Alys et Tyron
147 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Alys et Tyron

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147 pages
Français

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Description

Romance thriller - 263 pages


Alys est malade, et l’a toujours été. Fragile et innocente, elle vit coupée du monde pour se protéger.


Tyron est l’homme de main du plus gros trafiquant de la ville. Sombre et dangereux, sa vie n’est faite que de violence et de drames.


Leurs chemins n’auraient jamais dû se croiser... mais il a posé les yeux sur elle !


Quand deux êtres que tout oppose se rencontrent, peuvent-ils croire que tout est possible ?




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Nombre de lectures 170
EAN13 9791096384426
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Alys et Tyron - Si tout était possible &
S i t out é t a i t p os s i b l e Thaïs L.
&
S i t out é t a i t p os s i b l e Thaïs L.
M entions légales Éditions Élixyria http://www.editionselixyria.com https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/ ISBN : 979-10-96384-42-6 Corrections : Anne-Sophie Bord Couverture : Viorel Sima / Shutterstock.com
Remerciements À mvn mari, qui malgré ses dvutes me laisse aller au bvut de cette passivn. Je remercie Steph et Charlène qui, prises de cvurt, vnt quand même fait la cvnnaissance d’Alys et de Tyrvn et m’vnt aiguillée sur la Vvie à suiVre lvrsque j’hésitais. Merci à Stéphanie et Émilie, ainsi qu’à tvutes les lectrices du cvmité de lecture qui vnt eu fvi en cette histvire. À Laetitia, Didier et tvute l’équipe d’Élixyria pvur leur traVail fabuleux, leur écvute, et surtvut pvur m’aVvir permis de faire partie de leur aVenture. Une maisvn d’éditivn simple et familiale cvmme beaucvup en rêVeraient. Aux lecteurs qui vnt accueilliSi tout était possiblelvrs de sa première éditivn, et qui m’vnt cvnVaincue que j’étais sur la bvnne Vvix aVec leurs cvmmentaires. Merci pvur Vvs cvnseils et Vvs aVis cvnstructifs qui m’vnt aidée à Vvir mes erreurs et à aller plus lvin. Et pvur finir, merci à MES lectrices. vus êtes tvujvurs un peu plus nvmbreuses, et surtvut, Vvus êtes mvn mvteur. Priscilla, Stéphanie, Rezika, Émilie, SéVerine, Nathacha, Audrey, Nathalie, Michèle, Alex, Löetitia, Jennifer… Je ne peux pas tvutes Vvus citer, mais j’espère que Vvus saVez à quel pvint Vvus m’êtes précieuses.
À ma sœur, Mélissa. Tout sera toujours possible, aussi longtemps que les gens qui t’aiment seront près de toi.
Chapitre 1 Assise dans ma cuisine, je regarde les gouttes de pluie glisser le long des fenêtres. Il est huit heures du matin et j’ai l’impression que la fin de journée est déjà là. Je suis devant mon verre d’eau, mes cachets posés à côté de moi, mais je ne parviens pas à me décider à les avaler. J’ai froid et je suis fatiguée, signe que ma nuit a été chaotique. Mon cerveau a travaillé, ne me laissant aucun répit. Je le sens, car je suis vaseuse et nauséeuse. Mon humeur est aussi triste que le temps est gris à l’extérieur. Je me sens si seule. J’attrape les pilules et les gobe, une par une. Je répète ce mouvement de déglutition six fois jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Mon téléphone va sonner dans cinq minutes, je le sors de ma poche et j’attends. Je n’ai que ça à faire de toute façon. Dring. Dring. Dring. Je décroche lentement et mets mon iPhone contre mon oreille, prête à entendre le même discours que les jours précédents. — Alys ? Ma chérie ? s’exclame une voix suraiguë. — Oui, maman… Qui pensait-elle trouver au bout du fil de toute façon ? — Tu as passé une bonne nuit ? Tes cachets sont pris ? me coupe-t-elle. — Oui, soupiré-je platement. — C’est bien, ma chérie. Pense à faire quelques courses aujourd’hui... Tu as de l’argent dans le pot, près du réfrigérateur. Tu prends le bus ligne 6. N’oublie pas non plus d’éviter le trafic de onze heures et seize heures, tu serais embêtée. Il y a toujours une foule de gens durant ces horaires. — D’accord, maman. Elle me répète ce refrain tous les lundis depuis plusieurs années. Peut-être croit-elle que je vais zapper ? Mon cerveau est défaillant, mais pas au point d’être amnésique. Je ressens une colère me vriller les entrailles, énervée qu’elle me parle encore comme si j’étais une demeurée. Je suis à deux doigts de l’envoyer balader, alors je raccroche, sans me soucier de ses futures représailles. Ce matin, je n’ai pas envie de discuter. Je mets mon verre dans l’évier et vais me préparer. Je me déshabille avec lenteur et m’installe sur le siège de la douche, laissant couler l’eau chaude sur ma peau, les paupières closes. Le mal reflue peu à peu, me permettant de respirer à nouveau convenablement sans cette pression douloureuse dans ma poitrine. Je soupire en repensant à cette vie fade et monotone que je suis obligée de subir pour m’éviter de sombrer. Je n’ai pas de travail, pas d’amis. Je vis dans un petit appartement au milieu d’une cité délabrée. C’est un choix en même temps ; au moins, ici, les gens me foutent la paix.
Tu leur fais peur !  ’ai eu une crise un jour, alors que je descendais l’escalier. Les voisins ont appelé les pompiers, mais ils ont évité de me toucher. Depuis cet incident, personne ne me regarde. Je suis devenue invisible et c’est très bien. Je n’ai pas besoin de leur pitié. J’ouvre les yeux et vois une forte condensation se former sur les vitres, signe que l’eau est brûlante, bien que je ne le sente même pas sur ma peau insensible. Je ferme les robinets et me savonne, laissant une forte odeur de jasmin emplir la pièce. J’aime ce parfum qui me rappelle mon enfance, dans les jardins de grand-mère. Le porter sur mon corps me rassure et diminue les symptômes de la maladie. Je me rince, m’enveloppe d’une serviette épaisse et me dirige vers la chambre. Mes affaires sont déjà prêtes sur la chaise. Je les ai préparées hier, ne sachant pas quel serait mon état au réveil. C’est devenu une habitude, nécessaire à mon quotidien, pour appréhender au mieux cette chose qui me bouffe la vie. J’enfile ma salopette en jean et mon débardeur blanc par-dessus mes sous-vêtements en coton. J’aime me sentir à l’aise, surtout lorsque je dois sortir. Je ne mets jamais de robes dans ces cas-là. Qui sait dans quelles positions je pourrais me retrouver en cas de crise ? Je remonte mes cheveux trempés en un chignon désordonné sur le haut de mon crâne. Leur couleur rousse est plus foncée avec l’humidité, et cela fait ressortir la pâleur de mon teint. Mes yeux verts mangent presque les trois quarts de mon visage et des cernes bleutés apparaissent sur le haut de mes joues, à cause du manque de sommeil. Je me saisis de ma boîte à maquillage, puis après une hésitation, la repose. Pourquoi l’utiliser vu le temps qu’il fait ? Avec la pluie qui n’arrête pas de tomber, je préfère limiter les dégâts. À quoi bon perdre des dizaines de minutes pour ressembler à un panda à peine dehors ? J’enfile mon imperméable et prends mon sac à main en me dirigeant vers la sortie, quand je me souviens qu’il y a de l’argent dans le pot. Je rebrousse chemin et sors les billets avant de jeter un œil autour de moi pour vérifier que je n’ai rien oublié. Ma petite montre indique qu’il est neuf heures. Je serai au magasin pour l’ouverture et m’en félicite silencieusement. Il n’y aura pas grand monde, je pourrai me faufiler entre les rayons sans stress. Le stress et les émotions fortes sont mes plus grands ennemis. J’ai besoin de calme et de monotonie pour ne pas sombrer. Ma vie est ainsi faite. Il est temps d’y aller. Je remonte ma capuche et sors dans la fraîcheur humide du couloir. Le bus s’arrête à quelques mètres du supermarché, m’évitant de finir trempée avant même d’entrer dans le magasin. Le chauffeur me fait un petit signe de tête, puis referme les portes immédiatement derrière moi. Je resserre les pans de mon manteau contre mon corps gelé, puis avance en regardant mes pieds. J’ai pris l’habitude de rester dans ma bulle pour me protéger. Mes années au lycée m’ont appris à me renfermer. Les jeunes sont cruels face à la différence, m’obligeant à brider ma vraie personnalité. Elle se cache là, quelque part au fond de moi. Mais je ne peux pas la laisser sortir de peur de faire apparaître ce qu’il y a de pire en moi. J’entre dans le magasin et m’empare d’un panier. Je n’ai pas besoin de regarder le bout de papier qui me sert de liste de courses, je prends toujours la même chose. Œufs OK, tomates OK, salade OK, pain OK, pâtes OK, jus de fruits OK, sandwich
