DON T STOP THE MUSIC
217 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

DON'T STOP THE MUSIC , livre ebook

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217 pages
Français

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Description

Dylan et Langston s'était jurés de rester amis pour toujours.
Mais ça, c'était avant que Langston parte vivre à NY pour se lancer dans le Rap et la ghoste complètement

Depuis, Langston est devenu Legendary : une méga star internationale.
Dylan, elle, prépare son concours d'entrée à l’école de musique de Julliard et fait comme s'il n'avait jamais existé.
Alors quand le grand Legendary vient s'installer chez elle sous un prétexte bidon, Dylan est tout sauf ravie. Pour elle, c'est la guerre.
Sauf que Langston s'y connaît en musique, et qu'il pourrait l'aider pour son concours... Mais il a une condition : ils doivent réaliser la bucket-list qu'ils avaient écrit à 10 ans...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 mai 2023
Nombre de lectures 6
EAN13 9791039538244
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Produced by Alloy Entertainment, LLC
L’édition originale de ce titre a été publiée pour la première fois sous le titre Somebody that I used to know aux États-Unis aux éditions Amazon Publishing. © Dana L. Davis, 2022, pour le texte Pour la version française : © 2023, éditions Auzou 24-32, rue des Amandiers, 75020 Paris – France
Correction : Claire Gaillard, Maxime Gillio Couverture : Sarah Long
Tous droits réservés pour tous pays. Loi n o 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n o 2011-525 du 17 mai 2011.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo .
Table des matières
Page de titre
Page de copyright
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Épilogue
Remerciements
À propos de l'autrice
À propos de la traductrice
Découvre aussi chez Auzou
Chapitre 1

