Elizabeth Gaskell - Oeuvres
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Elizabeth Gaskell - Oeuvres , livre ebook

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Description

Le Classcompilé n° 93 contient les oeuvres d'Elizabeth (Stevenson) Gaskell.


Elizabeth Gaskell née le 29 septembre 1810 à Londres, morte le 12 novembre 1865 à Holybourne (en), près d'Alton dans le Hampshire, est une romancière britannique. (Wikip.)


On consultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres"


CONTENU DE CE VOLUME :
ROMANS
RUTH (1853)
NORD ET SUD (1855)
LES AMOUREUX DE SYLVIA (1863)
LONGUES ET COURTES NOUVELLES
LISETTE LEIGH (1855)
AUTOUR DU SOFA (1859) : LADY LUDLOW (1859) • UNE RACE MAUDITE. (1855) • LA DESTINÉE DES GRIFFITH. (1858) • LES DEUX FRÈRES. (1859) •
L’ŒUVRE D’UNE NUIT DE MAI : Cousine Phillis (1864) • L’Œuvre d’une nuit de mai (1863) • Le Héros du fossoyeur (1847)
VOIR AUSSI
Élisabeth Gaskell et ses ouvrages (1867)


Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public : les textes d’un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 21
EAN13 9782918042693
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0011€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

ELIZABETH GASKELL ŒUVRES N° 93
Les Classcompilés sont des compilations d’auteurs classiques : les ouvrages d’un même auteur sont regroupés dans un livre numérique à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur.
MENTIONS
(1) © 2015-2021 Les eBooks Classiques Illustrés (www.lci-ebooks.e-monsite.com), à l’exclusion du contenu appartenant au domaine public ou placé sous licence libre. (2) Toutes autres marques ou entités mentionnées par l’éditeur dans cet ouvrage ne le sont qu’à des fins de citation des sources ; il n’existe aucune relation d’aucune sorte entre l’éditeur et ces marques ou entités. (3) L’orthographe originelle a été généralement respectée et peut se trouver différer de celle en vigueur.
ISBN : 978-2-918042-69-3
pour la version 1.x au format EPUB et sans DRM.
Historique des versions : 1.8 (05/09/2022), 1.7 (07/06/2021), 1.6 (22/01/2020), 1.5 (26/02/2018), 1.4 (12/12/2017), 1.3 (04/03/2017), 1.2 (18/05/2016), 1.1 (27/09/2015)
AVERTISSEMENT
Le contenu de cet ouvrage appartient au patrimoine littéraire des siècles révolus. Par conséquent, toutes les informations pratiques mentionnées comme étant d’actualité (adresses, évènements, etc...) sont aujourd’hui tout à fait obsolètes ; de même, les éléments à caractère scientifique qui s’y trouvent peuvent être très largement dépassés.
En outre, cet ouvrage peut renfermer des points de vue qui ne s’accordent pas avec l’éthique du présent siècle ; certaines des opinions qui y sont professées peuvent s’avérer datées ou désuètes : en particulier les prises de position ayant trait à la condition humaine (en matière de mœurs, politique, religions, ethnies…) ou même à la condition animale. Il est donc nécessaire à la lecture de faire preuve de discernement, de détachement, de sens critique, et de restituer les œuvres dans leurs contextes : cet ouvrage ne doit pas être jugé d’après le monde d’aujourd’hui et le monde d’aujourd’hui ne doit pas être jugé d’après cet ouvrage.
Enfin, et plus largement, les auteurs et artistes ayant contribué à cet ouvrage sont seuls responsables de leurs œuvres. Toutes opinions, jugements, critiques, voire injures, caricatures ou stéréotypes qu’elles renferment, n’appartiennent qu’à eux et ne représentent aucunement le point de vue de l’éditeur, qui transmet l’héritage culturel mais n’en cautionne pas le fond.
SOURCES
Cet eBook a été confectionné à partir des ressources suivantes sur le Web. Pour accéder à l’aide d’hyperliens à chacune d’entre elles, on consultera la page générale des ressources sur le site internet. Toutes les marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
— Reconnaissance optique : Autour du sofa (Google Books/Bibliothèque nationale centrale de Florence) , Nord et Sud (Google Books/The British Library) , Les amoureux de Sylvia (Google Books/The British Library).
— Wikisource : L’Œuvre d’une nuit de mai (Gallica/BnF) [croisé avec BNR] , Lisette Leigh.
— La bibliothèque numérique romande   : Ruth.

