Mémoires de deux jeunes mariées – suivi d annexes
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Mémoires de deux jeunes mariées – suivi d'annexes , livre ebook

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Description

Nouvelle édition 2019 sans DRM de Mémoires de deux jeunes mariées de Honoré de Balzac augmentée d'annexes (Biographie).

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Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9782368410516
Langue Français

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Exrait

ARVENSA ÉDITIONS La référence des éditions numériques des œuvres classiques en langue française
Retrouvez toutes nos publications, actualités et offres privilégiées sur notre site Internet www.arvensa. com
©Tous droits réservés Arvensa® Éditions ISBN : 9782368410516 Illustration de couverture : Quatre portraits par Otto Mueller (1874-1930)
NOTE DE L'ÉDITEUR
L’objecf des Édions Arvensa est de vous faire connaître les œuvres des plus grands auteurs de la liérature classique en langue française à un prix abordable, tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigés et mis en forme spécifiquement. Cependant, si malgré tout le soin que nous avons apporté à cee édion, vous noez quelques erreurs, nous vous serions très reconnaissants de nous les signaler en écrivant à notre Service Qualité :
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Arvensa Editions
LISTE DES TITRES
ARVENSA ÉDITIONS NOTE DE L'ÉDITEUR LA COMÉDIE HUMAINE ÉTUDES DE MOEURS SCÈNES DE LA VIE PRIVÉE MÉMOIRES DE DEUX JEUNES MARIÉES
ANNEXES
HONORÉ DE BALZAC PAR THÉOPHILE GAUTIER M. DE BALZAC, SES OEUVRES ET SON INF LUENCE SUR LA L ITTÉRATURE CONTEMPORAINE REVUE DES ROMANS PAR EUSÈBE GIRAULT DE SAINT-FARGEAU LA MORT DE BALZAC
MÉMOIRES DE DEUX JEUNES MARIÉES (1841) Honoré de Balzac LA COMÉDIE HUMAINE ÉTUDES DE MOEURS SCÈNES DE LA VIE PRIVÉE Retour à la liste des titres Pour toutes remarques ou suggestions : servicequalite@arvensa.com ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Table des matières
PREMIÈRE PARTIE I – A Mademoiselle Renée de Maucombe II – La même à la même III – De la même à la même IV – De la même à la même V – Renée de Maucombe à Louise de Chaulieu VI – Don Felipe Henarez à Don Fernand VII – Louise de Chaulieu à Renée de Maucombe VIII – La même à la même IX – Madame de l'Estorade à mademoiselle de Chaulieu X – Mademoiselle de Chaulieu à madame de l'Estorade XI – Madame de l'Estorade à mademoiselle de Chaulieu XII – De mademoiselle de Chaulieu à madame de l'Estorade XIII – De madame de l'Estorade à mademoiselle de Chaulieu XIV – Le duc de Soria au baron de Macumer XV – Louise de Chaulieu à madame de l'Estorade XVI – De la même à la même. XVII – De la même à la même. XVIII – De madame de l'Estorade à Louise de Chaulieu XIX – Louise de Chaulieu à madame de l'Estorade XX – Renée de l'Estorade à Louise de Chaulieu XXI – Louise de Chaulieu à Renée de l'Estorade XXII – Louise à Felipe. XXIII – Felipe à Louise XXIV – Louise de Chaulieu à Renée de l'Estorade XXV – Renée de l'Estorade à Louise de Chaulieu XXVI – Louise de Macumer à Renée de l'Estorade XXVII – Louise de Macumer à Renée de l'Estorade XXVIII – Renée de l'Estorade à Louise de Macumer XXIX – De monsieur de l'Estorade à La baronne de Macumer XXX – Louise de Macumer à Renée de l'Estorade XXXI – Renée de l'Estorade à Louise de Macumer XXXII – Madame de Macumer à madame de l'Estorade XXXIII – Madame de l'Estorade à madame de Macumer XXXIV – De Madame de Macumer à La vicomtesse de l'Estorade XXXV – Madame de Macumer à madame La vicomtesse de l'Estorade XXXVI – De la vicomtesse de l'Estorade à la baronne de Macumer XXXVII – De la baronne de Macumer à la vicomtesse de l'Estorade XXXVIII – De la vicomtesse de l'Estorade à la baronne de Macumer XXXIX – De la baronne de Macumer à la vicomtesse de l'Estorade XL – De la comtesse de l'Estorade à la baronne de Macumer XLI – De la baronne de Macumer à la vicomtesse de l'Estorade XLII – Renée à Louise XLIII – Madame de Macumer à la comtesse de l'Estorade XLIV – De la même à la même. XLV – Renée à Louise XLVI – Madame de Macumer à la comtesse de l'Estorade XLVII – Renée à Louise
DEUXIÈME PARTIE XLVIII –De la baronne de Macumer à la comtesse de l'Estorade XLIX – Marie Gaston à Daniel d'Arthez L – Madame de l'Estorade à madame de Macumer LI – De la comtesse de l'Estorade à madame Marie Gaston LII – Madame Gaston à madame de l'Estorade LIII – De madame de l'Estorade à madame Gaston LIV – De madame Gaston à la comtesse de l'Estorade LV – la comtesse de l'Estorade à madame Gaston LVI – De Madame Gaston à la comtesse de l'Estorade LVII –De la comtesse de l'Estorade au comte de l'Estorade
À GEORGES SAND.
