Sévérités perverses
164 pages
Français

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Sévérités perverses , livre ebook

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Description



« Ah ! comme elle allait l'humilier encore plus, la dompter, faire de son corps par les cinglades et les contraintes, la chose la plus souple, la plus gracieusement docile que l'on pût imaginer »

Cet ouvrage est d'un raffinement inouï dans les descriptions des étranges sévices et humiliations infligés à des jeunes filles aux mauvais instincts, les corrections qu'on leur applique, les déshabillés suggestifs et les accoutrements spéciaux qu'on leur impose par méthode de punition, ainsi que la rude discipline des gants, du corset et des bottes, ralliera tous les suffrages des lecteurs curieux de documents authentiques et de scènes vécues.

« Flageller l'orgueil, comme disait ce grand seigneur, ami de Ninon de Lenclos, là est le plaisir. La vue ne saurait être satisfaite sans l'idée de la souffrance morale que l'on procure. »

Les plus belles pages de « l'éducation anglaise » illustrées par le grand Carlõ qui montre ici une stupéfiante maîtrise graphique. Sévérités Perverses paru en avril 1934 est le second livre de Juana Lapaz, après L'Inquisiteur Moderne.
Cette collection propose les meilleurs romans fétichistes publiés dans les années 1920-1930 signés James Lovebirch, Juana Lapaz, Alan Mac Clyde, Edith Kindler, Aimé Van Rod, etc. et illustrés le plus souvent par le mystérieux Carlõ.

Roman numérique illustré, 164 pages, orné de 16 illustrations en hors-texte de Carlõ, couverture en couleurs.



Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juin 1997
Nombre de lectures 330
EAN13 9782866885229
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0041€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table Of Contents

JUANA LAPAZ Sévérités Perverses IlLUSTRATIONS DE CARLO LIBRAIRIE ARTISTIQUE ET PARISIENNE

Préface

CHAPITRE PREMIER Prise au piège

CHAPITRE II Les antécédents d'une flagellante ou le supplice d'une écuyère

CHAPITRE III L'éducation commence

CHAPITRE IV Bâillons et corsets

CHAPITRE V La maison des disciplines

CHAPITRE VI Les distractions d'un Barine

CHAPITRE VII Par les cheveux!

CHAPITRE VIII Une course de bicyclettes

CHAPITRE IX La belle et la bête

CHAPITRE X Une correction formidable

CHAPITRE XI Bottes et gants de chevreau

CHAPITRE XII La main du maître

CHAPITRE XIII Douloureuse élégance

CHAPITRE XIV Les deux esclaves

CHAPITRE XV La jupe infernale

CHAPITRE XVI Une robe de mariée

Illustrations
Si vous désirez être tenu au courant de nos publications adressez-nous un courriel à l'adresse suivante : To the update on our activities and publications you have only to send us e-mail to : domleroy@enfer.com Website : www.enfer.com/ © 1979 by Editions Dominique Leroy, Paris, France pour l’édition papier. © 1997-2009 by Editions Dominique Leroy, France, pour l’édition numérique. Format ePub : ISBN 978-2-86688-345-4
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit sans le consentement de l’éditeur est illicite (Articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.) All rights reserved. No part of this book may be reproduced in any form, by any means, without the prior written consent of the publisher.
 
 
 
