... Châtie bien
230 pages
Français

... Châtie bien , livre ebook

-
illustré par

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
230 pages
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

« ....Châtie bien est le complément de Qui aime bien... On y retrouvera devenues femmes quelques-unes des fillettes entrevues déjà. Mais on y fera connaissance avec certaines gaillardes que nous avons jugées dignes d'être présentées.

Ce sont des flagellantes appartenant à tous les mondes : il en est de rustiques et, parmi les autres, s'en trouvent de singulièrement raffinées. Nous les avons dessinées d'après nature et, telles qu'elles nous sont apparues, nous tentons de vous les montrer. Avec franchise, nous contons leur histoire vécue, sans reculer devant certains traits d'un caractère un peu vif.
» Jacques d'Icy.

Cet ouvrage est entièrement consacré à la flagellation passionnelle.



Cette collection du début du siècle est exclusivement consacrée à la flagellation, à l'éducation anglaise, à la clystérophilie et à la domination féminine. Ces ouvrages érotiques ont été écrits par des auteurs prestigieux sous de délicieux pseudonymes et sont illustrés par les meilleurs dessinateurs de l'époque.

Édition ornée d’un frontispice en couleurs, de 11 eaux-fortes et d’une suite de 11 autres illustrations sur le même thème de Louis Malteste.


Roman illustré numérique (eBook à télécharger), 236 pages, orné d’un frontispice en couleurs et de 22 illustrations en noir et blanc de Louis Malteste, couverture en couleurs.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 82
EAN13 9782866883409
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Du mêm eaut euret du mêm edessinat eur ,ouv r ages
disponibles en ebook (liv r enum ér ique):

QUI AIME BIEN…
LES MAINS CHÉRIES

Dans la mêm ecollect ionouv r agedisponible en ebook
( liv r enum ér ique):

Flor enceFulber t
DRESSEUSES D’HOMMES

Dans la mêm ecollect ion,à paraît r e:
Dr Apert us
LA FLAGELLATION DITE PASSIONNELLE
Mar guer it eBelly
LES MÉMOIRES INTI MESD'UNE ESCLAVE
Sadie Blackey es
BABY, DOUCEFI LLE
PETI TEDACTYLO
QUI NZEANS
Jean Claqueret
HUMI LI ATI ONSCHÉRI ES
René- MichelDeser gy
CHAMBRI ÈRESDE HAUTE ÉCOLE
CONFESSI ONSET RÉCITS
DI ANAGANTÉE
SÉVÈRE ÉDUCATION
Jacques d’Icy
MONSI EURPAULETTE ET SES ÉPOUSES
PAULETTE TRAHIE
SUZANNE ÉCUYÈRE
Daisy Lennox
I RÈNEET SON ESCLAVE
Bob Slavy
Mr sGOODWHI PET SON ESCLAVE

JACQUES D’ICY

...CHATIE BIEN

ou la Flagellation
dans la Vie moderne
et ce qu’en pense
la Jeune Fille d’aujourd’hui

12 Eaux-Fortes de Louis Malteste

Recueil de faits authentiques
choisis dans les milieux les
plus divers tels que ~~ ~~ ~~ la
famille ~~ ~~ l’école ~ ~~ le
couvent ~ ~~ l’atelier ~ ~~ et
parmi toutes les classes de la
société ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~
Récits, pour la première fois,
accompagnés de preuve à
l’appui ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~ ~~~

PARIS
COLLECTION DES ORTIES BLANCHES
ÉDITIONS DOMINIQUE LEROYeBook

Si vous désirez être tenu au courant de nos publications,
il vous suffit de nous adresser un courrier électronique
à l'adresse suivante :

Éditions Dominique Leroy
3, rue Docteur André Ragot, B.P. 313, 89103 Sens, France
Tél. :33 (0)3 86 64 15 24

email : domleroy@dominiqueleroy.fr
Site internet :Dominique Leroy ebook

Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'Article L. 122-5,
d'une part que "les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective" et d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un
but d'exemple et d'illustration, "toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans
le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite" (Article L. 122-4)
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une
contrefaçon sanctionnée par les Articles 425 et suivants du Code Pénal.
All rights reserved. No part of this book may be reproduced in any form, by any means, without the
prior written consent of the publisher.

