Le Chantage
112 pages
Français

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Description

La Floride est une région très chaude du globe. Un maitre-chanteur et des photos compromettantes plus tard, me voilà enrôlée comme call-girl au pays de l'Oncle Sam. À la poursuite de clichés classés X, parviendrais-je à satisfaire tous les hommes que je rencontrerai et à aider l'homme que j'aime ?

Moi Sarah, je suis une Nouvelle Amazone et je vous raconte mon aventure débridée au cœur d'un club de Daytona-Beach !



Dans l'Antiquité, les Amazones étaient un peuple de guerrières, d'une beauté irrésistible.
 Aujourd'hui, les Nouvelles Amazones allient, comme leurs ancêtres, la séduction et l'indépendance.
 Maîtresse-femmes, elles savent ce qu'elles veulent. 
Où et quand, ce sont elles qui décident. Avec qui et comment, ce sont elles qui dominent.
 Libérées, les Nouvelles Amazones assument leur jouissance et chassent à l'homme pour assouvir leurs désirs. Découvrez-les !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 décembre 2012
Nombre de lectures 4 375
EAN13 9782919071272
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Sarah Adams ********

LE CHANTAGE



© Les érotiques, 2012 - pour l'édition numérique
Chapitre 1

« Ralph... ?
— Oui.
— Tu me plais. »
Il éclate de rire, de ce genre de rire que seul un enfant sait offrir, rire communicatif plein de signification. J'observe l'évolution des traits de son visage, le jeu presque coquet de ses yeux, l'étrange ballet de ses sourcils, le charmant dessin de ses lèvres qui semblent s'offrir pour un baiser que je ne donnerai pas tout de suite.
Il sait que je le regarde, que je lui trouve du charme ; mais il ne cherche pas à en rajouter pour me plaire davantage. Je suis déjà séduite.
« Comment peux-tu dire cela ? Il y a à peine vingt-cinq minutes que nous nous sommes rencontrés.
— Pourquoi ? Il faut plus de vingt-cinq minutes pour savoir si un homme vous plaît ou non ? Plaire... c'est un truc qu'on devine au premier coup d'oeil ! Combien de temps te faut-il pour savoir si tu as envie d'une femme ?
— Le temps qu'il lui faut pour me prouver qu'elle est une femme ! »
Il se tait.
J'aime ce silence qui me dit tant de choses. Des choses qu'il ne pense peut-être pas. Peu importe si je me trompe. Je m'offre quelques fantasmes, c'est souvent plus agréable que la vérité.
« Tu es un peu culottée, quand j'y pense ! »
Presque parfait, son français est agrémenté d'un léger accent qu'il ne cherche pas à diminuer, sachant peut-être qu'il est bon de garder une certaine couleur locale. Beaucoup de célébrités du monde entier, d'hier et d'aujourd'hui, ont utilisé le « truc » avant lui.
« Pourquoi, Ralph ? Parce que j'ose te dire que tu me plais ? Suis-je donc la première femme à t'avouer que tu as du charme ?
— Non, ce n'est pas ça du tout ! Je pensais à tout à l'heure, à ta façon d'entrer dans le vestiaire des pilotes sans te gêner, ta manière de t'imposer dans un endroit essentiellement masculin !
— Ah, je suis comme ça, très spontanée.
— Oui, mais tu ne te rends pas compte : ces types ne sont pas habitués à voir une fille aussi bien foutue que toi se promener aussi librement dans leurs vestiaires ! Souvent, après une démonstration de stock-cars, ils sont légèrement surexcités. Tu ne t'es pas regardée ! Tu es presque nue. De quoi rendre complètement dingue n'importe qui ! Tu entrais dans un vestiaire où les gars avaient bu un peu trop et ils n'hésitaient pas à te... sauter dessus !
— Tu ne m'as pas sauté dessus, non ?
— Okay... je regrette ! J'aurais dû te sauter dessus. Au moins, tu aurais compris ! »
Je me demande s'il plaisante. Le soupçon de malice que j'avais discerné sur ses lèvres était sans doute plus que de la malice.
«Je te rappelle que tu n'étais pas très habillé non plus, Ralph. Je n'ai pas cherché à te violer !
— Oh ! You're damned ! »
À mon tour de rire et de lui communiquer ma bonne humeur. Le luxe trop ouaté de la villa Murphy m'a bridée et je me sens une fabuleuse envie d'éclater, de muer, de profiter de tout et de rien. La collégienne enfermée trop longtemps dans un pensionnat de religieuses, qui éprouve l'envie soudaine de se dévergonder, de s'encanailler !
« Où allons-nous, petite Française?
— Dans l'endroit le plus infernal de Daytona Beach, s'il en existe un.
— Bien sûr ! City Island Park.
— City Island Park ?
