Anniversaire, chien policier et spéléo
53 pages
Français

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Description

Quatre filles intrépides, Clémence, Alix, Juliette et Gwenaële, partent explorer les sous-sols de la forêt de Fontainebleau à la recherche d’une mystérieuse caverne. Sauront-elles la retrouver et échapper aux malfaiteurs qui les traquent ?


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 août 2016
Nombre de lectures 443
EAN13 9782215133971
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0049€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Sommaire
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Épilogue
Page de copyright
Dans la même collection
Chapitre 1
– On a quand même le droit de s’arrêter pour boire ?
Cette question, où la fatigue pointe sous l’étincelle de malice, vise Alix qui fonce en tête sur la piste forestière. Ses semelles freinent dans un petit nuage de sable. Elle se retourne. Les joues rouges comme deux tomates mûres, Gwen n’a parlé qu’au prix d’un gros effort, essoufflée comme un coureur de marathon au quarantième kilomètre. Derrière elle, Clémence et Juliette s’essuient le front.
– Je vais trop vite, là ? Oh, pardon ! fait Alix, penaude.
Les trois autres éclatent de rire. Alix a le don d’oublier sans cesse qu’elle court deux fois plus vite que tout le monde.
Elle fait glisser son petit sac à dos par terre, en extirpe une gourde.
– Bois tout ce que tu veux, j’en ai une seconde.
– À ta santé, et à tes 12 ans ! Bon anniversaire ! s’exclame Gwen avant de porter le goulot à ses lèvres pour s’offrir une rasade.
– Je ne suis pas fâchée de faire une petite pause, dit Clémence en s’affalant sur une vieille souche.
– Pareil, ajoute Juliette. Et regardez ce pauvre Hector, avec sa langue pendante…
Elle verse de l’eau dans une gamelle et s’agenouille sur le sable chaud. Un petit épagneul breton se jette goulûment sur la boisson qu’il lape à grands coups de langue.
– Il faut que je fasse attention à lui, il n’a que 6 mois, dit Juliette en caressant ses oreilles triangulaires. C’est sa première grande sortie depuis que je l’ai eu à Noël.
– Oui, mais il a bien grandi, intervient Clémence. Tu te souviens quand tu me l’as montré pour la première fois, le Jour de l’an ? Il pesait trois cents grammes… Il était trop mignon.
– Pourquoi tu parles à l’imparfait ? grommelle Juliette.
– Oh, pas pour le vexer ! Il est toujours très chou, s’empresse de préciser Clémence.
Un silence s’installe quelques instants, paisible comme la brise qui joue entre les arbres. Les filles regardent autour d’elles les reliefs étranges et magnifiques de la forêt de Fontainebleau. Des blocs de pierre aux formes pittoresques, boursouflées, dominent les fougères et les étendues de sable. Certains sont marqués d’un trait de peinture ou d’une croix, pour baliser les multiples sentiers qui parcourent les sous-bois. Les branches des feuillus et des pins filtrent les rayons du soleil, diffusant une pénombre verte et bienfaisante. Le lieu est magique, les quatre amies s’y attarderaient avec plaisir. Néanmoins, elles ne sont pas là pour écouter le bourdonnement des mouches…
– Ça y est, je suis d’attaque, on peut repartir, dit Gwen avec un grand sourire. Où est-ce qu’on en est, chef ?
Alix tire de sa poche plusieurs papiers chiffonnés. Elle en défroisse un et lit :
– « Au prochain carrefour, un grand chêne… » Ah, non. C’est le message d’avant. Voyons… Oui, c’est celui-ci : « Arrivées dans une clairière que domine un bloc de pierre en forme de museau de chien, ouvrez les yeux et fouillez la bruyère… »
Alix s’interrompt et, la main en visière pour se protéger du soleil, scrute la piste forestière qui fait un coude à quelques dizaines de mètres.
– On ne devrait plus être très loin, dit Juliette. Tes parents ont espacé les messages de manière très régulière.
– Vous croyez que l’autre équipe nous devance ?
– Avec le rythme auquel Alix nous fait galoper, si on n’est pas les premières, c’est que les autres ont des bottes de sept lieues ! dit Gwen.
Alix sourit, reprise par son envie de gagner. Ce n’est pourtant qu’une simple chasse au trésor, et l’autre équipe se compose de bonnes copines de classe qui méritent aussi la victoire. Mais le quatuor formé par Alix, sa cousine Clémence, Juliette et Gwen a quelque chose de sacré depuis qu’elles ont déniché un butin enfoui sous les falaises de Bretagne et sauvé une adolescente en péril dans le massif du Mont-Blanc, l’été dernier. Avec une équipe de cette trempe, il est hors de question de perdre, et surtout pas un 25 mai, le jour de son anniversaire, date porte-bonheur entre toutes !
– On repart ? dit-elle en fourrant les messages dans sa poche.
– Vous avez remarqué ces drôles d’arbres ? demande Juliette en montrant du doigt, sur sa gauche, un bouquet de hauts pins qui dominent le sable et les fougères. Les filles écarquillent les yeux.
– On dirait un puzzle fait par un enfant de maternelle, avec plein d’erreurs, commente Clémence, amusée.
L’image est juste : le bas de chaque tronc ne colle pas avec le haut. La souche s’élève, large et robuste, jusqu’à une ligne de cassure très nette. Au-dessus de cette boursouflure, le tronc devient soudain plus mince ; sa couleur même est différente, beaucoup plus claire.
– Bizarre, bizarre, fait Alix, mais excusez-moi d’être monomaniaque, les filles, on n’est pas ici pour jouer les naturalistes. On a un trésor à dénicher !
Hector semble avoir compris ses paroles : il s’élance sur la piste, queue frétillante et museau au vent, comme pour montrer qu’un épagneul breton de 6 mois est déjà un chien de chasse aguerri.
Les filles ont à peine atteint le virage deviné au loin qu’Alix pousse une exclamation satisfaite : les voici dans une grande clairière d’herbe tendre où foisonnent les fleurs de printemps.
– Joli, ce tapis champêtre, fait remarquer Clémence, mais je ne vois pas de bruyère.
Il s’installe alors un silence attentif où chaque fille examine le sol.
– Tu n’en vois pas, Gwen ? demande Juliette.
– Pourquoi tu me demandes ça à moi ? rétorque Gwen.
– Ben voyons, tu es bretonne ! Tu dois pouvoir sentir la bruyère à deux kilomètres les yeux bandés !
– Et le bloc en forme de museau de chien, où est-il ? demande Clémence à la cantonade.
– Ici ! s’écrie Juliette en désignant un bloc qui domine un amas de rochers aux silhouettes insolites.
– Tu y vois un museau de chien ?
– Oui, regarde le sommet.
– On dirait plutôt un bec de pélican, juge Gwen en penchant la tête pour observer le rocher sous tous ses angles.
– Ou une gueule de requin, ajoute Clémence.
– C’est comme quand on observe les nuages, chacun y voit des formes différentes, tranche Alix. Mes parents ont dû imaginer…
Un vacarme effrayant l’interrompt. Dans les fourrés qui bordent la piste, quelque chose se rapproche à la vitesse d’un char d’assaut. Craquements, piétinements, martèlements, grognements… Les exploratrices n’ont guère le temps de mettre plus de mots sur ce phénomène qui fait vibrer le sol et ployer le haut des arbustes.

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