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Journal d'une ex-embarrassée de la vie qui décide enfin d'avoir le choix Et autres historiettes , livre ebook

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Description

Savez-vous ce qui se passe quand on décide et choisit de prendre enfin les commandes de sa vie et de ne plus subir les événements ? Cela peut être très surprenant... Pour connaître le résultat un après, suivez Sonia dans la lecture de son Journal et vous serez très étonnés... Le Journal d’une ex-embarrassée de la vie qui décide enfin d’avoir le choix est accompagné de deux autres nouvelles : Le jour où j’ai décidé d’être gentil et Cahier de textos. Oui le Bonheur est contagieux…

Informations

Publié par
Date de parution 05 juin 2015
Nombre de lectures 12
EAN13 9782312034737
Langue Français

Extrait

Journal d’une ex-embarrassée de la vie qui décide enfin d’avoir le choix

Frédérique Bétend
Journal d’une ex-embarrassée de la vie qui décide enfin d’avoir le choix
Et autres historiettes










LES ÉDITIONS DU NET
22, rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2015
ISBN : 978-2-312-03473-7
Le jour où j’ai décidé d’être gentil…
C’est LA journée du test pour moi.
Aujourd’hui le 12 novembre 2013.
Bonjour à tous je m’appelle Sylvain Duzèle, j’ai 42 ans et je suis professeur de français au lycée Aliénor d’Aquitaine où j’enseigne depuis 17 ans. Duzèle c’est mon vrai patronyme et bien sûr avec un tel nom je n’avais pas intérêt à jouer les fayots quand j’étais gamin… Soyez sympas, ne m’appelez pas « Dudu » par pitié ! Je suis marié à Catherine, ma « Mimine » qui est secrétaire médicale chez un dentiste et j’ai deux filles de 6 et 9 ans Clémentine et Sergine. J’ai une vie que je qualifierais de très banale, voire même médiocre à mon goût sur bien des points. Je travaille toute l’année scolaire et durant toutes les vacances je corrige des copies et je prépare et re-prépare des cours pour l’année suivante. Je fais un peu de tennis parfois, histoire de faire un minimum syndical de sport pour me maintenir en forme toute relative. Rien de bien transcendant. Mon seul luxe, envoyer nos filles en colonie à l’étranger durant l’été. J’ai un rêve bien sûr, c’est d’écrire. Un jour viendra. Peut-être… En attendant cela reste du domaine du rêve infranchissable.
Je vous raconte tout ça alors que je suis en voiture, en route pour aller bosser au lycée. Et oui je parle tout seul dans un dictaphone -je suis un tenant de la « vieille école », j’ai gardé cet appareil préhistorique qui date de mes années de fac- et j’enregistre mes pensées au gré de mes pérégrinations mentales. Le but ? Rédiger peut être un jour mes mémoires. Ecrire un vrai livre. En attendant cela me sert de palliatif et je me dis que ça va sans doute me mettre le pied à l’étrier.
En fait depuis un certain temps j’éprouve une furieuse envie de sortir des sentiers battus, ce doit être la fameuse « crise de la quarantaine » qui me titille. Sûrement même. J’ai cherché des solutions pour ça jusqu’au jour où j’ai entendu parler d’une théorie intéressante qui m’a bien botté.
Lors d’une soirée d’anniversaire où ça parlait de physique « quantique » et toutes ces choses bizarres à mon goût, les invités visiblement initiés à ces sciences d’un autre monde disaient que pour avancer de manière « fulgurante » -carrément ! - il fallait impérativement sortir de sa zone de confort . Les gens qui en discutaient avaient l’air très convaincus et il est vrai particulièrement épanouis aussi. Cela a dû je dois le dire franchement forger et renforcer chez moi l’idée de tester une petite sortie hors du confort bien douillet des habitudes installées depuis perpet’, et même plus si affinités… Car apparemment c’est seulement en quittant cette zone d’habitudes bien familières que l’on arrive à bousculer les choses et au final à transformer positivement sa vie. C’est ce à quoi j’aspire en ce moment.
Il semblerait que rester au chaud dans le connu ne nous fasse guère évoluer. Allez ! Fantaisie oblige, je me lance un challenge à moi -même.
Mais comment m’évader de mes habitudes ? Et dans quel domaine ? Le travail ? Bof ! Je ne le sens pas trop… à la maison ? Pourquoi pas mais comment ?
Et voilà ! Mega-embouteillage sur la rocade à hauteur de Mérignac à 8 h 47, allez zou ! Je mets la radio.
« Aujourd’hui 12 novembre c’est la journée de la gentillesse, faites plaisir à vos proches et aux autres. »