— Oui, c'est une sorte de Luna Park gigantesque, de foire permanente qui se trouve au centre même de la ville. Un énorme parc d'attractions avec des manèges, des salles de jeux, des bars et des restaurants en plein air, des dancings, etc. C'est encore plus fou que la Foire du Trône à Paris !
— Okay, Ralph ! Let's go to City Island Park. »
Tout va très vite lorsqu'on se laisse entraîner par le tourbillon de la vie. Réaction en chaîne qu'on ne parvient plus très bien à contrôler. Des images du passé défilent dans ma tête au même rythme que ce manège sur lequel je suis montée. Je rencontre Sam Murphy à Paris, chez des amis. Un baiser volé. Il est amoureux de moi comme un milliardaire américain peut être amoureux d'une jolie femme. Si je ne refuse pas son invitation à passer des vacances en Floride, dans sa villa de Daytona Beach, c'est que j'ai envie de chasser l'ennui qui m'oppresse depuis quelque temps. Paris-New York... New York-Miami... Miami-Daytona Beach. J'ai l'impression d'avoir dormi entre le départ et l'arrivée. Sur le bord de la piscine de cette demeure de prince charmant, je suis seule : Sam Murphy ne me rejoint pas, trop pris par ses affaires. Cinq domestiques me gâtent, le soleil m'aime, je suis bien sur ce coussin de solitude... bien jusqu'à ce que l'ennui m'oppresse à nouveau et me conduise sur un circuit de stock-cars. Daytona Beach : capitale mondiale de ce genre de courses, siège de la National Association for Stock-Car Auto Racing. Un bruit d'enfer naît de cet étrange manège évoluant dans un nuage de poussière où des véhicules multicolores ressuscites de cimetières de ferraille jouent à ne pas s'éviter. Folle poursuite sur une piste tourmentée où chaque mètre de terrain trop plat est une insulte à la gageure. Dérapages non contrôlés, tête-à-queue inévitables et inévités, carambolages monstrueux, tonneaux réitérés presque à dessein : les pilotes casqués ne bougent presque pas, maintenus au fond d'un siège baquet parfaitement moulé à leur corps. Ralph Burn, tu me plais ! Non pas parce que tu remportes le grand championnat amical des pilotes de stock-cars, mais parce que les risques que tu prends ressemblent à un suicide permanent. Seul un homme aimant la vie peut s'amuser à la défier avec tant d'audace !
Plus fou que la Foire du Trône, effectivement ! Dès le premier manège, j'ai été séduite. Rien à voir avec le rêve d'un Disney World. City Island Park est plus pimenté, plus adulte. Une touche de violence colore le lieu, une nuance de vulgarité provoque.
Ralph m'entraîne vers les manèges les plus agressifs et je suis heureuse qu'il me serre contre lui lorsque la peur vient s'associer à ma joie. Étrange mélange qui fait naître en moi des frémissements sensuels. Quand soudain je suis balancée entre ciel et terre, mon ventre tremble comme lorsque je fais l'amour. Délicieuse sensation qui m'emplit le corps et me grise. Tout tourne autour de moi et je n'ai plus envie de quitter ces gigantesques toupies qui me malmènent et me réjouissent aussi. Ma tête est lourde et mon corps trop léger. Mon cœur cavale. Le sang déborde de mes veines. Les tempes éclatent. La jouissance se transforme en sensation de malaise. L'impression s'affirme. Les couleurs se superposent pour donner des arcs-en-ciel lugubres, les néons vacillent jusqu'à ne plus faire qu'un immense flash qui m'éblouit, les bruits claquent et m'effraient. Je t'en prie, Ralph, arrache-moi à cet enfer qui me possède trop !
« You're okay, darling ? Ça va ? »
Je regarde mon compagnon sans le voir. Sous moi, tout semble s'écrouler. Le ciel m'écrase. Le ciel sombre. Je sens des étaux se fermer sur mes bras. Sans doute Ralph me soutient-il. Mes pieds ne reposent sur rien de solide et j'ai l'impression d'être suspendue dans le vide, impuissante et stupide.
« Respire à fond... là... oui... encore! It's nothing, honey. You're ail right now... okay ? »
Peu à peu, le voile se lève et je discerne mieux le décor qui m'entoure. Je reprends mes esprits. Petite nature, j'ai eu un vague étourdissement. J'éclate de rire, gênée sans doute de m'être montrée si faible.
« Désolée, Ralph... mais ça tournait vraiment trop vite !
— Les manèges n'existent que pour cela ! Pour faire tourner la tête des jolies femmes et permettre aux hommes de les prendre dans leurs bras afin d'en profiter un peu... juste un peu !
— Pourquoi n'en as-tu pas profité alors ? Pourquoi ne m'as-tu même pas embrassée ?
— Oh ! Serait-ce un reproche ? Et d'ailleurs, qui te dit que je ne l'ai pas fait ?
— Je n'étais pas aussi inconsciente que tu le prétends. Légèrement étourdie, c'est tout !
— Hon, hon... »

