La fée de la Forêt Oubliée
94 pages
Français

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La fée de la Forêt Oubliée , livre ebook

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illustré par

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Description

Au cœur de la Forêt Oubliée, les fées et les farfadets sont d’éternels ennemis.
Iria aime voler et chanter, jusqu’au jour où une terrible tragédie se produit. Et si elle devait vivre sur le sol, au pays des farfadets ?


thème : amitié, bienveillance, courage, différence

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9782490592173
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

1La fée de la Forêt Oubliée
a été écrit par Lenia Major et illustré par Maïté Schmitt
© 2019, Mage Éditions
ISBN : 978-2-49-059206-7
Dépôt légal : mars 2019
er1 tirage
Tous droits réservés pour tous pays.
Reproduction, même partielle, interdite.
Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.
Imprimé par Booksfactory
2Maïté Schmitt Lenia Major
La fée
de
la Forêt
Oubliée
3« Je suis Iria,
la fée de la Forêt
Oubliée... »
« Je suis Bolet,
le farfadet... »
« Je suis Bardane,
la grand-mère de
Bolet... »
4Chapitre 1
La Forêt Oubliée
l y a très longtemps, dans une forêt oubliée,
I vivaient deux peuples : les fées et les farfadets.
Bien que leurs villages soient voisins, ils ne se
supportaient pas.
Les fées, qui habitaient de jolies cabanes
cachées dans les feuilles des grands arbres, ne se
déplaçaient qu’en volant et disaient :
— Ces farfadets, pouah ! Quels rustauds,
lourdauds, patauds ! Ils se déplacent sur le sol,
comme des bousiers. Ils marchent dans la boue,
vivent dans la boue, ramassent des plantes dans la
boue. Lorsqu’ils parlent, les sons qu’ils produisent
5sont si laids qu’on dirait qu’ils mâchent de la boue.
Aucune classe, aucune élégance, aucune magie. Pouah !
Les farfadets, qui habitaient de jolies et confortables
maisonnettes, à l’abri des branches des chênes,
disaient :
— Ces fées, pouah ! Quelles prétentieuses ! Toujours
dans les airs à voleter au-dessus de tout le monde.
Toujours à pousser des petits cris, à chanter sur un ton
aigu qui défrise les champignons. Lorsqu’elles volent les
feurs pour s’en faire des colliers, elles nous empêchent
d’en récolter les précieux fruits. Des chochottes, des
bêcheuses, des vraies chipies. Pouah !
Entre les fées et les farfadets, quelle discorde ! Ils
n’étaient d’accord que sur une chose : POUAH !
Parmi les fées, il y avait Iria. Elle était particulièrement
belle, élégante et agile. Elle aimait exécuter des fgures
compliquées dans le soleil levant ou capter les rayons
du soleil couchant pour faire miroiter ses ailes. Mais
elle aimait aussi survoler le village des farfadets et se
moquer de leur allure maladroite.
« Patapouf ! Gros patapouf !
Dans la vase, tu as fait plouf !
Bêta ! Gros bêta ! Te voilà tout cracra ! » chantait-elle.
67Elle était belle, élégante, agile, certes… mais pas
très gentille. Les farfadets, habitués, poursuivaient
leurs tâches en haussant les épaules.
Parmi les farfadets, il y avait Bolet. Il avait les
cheveux roux, des joues rondes, un sourire avenant.
Il n’aimait rien tant que récolter l’ail des ours au
printemps, et les trompettes de la mort en hiver. Il
adorait jouer à cache-cache avec les lièvres et faire
BOUH aux taupes quand elles pointaient le nez hors de
leur tunnel.
Quand les fées passaient au-dessus de sa tête, il
répondait :
« Chipie, chipie, viens donc par ici !
Un bain dans la boue te rendra polie ! »
Bref, dans la Forêt Oubliée, il y avait en haut les
fées, en bas les farfadets, et personne ne pouvait les
réconcilier.
Seulement, ils ne se doutaient pas qu’un événement
allait bientôt bouleverser leurs vies à tous.
8Chapitre 2
La chute
’était un soir d’été. Toute la journée, il avait fait
C une chaleur écrasante sur la forêt. Les fées et les
farfadets étaient demeurés à l’ombre des branchages.
Enfn, le soir, une brise rafraîchissante se leva. Elle
enfa en quelques minutes, provoquant des tourbillons
de feuilles et des craquements de branches.
— Allez, les amies, sortons ! lança Iria. De l’air
chaud, un peu de vent, ce sont les conditions parfaites
pour réussir les pirouettes et les toupies.
— Je n’aime pas la couleur du ciel, et ces bourrasques
ne me disent rien qui vaille, répondit Breena, la doyenne
des fées, en jetant un coup d’œil entre les feuilles
argentées. Restons plutôt à l’intérieur. Nous allons
broder nos voiles pour le bal de l’équinoxe.
Mais Iria n’avait pas envie de broder, elle avait envie
de voler. Elle voulait agiter ses ailes, pas une aiguille !
9

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