La douloureuse plainte des Cyprès
154 pages
Français

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Description

Périple d’un couple éperdument amoureux, à travers la Toscane belle et sauvage, Paris ou l’Irlande.


Un amour fulgurant, passionnel, inconditionnel. Un feu d’artifice éclatant, époustouflant !


Consentement pénétrant, éthéré.


Quintessence d’un raffinement extrême, d’une suavité évanescente...


Dans ce roman passionnel, il y a l’amour dans son plus bel écrin, et la Dolce Vita, la douceur de vivre toscane. Étourdissant de volupté, la sensualité est exprimée, tout comme la beauté intemporelle et sauvage de la Toscane, empreinte de lumière et d’histoire, et qui laisse entrevoir un charme fou.


Pierre entraîne Olivia, dans les vertiges de l’amour,


à Paris, son fief, sur la Côte d’Azur avec ses corsos fleuris, en Irlande et ses paysages vertigineux...



Néanmoins une épée de Damoclès veille, va frapper...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 4
EAN13 9782382110010
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0064€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LA DOULOUREUSE PLAINTE DES CYPRÈS
Marylène HALIMI
LA DOULOUREUSE PLAINTE DES CYPRÈS
Roman
M+ ÉDITIONS
5, place Puvis de Chavannes
69006 Lyon
mpluseditions.fr
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
© M+ éditions
Composition Marc DUTEIL
ISBN 978-2-38211-001-0
PREMIÈRE PARTIE
1
C’est un petit village tranquille, niché au cœur de la campagne italienne : La Toscane, plus précisément dans la région de Florence à San Gimignano. Les collines sont ornées de cyprès aux formes élancées. C’est comme s’ils protégeaient le paysage de leur ombre bienveillante, en sentinelles végétales. Les arbres donnent une majesté au vallon, on se sent transporté lorsque l’on arrive pour la première fois. Une paix infinie vous gagne, comme un retour aux sources. Le vert l’emporte sur les couleurs tant la végétation est présente, omniprésente, conquérante.
Il y une lumière éclatante, intense. Les chênes sont très verdoyants, les oliviers et les vignes meublent le décor vivifiant et serein. Parfois, la brume vient envelopper le paysage et le regard s’accroche, comme captivé.
La famille Esposito occupe une belle demeure ancienne, tout en pierres. Il y a trois étages, le premier est occupé par des chambres d’hôtes. Les propriétaires Maria et Tino, ont transformé la maison pour accueillir les touristes. Autour de la maison, il y a un magnifique jardin invitant au repos, à la sérénité. Des chaises longues ont été installées à l’ombre.
La végétation est luxuriante, Maria vient cueillir les roses, les glaïeuls, pour décorer les chambres et le séjour. Il y a un potager assez fourni : des tomates, des poivrons, des courgettes, des aubergines, des carottes… Un carré d’herbes odorantes telles que le romarin, le thym, le laurier, la ciboulette, la mar jolaine, la menthe au parfum soutenu, la coriandre, le persil plat ou frisé, la sarriette… Maria, n’a qu’à se servir chaque matin pour préparer ses plats goûteux et savoureux. Sa table d’hôtes est très connue et appréciée, les touristes reviennent, réservent longtemps à l’avance !
Derrière la maison, il y a des arbres fruitiers, un poirier, un oranger, un figuier, mais aussi des groseilles, des framboises, des fraises, des myrtilles, des mûres. Des fruits à profusion, qui permettent à Maria de confectionner des confitures très gourmandes et parfumées.
Une belle terrasse invite au repos, aux heures propices de lecture et de méditation, d’évasion…
Tino s’occupe de ses vignes. Il leur consacre beaucoup de temps. Elles se trouvent à quelques kilomètres de la maison. Lorsque c’est le moment des vendanges, Tino se fait aider par ses deux frères, qui vivent un peu plus loin dans la campagne toscane. Leur entreprise est familiale. Leur père, leur grand-père et leur arrière-grand-père, se sont investis depuis trois générations. Le vin est mis en bouteille, puis, vendu en collectivité. Chaque année, les frères Esposito embauchent des saisonniers pour la cueillette du raisin. Ce sont des moments faits de convivialité et de joyeuse ambiance.
Tino sait précisément quand il faut cueillir le raisin, quand il a atteint une certaine maturité, lorsque l’équilibre entre le sucre et l’acidité s’est enfin stabilisé, que la couleur du fruit est obtenue. Il y a plusieurs cépages, qui donneront le vin blanc, rouge, ou rosé.
Les deux frères de Tino, Guiseppe et Antonio, vivent dans la maison familiale avec leurs femmes et leurs enfants. Le patriarche, Ernesto, est encore en vie, il a quatre-vingts ans, et malgré son grand âge, il continue d’exercer une autorité inflexible sur son exploitation. Ses trois fils respectent ses décisions à la lettre ! Sa femme est décédée depuis deux ans, elle lui manque infiniment.