© 1978 by Éditions Dominique/HUR\ 3DULV )UDQFH SRXU O¶pGLWLRQ SDSLHU
E\ eGLWLRQV 'RPLQLTXH /HUR\ )UDQFH SRXU O¶pGLWLRQ QXPpULTXH
ISBN (PDF) 978-2-86688-340-9
Date de parution : août 2009

PRÉFACE DE L'ÉDITEUR

Si le volum eint it ulé. . . Chât iebienit uene constpas
pour celuipdeit r esous le tar u. .e bien.Qui aimune
suit ev ér it able,dans le sens habituel du ter m e,c' en
est tout au moins le compionslém ent .Nous ne saur
donc tr op engager le lecteurqui n'auraitpas en mains
Qui aime bien.. .à se le prdeux; car cesocur er
œuv r esse tiennent ,font corps l'une avec l'autr e,et
l'idéequipr ésidaat ionà leur élaborestpour suiv ie
logiquem entpdans lem unaut eurar leur com
dév eloppem entde la thèse qu'il s'était proposé dès le
début de lapr em ièr e.
Les élogesqér it eue m. .Qui aime bien.ne sontpas
m oinslégit im éspar. . . Chât iebien.Ainsique nous le
disions, cett eét udede la Flagellat ionest unique dans
la litt ér at ur eet ne rappelle en rien aucun des livr es
t r ait antla mêm equest ion,connue de Jacqcues d'Iy
com m eelle ne le futjd'aucun de sesam ais
dev ancier s.
Nouspr ésent onsdonc aux amat eur sun recueil —
sans équiv alentjusqu'ici — de document spsur ler is
v if,por t antleur date et l'indication de leur lieu
d'or iges quiine. Les anecdoty four m illentsont cont ées
av ect antd'ar tet de vér it éen mêm et empsque les
côt éspe humaineer v er sde l'âmqév èlentetu'elles r
exposent appar aissentcequ'elles sontéalit é,en r
c'est - à- dir eun sujr oublant ,m aisude, souvent tet d'ét
dev antlequel ne doiveculer ni leent rpenseur ni le
sav ant .
C'est comm et elque nous l'offrons avec confiance

…CHÂTI EBI EN

aupublic éclairé. Nous avé luxons éditcet t eueusem ent
œuv r eincom par ableet singur eafin que la lectulièr e
n'en fût pas perm iseà tous.
Elle ne s'adresse doncpas à lajais auxeunesse, m
m or alist es; elleint ér esser aégles biblioalem entphiles,
les art ist es— tous les amis des livr es,en un mot —à
qêm et it r eecom m andentau mui la rex t ele tet les
illust r at ions.

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

7

PRÉFACE DE L'AUTEUR

. . . . Chât iebienest le complém entdeQui aime
bien. . .Onydev enueset r ouv er afem m es
rquelquesunes des fillett esent r ev uesdéjà. Mais onya fer
connaissance avec cert ainesgaillar desque nous avons
jugées digr enes d'êtpr ésent ées.
Ce sont des flagous lesellant esappar t enantà t
m ondes: ilen est de rust iqueset ,par m iles autr es,
s'en tr ouv entde singNous lesr affinées.ulièr em ent
av onsdessinées d'apnat ur eet ,t ellesr èsqu'elles nous
sont apparues, nous tent onsde vous les mont r er .
Av ecfr anchise,nous contons leur histoir ev écue,sans
r eculerdev antcer t ainst r ait sd'un caract èr eunpeu
v if.
Nous n'en dirons pas davant ageur nousle lecte :
juger a.Nous avons voulu tr ait erlaquest ionde la
Flagellat ionpassionnelle tr em entout autqu'on ne l'a
faitjusqu'ici et,pm esour cela, nous nous som
cont ent éde faire parler nos héroïnes etde recueillir
fidèlem entleur sr écit s,dont nousnous somm es
per m ispsurde vér ifierour t antpér acit é.lace la v
Tout esles anecdotes contenues dans ce livr eont
ét écont r ôlées; lesfait sr elat ésse sont réellem ent
passés ;lesper sonnagécur entou viv entés v— etes cit
deqNot r eim aie intense !uelle vginat ionne les créa
point :encor e,en chair et enils exist èr entou exist ent
os — en chair surt out!
Déguisant simpleur nom, ces flalem entgellant es,
nos amies, nous vous lespsér énit é,av ecr ésent ons
nous excusant tout efoissi, par- cipar - là,nous avons —

…CHÂTI EBI EN

sans le vouloir ou intent ionnellem ent— affaibli la
haut ecouleur de leurs confidences. En ter m inantcet t e
cour t epr éface,qu'il nous soit loisible de les rem er cier ,
ainsique l'auteur des illustr at ions,le bon art ist equi
les a rem arqév ouablem entquées — etqui nous a si
bien compr is.
JACQUESd'I CY.
Par is,1913.

