Le mystère du bambou géant
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Le mystère du bambou géant

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Description

Lola est une jeune quadragénaire en quête d’une vie sereine et qui désire avant tout rendre les gens qui l’entourent heureux. Elle a de petits moyens, élevant seule ses deux enfants, adolescents. Jusqu’au jour où, en allant chiner un cadeau de Noël, elle ne se doutait pas qu’en en choisissant un en particulier, sa vie allait changer radicalement. De surprise en surprise, elle sera impliquée dans une aventure surprenante, fantastique grâce à un secret qu'elle ne pourra jamais dévoiler ! Elle fera la rencontre d’êtres exceptionnels, elle vivra des situations ahurissantes, cocasses et pourra sans le vouloir faire le bonheur de son entourage. Elle voulait prendre une revanche sur la vie et sera bien servie !!!


***



Extrait :


Vous est-il déjà arrivé de faire le point sur votre vie et de vous dire que celle-ci est un vrai fiasco ? Eh bien, c’était le cas pour moi ! Tout partait à la dérive : vie familiale, professionnelle, santé et j’en passe. Au point de ne plus croire en rien, même plus au bon Dieu. Et c’est dans ces moment-là que je me dis : « Si seulement, j’avais une baguette magique ! »


C’était évident ! Il fallait que je me rende là où j’avais acheté mon bambou pour voir s’il n’avait pas des géniteurs cachés et pouvoir mettre la main sur eux. Il fallait pour cela attendre toute la semaine, car avec mon travail et le dîner à préparer, je n’avais pas le temps de m’y rendre en semaine.


Je rentrai chez moi dépitée en jetant ma veste sur le canapé et continuai ainsi, à faire comme si de rien n’était... Me voilà bien, je pouvais accomplir des miracles, mais ne rien dire à personne, c’était tellement frustrant. Par ailleurs, qui me croirait ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 13
EAN13 9791034806751
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Le mystère du bambou géant
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nathalie Savo
 
 
 
Le mystère du bambou géant
 
 
 
 
Couverture  : Maïka
 
 
 
 
Publié dans la Collection Electrons Libres,
 
 
 
 

 
 
 
 
© Evidence Editions 2018
 
 
 
 
 
 
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Vous est-il déjà arrivé de faire le point sur votre vie et de vous dire que celle-ci est un vrai fiasco ? Eh bien, c’était le cas pour moi ! Tout partait à la dérive : vie familiale, professionnelle, santé et j’en passe. Au point de ne plus croire en rien, même plus au Bon Dieu. Et c’est dans ces moments-là que je me dis : « Si seulement, j’avais une baguette magique ! »
 
Les fêtes de Noël approchaient à grands pas, mais le cœur n’y était pas. Mon époux et moi traversions un passage à vide et avions pris la décision de faire un break qui allait durer je ne sais combien de temps ! Il partait avec un ami dans un chalet en montagne appartenant à ce dernier. Les enfants et moi allions passer ces fêtes pour la première fois seuls et le cœur n’y était pas. J’avais accusé le coup tant bien que mal, encore une fois…
 
Ce samedi, je n’avais pas trop le moral alors je me pomponnai et me rendis en ville. Je n’avais pas encore acheté tous mes cadeaux. Il pleuviotait. Moi qui déteste la morosité de l’hiver, je me sentais bien ! Les chants de Noël résonnaient dans toute la ville, les chalets de bois diffusaient une bonne odeur de vin chaud, les lumières scintillaient dans toutes les vitrines. Il faut dire que dans le petit village d’Alsace où je vivais, cette ambiance régnait chaque hiver.
 