Le vin produit est très bon et recherché. On trouve du Chianti, du Lambrusco ou du Moscato, un vin de Muscat très raffiné.
Maria, la femme de Tino, s’affaire dans sa cuisine. Un couple de Parisiens doit arriver ce matin, mais aussi des touristes Belges. Hier au soir, Maria a préparé les chambres d’hôtes. Elle a rajouté dans chacune d’elles, un bouquet de fleurs, puis une corbeille de fruits afin d’accueillir chaleureusement ses pensionnaires.
Les chambres donnent sur le jardin, et au loin, on peut voir le village médiéval de San Gimignano. Les tours dominent, alors, l’histoire renaît de ses cendres comme par enchantement. Le village fortifié est le témoin tranquille d’un passé historique emblématique, entre les Etrusques et les Romains, entre le Moyen Age et la Renaissance.
On trouve de petites chapelles, des ruelles secrètes et ombragées, un vieux château et une certaine douceur de vivre : la Dolce Vita, tant vénérée.
Les chambres sont confortables, bien décorées. Elles invitent au repos, à la détente. Maria cultive un sens de l’hospitalité véritable, se met à la disposition de ses hôtes pour leur mijoter des plats typiquement toscans, leur rendre un séjour agréable et paisible.
Maria a deux enfants : Olivia, vingt-quatre ans, étudiante aux Beaux-arts à Sienne, et Rémi, trente ans, ouvrier viticole sur l’exploitation de son père.
Olivia vient aider sa mère chaque fois qu’elle est disponible. Elle s’attelle aux préparatifs culinaires ou bien au service. Tandis que Rémi s’organise pour les courses en ville. Il se rend à Sienne, régulièrement tous les jeudis, pour le réapprovisionnement.
Chaque matin, une femme de ménage vient entretenir la maison et les chambres d’hôtes.
2
Le couple de Français vient d’arriver de Paris. Maria leur offre un rafraîchissement typiquement italien à base de citron : un limoncello. Elle leur fait visiter la maison, le jardin, leur montre leur chambre, indique les horaires des repas, du petit déjeuner.
Les hôtes sont ravis, enchantés, conquis. La maison leur plaît beaucoup, le lieu les enthousiasme.
Ils ont prévu de rester une quizaine de jours.
Maria distribue un plan de la région, leur propose des visites à faire. Sienne et Florence sont à proximité, mais aussi Pise et sa tour penchée, les villes de Cortona, Arezzo ou bien celle de Lucca. Il y a tant à voir, à découvrir, à aimer. La Toscane brille de mille feux. C’est la fin de l’été, la nature arbore ses plus jolies couleurs.
Pierre est un homme très séduisant, grand et mince, les cheveux légèrement gris, il a les yeux bleus et un sourire éclatant. Il est avocat à Paris, ces vacances providentielles, il les attendait avec impatience. Sa compagne, Nathalie, est une jolie femme aux cheveux châtains et courts. Elle est grande, semble un peu perdue, comme dans son monde intérieur. Elle parle peu, ne se mêle pas au groupe.
Pierre discute avec la propriétaire des lieux.
« Votre maison est très belle, Maria ! Et le paysage est sublime. Je sens que je vais beaucoup me plaire dans cet endroit divin.
–   Merci, Pierre ! Vous êtes le bienvenu, si vous avez besoin de quoique ce soit, surtout, n’hésitez pas, je me ferai un plaisir de vous aider.
–   J’aimerais découvrir la région dans un premier temps, ensuite visiter toutes ces villes autour de San Gimignano.
–   Dans un moment, ma fille Olivia va rejoindre son père dans les vignobles, elle doit lui apporter son panier-repas. Elle pourrait vous emmener. Vous découvrirez la campagne toscane.
–   Avec plaisir, Maria, j’en serais ravi ! »
Olivia arrive à cet instant précis. Sa mère lui remet un panier en osier recouvert d’un torchon rouge à carreaux.
Maria présente Olivia à Pierre et Nathalie.
« Bonjour Olivia ! Enchanté !
–   Bonjour Pierre ! Bonjour Nathalie ! Soyez les bienvenus à San Gimignano, j’espère que vous passerez un séjour agréable.
–   J’en suis convaincu ! Je suis surpris, vous parlez parfaitement le français, Olivia !
–   Merci Pierre ! j’ai étudié le français dans le cadre de mes études. J’essaie de me débrouiller au mieux. Nous avons beaucoup de touristes français, aussi. Cela aide, naturellement. »
Nathalie désire se reposer, monte dans sa chambre. Pierre l’accompagne.
« Tu ne veux pas te joindre à nous et visiter les vignobles ?
