Pouhika et le haricot magique
37 pages
Français

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Pouhika et le haricot magique , livre ebook

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Description

Ce conte raconte l'histoire d'un jeune garçon, Pouhika qui va découvrir un monde étrange dans lequel vit des peuples extraordinaires. Et toute cette aventure commence grâce à un haricot magique !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 avril 2012
Nombre de lectures 1
EAN13 9782312006574
Langue Français

Extrait

Pouhika
et le haricot magique
Cédric Hess
Pouhika et le haricot magique
Toute ressemblance avec une histoire déjà racontée n’est que pure coïncidence




Les éditions du net 70, quai Dion Bouton 92800 Puteaux
© Les Éditions du Net, 2012 ISBN : 978-2-312-00657-4
Chapitre N° 1 Une vie ordinaire
Un conte letton très populaire dans ce pays raconte l’histoire d’un petit garçon nommé Pouhika. Ce dernier vivait dans une famille pauvre mais heureuse (ce qui est le principal !).

En effet, fils de Parutz (on prononce Paroutse), ancien agriculteur qui vivait autrefois de ses terres mais suite à une maladie rare (qui touchait une personne sur un million d’après le docteur Leminsk (« Leminesque »), il lui était interdit de toucher à une charrue. En effet, lors de son utilisation, des fibres provenant de la terre se dispersaient dans l’air, appelées Fibrures et par malchance, Parutz en était justement devenu allergique à tel point qu’il ne pouvait plus tenir debout lorsqu’il était en contact avec ces agents allergènes. D’après les rumeurs, il ne s’agissait pas d’un cas isolé, d’autres paysans voisins avaient été touchés par le même phénomène. Certaines mauvaises langues disaient qu’il s’agissait là d’une conséquence des dégagements polluants des industries Labotte installées depuis peu dans le voisinage. Ces dernières étaient spécialisées dans la contamination des terres d’après encore les mêmes sources mais officiellement, elles s’occupaient de créer des bottes de foin synthétiques pour nourrir les vaveaux. Pour ceux qui ne connaissent pas ce que c’est qu’un vaval, imaginez le croisement entre une vache et un cheval. Ces bêtes étaient utilisées dans ces contrées pour justement la charrue et surtout comme moyen de transport. D’après une légende du pays, plus vous possédiez de vaveaux, plus vous aviez de chance dans la vie ! Ce qui expliquerait la malchance de Parutz car il ne possédait aucun vaval (le dernier ayant disparu après s’être promené dans la forêt de Lisbutz appelée également la forêt maudite). Donc, voilà pour l’histoire du père qui, pour information, comme ne pouvant plus travailler dans les champs, essayait de trouver un remède à son mal et à celui de ses congénères. Mais souhaitons-lui bonne chance ! La voisine, Mme Herndt disait qu’il perdait son temps.

Quant à la mère de Pouhika, Mariva, elle était mère au foyer et faites-moi confiance, c’est du travail ! En effet, élever huit enfants, cinq garçons et trois filles, ce n’est pas donné à tout le monde ! Donc vous l’aurez compris, Pouhika était issu d’une très grande famille. En tant que benjamin, il avait souvent droit aux brimades de ses frères et sœurs. Alors, il y avait les garçons, Putz – 20 ans, Patz – 19 ans, Pitz – 18 ans et Ratz – 15 ans et les filles, Mava – 16 ans, Mova – 14 ans et Miva – 12 ans et enfin le dernier, Pouhika – 10 ans.

J’allais oublier les grands-parents maternels, Pépé Palmilutz et Mémé Malvila qui vivaient avec cette grande famille pour ne pas se retrouver dans les clubs du troisième âge de l’État mal réputés. Malheureusement, les grands-parents paternels, Papi Putzig et Mamie Nova y étaient déjà. Préférant vivre au crochet de l’État plutôt qu’à celui de leur fils, ils ne voulaient pas trop déranger financièrement leur unique enfant malgré l’envie de Palutz de voir ses parents vivre avec eux.

