (mes parents m’y avaient déjà emmenée deux fois), je crois que je ne me serais pas sentie dépaysée dans le quadrillage si caractéristique des rues grâce à tous les films et toutes les séries télé que j’avais vus (comme New York, Police judiciaire , que ma grand-mère adorait et qu’elle avait regardé pendant des années, entre deux épisodes de Inspecteur Barnaby et de Miss Marple ). La ville entière donnait l’impression de vibrer d’une énergie frénétique qui n’appartenait qu’à elle.
Dans les rues, le vent de ce début de printemps faisait tournoyer les sacs en plastique et s’agiter les feuilles des arbres. Des bourrasques fraîches et vives arrivaient de la côte du New Jersey. Je devais bien avouer que maman avait eu raison d’insister pour que je prenne le nouveau trench qu’elle m’avait acheté. « Un Burberry ! s’était-elle exclamée avec ravissement. Et à moitié prix, en plus ! »
D’ailleurs, elle devait sûrement avoir des dons de voyance, parce qu’à ce moment précis, mon téléphone se mit à sonner. Je rassemblai toutes mes forces pour tenir bon face à l’assaut de ses questions et décrochai.
– Axelle, ma chérie ! Comment s’est passé ton vol ? Comment trouves-tu New York ? Cette ville est splendide, non ? Comme j’aurais aimé être avec toi ! Tes bagages ne se sont pas perdus en route, au moins ?
Les questions fusaient, si denses et rapides qu’elles ne me laissaient aucune chance d’y répondre, jusqu’à la conclusion :
– Je dois te laisser, Axelle, j’ai rendez-vous avec un client (ma mère est décoratrice d’intérieur) mais je te rappellerai plus tard. Ton père et moi sommes si fiers de toi. Notre grande fille, mannequin à New York !
Mannequin ! Argh ! Ma mère était complètement dans le déni ! Mais quand , me demandai-je, comprendra-t-elle enfin que la seule chose qui m’intéresse, c’est de résoudre des mystères ? Et que toutes ces histoires de mannequin, de talons aiguilles et de laque ne m’apportent rien ? Enfin, ce n’était pas tout à fait vrai : elles m’apportaient une couverture idéale, grâce à laquelle je pouvais m’attaquer aux crimes du monde de la mode, et retrouver la trace d’une créatrice de mode disparue, ou d’un célèbre diamant noir. Ma mère avait toujours rêvé que je devienne mannequin, je veux dire, un vrai mannequin, un mannequin fashion , et pas une fashion detective . Et il était plus qu’évident, à mon grand regret, que même après la résolution de cette affaire, pourtant de taille, à Paris, ses rêves en ce qui concernait mon avenir n’avaient toujours pas changé.
Grrr !
Je pris une profonde inspiration pour me calmer et dis, d’un ton aussi dégagé que possible :
– Bon, je dois te laisser aussi, maman. J’ai rendez-vous chez Chic , tu sais, pour l’affaire .
– Ah oui, alors, amuse-toi bien ! Peut-être qu’ils te proposeront un shooting pour une couverture, je croise les doigts ! Je te laisse, à très vite, ma chérie.
Alors que je rangeais mon téléphone dans ma poche, il sonna à nouveau. Je le repris et ouvris mes nouveaux messages. Il y en avait un, très gentil, de mon père, ainsi qu’un de Jenny, ma meilleure amie de Notting Hill, le quartier de Londres où j’habitais

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