Ecriture et quête de soi chez Fatou Diome, Aïssatou Diamanka-Besland, Aminata Zaaria
380 pages
Français

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Ecriture et quête de soi chez Fatou Diome, Aïssatou Diamanka-Besland, Aminata Zaaria , livre ebook

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Description

C'est sous le signe du départ que sont réunies les lectures de trois auteurs sénégalaises. Quitter Niodior pour Mbour, Lënden pour Dakar, le Sénégal pour la France, tel est tour à tour le voeu, la contrainte, le mot d'ordre, le programme et son exécution. Dans la récurrence de certaines hantises ou obsessions, l'étude comparée retiendra l'expérience d'un moi se découvrant malgré lui divisé, fragmenté, et faisant le voeu d'une reconstitution de l'unité - ou identité- perdue.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2011
Nombre de lectures 265
EAN13 9782296474925
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0214€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Écriture et quête de soi chez
Fatou Diome
Aïssatou Diamanka-Besland
Aminata Zaaria
Départ et dispersion identitaire
Approches littéraires
Collection dirigée par Maguy Albet

Dernières parutions

Sandrine Leturcq, Jacques Sternberg, Une esthétique de la terreur , 2011.
Yasue IKAZAKI, Simone de Beauvoir, la narration en question , 2011.
Bouali KOUADRI-MOSTEFAOUI, Lectures de Assia Djjebar. Analyse linéaire de trois romans : L’amour, la fantasia, Ombre sultane, La femme sans sépulture, 2011.
Daniel MATOKOT, Le rire carnavalesque dans les romans de Sony Labou Tansi , 2011.
Mureille Lucie CLÉMENT, Andreï Makine, Le multilinguisme, la photographie, le cinéma et la musique dans son œuvre , 2010
Maha BEN ABDELADHIM, Lorand Gaspar en question de l’errance , 2010.
A. DELMOTTE-HALTER, Duras d’une écriture de la violence au travail de l’obscène, 2010.
M. EUZENOT-LEMOIGNE, Sony Labou Tansi. La subjectivation du lecteur dans l’œuvre romanesque , 2010.
B. CHAHINE, Le chercheur d’or de J. M. G. Le Clézio, problématique du héros , 2010.
Y. OTENG, Pluralité culturelle dans le roman francophone , 2010,
Angelica WERNECK, Mémoires et Désirs. Marguerite Duras/Gabrielle Roy , 2010.
Agnès AGUER, L’avocat dans la littérature du Moyen Âge et de la Renaissance , 2010.
Sylvie GAZAGNE, Salah Stétié, lecteur de Rimbaud et de Mallarmé. Regard critique, regard créatif , 2010.
Élodie RAVIDAT, Jean Giraudoux : la crise du langage dans La guerre de Troie n’aura pas lieu et Électre , 2010.
A. CHRAÏBI, C. RAMIREZ, L’héritage des Mille et une nuits et du récit oriental en Espagne et en Occident , 2009.
Gloria SARAVAYA, Un dialogue interculturel , 2009.
Nelly MAREINE, Henri Miller, Blaise Cendrars. Deux âmes sœurs , 2009.
Christian Schoenaers


ÉCRITURE ET QUÊTE DE SOI CHEZ
FATOU DIOME
AÏSSATOU DIAMANKA-BESLAND
AMINATA ZAARIA

Départ et dispersion identitaire


L’Harmattan
DU MÊME AUTEUR

Échappées. Études sur trois écrivains belges d’hier : Pirmez, Van Lerberghe, Kochnitzky , 1996, chez l’auteur.
(Prix Constant de Horion de l’Association des écrivains belges de langue française.)
Références. Études littéraires : Poulet, Jacqmin, de Duve , 1998, chez l’auteur.
Retraits. Études littéraires : Pfeiffer, Sempoux, Cliff , 2000, chez l’auteur.
Goréens. Lectures : Boufflers, Boly, Clément , 2002, chez l’auteur.
Métissages. Goréens II. Adanson, Gaffiot, Giraudeau , 2004, chez l’auteur.
Écarts. Goréens III. Golbery, Cariou, Bohringer , 2008, chez l’auteur


© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-56374-2
EAN : 9782296563742

Fabrication numérique : Actissia Services, 2012
à Amy Niang
« Cet effort de lecture ne peut bien entendu pas aboutir à la saisie d’une vérité totale. Chaque lecture n’est jamais qu’un parcours possible, et d’autres chemins restent toujours ouverts. Le chef-d’œuvre c’est justement l’œuvre ouverte à tous les vents et à tous les hasards, celle qu’on peut traverser dans tous les sens. »

