Deux pour le prix d une
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Deux pour le prix d'une , livre ebook

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Description

Au Brésil se croisent un séduisant homme d'affaires, une riche veuve esseulée, sa jeune et insatiable fille. Morgane se retrouve au beau milieu — au propre comme au figuré — de ce trio sulfureux qui va bientôt faire monter la température de ce coin d'Amazonie.

À plusieurs ou entre demoiselles, pour contenter tout le monde il faudra être gourmande.

Deux pour le prix d'une ? En voilà une belle affaire !



Godefroy de La Mettrie réinvente le roman de gare à l’heure du numérique. Des récits coquins et débridés qui se savourent comme un bonbon acidulé.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 29
EAN13 9782919071470
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

:::::::::
Deux pour le prix d'une

Godfroy de La Mettrie
:::::::::



© Les érotiques, 2014
Chapitre V


« Come in ! » marmonne Dave Lorston en nouant une serviette-éponge autour de sa taille. Les doigts écartés, il recoiffe vers l'arrière ses cheveux mouillés d'une douche qu'il vient de prendre, juste après avoir réclamé à la réception de l'hôtel, via le téléphone, un « breakfast » typiquement britannique.
La porte s'ouvre.

Entre un chariot à roulettes poussé par un petit bout de femme presque plus large que haute. Mais bien en rondeurs. Corsage blanc quasiment transparent et jupe bleu marine assez moulante.
« Your breakfast, Sir ! » chantonne la jeune soubrette d'un anglais à l'accent tout à fait incertain, mais charmant. Elle mène son chariot jusqu'à la table basse du salon de la luxueuse suite et elle y organise le petit déjeuner copieux de l'Écossais.
Malgré le système de conditionnement d'air, renouvelant constamment l'ambiance, une odeur de savonnette de bains plane un peu partout. C'est le tronc commun de tous les hôtels du monde. Le décor et l'atmosphère font qu'on n'est jamais complètement dépaysé... même à tout à l'autre extrémité de la planète.
Bâillant comme un fauve et s'étirant comme un félin, le mâle séjournant provisoirement en ces lieux, mais s'y trouvant aussi à l'aise que chez lui, quitte la salle de bains en se disant qu'il a peut-être dormi peu, mais que c'était bien. Il se sent frais et dispos. Moins agressif que la veille, mais toujours décidé à virer les dames Béatrice et Clara Pao-Santo de leur superbe ex-propriété des bords de l'Amazone ! Manu militari et sans la moindre générosité d'âme. En affaires, la courtoisie... !
Dans le salon, la petite Brésilienne continue de disposer le British breakfast sur la table basse. Courbée en avant de toute la souplesse de son jeune âge, la croupe tellement bien arrondie que le bas de sa jupe remonte presque à mi-cuisses et laisse entrevoir le haut de ses bas maintenus par de simples bandes élastiques, elle ondule du corps en fredonnant un air de musique à la mode. Ni samba, ni rumba... mais plutôt un bon funky américain !
Le système d'air conditionné bourdonne.
La soubrette chantonne.
En passant dans le petit salon, Dave Lorston vise immédiatement l'arrière-train de la demoiselle. Réflexe de macho toujours tourmenté par ses glandes ! Dans ses veines, son sang ne fait qu'un tour. Un tour de malice, bien évidemment ! Qui prétendra encore que les Anglo-saxons sont froids ? Sous la serviette-éponge, les masses génitales s'émeuvent illico presto. Pas grand-chose, à dire vrai : rien qu'un frisson ! Mais un frisson du matin peut toujours avoir des conséquences imprévisibles.
La soubrette dandine des fesses, sans se rendre compte de l'obscénité de son ballet érotique. Morganenmoins, si elle avait voulu se montrer provocante, elle n'aurait sûrement pas fait mieux que ça !
« Gosh ! » rumine Dave.

La petite rondelette poursuit la tâche. Tout à fait inconsciente de l'effet qu'elle peut produire sur son entourage immédiat. Son manège domestique émet une électricité statique émouvant dangereusement le locataire de cette luxueuse suite de l'hôtel.
Ce dernier s'en mord la lèvre inférieure, à défaut de pouvoir croquer dans les chairs pulpeuses de l'appétissante jeunette. Il a fait des rêves érotiques pendant presque toute sa nuit solitaire. La galère ! La torture. Vraiment rien d'étonnant après l'incident de la veille. Et maintenant... cette rencontre plutôt sympathique ! Un homme est un homme... et rien qu'un homme. S'il avait pu prévoir ça, il ne se serait sûrement pas imposé une averse glacée pour se calmer les pulsions sexuelles ! Ça regrimpe doucement au bas de son ventre et le tissu éponge, encore mouillé de la douche qu'il vient de prendre, se déforme peu à peu sous la montée spasmodique de sa virilité. C'est le démarrage d'un nouveau plaisir. Mais cette fois-ci avec la promesse de pouvoir le réaliser. Comment ne songerait-il pas au célèbre dicton écossais : érection du matin... jouissance en plein !

