Westhawk #1
230 pages
Français

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Description

Ethan, agent en infiltration au FBI rencontre la plus belle femme qu'il ait jamais vue. Au risque de foutre en l'air la mission qui lui a été assignée, il s'accorde une nuit de plaisir infinie entre ses bras, espérant la revoir au matin, et pourquoi pas pour un peu plus. Mais à son réveil, la belle c'est fait la malle et il ne sait pas comment la retrouver.


Cinq années ont passées, et il a évolué. Aussi bien dans sa tête, que dans sa vie personnelle sans en connaître vraiment la raison. Jusqu'à ce qu'un coup de fil vienne réveiller sa mémoire. La jeune femme qui a ensoleillé son passé à besoin de lui pour retrouver ses enfants.


Son sens du devoir lui dicte de l'aider. Mais est-il le seul ? N'y a-t-il que cette seule raison qui le pousse à la retrouver ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 7
EAN13 9791096784981
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Westhawk

Tome1

L’espionqui m’aimait
Cathy Antier

Westhawk

Tome1

L’espionqui m’aimait
© JennInk Éditions
Tousdroits réservés.
LeCode de la propriété intellectuelle interdit les copiesou reproductions destinées à une utilisationcollective. Toute représentation ou reproduction intégraleou partielle faite par quelque procédé que ce soit,sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illiciteet constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Aucunextrait de ce livre ne peut être reproduit, scanné oudistribué sous forme imprimée ou sous formeélectronique sans la permission expresse de l’auteur,sauf pour être cité dans un compte-rendu de presse.
AVERTISSEMENT

Cetexte est une œuvrede fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou mortes,des lieux ou des évènementsréels n’est que pure coïncidence pour laquellel’auteur(e) décline toute responsabilité.
Celivre contient un langage familier ainsi que des scènes àcaractère sexuel, pouvant heurter la sensibilité desplus jeunes.
Ilest destiné à un public averti.
PROLOGUE



