Le Nageur (érotique gay)
28 pages
Français

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Le Nageur (érotique gay) , livre ebook

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Description

Le nageur

Bravery

Gay pulp de 134 000 caractères
"Ses lunettes prêtaient aux traits masculins de son visage une expression placide, son menton saillant qui était traversé d’une petite fente en son milieu et son front haut lui donnaient un certain charme. Il portait ses cheveux brun coupés très court, ce qui soulignait sa masculinité.

Il se mit en position sur le plot de départ, et entra dans l’eau en effectuant un superbe plongeon. Nageant le crawl, il put exhiber toute sa puissance en se déplaçant très vite dans l’eau. Tous les trois mouvements de bras, il tournait la tête pour reprendre sa respiration, tout en gardant les hanches bien droites. La fluidité avec laquelle il progressait dans l’eau m’impressionna, sa glisse semblait parfaite."
Autres titres de Bravery : La confusion des sens, La Randonnée, Le Biker, Naïm et Toronto


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Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 79
EAN13 9782363072238
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Le Nageur (134 000 caractères) Bravery
Chapitre I La tête à demi enfouie dans l’eau et le reste du corps plaqué contre la surface plane carrelée du bassin, j’écoutais calmement le clapotis de l’eau qui s’écrasait en petites vaguelettes contre les rebords de la piscine. J’aimais le calme de ce grand hall couvert, tôt le matin, avant que les premiers visiteurs viennent se baigner. Je respirais spontanément l’odeur caractéristique de l’eau de piscine qui me détendait tant. Cette odeur me rappelait que la journée n’avait pas encore vraiment commencé, et qu’il me restait encore une heure de quiétude avant de devoir affronter la réalité de mon quotidien. À travers mes lunettes de natation qui transformaient les perspectives en un décor onirique, j’observais toute la surface du bassin puis le haut plafond. Je gonflai alors mon torse, en prenant lentement une longue inspiration, tandis que mes pieds prirent appui contre la paroi du bassin. Puis je me projetai énergiquement dans l’eau, propulsé par le déploiement de mes jambes. Les bras ramenés contre mon buste, je me laissai glisser dans l’élément liquide, savourant le silence de ce monde aquatique. Je commençai d’abord à battre des pieds dans des mouvements élancés, faisant attention à ce que mes chevilles restent souples et détendues. Puis, en effectuant des mouvements amples, mes bras travaillèrent en traction, déplaçant l’eau d’avant en arrière. Ma respiration s’harmonisa à la cadence de mes bras, tandis que mon regard fixait le fond du bassin. Après quelques brassées, je trouvais ce savant dosage de souplesse et de force musculaire, et éprouvais cette sensation fabuleuse où l’on ne se bat pas contre la force de l’eau, mais où on l’utilise. Ma nage devint alors de plus en plus fluide, donnant une impression de facilité et de déplacement harmonieux dans l’eau. Après avoir fait quelques longueurs sans forcer, je me laissais un temps de récupération, assis sur le rebord du bassin, les jambes dans l’eau, avant de vouloir sérieusement améliorer mes performances. Ce fut à ce moment qu’il vint troubler ma tranquillité : il se tenait sur le plot de départ et avait déjà enfilé ses lunettes. À en juger par son imposante stature, il ne devait certainement pas être un amateur. Sa musculature était de toute évidence celle d’un nageur, elle n’avait pas la masse apathique d’un culturiste, tout au contraire, ses muscles étaient plus fermes et mieux définis. Ses épaules étaient particulièrement développées, tandis que son buste semblait avoir été sculpté dans du marbre, tant les contours de ses pectoraux et de ses abdominaux étaient distincts. Son dos musculeux qui était singulièrement bien charpenté contrastait avec sa taille plus fine, ce qui donnait à son buste cette forme en V. partant de ses hanches jusqu’à ses orteils, ses jambes élancées et totalement imberbes trahissaient son engouement pour la natation, elles étaient puissantes et musclées, et ses cuisses fermes et massives n’avaient pas l’épaisseur potelée d’un rugbyman. Enfin, son petit cul moulé dans son maillot en lycra noir, qui paraissait aussi dur que du béton, finit par me convaincre que cet homme n’avait pas commencé la natation la veille. Ses lunettes prêtaient aux traits masculins de son visage une expression placide, son menton saillant qui était traversé d’une petite fente en son milieu et son front haut lui donnaient un certain charme. Il portait ses cheveux brun coupés très court, ce qui soulignait sa masculinité. Il se mit en position sur le plot de départ, et entra dans l’eau en effectuant un superbe plongeon. Nageant le crawl, il put exhiber toute sa puissance en se déplaçant très vite dans l’eau ; ses bras enchaînaient les phases de traction et de poussée à une vitesse étonnante, tandis que le battement de ses jambes apportait à son corps la stabilité nécessaire. Tous les trois mouvements de bras, il tournait la tête pour reprendre sa respiration, tout en gardant les hanches bien droites. La fluidité avec laquelle il progressait dans l’eau m’impressionna, sa glisse semblait parfaite. Mais au lieu de le contempler bêtement et avant que mes muscles se refroidissent, je me jetai également à l’eau, à deux couloirs de nage du sien, et loin de me laisser intimider, j’utilisai toute ma puissance, me frayant un passage à travers la résistance de l’eau et en