–   Non, Pierre ! Je suis fatiguée, je vais dormir un moment. On se retrouvera pour le déjeuner tout à l’heure. Le voyage m’a épuisée.
–   Comme tu voudras, ma chérie ! Repose-toi bien. »
Olivia avance sa petite Fiat, Pierre s’installe à l’avant du véhicule.
La jeune femme conduit avec assurance et souplesse. Pierre admire sa maîtrise, sa dextérité. Ils conversent avec insouciance et nonchalance.
« Que faites-vous dans la vie, Olivia ?
–   Je termine mon cursus d’études en architecture, à Sienne. Je suis passionnée par cet art majeur.
–   L’Italie doit être un prodigieux vecteur dans ce domaine !
–   En effet, Pierre ! Nous possédons de magnifiques monuments, qui ont traversé plusieurs époques architecturales.
–   J’imagine que vous trouverez aisément l’inspiration au coin de chaque rue, que ce soit à Rome ou bien à Florence !
–   J’habite à Sienne, j’ai un petit appartement tout près de mon école. Et Sienne, c’est déjà un vrai bijou architectural. Je vous y emmènerai. Je viens aider mes parents chaque fois que je le peux, c’est un plaisir pour moi que de faire découvrir notre région.
–   Je vous remercie, Olivia .
–   Et, vous, Pierre, que faites-vous à Paris ?
–   Je suis avocat depuis une dizaine d’années, j’aime mon métier, je suis entouré de collaborateurs très sympathiques et complémentaires. Nous formons une très belle équipe.
–   Et votre épouse ? Que fait-elle ?
–   Ma femme ne travaille pas, elle a quelques soucis de santé. Nous n’avons pas d’enfant, et mon épouse est très déprimée. Elle ne peut devenir mère. Elle en souffre terriblement !
–   Je comprends. J’espère que ce séjour lui fera le plus grand bien.
–   Je le souhaite vivement. Nous n’avons pas pris de vacances depuis un moment, déjà. »
Pierre évoque la vie parisienne, trépidante et exaltante à la fois. Olivia lui parle de ce coin d’Italie, où le temps semble s’être arrêté, de tous ces monuments historiques chargés d’histoire, de cette nature si belle, si généreuse.
Tandis qu’Olivia conduit, Pierre découvre le paysage. Les forêts sont nombreuses et touffues, les vallées se gorgent de sève abondante, les vallons sont verdoyants avec, en toile de fond, les cyprès qui allongent leur silhouette longiligne.
Partout, une lumière intense, irradiante, comme un feu incandescent. Le ciel est d’un bleu limpide, emprisonne quelques nuages floconneux dans un écrin doré. De toutes parts, des champs de blé, des oliviers. De chaque côté de la route, les vignobles s’étendent à perte de vue.
Pierre est subjugué par le décor champêtre qui s’offre à sa vue, une émotion intense le gagne.
Olivivia s’est tue, un instant.
–   « Merci Olivia de me faire découvrir cette magnifique région. La nature est si belle, si généreuse. On se sent gagné par cette harmonie, par les couleurs, les parfums, la lumière qui baigne et irradie le paysage. Toutes ces espèces végétales ont une telle rotondité. Un tel ordre harmonieux, c’est un véritable éden ! comme un vrai décor de carte postale. Je rêvais de faire ce voyage depuis si longtemps.
–   Je suis heureuse que la région vous plaise ! Il y a tant à voir, à aimer. Vous ne serez pas déçu. Je suis en vacances, je pourrai vous conduire là où il vous plaira de vous rendre. Je vous ferai visiter des endroits que vous ne soupçonnez même pas !
–   Je vous remercie Olivia, c’est très gentil à vous.
–   Je vous en prie, ce sera avec un grand plaisir. »
Pierre est ému par le paysage, mais aussi par cette fille si jolie, intelligente, désinvolte. Sur son visage altier se dessine un sourire irrésistible, avec deux fossettes au creux des joues sur lesquelles on aimerait, sans doute, déposer un baiser furtif ! Pierre se surprend à le vouloir !
Il se sent coupable de formuler un tel souhait, un tel désir.
Olivia a la peau mate, des yeux verts, les cheveux noirs comme du geai, coiffés en queue-de-cheval. Elle a une voix cristalline, grave, par moments. Lorsqu’elle rit, son rire est communicatif, voire, contagieux…
Olivia se gare à proximité des vignobles de son père.
Encore un spectacle à couper le souffle tant c’est beau, ordonné et vivant. Les vignes sont organisées en allées espacées et régulières. On peut circuler aisément entre deux rangées.
Olivia présente son père Tino à Pierre. Ils se serrent la main chaleureusement. Tino ne parle pas le Français, jusque quelques mots.
Il prend le panier que sa fille lui a apporté et retourne à son travail.