La lettre est froissée, effilochée sur les bords et toute fine à force d’être manipulée. Pourtant, je m’y agrippe comme s’il s’agissait d’un objet sacré et délicat, qui mériterait d’être exposé éternellement entre les murs d’un musée plutôt que de moisir dans le sac de Kiyoshi.
— J’arrive toujours pas à croire qu’elle ait été acceptée.
Je pose doucement la lettre d’admission à la Juilliard School sur le bureau et grimace lorsque ma meilleure amie l’attrape négligemment pour la fourrer dans son sac.
— On s’en fiche, dit Kiyoshi en haussant les épaules. Elle n’y est même pas allée.
— Mais elle a réussi l’audition, je lui réponds. Ta sœur a été acceptée . C’est énorme !
— Ça aurait pu être énorme.
Ricardo lève les yeux du bloc de colophane qu’il est en train de gratter avec ses clés.
— Sauf que madame a décidé d’aller s’encanailler au Royal College of Music de Londres. Non mais quelle sous-douée…, ajoute-t-il.
Kiyoshi se marre. Je m’assieds devant mon pupitre. La répétition de notre quatuor est presque terminée, et on n’a toujours pas choisi ce qu’on va jouer pour le bal d’inauguration de la mairie.
— Bon, on se concentre. Je vote pour l’ouverture du Quatuor en ut mineur , de Schubert. C’est élégant, classe, parfait pour l’occasion. Et tout le monde aime Schubert, non ? Vous êtes d’accord ?
— Nan, répond Kiyoshi. C’est une fête, pas un enterrement. On n’a qu’à jouer Uptown Funk , de Bruno Mars.
— Carrément ! fait Mary-Ann. J’adore Bruno.
— Les gars… Pour ce genre d’évènement, il faut taper dans du classique. On doit faire bonne impression : c’est notre premier concert rémunéré.
— Alors, jouons le Canon en ré .
Mary-Ann envoie valser les partitions de son pupitre au fur et à mesure.
— Le Canon en ré marche pour tout, approuve Kiyoshi. Les mariages. Les baptêmes. Les bar-mitsva. Les bat-mitsva. Bref, pour toutes les mitsva.
Elle zippe la mallette de son instrument comme pour mettre un point final à la discussion.
— En plus, on le connaît déjà. Bon, je déclare la répétition officiellement terminée.
—  Week-end time ! lance Mary-Ann en rangeant son alto.
— Tu viens chez moi, Dylan ? demande Ricardo.
Je secoue la tête.
— Il faut que je rentre m’entraîner.
— Dylan ? m’interpelle Kiyoshi, une main posée sur la hanche. Tu es ma meilleure amie depuis la quatrième. Alors, laisse-moi de te donner un bon conseil. Un peu de ma sagesse ancestrale, si tu préfères.
Elle s’interrompt pour passer les doigts dans ses longs cheveux noirs qui lui arrivent jusqu’à la taille et soupire de façon théâtrale, comme si les mots qui s’apprêtent à sortir de sa bouche allaient changer ma vie.
— Meuf. Il faut que tu te détendes.
Je lève les yeux au ciel.
— Très profond et très inspirant, merci. Tu devrais envisager une carrière de coach en développement personnel.
— C’est sérieux, meuf ! répond-elle en riant. Sinon, tu vas développer une maladie rare : celle du balai dans le cul. Et c’est très contagieux, personne n’a envie de l’attraper, ici. En plus, ton audition pour la Juilliard est dans genre… mille ans.
— C’est dans un mois.
— Exactement ! (Elle pose une main sur mon épaule.) Viens t’empiffrer de cochonneries et t’abaisser à jouer à Donjons et Dragons avec nous. C’est pas parce que tu vas te détendre UNE journée que tu vas te planter. Tu as déjà passé tous les tests. L’audition en présentiel est juste l’étape finale : une formalité. En plus, tu es prête depuis que tu as douze ans. Tu es la meilleure violoniste du bahut, voire de la ville de Hornsborough tout entière.
Je range mes partitions en évitant soigneusement son regard. Je me sens mal : je devrais avoir envie de m’éclater avec mes amis, de me retrouver assise autour d’une table encombrée de cookies, de bonbons et de cartes de combat, d’entendre Kiyoshi et Ricardo rire et se disputer pour savoir qui sera le maître du donjon cette fois. Mais la Juilliard n’accepte que six pour cent des candidats qui se présentent.
Six.
Pour.
Cent.
Comme dans quatre-vingt-quatorze pour cent sont recalés. Ça veut dire que des gens talentueux ne sont pas admis. Des tas. Et ça pourrait être mon cas.
— Et si on matait le nouveau docu de Legendary ? propose Ricardo. C’est sur sa prochaine tournée mondiale. Tu as vu toute la promo sur Insta ?
—  Oh my God , grave ! répond Mary-Ann en plaquant les mains sur son cœur. Dylan, tu les as vus passer ?
— Sur Instagram ? (Je lance à Mary-Ann un regard du genre « t’es sérieuse ? ».) Tu sais très bien que je ne suis pas sur les réseaux.