[1] Ceci, cher Georges , ne saurait rien ajouter à l'éclat de votre nom, qui je&era son magique reflet sur ce livre ; mais il n'y a là de ma part ni calcul, ni modes+e. Je désire a&ester ainsi l'ami+é vraie qui s'est con+nuée entre nous à travers nos voyages et nos absences, malgré nos travaux et les méchancetés du monde. Ce sen+ment ne s'altérera sans doute jamais. Le cortège de noms amis qui accompagnera mes composi+ons mêle un plaisir aux peines que me cause leur nombre, car elles ne vont point sans douleurs, à ne parler que des reproches encourus par ma menaçante fécondité, comme si le monde qui pose devant moi n'était pas plus fécond encore ? Ne sera-ce pas beau, Georges, si quelque jour l'an+quaire des li&ératures détruites ne retrouve dans ce cortège que de grands noms, de nobles cœurs, de saintes et pures ami+és, et les gloires de ce siècle ? Ne puis-je me montrer plus fier de ce bonheur certain que de succès toujours contestables ? Pour qui vous connaît bien, n'est-ce pas un bonheur que de pouvoir se dire, comme je le fais ici, Votre ami, DE BALZAC. Paris, juin 1840.
Paris, septembre.
Première Partie
I – A Mademoiselle Renée de Maucombe
Ma chère biche, je suis dehors aussi, moi ! Et si tu ne m'as pas écrit à Blois, je suis aussi la première à notre joli rendez-vous de la correspondance. Relève tes beaux yeux noirs a$achés sur ma première phrase, et garde ton exclama&on pour la le$re où je te confierai mon premier amour. On parle toujours du premier amour, il y en a donc un second ? Tais-toi ! me diras-tu ; dis-moi plutôt, me demanderas-tu, comment tu es sor&e de ce couvent où tu devais faire ta profession ? Ma chère, quoi qu'il arrive aux Carmélites, le miracle de ma délivrance est la chose la plus naturelle. Les cris d'une conscience épouvantée ont fini par l'emporter sur les ordres d'une poli&que inflexible, voilà tout. Ma tante, qui ne voulait pas me voir mourir de consomp&on, a vaincu ma mère, qui prescrivait toujours le noviciat comme seul remède à ma maladie. La noire mélancolie où je suis tombée après ton départ a précipité cet heureux dénouement. Et je suis dans Paris, mon ange, et je te dois ainsi le bonheur d'y être. Ma Renée, si tu m'avais pu voir, le jour où je me suis trouvée sans toi, tu aurais été fière d'avoir inspiré des sen&ments si profonds à un cœur si jeune. Nous avons tant rêvé de compagnie, tant de fois déployé nos ailes et tant vécu en commun, que je crois nos âmes soudées l'une à l'autre, comme étaient ces deux filles hongroises dont la mort nous a été racontée par monsieur Beauvisage, qui n'était certes pas l'homme de son nom : jamais médecin de couvent ne fut mieux choisi. N'as-tu pas été malade en même temps que ta mignonne ? Dans le morne aba$ement où j'étais, je ne pouvais que reconnaître un à un les liens qui nous unissent ; je les ai crus rompus par l'éloignement, j'ai été prise de dégoût pour l'existence comme une tourterelle dépareillée, j'ai trouvé de la douceur à mourir, et je mourais tout douce$ement. Être seule aux Carmélites, à Blois, en proie à la crainte d'y faire ma profession sans la préface de mademoiselle de la Vallière et sans ma Renée ! mais c'était une maladie, une maladie mortelle. Ce$e vie monotone où chaque heure amène un devoir, une prière, un travail si exactement les mêmes, qu'en tous lieux on peut dire ce que fait une carmélite à telle ou telle heure du jour ou de la nuit ; ce$e horrible existence où il est indifférent que les choses qui nous entourent soient ou ne soient pas, était devenue pour nous la plus variée : l'essor de notre esprit ne connaissait point de bornes, la fantaisie nous avait donné la clef de ses royaumes, nous é&ons tour à tour l'une pour l'autre un charmant hippogriffe, la plus alerte réveillait la plus endormie, et nos âmes folâtraient à l'envi en s'emparant de ce monde qui nous était interdit. Il n'y avait pas jusqu'à laVie des Saintsqui ne nous aidât à comprendre les choses les plus cachées ! Le jour où ta douce compagnie m'était enlevée, je devenais ce qu'est une carmélite à nos yeux, une Danaïde moderne qui, au lieu de chercher à remplir un tonneau sans fond, &re tous les jours, de je ne sais quel puits, un seau vide, espérant l'amener plein. Ma tante ignorait notre vie intérieure. Elle n'expliquait point mon dégoût de l'existence, elle qui s'est fait un monde céleste dans les deux arpents de son couvent. Pour être embrassée à nos âges, la vie religieuse veut une excessive simplicité que nous n'avons pas, ma chère biche, ou l'ardeur du dévouement qui rend ma tante une sublime créature. Ma tante s'est sacrifiée à un frère adoré ; mais qui peut se sacrifier à des inconnus ou à des idées ? Depuis bientôt quinze jours, j'ai tant de folles paroles rentrées, tant de médita&ons enterrées au cœur, tant d'observa&ons à communiquer et de récits à faire qui ne peuvent être faits qu'à toi, que sans le pis-aller des confidences écrites subs&tuées à nos chères causeries, j'étoufferais. Combien la vie du cœur nous est nécessaire ! Je commence mon journal ce ma&n en imaginant que le &en est commencé, que dans peu de jours je vivrai au fond de ta belle vallée de Gemenos
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