Olivia explique à Pierre les rudiments de la vigne et les soins apportés pour permettre une croissance efficace.
« Mon père taille les vignes en segments longs pour certains : il faut compter dix yeux par sarment, c’est ce qui va permettre la croissance des grappes, et d’autres segments seront plus courts : on comptera deux ou trois yeux afin de préserver une vigne qualitative qui donnera un vin de grande qualité.
–   Ce travail de préparation doit être long et extrêmement précis.
–   En effet ! la vigne demande un travail rigoureux, très astreignant. »
Les oncles d’Olivia sont là : Antonio et Guiseppe, ils sont plus jeunes que Tino, qui est l’aîné. Ils viennent embrasser leur nièce préférée et saluent Pierre. Il y a de nombreux saisonniers pour les aider.
Lorsque le raisin sera récolté, une partie sera consommée, puis le reste sera destiné à l’élaboration du vin, mais aussi, du jus de raisin ou du vinaigre acide et doux, utilisé en cuisine.
Olivia et Pierre repartent vers le village de San Gimignano, village classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Ils s’arrêtent un moment pour visiter ce magnifique village médiéval. Ils s’attablent à un café, commandent une boisson fraîche pour se désaltérer.
Une petite chapelle se trouve à proximité. Ils entrent un instant, Pierre n’est pas croyant, mais le lieu paisible et sacré le surprend. Quelques fidèles sont venus prier, se recueillir, ou bien simplement allumer un cierge. Les vitraux reflètent une lumière douce, les petits morceaux de verre composent une fresque de Michel-Ange. Olivia dit à Pierre qu’il s’agit du Jugement Dernier.
Pierre est impressionné par la précision des personnages et par les couleurs.
Olivia est intarissable, connaît parfaitement l’histoire de ce village qui fut sauvé par un évêque : Modène, des hordes barbares.
« Le village historique est resté fidèle à son histoire, comme figé dans le temps. Il est entouré d’un mur d’enceinte, et sa particularité, ce sont les tours érigées. Elles ont été construites par de riches familles pour montrer leur réussite économique. Il y en avait soixante-quinze. Aujourd’hui, elles ne sont plus que treize !
–   Le village semble préservé comme un joyau rare.
–   En effet, Pierre ! On se sent protégé de toutes parts. »
Pierre et Olivia empruntent de petites ruelles étroites. Elles ont gardé leur cachet médiéval, il y a des palais étrusques, des églises, des places somptueuses. On se sent gagné par la sérénité, toutes les tensions n’ont plus d’emprise. Olivia raconte l’histoire de ce village, mais aussi la richesse artistique, la peinture, la sculpture, l’architecture. Pierre est admiratif de ce flot de connaissances.
Avec Olivia, ce séjour sera complètement réussi. Pierre est conquis…
Puis ils reprennent le chemin de la maison.
Lorsqu’ils arrivent, Nathalie, la femme de Pierre, se repose dans le jardin ombragé, elle est étendue sur un drap de plage, sous un parasol. Pierre vient l’embrasser, prend de ses nouvelles.
« Tu vas mieux ma chérie ? Tu as pu te reposer ?
Oui, j’ai dormi près de deux heures, ensuite je suis venue dans le jardin. Le temps est splendide et la maison très agréable.
–   En effet, le cadre est merveilleux, cet endroit me plaît beaucoup. Veux-tu boire quelque chose de frais ?
–   Oui, je veux bien ! Un jus d’orange avec des glaçons s’il te plaît.
–   Entendu ! Je demande à Maria de nous préparer des boissons. Je monte prendre une douche et je te rejoins, ma chérie. »
Olvia a rejoint sa mère pour l’aider dans les derniers préparatifs. Le déjeuner sera servi dans moins d’une heure. La table est posée sur la terrasse, la température est clémente, on pourra manger à l’extérieur de la maison.
 
Olivia a choisi des serviettes bleues en coton, ce soir elles seront rouges. Au centre de la table, un magnifique bouquet de roses attire le regard. Les fleurs embaument la terrasse d’un parfum subtil et léger.
Dans la cuisine, il y a une joyeuse ambiance, et la langue italienne reprend le dessus.
Avec cet accent chantant et enthousiaste.
Maria a préparé un Osso buco, avec des pâtes fraîches comme accompagnement. Les parfums odorants de la viande confite et rôtie attisent la faim. Olivia prépare la sauce de la salade composée, quand au dessert, Maria a prévu des fruits du jardin, puis une tarte au citron meringuée.
La tablée est au complet, Rémi, le frère d’Olivia, vient rejoindre les convives. On lève un toast pour accueillir les touristes. Tout est délicieux, on fait des compliments à Maria qui rougit un peu.
