Mourir, c’est bon pour les jeunes, et Timéo Foissan, à quatre-vingt-seize ans, n’est pas décidé à se laisser ensevelir par une autoroute. Les quatre officiers allemands enterrés dans son jardin n’ont pas eu cette rage de vivre. Tant pis pour eux ! Pour autant, déterrer les cadavres oubliés n’est jamais une bonne idée. Daphné, jeune journaliste retorse et obstinée va vite s’en rendre compte, car, sur le fil de cette enquête, il y a décidément beaucoup, mais beaucoup trop d’oiseaux de mauvais augure. Drôle et frénétique, Hoplophobie est de ces romans qui vous dévorent plus que vous ne les lisez. Les tribulations de la jeune Daphné s’enchaînent sur un rythme effréné et les surprises déboulent aussi vite que sifflent les balles dans ce polar à tiroirs, où ce qui est n’est jamais vraiment définitif. Avec l’humour pour complice et le vitriol comme arme, Edwige nous entraîne sur le chemin délicieux d’une cavale haletante, que l’on souhaiterait sans fin.