Jean-Pierre Richard, Poésie et profondeur.
Avant-propos
C’est sous le signe du départ , sans grande surprise, qu’il nous a paru opportun de réunir les trois nouvelles lectures ici menées. Difficile, en effet, pour le lecteur obstiné ou attentif de Fatou Diome, d’Aïssatou Diamanka-Besland et d’Aminata Zaaria, de ne pas voir dans chacun des livres en présence, des espèces de variations, peut-être, sur ce thème qu’on pourrait presque qualifier d’essentiel ou névralgique. Fatou, Salie, Madické, Moussa, Mémoria, Betty, Babacar, Soukeyna, Oulimata, Dior Touré et sa complice anonyme : autant de personnages en lesquels s’incarne, si l’on ose dire, à un moment ou à un autre de leurs parcours respectifs, avec des motivations et des fortunes diverses, un désir, une volonté ou une nécessité de partir . Quitter Niodior pour Mbour ou Foundiougne, Lëndëm pour Dakar, le Sénégal pour la France, l’Afrique pour l’Occident, tel est tour à tour ici le vœu, la contrainte, le mot d’ordre, le programme et son exécution. Sans compter encore, en marge des destins personnels généreusement déroulés, la tragédie collective des pirogues lancées, surchargées, depuis les côtes du Sénégal jusqu’à celles de l’Eldorado européen, à l’assaut des vagues de l’Atlantique.
Mais au delà du départ ou de l’exil des personnages ou des narratrices des livres que nous ouvrons, notre titre entend indiquer, aussi, et peut-être surtout, l’intérêt résolument porté à des œuvres naissantes, l’attention volontairement accordée aux premiers pas effectués par les trois auteures sur les chemins de l’écriture et de la publication. Si, pour des raisons qui nous demeurent obscures ou mystérieuses, Aminata Zaaria reste aujourd’hui, pour le public, l’auteure d’un seul livre, pas très épais de surcroît, ce dernier nous semble offrir d’emblée la matière d’un parcours riche et plein de sens. Si Aïssatou Diamanka-Besland, plus prolixe peut-être, signe à ce jour pas moins de trois romans, nous ferons ici la part belle aux deux premiers qui doivent ou peuvent se lire à la suite l’un de l’autre, comme en manière de diptyque, quand le troisième résolument se détache d’eux pour faire en quelque sorte cavalier seul. Quant à Fatou Diome dont l’œuvre, déjà reconnue et consacrée, est riche de plusieurs titres qui sont presque autant de gros succès de librairie, il nous a semblé que c’est aussi dans ses deux premiers livres que nous pouvions plonger nos bras pour les ressortir chargés des trésors que nous convoitions. Sans doute n’a-t-on pas pu négliger les derniers romans en date, mais alors pour leur fidélité, peut-être, aux textes qui les ont précédés, pour les prolongements ou enrichissements qu’ils présentent ou proposent, de notre point de vue, avec les thèmes initialement abordés ou traités. Car c’est bien dans ses nouvelles et dans son premier roman, à caractère fortement autobiographique, que l’aînée des trois romancières ici rassemblées nous fait entendre, avec courage et talent, les aveux pour nous les plus signifiants.
Aveux surgissant spontanément des pages de tous les ouvrages qui nous occupent, et à l’accueil et l’écoute desquels on ne pourra pas s’empêcher d’entendre, de l’un à l’autre, comme un riche réseau d’échos. Non qu’on se soit soucié d’apparenter des parcours étroitement personnels, de rapprocher des itinéraires tenus d’abord pour éminemment singuliers, d’établir entre les sujets observés des liens, des correspondances, des communautés d’attitude, de sentiment ou de pensée. Mais si chacun des trois univers ici visités a été exploré séparément, isolément, indépendamment des deux autres, il ne pouvait échapper à l’effort de compréhension et d’empathie, la récurrence de certaines hantises ou obsessions qu’on dirait volontiers communes ou partagées. Nul doute que les rapports au monde, à l’autre et à soi-même ne se trouvent affectés par les difficultés de vivre au Sénégal quand on y est né femme, ou en exil quand la couleur de notre peau d’emblée nous distingue des gens du cru. On retiendra surtout ici, entre autres dénominateurs communs aux trois corpus considérés, l’expérience d’un moi se découvrant malgré lui divisé, éclaté, fragmenté, morcelé, et faisant alors en quelque sorte le vœu d’une restauration ou reconstitution de l’unité – ou identité – perdue. « Rassembler mes morceaux d’Afrique et mes morceaux d’Europe » : tel est le défi que se lance aussi à elle-même Fatou Diome. « Impossible , semble croire de son côté l’héroïne d’Aminata Zaaria, de survivre ainsi fragmentée . » Tâche malaisée, à tout le moins, s’il faut encore en croire Aïssatou Diamanka-Besland : « Il devenait difficile de recoller ces morceaux épars. » À cette difficulté d’être, point d’autre remède, peut-être, ou réponse, issue, soutien, secours, nous disent les œuvres ici interrogées, que ceux de l’écriture.
Fatou Diome
« j’avais compris que partir serait le corollaire de mon existence. »


Dans le sillage, peut-être, ou le voisinage des plus fameuses entreprises autobiographiques – comme la littérature française ou francophone en voit éclore de loin en loin dans le vaste paysage, tout à la fois spatial et temporel, de son histoire –, l’écriture de Fatou Diome prend d’emblée, aux yeux de son lecteur attentif, toutes les apparences d’une exigeante et inla

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