— Couverture  : 1851, dessin par  George Richmond. Mrs. Gaskell, Ellis H., Mrs Chadwick, London : Herbert & Daniel. (Internet Archive / MSN / University of California Libraries)
— Page de titre  : 1832, miniature par William John Thomson. Mrs. Gaskell : haunts, homes, and stories , Ellis H., MrsChadwick, London : I. Pitman, 1913. (Internet Archive / MSN / University of California Libraries)
— Image pré-sommaire  : M me  Gaskell en 1864. Mrs. Gaskell : haunts, homes, and stories , Ellis H., MrsChadwick, London : I. Pitman, 1913. (Internet Archive / MSN / University of California Libraries)
— Image post-sommaire  : Mrs. Gaskell : haunts, homes, and stories , Ellis H., MrsChadwick, London : I. Pitman, 1910. (Internet Archive / MSN / University of California Libraries)
Si vous estimez qu’un contenu quelconque (texte ou image) de ce livre numérique n’a pas le droit de s’y trouver ou n’est pas attribué correctement, veuillez le signaler à travers le formulaire de contact du site internet .

LISTE DES TITRES
E LIZABETH C LEGHORN S TEVENSON G ASKELL (1810-1865)
ROMANS

RUTH
1853
NORD ET SUD
1855
LES AMOUREUX DE SYLVIA
1863
LONGUES ET COURTES NOUVELLES
1874
LISETTE LEIGH
1855
AUTOUR DU SOFA
1859
LADY LUDLOW
1859
UNE RACE MAUDITE
1855
LA DESTINÉE DES GRIFFITH.
1858
LES DEUX FRÈRES
1859
L’ŒUVRE D’UNE NUIT DE MAI

COUSINE PHILLIS
1863
L’ŒUVRE D’UNE NUIT DE MAI
1863
LE HÉROS DU FOSSOYEUR
1847
VOIR AUSSI

ÉLISABETH GASKELL ET SES OUVRAGES
1867
PAGINATION
Ce volume contient 624 286 mots et 1 586 pages.
01. RUTH
301 pages
02. NORD ET SUD
455 pages
03. LES AMOUREUX DE SYLVIA
295 pages
04. AUTOUR DU SOFA
230 pages
05. L’ŒUVRE D’UNE NUIT DE MAI
256 pages
06. LISETTE LEIGH
34 pages