Pierre apprécie le vin qui vient d’être servi, qui provient des vignes de l’exploitation. Un Lambrusco rouge, frais et pétillant. La robe est rouge, le goût est fruité, sucré. Les arômes sont équilibrés, matures. Maria explique l’élaboration de ce vin produit par son mari. Avant que tous les sucres ne se transforment en alcool, le vin est mis en bouteille. Alors, une deuxième fermentation se fait et donne des bulles.
Pierre est séduit !
Olivia fait le service, demande à sa mère de ne pas se lever de table. Rémi s’occupe des boissons.
On bavarde avec entrain, on fait vraiment connaissance. Le ton est léger, désinvolte, empathique. Maria comprend assez bien le français, mais ne le parle pas couramment. Lorsque certains mots lui échappent, Olivia traduit à sa mère scrupuleusement, avec affection. On apprend les coutumes des uns et des autres, la France et l’Italie sont évoquées, plébiscitées.
Olivia rappelle qu’elle a fait un séjour à Paris, il y a quelques années, dans le cadre de ses études. C’est un beau souvenir, elle donne ses impressions.
« J’ai beaucoup aimé les Champs-Elysées, le Sacré-Cœur, la Seine et les bateaux- mouches le long de la Seine, les cafés parisiens, notamment, le Flore, tellement évocateur, l’Opéra de la Bastille, la Butte Montmartre, le quartier de Saint Germain des Prés… L’architecture en général m’a beaucoup séduite. J’ai visité quelques musées, notamment celui du Louvre, mais aussi celui de Rodin. Ils regorgent de chefs-d’œuvre !
–   Vous avez sans doute apprécié les collections italiennes, j’imagine ?
–   En effet, Pierre ! je me suis sentie en terrain conquis. Cependant, je n’ai pas du tout aimé le métro parisien, les couloirs sombres, le manque d’entretien, et la Tour Eiffel, adulée par l’ensemble des Français, m’a parue incongrue ! composée uniquement de ferraille, elle ne m’a pas du tout convaincue ! je préfère la pierre, c’est plus vivant, plus noble, cela me touche davantage. »
Le repas est accompagné de rires, d’accents chantants. Chacun des plats est délicieux, Maria est une cuisinière accomplie, les sauces sont onctueuses, les parfums titillent la convoitise, la gourmandise.
Tandis que les cigales donnent un concert aigu, qui ne cesse jamais. Depuis le jardin odorant et superbement agencé, des fragrances de fleurs, d’aromates, de fruits matures.
Le ciel est ponctué de rose, de bleu, de violet, quelques nuages floconneux élaborent de jolies arabesques, que chacun peut interpréter, définir. La température est douce, on avoisine les vingt degrés, une brise légère fait onduler une bordée de cyprès, les oiseaux s’égaient, se pourchassent en laisant un sillage énigmatique. Une brume évanescente reste en suspension, les rayons de soleil tentent de la percer, tandis que la lune, qui attend son heure de gloire, se pose, en catimini, au-dessus de la maison.
 
Olivia apporte le café, des arômes puissants et suaves s’en échappent.
Maria annonce que ce soir, il y aura deux hôtes de plus : un couple belge, venant de Bruxelles. Tino rejoindra le groupe en fin d’après-midi, après sa journée de travail dans les vignobles.
Nathalie et Pierre regagnent leur chambre, tandis qu’Olivia débarrasse la table, range la vaisselle dans l’appareil et le met en route.
Maria monte se reposer.
Olivia s’installe dans le jardin, à l’ombre d’un grand cyprès, reprend la lecture de ses cours. Elle travaille de manière un peu distraite. Elle repense à Pierre, à leurs échanges dans la voiture, puis dans les vestiges de San Gimignano. Elle le trouve sympathique, intelligent et séduisant.
Dans la petite chapelle, elle pouvait lire son émotion palpable.
Elle s’est sentie très proche de lui, dans ces instants de communion, comme une irrésistible attraction. Elle se mémorise leur discussion, Pierre s’est confié à elle, en toute confiance, comme s’ils se connaissaient de longue date, elle a été très touchée de cette marque de bienveillance.
Pierre est marié, mais ne semble pas heureux. Tous deux ont beaucoup échangé pendant leur excursion, dans la cité médiévale. Pierre lui a confié ses tourments. Son épouse, Nathalie, est dépressive depuis de nombreuses années. Elle ne peut devenir mère, se réfugie dans une solitude organisée, se retranche dans un monde intérieur. Il le lui a révélé ce matin, spontanément, comme s’ils étaient deux amis. Olivia a été très touchée de cette marque de confiance.
Pour compenser, Pierre s’investit totalement dans son travail. Il enchaîne les audiences et les déplacements, pour échapper à cette situation morose.
Il aimerait que sa femme retrouve la joie de vivre, celle qu’il lui connaissait avant qu’elle ne sombre dans la dépression.