On m’avait soufflé qu’une personne proche à qui je voulais offrir un cadeau (qui ne resterait pas au fond du placard) avait besoin d’un service à thé. Je déambulais dans une petite rue où il n’y avait guère de monde et entrai dans un magasin d’art de la table où, là aussi, il n’y avait guère de monde, j’étais toute seule ! En fait, j’avais l’impression que c’était un magasin fantôme, il y avait une odeur de vieux mobilier mélangée avec de la vaisselle moderne et je me suis dit : « Ma vieille, c’est pas ici que tu trouveras ton bonheur ! »
 
J’avançai à petits pas jusqu’à l’arrière-boutique et je vis une vieille dame, assise à son semblant de bureau, qui astiquait de la vaisselle.
— Bonjour, madame, puis-je vous aider ?
Je lui expliquai ce que je recherchais, elle me sortit de la vaisselle anglaise à un prix exorbitant et je lui avouai que je voulais quelque chose d’original. Après je crois une bonne demi-heure à chiner d’autres services, ma main s’arrêta sur une belle tasse haute, mais ce que j’appréciais le plus c’était la sous-tasse qui l’accompagnait. Elle était rectangulaire avec un petit creux pour poser la tasse et une petite place pour déposer un biscuit ou un petit chocolat.
— Allez, je choisis celui-ci.
— Vous faites un bon choix, madame. D’autant plus que, vous voyez, sont peints dessus des bambous, cela porte bonheur !
J’aime cette plante, je la trouve jolie, mais je ne savais pas qu’elle portait bonheur !
Je m’en allai, soulagée et contente. Je rentrai chez moi retrouver cette atmosphère pesante et rangeai mes cadeaux dans un coin du salon.
 
Curieuse de nature, après avoir partagé le repas familial dans une ambiance lourde, j’allai visiter sur le Net la provenance du bambou et ses présages. Et voici ce que j’ai pu en tirer : comme décrit par le feng shui et les traditions chinoises, le bambou porte bonheur, chance et richesse à son propriétaire.
 
Quelques jours plus tard, je devais me rendre dans un petit magasin de bricolage et de déco pour chiner et dépenser mes derniers euros, fruits d’une journée de brocante passée sous un soleil de plomb où j’avais rôti comme une saucisse ! Le hasard me guida au rayon plantes et là se trouvait devant moi un petit bambou qui rentrait pile-poil dans mon budget. De retour chez moi, je le déposai dans l’entrée, car celle-ci était gorgée de lumière et je retournai à mes tâches quotidiennes.
 
Les jours passaient et se ressemblaient tous. Je me sentais lasse de tout, je pensais aux personnes proches de moi, comme ma petite sœur Sabrina qui n’avait guère de chance. Elle a une santé très fragile et vit une situation précaire. J’étais là, à me demander comment l’aider. Savoir comment apaiser la souffrance psychologique de mes deux ados en manque de reconnaissance. J’avais l’impression que mon corps était là, bien présent, mais que mon âme se trouvait à des millions de kilomètres…J’avais remarqué, en arrosant mon bambou, qu’il avait grandi, mais je ne me posais pas la question de savoir si c’était normal !
 
Je me démenais tant bien que mal à effectuer tout genre de paperasse, de soucis administratifs, des réunions parents-professeurs, mes examens de contrôle, car j’ai contracté à l’aube de mes vingt-six ans, une saleté de maladie chronique, vous savez, de celles dont vous ne guérirez jamais et que vous devez trimballer tout au long de votre vie, car malgré l’avancée de la médecine, il n’y a pas encore de médicament miracle pour les guérir ! Bref, rien de mirobolant…Un jour, alors que je rentrais des courses, je déposai mes sacs dans l’entrée et comme cela m’arrive souvent, je parlai à mon bambou, je précise « souvent », car il m’arrive de parler à haute voix toute seule même devant mon ordinateur et là j’entends ma fille me dire :
— Maman, tout, mais pas ça, tu m’agaces !
Je disais donc, je m’adressai à mon bambou.
— Eh ben, dis donc, il faut que tu arrêtes de grandir, car si tu continues ainsi, tu vas bientôt pouvoir dire bonjour au voisin du dessus !
— Non, t’inquiète, je connais mes limites.
Je n’en croyais pas mes oreilles !! Il m’a parlé là ? Ah, si seulement les enfants étaient là pour l’entendre ! Je m’approchai lentement de lui et lui dis :
— Dis-moi que je ne suis pas folle et que tu viens de me parler !
— Non, tu n’es pas folle, je suis là pour t’aider à faire du bien autour de toi.
— Comment ça, pour m’aider ?
— Eh bien, demande ce que tu veux et dans la mesure du possible, j’essaierai de t’aider !
— Ouais, c’est ça !
Et là, je n’avais plus le choix. Que pouvais-je lui demander ? Je fis les cent pas dans mon entrée, en regardant de haut en bas, à me creuser les méninges… Voilà, j’ai trouvé ! En fait, nous avions emménagé avec les enfants dans un petit trois-pièces et je rêvais depuis des mois de prendre un bon bain bien chaud, car je n’avais qu’une toute petite douche dans laquelle je devais me contorsionner à chaque fois que j’y entrais.
— Eh bien, bambou, voilà. J’aimerais avoir une baignoire pour pouvoir me prélasser, ne serait-ce qu’une demi-heure avant que les enfants ne rentrent de l’école, car je ne vois pas comment je leur expliquerai la situation !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Quand je le vis faire, je n’en revenais pas et pour ne pas crier, j’ai dû mettre ma main devant ma bouche. Ses tiges commençaient à s’allonger et à se tisser. Vous savez, comme dans ces pays tropicaux où avec des feuilles on tisse des paniers. Ma baignoire commençait à prendre forme, en largeur et en hauteur, et il ne me restait plus qu’à faire trempette ! Je commençai à y mettre un pied, puis l’autre, tout doucement de peur que mon bambou ne se décompose !
— N’aie pas peur, prends ton temps et détends-toi.
Facile à dire, me détendre n’était peut-être pas le terme que j’aurais choisi. Bref, je lui obéis, je fermai mes yeux et ne pensai plus à rien… sauf peut-être au prochain défi que je lui lancerais.
 