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

9

CONTRI BUTI ON

Á L’ÉTUDE DE LA FLAGELLATION
PASSSI ONNELLE

« Voilàune belle fillequi
a besoin d'une fessée ! »

ROMAI NROLLAND.
(Le Quator zeJuillet .)

Cer t ainqde flauat uorgellant esse composait de
deux coutur ièr es,une fleurist eet une composit r ice
d'im pr im er ie.
Les deux coutur ièr esdem eur aientensem ble,et les
aut r esfigd'inv it éesaux séancesur aientà tit r e
dom inicalesde flagellat ionq.u'elles donnaient
La fleurist eét aitdélicieusem entjolie, tout e
m igLa tnonne, blonde et frisot t ée.y pot e,pet it e,
br une,pv inav aitét ulant e,gl'aut r e.com m et et un ans
Am iesd'enfance, elles avaientgr andià Montm ar t r e
et s'étaient assisessur le mêm ebanc d'école.
Les deux coutur ièr es,de mêm eâge, compt aient
pde veut - êt r eingt -qinà vuat r egt - cinq ans.Leur
associat iondat aitde leur rencont r edans lagr ande
m aisonoù elles tr av aillaientencor e,pr èsde l'Opéra.
Ellespar t agièm e,eaient au sixr ueMont orgueil, un
logde deuxem entpièces dont aucune ne
s'agr ém ent aitde fenêtr esur la rue ;m aisd'où l'on

…CHÂTI EBI EN

pr ièr e,chosev uesur le derr enaitqe de cett eue la suit
hist oir efer at r ouv erlogur elle.ique et nat

Tout esles quatr edéj eunaientet dînaient, les
dim anches,enpique- nique. Aupr er em ierpas,
t oujour sfr ugt seul aal, le desserppar aissaitcopieux :il
ét aitfour nipar ces dames elles-m êm es,qui s'offraient
les unes aux autr esle régalpde chacune.r éfér é
Quoique la derar r iv éenièr edu cénacle, la ty penot e
dev intl'âm eet la cheville ouvr ièr e.Viv eet
int elligbout e- en- t r ain,bonne fille dans tent e,out e
l'accept ede cetext ionpém entsi inconsidérr ession
employée leplus souvait une conceelle avent ,pt ion
par t iculièr em entgaie de la vie,qoirui lui faisait v
t out eschoses sous leur angique etle com, ce qui est
ex t r êm em entr ar echez la femm e,ellepossédait ,t r ès
dév eloppé, le sens de l'ironie.
Gr âceà elle, ces réunions hebdomadair esn'ét aient
qu'un longir e.éclat de r
Elle impios burlesdes scénarr ov isaitques, la
m eilleur esat ir eque l'onpe des flaût fairgellat ions
sadiques donton tr ouv ele récitgr ot esque dans les
liv r esspéciaux .
Elle avait notam m entcr ééun ty pe cocasse,
inénar r able,de «l'inst it ut r icesév èr e»qui foisonne
dans ces recueils, et elle en tenait le rôle avec le
sér ieuxle plus imper t ur bable,m êm ev êt ueseulem ent
de ses bas tango.
Elle seplaisait aussi à repr ésent erla lady
ar ist ocr at ique,si distingdans lesit ueuée, qui const
susdit esélucubr at ionsd'aut eur speu imaginat ifsla
seconde et la dernièr ecr éat ionde flagellant es
conv ent ionnelles,au- delàdesquelles aucune autr e,
jusqu'à cejn'a pu êtour ,écom pen serpour rinv ent éer e
enfin l'indulgence du lecteur .