« Good morning, Sir ! roucoule la soubrette, sans même se détourner de son devoir.
— Morning ! » soupire l'Écossais.
Bien que de petite taille et rondouillette, la jeune femme n'en est pas moins appétissante. En quelque sorte, c'est du concentré de sensualité ! Et sa manière de bouger le bassin donne une idée assez précise de ses compétences sexuelles. Une créature qui frétille du croupion comme ça n'est sûrement pas maladroite du côté de la bagatelle. Côté face, sous le tissu caressant de son corsage transparent, ses gros seins ronds dardent des pointes à vous pousser au crime.
Bouillant de désir, comme si l'air conditionné était soudain en rade, Lorston rejoint la donzelle et, peu courtois, mais franchement gaillard, lui plaque les deux mains sur la croupe.
« Mister ! » ronchonne sans grande conviction la soubrette qui se redresse aussitôt. Elle pivote sur ses talons et, faisant face à l'Écossais, elle le fixe dans les yeux. Les joues rouges. Les yeux pétillants d'une malice enfantine plutôt perverse.
La tension monte.
Il faudrait vraiment être un sacré crétin pour ne pas comprendre que, malgré certaines apparences, tout à fait trompeuses c'est le moins qu'on puisse en dire, la Manausienne a plutôt apprécié cette audace masculine. Et qu'elle en redemande !
Dans ce domaine, Dave n'a pas besoin qu'on lui fasse un dessin. Sans être psychologue ni intuitif, il fait tout bonnement confiance à ses instincts libidineux, le retranchant parfois à la limite du comportement animal, mais qui le trompent rarement. Anticipant déjà le charmant itinéraire érotique qu'il pourrait suivre en compagnie de la jeune soubrette, il est en sueur.
« Yeah ? » grogne-t-il en une éructation typiquement américaine. À défaut de pouvoir peloter le derrière de la soubrette, il lui passe une main fouineuse dans le corsage pour vérifier la fermeté de sa poitrine.
Pas décevant, le buste rond et bien ferme !
La fille roucoule carrément. Le sang chaud, la donzelle ! Il ne faut pas trop la taquiner pour qu’elle s'embrase. Pas Brésilienne pour rien. La Samba dans le fond des entrailles, ryhtmée par les battements affolés de son cœur et les pulsions dingues de sa sexualité. Tandis que le coquin lui pétrit le poitrail, ses tétons se durcissent peu à peu et ça ne met pas longtemps à fourmiller à l'extrémité sud de son mont de Vénus. À ce stade-là, il vaut mieux ne pas raconter ce qui se passe en elle !

Dave sent croître sa virilité. Il en éprouve un merveilleux bien-être qui se propage partout en lui. À présent, la serviette-éponge forme un chapiteau au bas de son abdomen. Le nœud se décroche. Le tissu mouillé tombe en boule à ses pieds et l'indécence est totale. Quelle exhibition, ce membre dur et épais, frémissant, vibrant par spasmes irréguliers, recourbé vers le haut et ponctué par un gland imposant !
« Mister ! » se choque la charmante soubrette en repoussant le client trop audacieux. Elle pourrait quitter la chambre au plus vite, prouvant ainsi qu'elle n'a vraiment pas envie qu'il lui impose ses facéties lubriques. Mais elle se contente de pivoter d'un quart de tour pour continuer à s'occuper du typical breakfast de son Écossais, se courbant à nouveau et exhibant encore ses rondeurs postérieures responsables de toute cette excitation.
Le mâle ricane.
« I see what you need ! » marmonne-t-il en retournant dans la chambre, sa verge turgescente oscillant comme un gourdin menaçant à chacun de ses pas. À la racine de son pénis, ses testicules se récupèrent en une grosse masse ridée, velue et durcie par le désir.
À nouveau, seul le ronronnement de l'air conditionné meuble le silence de cette somptueuse suite d'un des meilleurs hôtels de Manaus.
Dans le salon, la soubrette commence à regretter d'avoir eu cette réaction idiote. Ça palpite tellement au bas de son pubis que si l'Écossais renonce à la culbuter elle va devoir se satisfaire manuellement. Sans compter que les clients qui s'offrent ses charmes se montrent en général assez généreux... côté pourboire.
Mais Lorston ne reculerait pas pour si peu.

***

À l'escale technique de l'aéroport de Cayenne, en Guyane française, le jet privé de Michel Dormann, alias Miguel de Almeria, reste au sol juste le temps de faire le plein de kérosène.
Le milliardaire n'a pas cru bon devoir réveiller Morgane qui s'est endormie sur un des fauteuils du salon, recroquevillée comme une adolescente fatiguée.
Température au sol : impressionnante !
Une fois les vérifications de routine effectuées après le plein de carburant et l'autorisation de décoller accordée, l'avion repart aussitôt.
Hervé Grossard aux commandes.
Escale suivante : Manaus !

***

« Women ! » souffle Lorston en piochant dans une poche de son veston un billet de vingt dollars. Ainsi armé, il retourne au salon.
En entendant le froissement du précieux bout de papier, la gentille Brésilienne roule des yeux avides, voire même carrément cupides. Il est des mélodies qui vous font toujours rêver ! Et la chanson des billets verts est une de celles qu'elle préfère. Bien que l'American dream ne soit plus tout à fait ce qu'il était jadis, il évoque quand même un paradis accessible pour une simple fille comme elle. Et peut-être l'espoir de ne pas jouer les domestiques de grand hôtel pendant toute son existence.
« Keep bent ! » ordonne Dave en faisant claquer son bout de papier miracle made in USA qu'il coince sous le col du corsage de la donzelle.
La soubrette reste courbée.
Presque affectueux, l'Écossais lui câline la croupe en un mouvement tournant. Puis, accrochant ses ongles au bas de la jupe moulante, il la trousse lentement, comme pour s'offrir un spectacle coquin, une surprise excitante. Ça bouillonne davantage dans les masses spongieuses de son phallus et un fourmillement insupportable le tourmente dans le gros nœud des glandes génitales.
La Brésilienne s'abandonne.
« Women ! » soupire encore le mâle quand il lui a remonté la jupe jusqu'à l

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