Nous étions tous réunis, le jour de Noël, chez mon frère Paolo et son épouse. Il y avait ma petite sœur, Sabrina, ses enfants, maman et son compagnon, mes enfants, mes neveux et nièces. Mon frère essayait par tous les moyens de me distraire, car mon esprit était tourmenté. C’était le premier Noël, depuis presque vingt ans que je passais sans mon mari, mais ce qui me faisait le plus mal, c’était mes enfants, pour eux aussi, c’était le premier Noël sans leur père. Malgré tout, nous passions une belle journée. Mon frère avait organisé un karaoké et nous chantions à tue-tête tout le répertoire des chansons françaises, mais il a été obligé, par moments, de sauter une ou deux chansons, vous savez celle dans laquelle on entend « on ira, où tu voudras quand tu voudras et on l’on s’aimera encore lorsque l’amour sera mort », trop pour moi… Il fallait que je me rende à l’évidence, notre histoire était bel et bien finie !
 
J’ai une famille formidable, toujours là dans les bons moments, mais surtout dans les mauvais. En fait, nous avions déjà subi la séparation de nos parents et depuis ce jour nous nous sommes toujours soutenus et cela nous a d’ailleurs permis de tisser des liens très étroits. Nous avions été invités chez Paolo pour le repas du midi et lorsque maman regarda l’heure, elle s’exclama :
— Quoi, déjà vingt heures !
Nous n’avions pas vu le temps passer, nous nous racontions toutes sortes d’anecdotes, des derniers films qu’on avait vus au cinéma aux chamaillages lorsque nous étions gamins. C’était une très belle ambiance, mais il fallait rentrer ! D’autant plus que mon frère et son épouse travaillaient le lendemain.
 
Je décidai de rester un jour de plus chez maman, histoire de revoir mon oncle et ma cousine que je n’avais pas revus depuis quelques mois. Ainsi passa la journée et nous nous installèrent, la soirée arrivée, devant un bon film d’aventures. Je me sentais bien chez maman, relaxée, reposée, mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il fallait rentrer au bercail. Sophie, ma fille, avait rendez-vous chez le médecin pour un vaccin et devait terminer un devoir sur internet.
Arrivée chez nous, je m’affairai à tout ranger : sac de vêtements, affaires de toilette, les cadeaux, etc. Après une bonne douche, je m’affalai sur mon canapé et pensai à ma famille, ils sont extraordinaires, débordants d’amour pour tous, je sais que c’est une chance, car ce n’est pas toujours le cas dans d’autres familles ! Et là, je me disais : si seulement je pouvais faire quelque chose pour les remercier. Les enfants étaient déjà couchés, complètement épuisés des veillées, lorsque j’entendis une petite voix me dire :
— Eh, n’oublie pas, je suis là pour t’aider, moi !
Oh, je l’avais...

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