Au début de leur vie de couple, Pierre et Nathalie sortaient beaucoup, ils rejoignaient leurs amis communs au cinéma, à l’Opéra, au restaurant, aux expositions… Ils partaient en week-ends dans les capitales européennes. Ils se déplaçaient souvent pour de beaux voyages. Puis, peu à peu, Nathalie s’est repliée sur elle-même, a décliné les invitations de plus en plus, et refusé les voyages que son mari lui proposait, prétextant de la fatigue. Au fil du temps, elle s’est retranchée dans la solitude. Nathalie ne travaille pas, Pierre a une très bonne situation. Le couple possède un grand appartement haussmannien dans les beaux quartiers de Paris.
Nathalie ne voit plus ses amis, ne fait presque rien de ses journées.
Lorsque Pierre rentre le soir, elle est déjà couchée.
Ces vacances en Italie, il les espérait depuis longtemps, et compte bien en profiter. La Toscane, il en rêvait depuis toujours.
Nathalie s’est assoupie. Pierre a pris un livre, mais les mots semblent se dérober, lui échapper. Il n’arrive pas à se concentrer sur la lecture.
Il repense à cette belle matinée, et à Olivia. Cette jeune femme le séduit complètement, le surprend, l’étonne, il voudrait en savoir davantage, connaître ses goûts, ses occupations, ses passions… Il la trouve jolie, pétillante, intelligente et cultivée. Dans la petite chapelle, il s’est surpris à vouloir lui prendre la main, comme un désir irrésistible et impétueux. Il s’est maîtrisé pour ne pas céder à cette pulsion soudaine ! c’est la première fois, depuis son mariage, qu’il est attiré par une autre femme que la sienne. Pierre est fidèle, mais il est ému, interpellé. Cette jeune femme le touche irrésistiblement.
Dans la soirée, le couple belge est arrivé. Olivia est venue les accueillir. Maxence et Laure prennent possession de leur chambre. Olivia les aide à monter leurs bagages. Leur voyage a été long et pénible, tous deux aspirent à un repos bien mérité. C’est un couple charmant, ils ont la soixantaine, mais paraissent très dynamiques. Olivia leur apporte des rafraîchissements.
Pierre et Nathalie sont descendus dans le jardin. Le soir tombe peu à peu, la terrasse est éclairée. Maria s’affaire dans sa cuisine, aidée par Olivia. Rémi est parti en ville rejoindre sa fiancée Alyssa. Ils se marient en automne prochain. Après leur mariage, ils viendront vivre ici, chez Maria et Tino. En Italie, les enfants restent auprès de leurs parents lorsqu’ils travaillent sur l’exploitation familiale. En ville, les jeunes sont indépendants, ils ont leur appartement mais ils aiment retrouver les leurs le dimanche, autour d’un repas familial. Les parents et les enfants sont très proches. La famille compte énormément, c’est une véritable entité !
Une jolie table fleurie est préparée. Olivia a sorti les serviettes rouges, comme prévu.
Des photophores ont été allumés. Ils diffusent une lumière douce et romantique.
Tino est venu rejoindre Maria dans la cuisine. Après son travail il s’est reposé deux heures, il est maintenant en pleine forme.
Au menu ce soir : soupe de gaspacho avec des tomates, des concombres, du basilic. Puis, un loup cuit au four avec les légumes du jardin, courgettes, pommes de terre et fenouil, un plat de spaghettis à la sauce tomate et au dessert, une glace à la fraise, accompagnée d’un tiramisu au chocolat.
Le repas est gai, les conversations très animées. Le vin blanc de Tino fait sensation, il explique comment le vin est vieilli en fût de chêne. On lève un verre aux nouveaux arrivants, la Belgique est à l’honneur ce soir !
Maxence est un brin facétieux et, pendant le repas, il y a des fous rires mémorables.
Il parle notamment du célèbre Manneken-Pis, la fameuse statue de bronze qui représente un enfant joufflu en train d’uriner, et qui est censé protéger Bruxelles d’un incendie inexorable !
« Saviez-vous qu’une riche aristocrate a fait un don de mille florins ? C’est une somme colossale ! Cet argent est destiné à entretenir notre « Manneken ». Alors, on le bichonne, on le nettoie régulièrement, on le fait lustrer, un personnel attitré et très diplômé s’en occupe très consciencieusement. Alors, du coup, dans mon jardin, j’ai presque le même ! il m’aide à arroser mes plates-bandes, et je vous assure que depuis que je l’ai installé, les fleurs, les plantes, les arbustes, les buissons, les haies, le gazon, profitent allègrement de ce jet providentiel, sont très productifs, se sont multipliés ! les arborescences sont belles, se sont développées à une vitesse phénoménale. Le potager donne en puissance, je n’ai pas le temps de cueillir les légumes, que déjà, d’autres pointent leur nez, et la terre s’est fructifiée, enrichie d’un terreau, que l’on ne trouve nulle part ailleurs !  »
La tablée est sous le charme du nouvel hôte bruxellois, l’ambiance est chaleureuse, déjantée, il y a de grands éclats de rires, l’humour est décapant.