veillant à tenir mon corps allongé au plus proche de la surface pour gagner en vitesse. Mes bras me propulsaient avec force, pendant que j’économisais mon énergie en utilisant mes jambes avec parcimonie. Les longueurs s’enchaînèrent, mon pouls commença à s’accélérer, mais j’étais animé par ce désir irrationnel de me, ou de lui, prouver ce dont j’étais capable. Lorsque je sortis enfin de l’eau, j'étais épuisé, mais fier de mon temps. Lors de la dernière largeur, j’avais remarqué comme il avait quitté le bassin et observé ma nage, vraisemblablement avec le même regard technique que le mien. Mais lorsque je le regardai, encore essoufflé par l’effort, il détourna aussitôt son regard. Assis sur le banc, une serviette sur les épaules, il se massait de sa large main ses biceps qui semblaient quelque peu contractés. On aurait pu prendre la manière dont il m’ignorait pour de l’arrogance, mais j’eus davantage l’impression qu’il ne se sentait pas à l’aise et qu’il préférait cacher sa gêne derrière une attitude quelque peu hautaine. Puis nous retournâmes tous deux dans l’eau, sans s’échanger un regard. Tandis qu’il travaillait sa vitesse au 100 mètres crawl, en se reposant entre deux trajets, je m’appliquais à améliorer mon endurance à la brasse. Lorsque je vis l’heure fatidique s’approcher, je fis encore quelques mouvements d’étirement et disparus dans les douches collectives. Tandis que mon corps se détendait sous le jet de la douche, je m’étonnais de ne l’avoir jamais vu auparavant. Cela faisait longtemps que je venais m’entraîner ici, trois fois par semaine, et même si je nageais principalement le matin, il ne me semblait pas l’avoir déjà vu : il m’aurait été impossible d’oublier un si bon nageur avec un tel corps d’Apollon… Tandis que j’avais enlevé mon maillot de bain et mes lunettes pour les rincer à l’eau claire, mon bel inconnu fit soudain son apparition dans la douche, interrompant brusquement le fil de mes pensées. Je tentais de réprimer tout signe d’étonnement, bien que je ne me sois vraiment pas attendu à le rencontrer dans les vestiaires. Il s’installa à deux douches de la mienne, le maillot de main déjà à la main, et après avoir appuyé le pressoir, il baissa la tête sous le jet d’eau. Observé de près, tout me parut encore plus prometteur. Son torse et ses jambes étaient fraîchement rasés, ce qui mettait davantage en relief les courbes masculines de sa musculature. Il mesurait certainement cinq centimètres de plus que moi, et ses musclés gonflés par l’effort physique paraissaient encore plus massifs. Son teint mat et sa barbe naissante lui donnaient un air un peu ténébreux, mais terriblement masculin. Il fit alors mousser son gel douche sur son corps d’éphèbe, et tout en massant soigneusement ses muscles, il ne sembla absolument pas percevoir ma présence. Essayant d’arborer un air dégagé, je ne cessais d’épier son corps si fascinant. Me tournant le dos, j’eus tout le loisir de regarder la mousse glisser voluptueusement le long de ses formes viriles et athlétiques ; je matais son dos si bien charpenté et son cul ferme et musclé qui ne portait aucune marque de bronzage. Lorsqu’il se retourna, je baissai les yeux et mon regard se perdit sur le muscle de son aine qui était parfaitement bien dessiné, avant de s’arrêter impudemment sur son pénis qui tout comme le mien était circoncis. Son membre flasque qui pendait innocemment entre ses jambes me troubla plus que je ne l’aurais souhaité. Je sentis les battements de mon cœur s’accélérer, ainsi que le sang affluer le long de mon propre membre. Sans perdre un instant, je lui tournai le dos et pivotai le poussoir jusqu’à ce que de l’eau glaciale vienne apaiser mes ardeurs. Alors que je feignais d’apprécier cette douche froide, je ne parvins pas aussitôt à réprimer mon érection naissante. Heureusement, le bel Apollon ne resta pas longtemps sous la douche et il finit pas disparaître dans les vestiaires. Lorsque j’eus maîtrisé mon émotion, je passai une serviette autour de la taille, et le rejoignis. Son casier était juste à côté du mien, il avait déjà mis son jean qui moulait avantageusement ses cuisses, sans pourtant donner l’impression d’être indécemment serré. À peine eus-je commencé à m’habiller qu’il avait déjà enfilé un tee-shirt gris un peu usé et ses Asics. Sans dire un mot, il empoigna son sac de sport, et s’en alla sans se retourner. Je ne parvenais pas à croire que je n’avais pas osé lui adresser la parole malgré toutes ces coïncidences. Mais alors que je me préparais à réprimer une fois de plus mes phantasmes