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 1

…CHÂTI EBI EN

Une fois, se rept enantsur elle,osant une minut e,
une de ses belles amies, les fesses rougr em paes, elle t
ses lèvr esdans un ver r ede citr onnadeque lui tendait
la fleurist e.Quelquesgt om bèr entout t essur les
cuisses de la tendr ev ict im e,quipoussa unpet itcr iet
dem anda: «Oh !qu'est - cedonc qui me coule sur les
j?am bes
La ty poixot e,e, dit alors d'une vs'ar r êt antde boir
cav er neuse: «La malheur eusene se doutepasque
c'est son sang! »

Elle avait ,d'ailleur s,de la flaguneellat ionpleine
connaissance autr em entquepTout eur e.ar la lect
jeune, devançant la théor ie,elle avait ,de bonne
heur e,beaucoup prat iqué.
Dès l'école, elle aimait singfouet t erulièr em entses
condiscipander ,en rles et leur demeset our ,de naïv
fessées, chez leurs mèr esou chez la sienne, en
l'absence des ménagèr es.
Elle fouett aitune cousine et la fille d'une voisin e
qait à sa disu'elle avposit ion.
Elle fessait aussi unpet itcousin et se faisait fesser
par lui.
I lhabit aitMont fer m eil; enét éseulem ent ,elle le
pouv aitj; mais, comm et ousles ans, elleoindr e
passait un mois chez sa tant e,elle utilisait ses
v acancespour le rendr ej ugedes progr èsr éalisés
depent r ée.uis la r
Legarçait son âon avge etqt eiuand ils atgnir ent
leur douzième année, à la maison, dans lejar dinetou
à l'ombr edes bosqour s,lesuet sd'acacias des alent
innocent séchangessess careaient leurpdeuér iles
gam inspar isiens,gogv ice.et sansuenar ds
C'ét aientDaphnis etChloé ressuscit és; mais
m odifiéspar une ambiance nouvelle et qui, loin du ciel

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 2

…CHÂTI EBI EN

de l'Ionie, au lieu de mor dr eensem bleauxgr appes de
r aisinscypr iot es,êm epuisaient au mde frcor netit es,
dans le patelin de Paul de Kock.
Quelqlesuefois, dès l'aube, ver spr em ier sjdeour s
sept em br e,ils allaientau- delàde Gargan,jusqu'à
Liv ryr aient, et folâtaîche du bois desdans l'herbe fr
Coudr eaux ,aux endroit sm êm esoù,jadis, dans un
égm aal homge à Pan étCor oter nel,psonlant ait
chev aletdev antles mat insargent és!

Puis le tem psét aitv enud'ent r eren apprent issage :
m aint enant ,dans une impelle ar im er ie,ppr enaità
lev erla lett r e.
C'en était fini despav ecr om enadeslepcousinet it
et desapr ès- m ididesjeudis en compagnie de la
blondinet t e,sa voisine,pm elacée comarpneèt echez u
fleur ist e.
Désor m ais,en fait de fessées, la futur ety pneot e
connaissait plusque celles, dépourv uesde fantaisie,
qde tecev aitu'elle rempèr e.de sa mr e,s à aut
Legoût semblait lui enpout au mou, toins,asser ,
l'occasion ne sepr ésent aitpr et enir .lus de l'ent
Mais, un beau soir, un samedi, lajist eeune fleur
abor dala composit r ice,qu'elle avait croiséepr esque à
sapor t e.aient cessé de se vElles avne seoir ,
r encont r antplus que de loin en loin. Le lendemain,
elles sort ir entensem ble; desconfidences
s'échangèr ent .
Elles redev inr entinsépà la fin deet ,libr es,ar ables
lajelles s'atheur es,pourt endaientour néeêm esaux m
r ent r er ,à la stat iondu Métr ode lagar ede l'Est, où,
de deuxpooint spposés, ellesplar enaient
cor r espondancejusqbès- Rochechouar t .u'à Bar
Elles se prêt èr entdes livr es; d'abord, ce furent des
r om ans; bientôt ,sous l'influence de la ty pot e,les

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 3

…CHÂTI EBI EN

lect ur esdev inr entpet comm eleslus amusant es,
jeunes filles se faisaientpar tde tout esleur s
im pr essions,il arr iv aquelques dimanches — tr opr ar es
— où ellespt instantouv aientsaisir un courpour en
r elir e,côt eà côte, les meilleur spassagim eren mes et
les illustr at ions.

Cela durapannées,lusieur squand, un lundi, la
fleur ist eappieà son amr itqt eue cetjde laour née
v eille,écoulée sans se voir ,elle l'avaitpassée chez
deux charm ant escout ur ièr es,dont elle devait la
connaissance au hasard d'un voisinagable, aue de t
r est aur ant .La cachott ièr ene lui en avaitpas encore
p,usée, hierant amait telle s'étm aisar lé,qu'elle
v oulaitque son amie l'accompagnât la prochaine fois.
D'ailleur s,impen u,: décidé, conve nonossible de dir
on l'att endait!
La ty pot e,for talléchée, tint à ceque l'autr ene
m anquâtpas à sa parole et, le dimanche d'après, le
qse cruat uoréait !