Juana Lapaz SÉVÈRITES PERVERSES Illustrations de CARLO Librairie Artistique et Parisienne
ÉDITIONS DOMINIQUE LEROY
Préface
A M. le Docteur P. S...
Voici, mon cher docteur, un document de plus pour vos travaux sur la névrose contemporaine. L'histoire, très véridique, exposée ici sous forme de roman, n'est qu'un cas entre mille. Laissez-nous pourtant vous dire que si l'on remonte dans l'histoire on trouverait des cas identiques du plaisir d'humilier et de dompter par la souffrance physique. Certains supplices, infligés au Moyen-Age, ceux de l'Inquisition, l'atroce volupté que ressentait un Gille de Rais à étrangler des enfants, après avoir pollué leur âme et souillé leur corps, dépassent en horreur les divertissements auxquels se complaisent ceux que vous appelez justement nos hypersensuels modernes. Peut-être ceux-ci relèvent-ils de la psychiatrie; ils ne sont, en tout cas, pas dangereux; leurs raffinements sont peu meurtriers. Lorsqu'ils s'en prennent au corps - à certaines parties du corps - c'est surtout l'âme qu'ils veulent atteindre, ne trouvant l'apaisement de leur propre fièvre que dans l'abaissement, la honte qu'ils infligent à cette âme... Flageller l'orgueil, comme disait ce grand seigneur, ami de Ninon de Lenclos, là est le plaisir. La vue ne saurait être satisfaite sans l'idée de la souffrance morale que l'on procure. Brantôme nous a parlé de cette grande dame du seizième siècle qui faisait dépouiller ses dames et filles les plus belles et se plaisait fort à les voir en cette humiliante posture et les battait du plat de la main sur les fesses avec de grandes claquades et plamussades assez rudes, et les filles qui avaient délinqué quelque chose, avec de bonnes verges, ou d'autres fois, les faisait trousser en robbe (car pour lors elles ne portaient pas de caleçons) et les claquetoit et fouetloit sur les fesses, selon le sujet qu'elles lui donnoient, ou pour les faire rire ou pleurer . Il paraît que cette grande dame trouvait à ces jeux une excitation singulière. Ne doutons point que la joie d'humilier ses chambrières et dames de sa suite entrait pour une bonne part dans cette satisfaction purement cérébrale. En relatant la façon dont la comtesse Berthe de Z... distrayait son spleen, nous n'entendions apporter ici qu'une modeste contribution à l'histoire de ces châtiments par le fouet et les parures cruelles qui mortifient, imaginées par ces névrosés ou ces tourmentés, à la guérison desquels vous rêvez de vous attacher. Ils demeurent l'exception. Puissiez-vous rendre un jour cette exception plus rare encore. En attendant, voici cette histoire, dont vous tirerez toute conclusion qu'il vous plaira; elle ne laisse pas d'être piquante, nous dirons même souvent cuisante, pour parler comme les héros de notre histoire.
J.-L.
CHAPITRE PREMIER Prise au piège
Dans ce salon vert sombre, sommairement meublé, la comtesse Berthe de Z... attendait, très nerveuse. Elle appuyait sa belle tête, un peu masculine, contre les vitres de la fenêtre, regardant au travers s'il ne venait rien dans 1a rue. Elle regrettait à présent d'avoir accepté l'offre qui lui avait été faite. Elle avait l'impression d'avoir conclu un pacte avec Satan; elle qui, jusque-là, était reçue dans les salons les mieux bien pensants de Paris, où l'on vantait la parfaite dignité de son veuvage. Pourtant, une fièvre la travaillait, et apercevant soudain une automobile qui débouchait du coin de la rue et se rapprochait du trottoir, elle ne put retenir un cri de victoire... Elle quitta aussitôt son poste d'observation et gagna la pièce voisine, soucieuse de suivre à la lettre les recommandations qui lui avaient été faites. Quelques instants s'écoulèrent, une clef grinça dans la serrure de la porte d'entrée... Tandis que, haletante, folle d'émotion et d'impatience à la fois, la jeune femme demeurait dans sa chambre, un jeune homme entrait dans le salon, y précédant une jeune fille. Il était très beau, bien découplé, brun, les cheveux légèrement frisés, domestiqués à l'arrière du crâne par des onguents spéciaux. A son veston, de bonne coupe, était un œillet rouge; une chevalière ornait le doigt de sa main gauche. Elle, elle était toute vêtue de noir, fort élégante en ce deuil manifeste. Sa figure était d'un ovale parfait, ses yeux, châtains, très beaux, légèrement allongés, avaient un je ne sais quoi de volontaire, qu'accentuait encore son front, dégagé par une épaisse chevelure blonde rejetée en arrière. La physionomie n'avait véritablement rien de sympathique. Tout en elle disait l'orgueil d'une caste se voulant privilégiée, le mépris d'autrui et une dureté que n'ont pas d'ordinaire les jeunes filles de dix-sept ans, âge qu'elle devait avoir. - Je suis folle de vous avoir suivi, de vous avoir écouté! prononça-t-elle, les dents serrées, les sourcils froncés. - Asseyez-vous, répondit-il sur un ton qui la surprit. - Si, si, je suis folle, reprit-elle. Moi, Christiane de M..., me faire enlever ainsi, quel scandale! - N'est-ce pas? Elle crut qu'il plaisantait. - Mon père n'aurait jamais consenti à ce mariage. Attaché d'ambassade, selon lui, ce n'est pas une situation. Maintenant, il ne pourra plus s'opposer à notre union. - Vous croyez? - Voyons! Ah! si ça n'avait pas été pour vous détourner des autres qui se jetaient positivement dans vos bras et me rendaient jalouse, je ne me serais pas abaissée à ce roman de petite employée. Quel scandale! Non, quel scandale! Enfin, c'est fait... Ma pauvre maman n'est plus là pour pleurer de honte... je n'aurai pas attendu longtemps après sa disparition... Allons, consolez-moi, dites-moi quelque chose, surtout soyez sage, aussi sage que dans le taxi... Embrassez-moi les mains, mais que ce soit tout. Parlez-moi plutôt de votre famille, du comte, votre père, de votre mère, l'ex-princesse de Chatenay, de votre sœur, mariée au marquis d'Entraigues... Non, mais qu'est-ce qu'il faut à mon père? Il préférait pour gendre le petit Xavier, qui est très riche et est un ingénieur d'avenir. Je ne le détestais pas, mais il n'a pas votre branche... - S'i1 vous plaît? - Qu'avez-vous donc? Quel drôle d'air vous montrez maintenant. Vous regrettez? Vous n'êtes pas content? - Moi, pourquoi ne serais-je pas content? - Alors, nous allons écrire à mon père. - Et comment! - Et puisqu'il le faut, le menacer du scandale s'il refuse toujours son consentement. Je le connais, il a horreur des scandales, il voudra taire mon escapade qui lui paraîtrait indigne de la fille d'un membre du Jockey-Club et de l' Epatant , et il fera maintenant tout ce que nous voudrons. Le jeune homme ne répondit pas. Il se carra dans un fauteuil, allongea ses jambes sans nul souci d'étiquette ni de séduction et tira de sa poche un étui à cigarettes. Elle le rega

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