éveillés qui n’avaient de réalité que dans ma tête, mon regard se posa sur ses lunettes de natation qu’il avait oubliées par mégarde sur le banc. Sans réfléchir un instant, et seulement vêtu d’un jean, je me mis à lui courir après. Durant les quelques secondes dont j’eus besoin pour le rattraper, mon imagination débordante était déjà convaincue qu’il les avait volontairement laissées là pour que nous entrions enfin en contact. — Eh ! Pardon !!! Il se retourna alors. — Vous avez oublié vos lunettes ! Il me regarda d’un air étonné, puis reconnut ses lunettes que je tenais dans ma main. Il sembla visiblement mal à l’aise. D’une voix grave et un peu rauque, il me répondit : — Merci, c’est gentil. Au revoir ! Au revoir ? Seulement au revoir ? J’aurais voulu entamer la conversation, mais il ne m’en laissa pas le temps. À peine avait-il pris ces lunettes qu’il avait continué son chemin. Je me retrouvai comme un con, torse nu au milieu du hall d’entrée de la piscine municipale. Je ne savais pas si j’étais furieux contre moi pour avoir été si maladroit, ou si je lui en voulais de s’être montré si distant. Je n’avais pas vraiment l’habitude de courir après les hommes, encore moins au sens propre… Son regard éconduisant fut donc d’autant plus blessant. Après avoir terminé de me préparer, je remontai en voiture, incapable de pouvoir me concentrer sur ma journée. Ce mec m’avait tellement troublé que je ne parvenais pas à me le sortir de la tête. Je repensais à son corps nu sous la douche, à son petit cul moulé dans son jean, à son sourire gêné et poli. Lorsque je le vis attendre à l’arrêt de bus, il me fallut une seconde pour saisir que cela ne se passait pas dans ma tête. Me découvrant soudainement des penchants masochistes, je décidai de tenter le tout pour le tout, et après avoir baissé ma vitre, je lui demandai si je pouvais le déposer quelque part. Il fut assez surpris de me voir si tôt de nouveau, et ma question sembla le déconcerter. Puis il jeta un coup d’œil rapide sur sa montre et répondit : — J’habite du côté du canal St Martin, ça ne te dérange pas ? — Pas du tout, c’est dans ma direction. C’était en effet ma direction ! Enfin, quand j’allais chez moi… On m’attendait au bureau pour 9 heures à l’autre bout de la ville, mais de sentir la présence de ce beau nageur à mes côtés valait bien un petit mensonge. Sur le trajet, je parvins à le faire parler et à en apprendre un peu plus, bien qu’il ne fût pas très bavard. Mon demi-dieu avait donc un nom, il s’appelait Jean-Baptiste, mais ses amis lui disaient JB (il faut prononcer [Jibé]). Il lui restait quelques années avant d’atteindre la trentaine, et il travaillait comme programmeur dans une entreprise quelconque. Il venait tout juste d’emménager dans cet arrondissement de la ville et son appart se trouvait à deux rues du mien… Enfin, il me fallut tout de même 20 minutes pour apprendre tout ça… Lorsqu’il descendit de la voiture, il me remercia et m’adressa un sourire un peu moins figé que le précédent. Le jeune dieu ne semblait pas particulièrement liant, mais de ma grande naïveté, cela suffisait à mon bonheur. Malgré la mauvaise humeur de mes collègues, je gardai le sourire aux lèvres toute la journée…
Chapitre II
Deux jours après notre rencontre, je fus déjà récompensé de mon audace. Lorsque nous nous rencontrâmes à la piscine municipale, JB dédaigna non seulement me dire bonjour, mais il installa même ses affaires à côté des miennes. À vrai dire, à cette heure-ci, nous n’étions que les deux seuls nageurs dans le bassin, et cela aurait été un peu ridicule s’il avait posé sa serviette à l’autre bout du hall. Quoiqu’il en fut, nous commençâmes à faire la connaissance l’un de l’autre. Nous nous arrangions pour prendre nos temps de récupération en même temps, et même si nous n’échangions rien de très profond, nous prenions tous deux plaisirs à reprendre notre souffle ensemble. Sa présence ne fut pas non plus sans effet sur mon entraînement, ses performances qui étaient loin d’être mauvaises, m’obligeaient indiciblement à améliorer les miennes. Il ne s’agissait pas tant d’une compétition ouverte entre nous, c’était davantage une question d’amour propre… Lorsque nous nous rendîmes compte que nous allions nager aux mêmes jours, je lui proposai de passer le prendre en voiture, ce qui lui évitait de dépendre du bus.
Au fil des semaines, nous nous mîmes ainsi à développer nos petites habitudes ; il m’attendait déjà le matin, devant la porte de son immeuble, le sac à la main, puis après avoir dépensé notre énergie pendant un peu moins d’une heure, nous prenions notre café dans la...
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