Chacuneysa faisaitpar t ie.Laplusgdesr ande
cout ur ièr es,nat iv edes envir onsde Tours, avaitpassé
sajeunesse dans sa famille,jusqu'à seize ans. Elle
av aitét é,t outce tempen sas- là,pfessée —r ov ince,
et rudem ent—pàèr ear une mpoigne etpar un frèr e,
son aîné de cinq ans. Elle se souvenait de cert aine
cor r ect ionr eçuede ce dernier ,quand elle avait quinze
ans, unjourqefusée à descendrait ru'elle s'éte à la
cav epin.du vir erour t
Elle était bien taillée, un peu fort e,adm ir ablem en t
casqeux ruée de chevoux .
Le rôlepassif luiplaisait mieuxque l'autr e,et son
am ie,une brunepm ailut ôtgr eetpet it e,ar dent e
fouet t euse,pouv aitassouv irsur elle ses instinct sde

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 4

…CHÂTI EBI EN

v iolencet outm asculins.
A les voir à côté l'une de l'autr e,qui n'eût pas été
ét onnéd'appr endr eque, dans ce ménage étr oit em ent
uni, c'était la minuscule femm equi dominait lagr ande
si étr anget la faisait obéir au doiem entgt et à l'œil ?
Quelles bonnes fessées celles que, de sa main
sèche, une menot t ed'enfant ,la maigr ichonne
adm inist r aità son opcomulent epagne !
Lapet it e,elle, suppor t aitassez mal la flagellat ion,
lor squev enaitson tour ,le dimanche. Elle pinçait la
bouchepour nepier ,ser r ant ,as crr ésignées, ses
m inceur sdegarçon ;m aisav ecquelle impelleat ience
at t endaitsa rev anche!
Quellejist e,la blonde,oie, pour elle, de tenir la fleur
sijet dont lat our née,olim entpoueau rgetan tissait t
si vit e!

Celle- cine demandaitpieux ,aas myant un faible
pour êtr efouet t éefer m e.

Quant à la ty pelle s'affirot e,t r èsm aitéclect ique :
cequ'elle aimait surt out ,c'ét aitle changElleem ent .
av aitdes apt it udesév ident espour l'emploi de
fesseuse ;m aiselle en possédait aussi pour celui de
v ict im ev olont air e.Par exempont r aitle, elle se m
difficile sur la façon dont elle voulaitqu'on la tr ait ât .
C'ét aitlongapides, tr èsuem ent ,à coups rdoux pour
com m enceret croissant de violence et de vit esse
gr aduellem ent .I lfallait lescouper de repos de temps
en temps,pendant lesqesser deuels on la devait car
claquem ent sdoux et, aussi, empoigs àner ses chair
pains, les doileines mgt sployés s'yust ant incrcom m e
desgr iffesém oussées.
Elle aimait beaucoupce àqeue, dans les rpos, les
m ainsde sa fouett eusepét r issentet part iculièr em ent

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 5

…CHÂTI EBI EN

impà chacune de sesr im assentpet it esfesses
élast iques,ét r oit eset d'un relief brusque, un
m ouv em entde roulem ent ,une sort ede massage qui
les berçait dansolle et exune mquisejouissance.
Aucune de ces novices n'ayiné le secret deant dev
son maniem entdélicat ,la vergante lui déplaisait aut
que de lourdes claques enpet esnom br eet itpacées ;
il faut laisser cett eder nièr em ét hodeaux maladr oit s.
Lapcout ur ièr eet it epr enaiten considérat ionces
pr écept es,et lespr ogr èsqu'elle raientéalisait ét
appr e.aine à l'autd'une semr éciables