Encoreune fois, j’examine l’homme assis à mes côtés,et grimace légèrement. Contrairement à moi, ilsemble parfaitement calme. Je soupire tout en me passant une mainnerveuse dans les cheveux. Je sors le chargeur de mon arme, vérifiequ’il est plein, puis le remets en place, avant de recommencerl’opération.
–  T’angoissepas fiston. Tout va bien se passer. Ça fait des mois que l’onprépare cette opération.
–  Jesais, mais j’ai comme un mauvais pressentiment. Il n’ étaitpas prévu qu’il y ait autant de monde ce soir !
Jepousse un grognement. Je sais que mon coéquipier a raison.Après tout, c’est un vieux briscard qui connaîtson métier comme personne. Mieux que moi en tout cas, ça,c’est sûr.
Ils’agit de ma première mission sur le terrain, etétrangement, je n’ai pas peur. Juste un peu mal àl’estomac à cause du stress. Surtout depuis que nousavons découvert que notre cible n’est pas seule. Aumoment où nous sommes arrivés, les lieux étaienttout illuminés, le parking était plein, et le brouhahades conversations filtrait par les fenêtres ouvertes. J’aialors compris que notre cible faisait une petite fête. Ce quin’était absolument pas prévu dans nos plans.
Normalement,il devait être seul dans cette baraque, et nous devions entrerdans le feutré pour le choper avant qu’il ne s’échappeà l’autre bout du monde. Nous avions plus ou moins prévula présence de sa pute du moment, mais rien de plus.
Qu’ilait décidé d’inviter toute sa famille ne faisaitque nous confirmer qu’il était bien sur le départ !
Unmouvement furtif sur ma droite me fait violemment tourner la tête,tandis que mon c œurtambourine àtout rompre dans ma poitrine. Je soupire de soulagement enreconnaissant la silhouette toute de noir vêtue qui se glissesilencieusement jusqu’à la maison. Quelques secondesplus tard, elle est rejointe par d’autres formes, tout aussifantomatiques et silencieuses. La brigade d’intervention vientde se mettre en place.
Soudain,l’appréhension cède place à l’impatience.Je sens l’adrénaline se diffuser dans tout mon corps.Cette sensation est vraiment géniale. L’exaltation queje ressens à cet instant est toute puissante. Elle agit commeune drogue qui se diffuse lentement dans mes veines. C’est unedes raisons qui m’ont fait choisir ce métier. L’autreétant que le statut d’espion remporte un franc succèsauprès de la gent féminine.
–  PrêtWesthawk ?
Jetourne la tête vers mon coéquipier. Le mauvaispressentiment est toujours logé au fond de mon ventre, malgrétout, je hoche la tête pour acquiescer.
Dehors,à part le faible brouhaha provenant de la maison où sejoue la fête, le silence est total. Même les animaux denuit se sont tus. Cette absence de bruit ne fait qu’augmenterla tension qui habite mon corps.
Avecmon coéquipier, je m’approche lentement de la maison, etprends place derrière la brigade d’assaut. Selon le planétabli à l’avance, d’autres agentspatientent à l’arrière du chalet pour bloquer lesportes et les fenêtres.
Aprèsune dernière mise au point, tout s’enchaîne àune vitesse folle. Les lumières sont coupées, lesagents d’assaut entrent, les balles commencent à sifflerà mes oreilles. Toutes les techniques apprises durant mes moisde préparation s’effacent d’un seul coup, nelaissant qu’un grand blanc dans mon cerveau. Je reste plantésur le seuil du chalet, mon arme se balançant mollement aubout de mon bras.
–  BougeWesthawk !
Cetteinjonction de mon coéquipier me ramène àl’instant présent et tous mes réflexes mereviennent d’un coup. Je brandis mon arme, et entre dans labataille, hurlant à qui veut bien l’entendre que je faispartie des forces de l’ordre. Les balles sifflent à mesoreilles, le sang pulse dans mes veines, inondant jusqu’àla plus infime partie de mon corps de cette adrénaline tantrecherchée.
Jerepère une ombre suspecte sur ma droite, me tourne d’unbond rapide et vise.
–  OK !
Cesimple mot me renseigne sur l’identité de la personne etje relève mon arme. Il s’agit de l’un des nôtres.
Soudain,une brûlure me transperce le bras, et je me mords l’intérieurde la joue pour retenir le cri qui me brûle les lèvres,puis je me tourne brusquement vers l’endroit d’oùprovenait le tir. Une ombre se détache dans la lumièreblafarde de la lune, et je ne réfléchis plus. Je visela silhouette, retire la sécurité de mon arme, et tire.Je vois le corps de mon ennemi reculer sous l’impact, puiss’écrouler lentement au sol avec un bruit mat.
Àcet instant, je me jette à corps perdu dans l’action,éliminant d’autres ennemis, évitant d’autresalliés, quand soudain, après ce qu’il me sembledes heures, mais ne doit pas avoir duré plus de vingt minutes,tout redevient calme et silencieux. Mon souffle est court dans mapoitrine tandis que la poussière et l’odeur de poudresaturent l’air, ainsi qu’une odeur ferreuse qui faitbrutalement remonter la bile dans le fond de ma gorge.
Jecligne brutalement des yeux au moment où la brigade d’assautremet le courant, et qu’une lumière vive m’agresseles rétines. Je me frotte les yeux, essayant de faire passerles taches noires qui s’y accumulent plus rapidement et relèvela tête pour regarder tout autour de moi. Je dois prendre surmoi pour ne pas me mettre à vomir face au spectacle quis’offre à moi.
Partoutdans la pièce gisent des corps déchiquetés parles balles, le sang dégoulinant des plaies laissées parles impacts de balles. Le carrelage auparavant blanc semble avoir étérepeint par une peinture rouge du plus mauvais goût.
Monestomac se révolte dans mon ventre, et je cours vers la sortiela plus proche, glissant sur des flaques poisseuses, pour rendre soncontenu sur le perron. Je me vide davantage en entendant les gars dela brigade d’assaut rire et plaisanter en rangeant leurmatériel. Je ne vois pas comment ils arrivent às’amuser dans un carnage pareil.
Maisils ont l’habitude de ce genre de charnier. Cette scènede massacre doit faire partie de leur quotidien.
–  AgentWesthawk ?
Jem’essuie rapidement la bouche de ma manche, me disant quej’irais me changer plus tard, et me redresse pour regarderl’agent qui vient de m’interpeller.
–  Oui ?
–  L’agentBurrows vous demande.
–  J’arrive !
Jefais un pas dans sa direction lorsqu’il pose une main sur monépaule pour m’arrêter, et plonge son regard dansle mien. Mon ventre se contracte de nouveau de stress face àson regard dur.
–  Ilfaut d’abord que je vous prévienne qu’il est malen point. Il s’est pris une balle en pleine poitrine. Il neportait pas son gilet.
Monc œurtressaute brutalement dans ma poitrine et je manque de m’ écroulercontre le mur derrière moi. L’agent Burrows a étémon mentor depuis mon entrée au FBI. C’est lui qui m’atout appris. Lui qui m’a poussé à persévérerlorsque parfois, je n’étais plus aussi motivé.
Jeprends une grande inspiration et me rue à l’intérieurà la recherche de mon coéquipier. Je m’arrêtenet en le voyant étendu sur la moquette du salon, sa chemiseblanche maculée de son sang. Je m’approche de lui et melaisse tomber à ses côtés, les larmes me montantaux yeux. Je prends sa main dans la mienne, et tressaille violemmenten la sentant déjà aussi froide.
–  Pourquoin’as-tu pas suivi tes propres conseils Mike ? Tu m’astoujours dit de ne jamais sortir sans mon gilet pare-balle.
Larespiration lente et saccadée de mon mentor me serre le ventreet je vois la pâleur s’installer sur son visage. Lemaigre sourire qu’il tente de m’adresser n’arrivepas à me déstresser.
–  Trop…Petit… Pris… Ventre…
Jene peux retenir le gloussement qui sort de mes lèvres. J’avaisremarqué qu’il avait pris un peu trop de ventre cesderniers temps, et en plus de le chambrer d’adorer à cepoint les petits plats de sa femme, je l’avais encouragéà se mettre au sport. Je l’avais même invitéà venir avec moi un matin, mais après seulement cinqminutes à courir tous les deux, il s’étaitretrouvé penché en deux à cracher ses poumons.Je n’étais pas à mon maximum pourtant. J’avaisgardé un rythme lent pour qu’il puisse me suivre, maisça n’avait pas suffi.
–  Tudois… Me promettre… De me… Venger. Ce salaud…Doit payer…
Sesdoigts tentent de serrer ma main pour appuyer ses mots, mais sesforces le quittent rapidement, et seul un petit tressaillement sefait sentir. La tache de sang sous son corps ne cesse de s’élargir,et je m’étonne des litres de sang que peut contenir uncorps humain.
–  Promets-moi…Fiston !
Jesursaute en rougissant en me rendant compte où m’ontmené mes pensées, et esquisse un léger sourire àses mots. J’ai toujours détesté qu’ilm’appelle de cette façon. Mais aujourd’hui, aumoment où je le vois aussi mal, ça ne me dérangeplus. Je me penche sur lui, ma bouche collée à sonoreille.
–  Jete le promets Mike, même si je dois y passer ma vie. Il ne lesait pas encore, mais Morrison est un homme mort.
Labouche de Burrows se tord dans un violent rictus, et je serredavantage la main de mon ami. En quelques secondes seulement, je lev

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