Je souris. Derrière moi, l'affreux manège qui a eu raison de mon équilibre repart et je n'ai même pas le courage de me retourner. Rien que de le voir évoluer suffirait à tout faire tourbillonner autour de moi. Étrangement, je me sens vidée. La valse des manèges ne m'a pourtant jamais mise dans un tel état ! D'où me vient ce manque d'énergie ? Soudain, je comprends.
« Ralph, j'ai faim !
— Oh, voilà une bonne chose ! Nous avons l'embarras du choix : hot-dog par-là, hamburger ici, pizza italienne derrière le manège, steak un peu plus loin et..., à moins que tu préfères sortir de cet enfer pour profiter des délices paradisiaques d'un restaurant à la mode. J'en connais un très bien à dix minutes d'ici...
— Non, restons ici ! J'ai besoin de la folie de ce lieu et j'ai un petit compte à régler avec cet horrible engin, derrière moi.
— Okay !
— Là, voilà ! À ce comptoir, nous serons très bien. »
Je me hisse sur un petit siège jaune fixé devant le comptoir, Ralph s'installe près de moi et fait signe à la serveuse, sans courtoisie.
« Good ev'ning, Ralph.
— Hello, Pam. Hamburgers for two, orange juice and Coke, please ! Don't forget the ketchup !
— Alright, dear Prince Burn. »
La barmaid m'en rappelle une autre que j'ai vue sur la pochette d'un disque : plantureuse, enjouée, souriante, heureuse de vivre, merveilleusement désirable. Les femmes un peu fortes inspirent toujours des désirs sexuels intenses. Leurs rondeurs réclament les caresses, les attentions intimes, les baisers, les succions.
« Tu es connu ici, Ralph.
— Moins que Johnny Warett, mais je n'ai pas à me plaindre. J'ai mon petit succès.
— Avec les femmes surtout.
— C'est évident, darling ; mais, à vrai dire, ce sont plutôt les femmes qui ont un joli petit succès avec moi, si tu vois ce que je veux dire. »
Pam nous apporte quatre énormes hamburgers et toutes les sauces que les USA ont su inventer. Le jus d'orange et le Coca-Cola arrivent un peu plus tard. Ma fringale prend le contrôle de mes mandibules. Vite, la bonne forme me revient. Je me retrouve, je m'aime à nouveau.
Les lumières scintillent, la musique tonne, les danseurs vivent. Le rythme me pén

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