Maisquand la ty pot efouet t ait ,quelle v! Queir t uose
ce fût la fragist eou la robust ecout ur ièr e,ile fleur
com m eint elligét hode,sa mar ierem m entelle savait v
selon les moyensphysiques de ces deux natur es
opposées !
Si elle tenait lagr ousse,r andedeqainuelle m
am our euseelle palpait, avant de lejasper de rose,
l'éclat antsat inde sap! Que la belle chair deeau fine
l'indolent esem blaitdonc s'émouv oiralor sde ses
inv est igat ionschat ouilleuses,sous le regar dhum ide
qui l'explor aitav ecdélices !Et pendant la fessée,
com bienjlim it éesà leur vust em entér it ableplace, les
m arques n'appsur les larar aissaientgex it éses conv
que dans un espace à peine plus large et plus long que
sa main prest igieuse,t outà fait sur la part ie
culm inant eetjà éust egale distance de la sép!ar at ion
Lor sque aux repm unios elle comquait aux deux
gde rouv em enteux mlobes à la fois le famoulem ent
sur eux- m êm esqu'elle appsi forr éciaitt ,
p;er sonnellem entquand, tr ouv antlejeu doux et
plaisant ,la sensuelle se laissait aller, les muscles
dist endus,c'est alors que, clac !d'un coup sec du bout
de ses doigts déliés, elle la rév eillaitet lui faisait

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 6

…CHÂTI EBI EN

r et r ouv erune soupiv it élesse et une actsoudaines.

Et avec la petit eblonde, comm eelle les forçait à
saut iller ,ses fesses vibr ant es,r ésist ant esaut antque
délicat eset insatiables du doux mar tyr e!
Pendantque son brasgauche, entaillela tour ant
sv elt ede la mignonne, une mainglissée par- dessous
la soulevant sanseffor t—qu'allais- t ulà,fair e
pembien de tain ? — comolissonne de mps éper onnait
elle de son autr em ainles divines rondeur s
galopant es?
Quel longelles se donnaient baiserq,uand, à la fin
se redr essant ,la blonde enlaçait de sesbr asfr aisle
cou de son amie etqchon sur sesu'assise à califour
gr eielles s'étenoux ,gnaient ,confondues !les lèvr es

Ah !pet it ety pot e,pourquoi vous êtes- v ousfâchée ?
Tant de rancune entr e- t - elledans vot r eâm eingénue ?
Si vous saviez,pde fois l'infidèle acom bienour t ant ,
ex piéses tor t senv er sv ous! Revenez, elle vous en
supplie, et c'est àgenouxqm ainv ot r et endu'elle at
chér iev enantla châtier une fois deplus !

*
* *

Le nombr ecar dinalqdans la muat r e,yst ique de
Pyt hagest aor e,ppelépar lui lepr em ierbr esdes nom
car r és: ence qui concerne la passion de la
flagellat ion,il se tr ouv eaisém entet souvent réalisé
par deux amis reliéspar ungm unoût comqu'ils font
par t agt r ois,; lenom br es maît r esseser à leurqualifié
de « parfait par excellence », se prêt eégalem entà un
accor dd'am our euxdésir euxde se livr eraux mêm es
fant aisies.

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 7

…CHÂTI EBI EN

Un tr iochar m antde bonnes amies avait solutionné
le problèm ede se fouett ert out est r oisen mêm e
t em ps.
Lapen fessait une,debout ,r em ièr e,ployée sous
son bras,pendantque la tr oisièm e,qui claquait la
claqueuse, l'était elle-m êm epar la seconde.

*
* *

Bienqu'il n'y soitpasquniuest ionquem entde
dam es,int er calonsici cett eanecdot e:
Un monsieur viv aitav ecdeuxjunem es,olies fem
blonde et une brune,qui s'aimaient beaucoup, mêm e
quand il n'étaitpElles seait .as là. Lui aussi les ador
par t agec uneour et ses fessées aveaient son am
péar fait egalit é.
S'asseylarant sur le lit —gm ee comenaitil conv
qendue sur sesenait une étu'il fût — il en tgenoux ;
l'aut r ese plaçait à côté d'elle, se couchait sur les
or eiller s.Alor s,à leursqafesses ruat r eppr ochées
ét r oit em entil distr ibuaitsuccessiv em entses claqu es
impar t iales.