RUTH
roman anglais traduit avec l’autorisation de l’auteur
Éléments bibliographiques :
Édition originale anglaise : (Édition et date) Chapman and Hall, 1853
Publication en revue : Dans La Revue Contemporaine, 1854.
Édition originale : (Édition et date) Paris, Librairie de L. Hachette et C ie , 1856.
Sources de la présente édition : Même éditeur, 1872.
301 pages
TABLE
PREMIÈRE PARTIE.
I    II    III    IV    V    VI    VII    VIII    IX    X    XI    XII    XIII    XIV    XV    XVI    XVII    XVIII
DEUXIÈME PARTIE.
I    II     III     IV     V    VI    VII    VIII    IX    X    XI    XII    XIII    XIV    XV    XVI    XVII E
Titre suivant : NORD ET SUD
PREMIÈRE PARTIE.
I
La vieille ville de Fordham, située à l’est de l’Angleterre, avait reçu des souverains de la maison de Tudor des preuves de faveur qui lui donnèrent un degré d’importance qui nous étonne aujourd’hui. Il y a cent ans, elle présentait encore un aspect majestueux et pittoresque. Ses vieilles maisons, résidences temporaires des familles du comté qui se contentaient des amusements d’une ville de province, bordaient les rues de façades irrégulières, ornées de créneaux et de cheminées sculptées comme celles qu’on rencontre encore dans les villes de Belgique ; les balcons qui décoraient de tous côtés cent fenêtres aux formes légères rappelaient le temps où la taxe imposée par M. Pitt ne faisait pas compter le nombre des ouvertures. Les rues assombries par les balcons étaient mal pavées, sans trottoirs. Nul ne pensait à les éclairer, pendant les longues nuits d’hiver, au profit de la classe moyenne, qui n’avait ni voitures, ni chaises à porteurs. Les marchands et leurs femmes couraient grand risque, pendant le jour, d’être écrasés par les lourdes voitures qui rasaient sans cesse les murailles ; les escaliers de pierre des maisons rejetaient les piétons dans le milieu de la rue et en plein danger ; et le soir, les lampes suspendues aux portes des gens riches donnaient juste assez de lumière pour montrer les passants aux voleurs qui les attendaient souvent à quelques pas de là.
Les petits détails des traditions des temps passés aident souvent à comprendre les circonstances qui formaient alors les caractères. La vie de tous les jours, au milieu de laquelle on est né, où l’on est entré avant de s’en rendre compte, forme des chaînes que peu de gens ont la force de mépriser et de rompre quand il en est temps, quand survient la nécessité d’une action individuelle et indépendante, nécessité supérieure à toutes les formes extérieures et de convention. C’est pour cela qu’il est bon de connaître les chaînes de la vie domestique de nos ancêtres, et les lisières qui les soutenaient quand ils ne savaient pas encore marcher seuls.
La physionomie de ces vieilles rues a disparu maintenant. Les Astleys, les Dunstans, les Waverhams, tous les grands noms du comté vont à Londres tous les ans, et ont vendu leurs hôtels à Fordham depuis plus de cinquante ans. Et, depuis que la résidence en province a perdu ses charmes pour les Astleys, les Dunstans et les Waverhams, était-il à supposer que les Domvilles et les Beatons continueraient à venir habiter leurs maisons dans la petite ville ? Les vieux hôtels furent donc vendus à des spéculateurs qui eurent bientôt l’audace de les transformer en d’humbles demeures, propres à des gens occupés, et même (dites-le bien bas pour que l’ombre de Marmaduke, le premier lord Waverham, ne puisse pas l’entendre) et même d’en convertir quelques-unes en boutiques !
On ne s’arrêta pas là ; les vieilles splendeurs étaient réservées à de plus rudes coups. Les marchands trouvèrent que la rue jadis à la mode était très-sombre, que la lumière n’arrivait pas à leurs étalages ; le dentiste ne voyait pas clair pour arracher les dents de ses malades ; le notaire était obligé d’allumer ses bougies une heure plus tôt que lorsqu’il demeurait dans une rue moins élégante. Bref, on abattit d’un commun accord toutes les façades gothiques pour les reconstruire dans le style mesquin du temps de Georges III. La masse des constructions était pourtant trop solidement grandiose pour subir de pareilles altérations ; aussi était-on souvent étonné, après avoir passé par une boutique ordinaire, de se trouver sur un escalier de chêne sculpté, éclairé par des fenêtres couvertes de vitraux portant des armoiries, derniers restes d’une splendeur évanouie.
C’était un de ces anciens et magnifiques escaliers que Ruth Hilton montait lentement, un soir du mois de janvier. Il serait plus exact de dire un matin, car la vieille horloge de l’église de Saint-Sauveur sonnait deux heures après minuit. Douze ou quinze jeunes filles étaient pourtant entassées dans la chambre où Ruth rentrait, assidues à coudre comme si leur vie en dépendait, sans oser s’arrêter pour bâiller ou pour montrer aucun signe de fatigue. Elles se contentèrent de soupirer quand Ruth dit à mistriss Mason l’heure qu’il était ; car elles savaient que, si tard qu’elles pussent veiller, il faudrait être à l’ouvrage à huit heures le lendemain, et les pauvres enfants étaient bien fatiguées.
Mistriss Mason travaillait aussi assidûment qu’elles ; mais elle était plus âgée et plus robuste, et d’ailleurs les profits étaient

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