Vous comprenez mieux maintenant pourquoi c’était une famille pauvre car beaucoup de bouches à nourrir. Mais ne vous inquiétez pas pour eux, ils se débrouillaient tant bien que mal pour avoir à manger à chaque repas et ils vivaient tous dans une bonne entente malgré quelques disputes. De plus, les parents de Pouhika possédaient quand même une grande ferme qui arrivait à abriter toute la famille sans problème. La maison était située au milieu de champs (ce qui explique pourquoi le père ne sortait pas beaucoup à cause des fibrures entourant la demeure) et on pouvait quand même y accéder par un petit chemin rural peu entretenu qui laissait entrevoir de plus en plus de mauvaises herbes. À un kilomètre de là, coulait la Sleb, une rivière riche en poissons-chihuahua, spécialité de la région dont les frères de Pouhika raffolaient surtout en été servis avec du lait de vaval. Sinon, plus loin encore, derrière la rivière, se trouvait la forêt de Lisbutz appelée également par les enfants, la forêt maudite car beaucoup de vaveaux avaient disparu en s’y promenant. Une rumeur disait même que les vaveaux avaient été attirés dans cette forêt par une musique mystique. Les Anciens rapportaient que cela pouvait être les esprits du village chassés jadis par les habitants car ils faisaient des farces à tous les villageois. Agacés, ces derniers avaient fait appel à une chaman pour les chasser loin du village et ils seraient partis se réfugier dans cette forêt. Vexés, les esprits auraient entrepris de se venger des villageois en faisant disparaître leurs vaveaux. De plus, comme cette forêt était immense, il était donc facile de s’y perdre. Les parents aimaient raconter cette légende à leur progéniture pour qu’elle évite de s’y aventurer de peur de les perdre.
Chapitre N° 2 Le haricot magique
Pour réussir à nourrir toute la famille, chacun mettait du sien. Les garçons allaient pêcher du poisson-chihuahua ou parfois des hergamottes (sorte de petites crevettes). Les filles cueillaient des fruits et des légumes dans le jardin familial qu’entretenait le grand père Palmilutz, ancien grand jardinier professionnel du Duc de Walkiry à la retraite maintenant. Le père, quand il s’exaspérait dans ses recherches sur son allergie, aidait sa femme dans les tâches quotidiennes de la ferme. Voilà un beau portrait de famille !

Suite aux incessantes brimades dont était victime le jeune Pouhika, ce dernier décida de prouver à ses aînés qu’il pouvait être aussi brave et courageux qu’eux. Et lors d’un défi que voulait se lancer ses frères, Pouhika entra dans la discussion et lança à son tour un défi : celui d’entrer dans la forêt maudite. Personne ne voulant relever le défi, les garçons le provoquèrent à nouveau. Vexé, le jeune garçon dit à ses frères qu’il y allait de ce pas. D’un rire moqueur, les aînés allèrent pécher sceptiques face à la véritable motivation du benjamin.

Pouhika, lui, était vraiment décidé à prouver à ses frangins qu’il n’était pas un lâche et il se disait qu’après ce défi, ils montreraient peut-être plus de respect à son égard. Motivé, le jeune garçon se fraya un chemin au milieu des champs vers la forêt maudite. Après plus d’une heure de marche et après avoir franchi la rivière Sleb, il arriva enfin à l’orée de la forêt. Les pieds mouillés, il hésita un instant lorsqu’il vit cette étendue peu accueillante et effrayante par son manque de luminosité. Puis il s’élança et là, en effet, la lumière était de plus en plus clairsemée et il s’enfonçait ainsi de plus en plus dans la pénombre. Plus il avançait, plus son cœur battait de plus en plus fort. Les bruits lui étaient de moins en moins familiers. Sous ses pieds, il sentait que le sol était de plus en plus animé. Ne voulant pas donner libre cours à son imagination, il essayait de rester raisonnable. Mais il ne pouvait nier l’évidence et devait avouer qu’il s’était perdu dans la forêt. Il commençait à se demander si son excursion était une si bonne idée et regrettait que ses frères ne fussent pas avec lui. Soudain, il entendit un bruit si grave et si effrayant qu’il lui donnait la chair de poule de la tête aux pieds. Pouhika se demanda ce qu’il allait lui tomber dessus et il faisait bien de se poser cette question car une branche le toucha puis une autre et encore une jusqu’à ce qu’il fut entièrement prisonnier des branches. Puis il entendit un râle agressif qui lui demanda : « Qui es-tu ? Que fais-tu ici ? N’as-tu jamais écouté la légende de ce lieu, pauvre fou ? ». Et là, le jeune garçon s’évanouit car ce qu’il a vu, personne ne le croirait s’il en parlait.

En fin d’après-midi, les frères de Pouhika rentrèrent à la maison et s’étonnèrent de ne pas voir leur petit frère. Ils demandèrent alors à leurs parents et à leurs grands-parents mais personne n

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