*
* *

Pr èsd'unegr andeet royale villequi n'estguèr e
éloigis, neufnée de Parjuneeunes filles avm éaient for
confr ér iede laquelle la fessée, donnée et reçue sous
t out esses form es,const it uaitle but unique.
Non content esde s'amuser ensemble, elles
dev inr entla ter r eurdesgde leur entour aam inesge
dont ,poindr eour le melles s'arm ot if,r ogoiteaient le dr
de lever les jupes. On n'aurait past r ouv éune seule de

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 8

…CHÂTI EBI EN

ces fillett esqt éeé fouetui n'eût étpar chacune des
gr andes.
A cela elles ne s'étaient mêm epas tenues ;m ais
alor son avait mis le holà. Ne s'avisèr ent - ellespas d'en
fair eaut antauxgarçm èr eons ? Lad'ungalopnein d'u
dizaine d'années l'ayant corr igé, culott ebas, devant
une demoiselle de dix- septpr int emper ss, envqui il
s'ét aitm ont r éd'une impolit esseint olér ablechez le fils
de sonjcelle- ci,ar dinier ,à ainv it éegs'ilêm eir de m
r ecom m ençait ,s'ét aitain, d'enhât ée,des le lendem
pr ov oqiesà ses amacont eruer l'occasion et de rquelle
joie tout epàar t iculièr eelle avait ressent ie
l'accomplissem ente d'autd'un actflat t euror it é,pour
son amour - pr opr eet que la circonst ancepim ent ait
d'une sensualitéposit iv e.
Tout es,nat ur ellem ent ,v oulur entl'épà leurr ouv er
t our; d'abord, elles s'adressèr entaux bambins ;puis
elles en arr iv èr entgà att ir err aduellem entdans de
v ér it ablesguet - apens d'assezgr andsgarçons,qu'en
s'youà tr ois met t antquat r eellespàar v enaient
déculot t erbel et bien, etquigar daientr eligieusem ent ,
apr èsav oirét éclaqués par l'escouade entièr e,le
secr etd'une infort uneaussi mor t ifiant e.
Jouir de leur tr oubleà s'entendr edir ecr ûm entqu' ils
allaient recev oirla fessée, tenir en leur puissance,
hont eusem entabaissés, des repr ésent ant sd'un sexe
dom inat eur ,cingler ces minceur sm asculines,si
ner v euseset incompar ablem entplus sensiblesque les
for t esr ondeur sdes congm ieuxhabit uées,énèr es,
sem blaitdoublem entaffr iolantà l'essaimdes
impr udent es.
Que serait - iladv enusi on ne les avaitpas surpr ises
sur le fait ?

Quel scandale ce fut! Sur le prem ierm om ent ,les

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

1 9

…CHÂTI EBI EN

m èr esav aientpenséqaient tr èsue ces demoiselles aur
bien pu ne pas borner là leurs amusem ent s; mais la
m inedéconfit edu jeune homm edéliv r é,son visage
poulus rge encoreqer shum ilié,ue son envles rassu r a
à ce sujet .
La leçon pourà ces folles qui, par lapr ofit at ant
suit e,se content èr entdejouer à leurpet itjeu
uniquem entent r eelles, sans adjdanonct ionger euse
d'unpar t icipâle.ant m

L'année où, par son départ pour Paris, celle qui,
depchoses,uis dévoilant cespde ver ditue ses
compagnes de la folâtassociat ion,r eenait d'il vy
ent r erav ecéclat une brunet t edequinze ans,peu
jolie, mant unequoique affectour née,ais bien t
st r uct ur epar t iculièr equi en faisait une sort edegarçon
m anqué. On l'appelait Rolande.
Douée d'une force et d'une agilit éét onnant es
qu'av aientdév eloppéesles exer cicesdegym nast ique
auxqd'un frèr esous la direct ionuels elle se livr ait
spor t if,pr at iquant avec lui l'acret mobat iela lutêm et e
gelle ne se souciait aucunemr éco- r om aine,ent de la
r ésist anceque pouvaient ,au max im umde sincérit é,
lui opposer lesplusgde ses amr andesies, aussi bien
de dix- huitque de vingt ans, etpsans aide àar v enait
leur administ r er ,com m eelle le faisait à la plusjeune
qui n'en compt aitque tr eize,de telles fessées etav ec
t antde convict ionqt ainesue cerdem andaientgr âce
par fois.
Cet exploit paraissait la rav iret port aitau comble le
péhém ent ,laisir vqu'asser v iee à dede bonne heur
chauds instinct selleper ciceaur enaità un exquel elle
dev aitd'ent r et eniren bonne form eses muscles, mieux
encor eque par le tennis, où elle excellait .
Elle racont ait— eton la croy aitsur parole — qu'elle

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

2 0

…CHÂTI EBI EN

fessait à lui en tr ufferlapde chambr e,m eeau sa fem
blonde de vingans, bien plantée, qui se seraitt - huit
j et éeau feu pour elle !