+ >, canettes OK, céréales.... Merde ! Céréales, pas OK. Mon sang se glace dans mes veines, je sens les prémices de la panique pointer. Je tourne la tête en espérant les apercevoir puis reviens sur mes pas. Je regarde autour de moi, zyeutant même le plafond. N’importe quoi ! Voilà que je commence à trembler d’énervement. Pourquoi ce foutu rayon est-il complètement chamboulé ? Bon, je dois me calmer. Je respire trois fois, lentement. On se détend. Il faut que je reste rationnelle. Je compte jusqu’à trois en fermant mes paupières, change mon panier de bras et lève finalement les yeux en l’air pour suivre les banderoles indicatives. Céréales, céréales... Ah, les voilà ! Je me dirige vers le rayon correspondant au pas de course. Je m’arrête face à la marque que je préfère, et trouve aussitôt mon paquet adoré. Quoi ? Mais que fait-il à trois mètres au-dessus du sol ? J’essaie de repérer un marchepied ou un objet correspondant. Rien. Comment vais-je pouvoir les attraper ? Je sens des larmes d’agacement me monter aux yeux. Je suis ridicule, mais je veux ce paquet.J’en ai besoin. J’essaie de grimper sur les gondoles, mais ma taille ne me le permet pas. J’ai envie de crier et de tout renverser. Il faut vraiment que je me reprenne, c’est une très mauvaise idée de me laisser submerger ainsi. Réfléchis Alys, réfléchis ! — Je peux vous aider ? Une voix grave me surprend. Je sursaute et mon cœur s’emballe comme un cheval au triple galop. Je respire à fond en fermant à nouveau les yeux. Reprends-toi, ma fille. Heureusement, « la vague » censée m’envahir n’apparaît pas, je me sens prête à affronter cet inconnu. Je me tourne doucement, mes yeux rencontrent alors un torse musclé. Mon regard remonte lentement le long d’une veste en cuir ajustée pour trouver le visage de mon interlocuteur. J’ai le souffle coupé devant la haute stature de celui qui me fait face. Il est immense et fait le double, voire le triple de ma taille. Il pourrait me briser d’une main, sans aucun doute. Son visage est féroce, agrémenté d’une paire d’yeux d’un gris glacial qui me cloue sur place. Je n’ai jamais approché un homme de ce gabarit ce qui me fait frissonner. Tout en lui impose une sorte de respect, voire même de peur. Je me demande si c’est bien lui qui m’a offert son aide, cela me paraît impossible... D’ailleurs, sa présence au milieu d’un rayon de céréales est à elle seule assez surréaliste. Mes yeux s’écarquillent de surprise lorsque qu’il s’empare de mon paquet de Cheerios, simplement en levant le bras, montrant à nouveau à quel point je suis ridiculement petite par rapport à lui. Je tends une main tremblante pour le récupérer, et fais bien attention de ne pas le frôler. Il penche la tête en croisant les bras. Oh mon Dieu ! Pourquoi ne part-il pas ? Ma gorge s’assèche et mes mains deviennent moites sur le paquet que je serre contre ma poitrine. Je le remercie alors du bout des lèvres et tourne les talons pour m’enfuir au pas de course. Je termine mes achats en vitesse, pressée de quitter cet endroit. Je choisis la caissière que je prends habituellement, pour profiter de sa rapidité et son efficacité. Elle
sait ce qu’elle doit faire, enfournant mes maigres achats dans deux sacs bien distincts. Je la remercie, reconnaissante, puis, mes provisions sous les bras, je me dirige vers les portes coulissantes. Je suis mal à l’aise, et presse le pas pour remplir mes poumons d’un air frais, synonyme de liberté. La pluie a laissé place à des éclaircies providentielles, me permettant d’apprécier les premiers rayons du soleil réchauffer mon visage avant que je n’inspecte les environs. Je cherche quelques instants puis parviens à le trouver. Il a changé de place, sûrement pour se mettre à l’abri du vent. J’ai cinq minutes pour lui donner mon cadeau et ensuite pouvoir prendre mon bus. Mon cœur tambourine, anticipant le moment où je verrais son visage s’illuminer en m’apercevant. Je longe le trottoir d’un pas rapide et le rejoins en un rien de temps. — Bonjour Eliott, murmuré-je doucement. Le sans-abri relève la tête et me sourit, laissant apparaître des dents un peu jaunies. — Mademoiselle Alys ! s’émerveille-t-il. En me baissant à sa hauteur, je lui tends l’un des sacs. — Voilà, je vous ai rapporté quelques douceurs. Il me prend la main et la serre, ému. Je sais qu’il est touché, je suis heureuse de pouvoir lui faire ce plaisir. Malgré ma vie solitaire, je ne supporte pas de voir des personnes aussi démunies que lui. Une main tendue peut vous changer l’existence. Je ne le sais que trop bien. Ma grand-mère a été la première à le faire, et son décès quelques années plus tôt m’a bouleversée. Elle adoucissait mon mal-être, avec elle, je me sentais... normale. Mais cela remonte à loin, et son absence est toujours aussi douloureuse. L’arrivée du bus me sort de