Ces vacances promettent des moments enchanteurs faits de bonne humeur et d’entente cordiale.
 
Olivia traduit afin que ses parents puissent comprendre. La famille Esposito paraît très unie, très soudée.
Olivia propose un café ou un thé.
Les cigales chantent dans un concert endiablé pour attirer les femelles dans leurs filets. Nathalie est montée se coucher tandis que Pierre discute avec Maxence et Laure. Pour demain matin, une excursion est prévue dans la ville de Sienne. Olivia s’est proposée en tant que guide. On partira tout de suite après le petit déjeuner.
Le ciel étoilé éclaire le jardin, ce soir la lune est pleine.
3
Olivia s’est réveillée la première. Le boulanger a livré le pain et les viennoiseries. Elle prépare les jus de fruits, le café, le thé et le chocolat chaud. Les panières débordent de croissants et de brioches, le pain est découpé en tranches épaisses. Les confitures maison, sont variées, fraises, framboises, mûres et abricots. Il y a du miel et du beurre baratté, du lait frais.
Tout le monde se retrouve autour de la table dans un joyeux remue-ménage. On mange avec faim et gourmandise. Tino se dépêche pour rejoindre son exploitation. Il emmène avec lui son panier-repas. Olivia ne pourra pas le lui apporter aujourd’hui !
Nathalie n’est pas descendue, Pierre lui apporte un plateau dans la chambre. Elle ne se joindra pas aux autres pour la visite de Sienne, elle préfère rester dans le jardin. Maria sera là si jamais elle a besoin de quoique ce soit !
Olivia débarrasse la table et range tous les ingrédients à leur place. Elle prépare, dans un sac à dos, des bouteilles d’eau fraîche et des gobelets.
Cette fois, c’est Pierre qui prend sa voiture, Maxence monte à ses côtés tandis qu’Olivia et Laure grimpent à l’arrière du véhicule.
La journée est belle, il ne fait pas encore trop chaud. Olivia indique le chemin à Pierre, pas besoin de GPS.
Le paysage est sublime, les cyprès sont toujours là de part et d’autre de la route. Ils projettent une ombre rassurante, rafraîchissante. Les plantations d’oliviers s’étendent à perte de vue, les champs de maïs donnent une jolie couleur dorée au panorama. Les forêts sont très verdoyantes, on rencontre des rivières tumultueuses et claires. La lumière du matin est belle, elle poudre les collines et les vallons d’un rayon lumineux, incandescent. On dirait une toile de maître. La brume matinale enveloppe le sommet des arbres comme une couronne éthérée.
La Toscane n’a pas fini d’étonner, de surprendre, on tombe amoureux instantanément ! On voudrait que le temps s’arrête, on souhaiterait retenir ces instants merveilleux.
Olivia raconte l’histoire du peuple toscan, les guerres et les hordes de barbares, la civilisation Etrusque et la période Renaissance.
De magnifiques monuments historiques ont été édifiés à ces deux époques. L’architecture est celle de la renaissance, mais aussi l’art gothique et roman avec une certaine horizontalité, il y a des vases, des dômes, des bas-reliefs, des coupoles…
Léonard De Vinci, Raphaël, ou Michel-Ange, ont été les précurseurs de cet art italien tant admiré et magnifié à travers les siècles.
On arrive à Sienne, Pierre a pris le sac avec les bouteilles d’eau. Olivia le remercie, d’un sourire.
La porte de la ville est franchie, elle donne sur une place : La Piazza Del Campo.
Olivia donne des explications.
« Chaque année, il y a une course de chevaux sur cette place, que l’on appelle Palio, elle attire beaucoup de touristes, c’est un spectacle époustouflant.
–   J’ai déjà vu cette représentation dans un documentaire, dit Pierre.
Olivia fait savoir que cette période est creuse.
–   Malheureusement, nous ne verrons pas les chevaux, cette fois ! il faudrait revenir à un autre moment.
–   Je propose que l’on se donne rendez-vous dans un mois, dit Maxence ! »
Pierre est ravi de cette visite, tandis que Maxence et Laure prennent des photos. La ville de Sienne est souvent comparée à celle de Florence, mais elle dénote par un charme fou, la cité médiévale pourrait tenir un siège de plusieurs mois tant elle est protégée de toutes parts.
Les petites ruelles invitent à la promenade, il y a des églises, des palais, une basilique, des parcs et des jardins, une université, des thermes…
Pierre se demande où vit Olivia, il l’imagine très bien dans cet environnement magnifique.
Un décor qui lui ressemble. A-t-elle un amoureux ?
Lorsque le groupe reprend la voiture, tout le monde est conquis, enchanté, Sienne vaut le detour. Pierre regrette que Nathalie ne soit pas venue.
Dans la voiture, Pierre s’est installé pour conduire. Olivia donne encore des précisions sur la visite que l’on vient d’effectuer.
On la remercie chaleureusement de son savoir, de ses connaissances approfondies. Pierre l’observe dans son rétroviseur. Elle porte une robe blanche en coton, avec un léger décolleté mettant en valeur ses épaules et la naissance discrète de sa poitrine. Les cheveux sont lâchés aujourd’hui. Elle se maquille peu : juste les cils, qu’elle a recouverts de mascara. Pierre apprécie cette simplicité et ce côté naturel, sans artifice.
Olivia surprend son regard admiratif dans le rétroviseur et baisse les yeux, un peu confuse.
Pierre se concentre, à nouveau, sur sa conduite.
Sur le chemin du retour, la Toscane est baignée d’une lumière presque aveuglante, la brume est dissipée depuis longtemps. Les vignobles se profilent au loin, dans les vallons et sur les coteaux ensoleillés. Les forêts paraissent plus denses, et les cyprès ont allongé leur silhouette filiforme. Le ciel est d’un bleu intense, aucun nuage à l’horizon.
Lorsqu’ils arrivent à la maison familiale, la table est dressée avec beaucoup de goût.
Nathalie se promène dans le jardin. Pierre la rejoint.
Olivia retrouve sa mère dans la cuisine et l’aide dans les derniers préparatifs. Rémi a rejoint son père à l’exploitation viticole.
On peut se mettre à table, Olivia fera le service. On parle avec entrain, et Maxence dit avoir très faim ! Laure lui sourit avec complicité.
Maria a préparé un gigot d’agneau entouré de pommes de terre et d’haricots verts, les légumes sont confits, et la viande fondante. On félicite Maria avec chaleur.
On parle de Bruxelles, mélange de passé médiéval et de modernité. Les Belges ont le sens de l’autodérision et pratiquent un humour féroce, décapant. Ils cultivent cet état d’esprit. Et même si la Belgique est la capitale de l’Europe, le peuple belge ne se prend pas au sérieux. Maxence en est, d’ailleurs, l’exemple attitré de cette nonchalance espiègle.
Laure est plus réservée que son mari. Mais, elle le dévore des yeux ! A Bruxelles, ils vivent dans une maison, à Genval, près d’un lac. Maxence est entrepreneur en bâtiment, tandis que Laure tient une boutique de porcelaine.
Ils ont deux grands enfants qui vivent à l’étranger, au Canada. Maxence raconte un épisode tragique, il a perdu un frère et sa belle-sœur dans les tours du World Trade Center lors des attentats meurtriers du onze septembre 2001. Ils ont laissé un enfant qui est maintenant âgé de quinze ans. Maxence a adopté son neveu. Il est en vacances chez ses grands-parents maternels. Lorsque Maxence rentrera en Belgique, il ira chercher son neveu.
Olivia et Maria sont touchées, Pierre effleure le bras de Maxence avec affection.
Olivia apporte le dessert, une tarte aux figues et une corbeille de fruits, tandis que le café vient chatouiller le nez de ses effluves subtils et délicats.
Maria monte se reposer, et Olivia débarrasse la table. Laure voudrait l’aider, mais Olivia refuse gentiment.
La soirée sera belle, le ciel brille de mille feux scintillants. L’air est doux, et les cigales ont repris leur chant tapageur.
Demain, on a prévu de se rendre à Florence.
On partira très tôt le matin. On arrivera un peu en retard pour le déjeuner.
4
Pierre est au volant, comme la veille. C’est une belle journée qui s’annonce, le jour n’est pas encore levé complètement. La bonne humeur est toujours au rendez-vous, et les conversations vont bon train.
Olivia est intarissable, elle parle de Florence avec passion.
Florence est sans doute l’une des plus jolies villes italiennes où architecture et culture foisonnent à tous les coins de rue.
Maxence, qui s’est documenté avant le voyage, fait part de ce qu’il a retenu. La célèbre famille Médicis, faite de banquiers et de mécènes, a influencé la culture, l’économie et la politique, on pense alors à Dante et sa Comédie humaine, Boticelli, Léonard de Vinci ou Machiavel, Michel-Ange…
Pierre se souvient de la petite chapelle à San Gimignano, et des personnages peints sur la fresque, pour lui, il semblerait que Michel-Ange soit présent dans toutes les constructions, dans tous les monuments.
Olivia réagit !
« En effet, le Jugement Dernier est une œuvre de près de quatre cents personnages bibliques, on les trouve un peu partout en Italie, mais surtout à la chapelle Sixtine, au Vatican. »
...

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