A chaqéunion, lesue rjeunesper sonnesqui
pouv aientyse fouet assist erdét aientjà mut uellem ent ,
les unes après les autr es: c'était la règle de la
sociét é; mais leur nouvelle camar adeint r oduisit
l'usage deplusieur ssur écidiv espplém ent air es.
En outr e,com m eRolande aimait à var ierles
post ur esim poséesà celles qu'elle maît r isaitsi
ir r ésist iblem ent ,la raffinée flagne tellant ear dapas à
leur en faire appant ales avr éciergeses rpect ifs; ce
dont tout eslui surentgd'ar é,heur eusesgler andir
dom ainede leurs sensations etde met t r eses leçons à
pr ofitqenait leur tuand ver v er t irour d'intôles.les r
Cequ'elle aimait surt out ,c'ét aitle déculott age
complet ,imposé bongm alr égElle n'r é.y manquait
jam aisà l'égde sa camér ist e; avec ses frar dingan t es
am ies,elle conserv apcet t ehabit uder écieusem entqui
pr ésent aitpeur suour elle une savpér ieur einfinim entà
l'ouv er t ur edupant alonqu'elle ne se fûtjam ais
cont ent éed'écar t er .En les prépar ant ,enfiév r éedéjà
r ienqu'à les tet lesour nerà frr et our ner ,oisser le linon
ou la batist e,au tr av er sdesquels elle sentaitpalpit er
leur corps souple etfr ém issant ,elle les contr aign aità
s'agenouiller ,les courbait et leschev auchait ,ou bien,
s'asseyelle les allonant ,geait sur sesr èscuisses, t
classiquem ent .
A l'occasion, elle en étendait deux danslegazon,
côt eà côte, et, tâcheqcédait nullemui n'exent ses
t alent s,obligeait l'aréopage de ses co-sociét air esà
r econnaît r ecom bienv it eelle rehaussait d'un carm in
par fait em entégendr esble des talisé l'ensem
blancheur s.

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

2 1

…CHÂTI EBI EN

Une fois à l'œuvr e,il lui arr iv aitd'ex agér erla dose ;
non pas qu'elle fût cruelle ou méchant e,t ants'en
fallait ; mais elle ne se rendait pasun compt eex actde
sa vigueur except ionnelle,dont elle achevait deper dr e
la notion lorsque, apuneav oirlev ér èsjupe de flanelle
ou de coutil et s'êtr edélect éeà descendre
pr ogaillot ar essiv em entun mjabat t r eust é,à r
jusqun finollet su'aux mpà ouvant alon,av ecr ir
m inut ieune combinaison compliquée aux mult iples
bout onnièr es,elle met t aità nu une radieuse croupe,
r espe ardent elendissant ede la sèvde lajeunesse,
heur eusede se faire voir ,impd'êt r eat ient e
empoignée,pet ne lui laissant rbat t ue,ien àét r ie,
désir ersous le rappor tde la ferm et é.
Elle nepet ne se lassaitse rouv aitalor set enirpas,
t outen la dévor antd'un regex t asié,de la rouar dgir à
l'ex cèsdes empr eint essuperpainosées de sa m
ent ièr e.Le bruit de sa besogne et la couleur produ it e
l'affolaient .
Aussi n'osait- onlui confier la verg, àe etplus fort e
r aison,le mar t inet ,qs elle dédaiue d'ailleurgnait ,
épr iseencor euniquem entdu contact direct ,duquel
eût été fâcheusementpr iv éesa dext r ejalousepar
l'emper m édiair eloi d'un intquelconque.
Ses compagunesbien que quelques-aient ,nes l'ador
lui repr ochassentd'êt r esouv entun peu rude :« C'est
afin de vous appr endr eà fesser à la façon dont
j'aim er aisà êtt antfessée mr e! »oi- m êm eleur
r épondait - elleingénum entpour son excuse. En effet, il
eût été indigenue àne de Rolande, tpr êcher
d'ex empendr ele, de ne tqu'à depsonâles simulacr es
der r ièr ed'épachet anthèbe, rsonpolum eeu de vpar
une tonicit éapt eà lasser invar iablem entla main de
ses claqueuses.

© 2009by Éditions Dominique Leroy ,Fr ance.

2 2

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents