Huis clos
27 pages
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Huis clos , livre ebook

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Description



Enfermée dans une cage, Emma se remémore ses premiers pas dans le BDSM aux côtés de son mari. Cinq années se sont écoulées depuis. Avide de découvertes, elle rêve de goûter à des sensations toujours plus extrêmes. Ce qui était encore un fantasme devient réalité le jour où son Maître l’emmène dans une maison de campagne isolée. Sept jours coupés du monde, une immersion profonde dans la soumission où Emma sera poussée physiquement et mentalement plus qu’elle ne l’a jamais été. Des émotions inédites où la réalité dépasse ses plus audacieux fantasmes. Mais réussira-t-elle vraiment à aller jusqu’au bout ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 1
EAN13 9791034814947
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Huis clos
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Anaëlle
 
 
Huis clos
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 


 

 
 
© Libertine Editions 2020

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr
 
 
 
 
Avertissement
 

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19 octobre…
Elle l’attendait. Elle ignorait depuis combien de temps la porte s’était refermée sur elle. L’espace était plutôt exigu ; assise en tailleur, ses genoux touchaient les barreaux de cette cage qu’il affectionnait tant. Malgré son étroitesse l’obligeant à relever les jambes, elle était assez haute pour qu’elle puisse s’y tenir le dos droit sans avoir à se courber. Les premières minutes s’égrenaient toujours lentement. Il fallait d’abord lutter contre l’angoisse qui s’emparait d’elle d’être ainsi prisonnière. À chaque fois, elle éprouvait la même sensation. Devant son apparente immobilité physique, tout son être remuait de l’intérieur. Sa gorge se serrait tandis que les pires scénarios lui venaient en tête. Elle imaginait alors la folie prendre possession de son esprit d’être ainsi retenue captive, se débattant et criant à travers les barreaux d’acier pour qu’on la libère. Elle ne voulait pas lui montrer sa fragilité et retenait les larmes de panique qu’elle sentait déjà poindre au coin des yeux. Depuis toute petite, elle avait peur de l’enfermement. Elle n’avait jamais supporté les espaces confinés, les ascenseurs, ni même la foule qui l’oppressait. Elle devait lutter contre ses frayeurs les plus profondes lorsque la clé verrouillait la porte de la cage, la laissant désespérément seule dans l’épreuve. Il savait combien cela lui était difficile et c’est justement ce qui lui donnait tant de plaisir. Il savait qu’elle luttait contre elle-même, pour lui, uniquement dans le but d’apporter satisfaction à son Maître. Il resta quelques minutes à écouter son souffle rapide, à observer ses doigts crispés autour des chevilles. Il voyait sur son visage le combat qu’elle était en train de mener pour vaincre ses vieux démons et ne pas le supplier de la libérer. Il lui donnait une force qu’aucun autre homme n’était en mesure de lui transmettre. Il finissait par s’éclipser, la laissant seule face à elle-même. Elle ne savait jamais à l’avance combien de temps il prévoyait de la laisser ainsi, assez longtemps pour qu’elle puisse se calmer et apprécier sa cage aux larges barreaux de fer forgé. Le temps semblait suspendu, elle perdit toute notion de durée, plus rien ne comptait, elle était à sa place. Elle observa les stries rouge sang de la veille laissant déjà place à des teintes plus violacées. Elle détestait la badine sur les cuisses, mais ne put cependant s’empêcher de retenir un sourire lorsqu’elle effleura du bout des doigts sa chair meurtrie qui la rappelait à lui. Avec tendresse et nostalgie, elle se souvint des premières marbrures sur son corps, tout juste cinq ans auparavant. Leur premier week-end.
 
Elle ne saurait expliquer comment ils en étaient arrivés là. Mariés depuis plus de dix ans, leur sexualité, bien que classique, les épanouissait. Elle était, certes, parfois un peu routinière, mais elle connaissait mieux que personne le corps de son aimé. Elle avait appris au cours de ces années de complicité ce qu’il appréciait. Elle savait où le toucher, comment l’embrasser, quelle position l’excitait. Le sexe n’avait rien de tabou entre eux. Entreprenante, elle n’hésitait pas à diriger leur valse charnelle au gré de ses humeurs ou des scénarios visant à amener un peu de folie à leurs rapports amoureux. Amusée, elle endossait parfois le rôle de la jeune femme prude et impénétrable où elle prenait un malin plaisir à lui refuser l’accès à son intimité ou, à l’inverse, elle s’effeuillait devant lui avec une désinvolture déconcertante pour attiser son désir. Ils s’échangeaient alors des regards complices et joueurs.
Un jour, c’est lui qui laissa parler ses envies : il l’avait contrainte, physiquement, en lui attachant fermement pieds et poignets aux pieds du lit. Elle avait aimé son emprise, la fougue avec laquelle il l’avait baisée ce soir-là. Sentir sa passion si ardente avait fait frissonner chaque parcelle de son corps. Elle se sentait vulnérable, offerte à toutes ses convoitises. Impuissante. C’était plus qu’un jeu érotique pour pimenter leurs ébats. Elle l’avait lu dans ses yeux embrasés par une nouvelle étincelle. Elle l’avait senti à la façon dont il avait pris possession d’elle. Elle était à lui, un objet de plaisir dont il disposait. À cet instant-là, elle avait senti qu’il avait tous les droits sur elle. Comme souvent, ce qui se passait lors de leurs échanges intimes restait dans la chambre. Bien que troublés, aucun d’eux n’osa en reparler.
La façon dont il s’adressa à elle, les semaines suivantes, changea cependant significativement. Sa voix se fit plus ferme, plus autoritaire. Il était, d’une certaine manière, plus présent, plus attentionné. Son charisme naturel semblait renforcé. Les négociations n’avaient plus leur place au sein de leur relation. Il n’hésitait pas à lui donner des ordres. Sexuels d’abord, en lui imposant, par exemple, de se caresser impudiquement devant lui. Elle y répondait sans contester. Elle sentait à sa voix qu’elle n’avait d’autre choix et elle y prenait également beaucoup de plaisir. Ce n’étaient pas les actes qui lui plaisaient tant, elle éprouvait un certain bonheur à se sentir si vulnérable face à lui. Lui obéir exaltait ses sens, simplement. Ses mots salaces à son égard l’excitaient tout autant que sa main faisant rosir sa croupe. Trouver une explication restait assez énigmatique. Elle, qui avait toujours été si aventureuse, aimait désormais qu’on lui dicte sa conduite et qu’il prenne les décisions à sa place.
Ils retrouvèrent une passion nouvelle tels de jeunes amants. Elle était au centre de toutes ses attentions. Elle se sentait plus désirable encore qu’elle ne l’avait jamais été. Peu à peu, ils mirent des mots sur ce rapport à l’autre différent, sur ce bonheur à imposer et à obéir. Ils comprirent qu’ils n’étaient qu’aux prémices de ce que d’autres couples vivaient. Ils n’étaient pas seuls. Sur le seuil d’un nouvel univers qui les attirait, le BDSM. Comme tout un chacun, étrangers à ce monde, ils avaient une vague image de scènes extrêmes sadomasochistes, de la douleur infligée et reçue pour le plaisir, encore difficiles à comprendre à ce stade de leur relation. Ce qu’ils vivaient ne ressemblait à rien de tout cela. Même s’il se délectait de la fesser, jamais il n’aurait pu violenter sa femme. Il affectionnait davantage l’ascendant qu’il avait sur elle en se positionnant en tant que...

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