Mais oui ! La voilà la solution ! Le challenge recherché est là ! Je ne suis pas franchement ce qu’on peut appeler un « vrai gentil », je ne suis pas naturellement doté d’une grande bienveillance ; je suis plutôt du style à vouloir avoir raison, et le dernier mot j’y tiens toujours mordicus et plus que tout. Cela me vaut bien souvent des scènes de conflits et d’engueulades en tout genre et à ne plus finir avec mon épouse, les collègues et membres de ma famille, quant à laisser ma place pour faire passer les autres avant moi dans la queue alors ça non alors ! Je n’ai pas de temps à perdre pour la courtoisie. Ah oui très important ! On me dit souvent que je tire la tronche aussi, bref je ne suis pas du tout un modèle de sourire-ultra-white. Pour couronner le tout, Cath’, Clémentine et Sergine me traitent souvent de radin (ce qui est très vrai d’ailleurs !) ce qui me coûte -si j’ose dire ! - bon nombre d’heures bien pénibles d’engueulades sans fin.
Tester ma gentillesse serait donc un excellent moyen de sortir de ma zone de confort. Surtout en faisant des choses que je ne fais jamais… D’ailleurs, arriverai-je à les faire ? Ça y est j’arrive au lycée, je commence tout de suite. C’est décidé.
C’est décidé oui je fais le choix d’être gentil juste pour voir… Quel effet ça va me faire à moi ? Et aux autres ? Allez c’est parti.
Je reviens systématiquement à chacune de mes pauses vers mon dictaphone pour livrer mes premières impressions et rendre compte de mes tout premiers instants de vraie gentillesse ce qui me permet de retenir chaque détail concernant cette bienveillance toute neuve.
Premier debriefing à la récré de 10 heures 30 seul dans ma salle de cours face à mon dictaphone :
A 9 heures 13 précises, je tiens la porte à une collègue qui fait l’unanimité, froide et aigrie, aussi avenante qu’une bouteille de vinaigre… C’est bien la première fois que je fais un geste sympathique pour elle.
Eh éh… grosse surprise, elle se fend d’un sourire et d’un merci ! Elle s’en est d’ailleurs étonnée elle-même ! J’avoue que j’ai du mal à y croire. Hier à la même heure je lui aurais sans doute foutu la porte dans la tronche !
A 9 heures 35, je décide dans le cadre du chapitre « des goûts et des couleurs, parlons-en », de laisser travailler les élèves de seconde pro avec leurs casques et écouteurs sur les oreilles. J’observe. D’abord faciès interrogatifs… est-ce du lard ou du cochon ? Est-ce une blague de très mauvais goût ? Eh bien non justement ! Je leur explique qu’ils vont rendre un travail sur le goût musical, ça tombe très bien ! Quelle est votre chanson préférée les jeunes ? pourquoi ? Justifiez et expliquez en utilisant le vocabulaire de l’esthétique. Les élèves m’ont gratifié en retour d’un heureux « merci m’sieur c’était gavé bien comme travail »… Ah non le professeur que je suis ne va pas laisser passer ça ! Comment pourriez-vous s’il vous plaît exprimer cette gratitude et reconnaissance en bon français ? Après un sympathique « gavétropas », j’ai quand même obtenu un : « c’était euh… intéressant monsieur », mais je dois avouer humblement que du coup la spontanéité manquait et que les effusions de plaisir et le contentement étaient moins au rendez-vous chez les jeunes cette fois-ci.
Après tous les cours de la matinée et ceux du début d’après-midi c’est enfin la récré de quatre heures, je suis de retour dans ma salle avec mon fidèle compagnon de route qui enregistre chacune de mes avancées. Je ne veux vraiment rien louper, si jamais ça devait me resservir comme support d’écriture ! On ne sait jamais…
Je dois noter les élèves de première pro à l’oral, c’est décidé je leur fais entièrement confiance et les envoie dans tout le lycée faire un travail de groupe, à 3 ou 4 élèves ils doivent concevoir leurs propres œuvres de cœur pour la journée de la gentillesse -tiens tiens ! - je leur donne rendez-vous 40 minutes après pour le debriefing et la présentation orale de leurs bonnes actions. Et là que de belles surprises en cascade ! Succès total ! Les uns ont distribué leurs chewing-gums à tous ceux qui passaient dans le couloir - espérons que dans cette générosité ambiante ils ne vont pas se retrouver collés sous les pupitres… - les autres ont apporté un café au personnel de la vie scolaire et à la loge, d’autres sont a

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