— Désolée ! J’oublie tout le temps que tu es totalement déconnectée du monde.
Mary-Ann secoue la tête tristement, comme si c’était un crime contre l’humanité.
— Moi, je stalke l’Insta de Legendary, donc je suis au courant de tout ! déclare Kiyoshi fièrement. J’en reviens toujours pas qu’il ait grandi dans l’Iowa.
J’espère que mes amis ne voient pas le léger tremblement de mes lèvres et la torsion de mes mains. Je déglutis avec difficulté. Legendary. La personne la plus célèbre du monde.
— Et à deux heures et demie de chez nous ! ajoute Mary-Ann. Ce qui fait de nous, habitants de l’Iowa, des gens éternellement liés à lui. Il est quasiment le héros de notre ville !
Je hausse les épaules, l’air de rien.
— J’aime pas trop sa musique, je dis avec un petit sourire forcé. Mais amusez-vous bien. On se voit lundi !
— Lundi ? gémit Kiyoshi.
Je me retourne : ils se tiennent tous les trois alignés, leurs instruments en bandoulière, leurs regards suppliants.
— Désolée, les gars, je dis d’un ton sincère. C’est juste que je dois bosser mon audition trois heures par jour si je veux rester au top.
— Je n’arrive toujours pas à croire que tu t’entraînes autant, fait Mary-Ann en secouant la tête. C’est dingue.
— Trois heures et demie, même, pour être exacte. (Je m’oblige à nouveau à sourire, mais c’est plus crispé.) Après mon examen, j’aurai plus de temps. Je serai plus relax. ET je trouverai le remède au balai dans le cul. Promis !
J’attrape mon sac et le balance sur mes épaules.
— Et pour ce que ça vaut, je sais très bien qu’il y a des tas d’autres options que la Juilliard. Je reste ouverte. Je vous jure que c’est vrai !
Pas sûre de les avoir convaincus. Mais ils se dirigent quand même vers la sortie en soupirant, à part Kiyoshi qui reste en arrière.
— On se retrouve près de mon casier ! J’arrive dans une seconde ! (Une fois qu’ils ont disparu dans le couloir, elle se tourne vers moi.) Alors, tu leur as dit ?
— Dit quoi à qui ?
— À tes parents… Tu sais… à propos de l’opération « Pas de plan B ». (Elle se penche vers moi pour me murmurer à l’oreille :) L’opération « Personne n’a jamais fait ça à part toi ».
— Des terminales qui s’inscrivent dans une seule université, c’est pas si rare, je lui réponds en fermant mon étui à violon. Et non, je ne leur ai pas encore dit.
— Dylan ! Il faut absolument que tu le fasses !
— Je vais le faire ! J’attends le bon moment. Lorsque j’aurai reçu ma lettre d’acceptation à la Juilliard, par exemple.
— Mais on est en février !… (Elle secoue la tête.) Tu devrais sauter dans un avion et aller à Boston pour auditionner à Berklee, à Los Angeles pour l’USC, à San Francisco, Philadelphie… Enfin… Tes parents ne se demandent pas pourquoi tu ne pars pas passer d’autres auditions ?
— Non. (Je passe la sangle de mon étui sur mon épaule.) Je leur ai dit que j’avais choisi l’option audition sur Zoom pour leur faire économiser de l’argent. Ils étaient ra-vis.
— Aïe, aïe, aïe, fait Kiyoshi en se frappant le front avec la paume. Le fait que tes parents avalent cette histoire d’audition sur Zoom m’inquiète encore plus pour eux que pour toi.
— Hé ! Ne me porte pas la poisse, d’abord ! Je serai prise. Donc il n’y aura pas de problème, compris ? Fais-moi confiance.
Je la contourne pour me diriger vers la porte.
— Attends…, lance-t-elle en m’attrapant le bras. Tu penses que tu pourrais trouver du temps dimanche ? Pour aller au café Rainy Day ? Juste une petite heure ? Steuplaît ?
— Dimanche, je dois travailler au magasin avec papa, prendre un cours avec M. Schwarz, garder Chloe et Mikey…
— Mikey a onze ans, et Chloe douze, râle Kiyoshi. Pourquoi est-ce que tu dois garder ces deux vieillards ? Tu ne peux pas juste les installer devant la télé et leur commander une pizza ?
— Je peux aussi leur laisser des allumettes pour qu’ils fassent cramer la maison.
— Demande à ta tante de les surveiller !
— Si ce n’est pas long, pourquoi pas, mais tu sais très bien qu’on peut pas compter sur tante Edith très longtemps. Bon alors, dis-moi, qu’est-ce qu’il y a ?
— Disons que j’ai promis…, articule-t-elle en s’agitant nerveusement,… toi ?
— Heu… c’est une question ?
— Non. C’est un double rencard. Il s’appelle Josh. Il est aussi musicien, et il est super mignon.
— Tu m’as promise  ? Comme rencard ? À un mec au hasard ?
— Pas au hasard ! s’exclame Ki

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