mes pensées. Je cale mon second sac contre ma hanche et m’excuse de devoir m’en aller si rapidement. D’habitude, je prends le temps de lui demander comment il va, mais là, je ne peux pas louper mon moyen de transport. Une fois dans le véhicule, je vais, comme d’habitude, m’asseoir au fond. Je colle mon front contre la vitre et regarde à l’extérieur. Le soleil fait briller les flaques d’eau qui jonchent le sol. Elles reflètent le ciel, à présent aussi bleu que la mer des Caraïbes. Je remarque une ombre menaçante dans l’une d’elles, et c’est en levant les yeux que je découvre une voiture noire aux vitres teintées, garée juste en face. Mon cœur palpite alors dangereusement en reconnaissant l’homme du supermarché ouvrir la portière conducteur, prêt à s’installer. Mais il se fige et son regard emprisonne le mien. Il me fixe quelques instants, puis hoche brièvement la tête. Les poils de mes bras se redressent, je me sens blêmir. Paniquée, je me tourne de moitié, désireuse de rompre ce contact angoissant, tandis que le bus entame son avancée pour me ramener à mon appartement.
Chapitre2 Tyron Je suis sur le point d’entrer dans ma voiture lorsque je sens son regard sur moi. Levant les yeux, je l’aperçois, assise dans son bus, ses sublimes yeux verts bloqués sur moi. Elle a un physique fragile, mais une force incroyable se dégage de ses prunelles, ce qui m’a d’ailleurs soudainement captivé dans le rayon de ce supermarché de merde. Je serre les dents, agacé par cet intérêt que je ressens la concernant. Mais elle se détourne rapidement, me libérant de son regard émeraude. Je grogne en m’installant au volant de ma bagnole. Je suis venu ici pour rencontrer Donnie et lui réclamer ce qu’il nous doit. Ce connard profite de son commerce pour faire des petites affaires en douce, et empiéter sur les plates-bandes du boss. Lorsqu’il a appris cette concurrence déloyale, bizarrement, Sam a accepté le business de l’autre bâtard du moment que celui-ci le dédommageait. Il nous doit donc une jolie somme chaque mois, et quand il est en retard, je suis chargé d’aller récupérer l’oseille. Aujourd’hui, malheureusement, il avait la thune ; je me suis donc contenté de lui péter le nez. Mais putain, j’ai la rage de ne pas avoir pu lui foutre une branlée comme j’en rêvais. C’est en ruminant là-dessus que je l’ai vue, cherchant visiblement quelque chose dans le rayon. Son petit visage contrarié m’a interpellé, de même que sa taille minuscule. Elle était riquiqui, ses cheveux retenus sommairement sur sa tête en un chignon d’où se libéraient des mèches d’un roux flamboyant. Cette couleur me rappelle celle d’une personne qui a été, il y a des années, chère à mes yeux. C’est sûrement pour cela que je me suis approché, incapable de résister. Je voulais voir s’il y avait plus de ressemblance que cette chevelure de feu. Lorsqu’elle tenta de s’agripper à l’étagère du bas de rayon pour se grandir, sans réfléchir, je lui offris mon aide. Elle sursauta et mit plusieurs secondes à se retourner pour me faire face, révélant une expression de biche effrayée. Je la dominais de plusieurs dizaines de centimètres, et c’est sans difficulté que je pus récupérer le paquet qu’elle convoitait. Je n’avais pas la moindre idée de ce que je faisais, et cela m’agaçait. Elle renifla légèrement, un son doux qui, à nouveau, me renvoya dans mon propre passé. Ma poitrine se souleva de plus en plus vite, m’obligeant à serrer les poings pour ne pas faire de conneries, comme tendre la main pour la frôler et vérifier qu’elle était bien réelle. Mais elle tourna les talons, et c’est en la voyant s’éloigner d’une démarche raide que je compris ce qui m’avait retenu auprès d’elle. Cette fille représentait tout ce que j’avais perdu, cette vie d’avant que je m’efforce d’oublier. Je m’ébroue pour reprendre mes esprits. Je suis au volant de ma Mercedes et je suis ce putain de bus. Mon cerveau ne répond plus, seul mon instinct me dicte ma conduite. Je tourne à gauche et ralentis en même temps que le véhicule devant moi, scrutant les environs pour emmagasiner le plus d’éléments possible sur ce trajet. Je patiente en pianotant nerveusement sur le levier de vitesse. Elle descend du bus avec son sac sous le bras, la tête rentrée entre ses frêles épaules. Son imperméable est bien trop grand pour elle et gêne ses mouvements. Cette gonzesse n’a rien de comparable. Casse-toi Tyron.
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