Deal indécent
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Description


Elle est vierge, il est beau, ils sont amis. Elle va lui proposer un pacte que seul un fou refuserait.


Kim, jeune étudiante de 19 ans, cohabite avec son ami Nolan, 21 ans. Secrètement amoureuse de lui, elle attend patiemment qu'un jour il éprouve des sentiments pour elle et lui fasse découvrir les plaisirs de l'amour.
Malheureusement, le jeune homme la perçoit plutôt comme une sœur. Leur amitié va être mise en péril, et de peur de le perdre, Kim va lui faire une proposition assez particulière, qui changera leur vie. Va-t-il accéder à sa requête indécente ?

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Publié par
Nombre de lectures 2 558
EAN13 9791034803989
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Malheureusement, le jeune homme la perçoit plutôt comme une sœur. Leur amitié va être mise en péril, et de peur de le perdre, Kim va lui faire une proposition assez particulière, qui changera leur vie. Va-t-il accéder à sa requête indécente ?

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Deal indécent
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Léaly Morgane
 
 
Deal indécent
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 
Publié dans la Collection Enaé
 
 

 
 
© Evidence Editions 2020
 
 
Mot de l’éditeur
 
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1 – Kim
 
 
 
— Allez, lance-toi, chuchota Mindy.
Nous étions en cours de droit, Mindy, grande brune élancée aux yeux marron, à la peau dorée, et accessoirement une de mes meilleures amies, du genre à foncer dans le tas, tenait absolument à ce que j’avoue mes sentiments au garçon qui me plaisait depuis de nombreuses années.
— Non, je ne peux pas, lui répondis-je.
— Mais si, c’est facile, tu lui envoies un message lui disant que tu as raté le bus pour rentrer, il viendra te chercher, et là, tu lui dis ce que tu ressens pour lui…
— Et je me fais rire au nez, la coupai-je.
— N’importe quoi, répondit-elle. Si tu ne te jettes pas à l’eau, tu ne sauras jamais si c’est réciproque ou non.
— Et si je me paye la honte, je ne pourrais plus jamais le regarder en face, ce qui est un peu compliqué vu notre situation…
— Si mon cours vous dérange, vous pouvez toujours sortir prendre l’air, mesdemoiselles, nous lança le prof du haut de son pupitre.
— Désolée monsieur, répondis-je.
Je gigotais nerveusement sur ma chaise, intimidée par les regards de mes camarades. Mindy, quant à elle, soupira et marmonna dans sa barbe. Je passais le restant de l’heure perdue dans mes pensées, à m’imaginer que le garçon que j’idolâtrais pouvait aussi avoir les mêmes sentiments que les miens.
 
Remettons les choses dans leur contexte. Moi, Kimberley, 19 ans, étudiante dans le domaine administratif, afin de devenir assistante de direction, et toujours vierge (si, vous verrez à un moment donné de l’histoire, ce sera important), craquais pour un ami d’enfance avec lequel je vivais depuis quatre ans.
 
Lorsque ma mère a décidé de nous abandonner, mon père et moi, pour aller vivre sa vie, profiter d’une liberté qu’elle n’aurait jamais eue et blablabla, nous nous sommes retrouvés dans une grande maison vide et au loyer trop excessif pour le maigre revenu de papa. Son meilleur ami, Aaron, veuf depuis plusieurs années, lui avait proposé de vivre en colocation. Son immense maison de 180 m² était trop vide pour lui, et tout altruiste qu’il était, il ne voulait pas abandonner un ami qui avait des problèmes. Après deux mois de galères financières, mon père avait ravalé sa fierté et accepté son offre. Il a rendu les clefs de notre pavillon empli de mes souvenirs d’enfance, et nous nous sommes donc retrouvés à vivre à quatre : Aaron et son fils Nolan, de 2 ans mon aîné, mon père Mike, et moi. La cohabitation était simple et facile pour tout le monde, à peu de chose près que j’étais la seule fille de la maison, mais surtout, que j’étais secrètement amoureuse de Nolan depuis plusieurs années déjà.
Avant de vivre sous le même toit, Nolan et moi n’étions que de simples connaissances, sans affinité particulière, qui se voyaient deux ou trois fois par mois. Pourtant, à chaque repas pris ensemble, j’avais déjà le cœur qui s’emballait. Depuis que nos chambres étaient voisines, nous nous étions rapprochés au point d’être de très bons amis, et je me liquéfiais toujours de l’intérieur à chaque jour qui passait.
 
La sonnerie retentit enfin, nous libérant de cette longue journée de cours, tous plus barbants les uns que les autres. Sur le chemin de la place Stevenson, où les bus jaunes bien sagement garés attendaient que les jeunes adolescents les remplissent, Mindy m’invita à la fête de Gary, un gars du bahut, qui avait lieu le lendemain soir. C’était le genre de soirée où alcool et sexe allaient bon train, où la sono nous crevait les tympans, et où je m’ennuyais fermement.
— Je ne sais pas, Mindy, je m’emmerde dans ces fêtes. Je n’aime pas être la potiche assise dans un coin pendant que tout le monde se bécote.
— Mais, tu ne seras pas seule puisque nous y allons toutes les trois, avec Sara.
— Rectification, je ne serais pas seule jusqu’à ce que vous vous trouviez une proie et que vous vous éclipsiez jusqu’au lendemain. Non merci.
— Et si je te disais que Nolan sera là….
Je la regardais, sceptique, cherchant une once de mensonge dans ses yeux, mais je n’y décelais rien. Mon amie était assez manipulatrice lorsqu’elle s’y mettait. Je la soupçonnais de mentir tout en sachant que je craquerais s’il faisait réellement partie de la fête. Rien que pour le voir, enfin, pouvoir le reluquer, tout en passant inaperçue, plutôt.
— On verra, je te dis quoi ce soir.
Je me mis à rêvasser tout le long du trajet sur cette pseudo soirée en nous imaginant main dans la main, bouche contre bouche, dansant collés serrés… L’arrêt du bus mit fin à mon fantasme et me replongea dans la réalité.
— À plus, Mindy, lui lançai-je en descendant.
— À demain, ma belle, rit-elle en me lançant un petit clin d’œil.
Elle m’exaspérait, pourtant, cette fille était un amour à l’état pur. Je pouvais toujours compter sur elle, elle avait toujours le mot pour rire. Une fille simple qui jouissait (ça on pouvait le dire) de la vie, et en profitait au maximum.
 
Une fois la porte franchie, je constatais que la maison était vide. Il n’était pas anodin que je rentre la première. Aaron travaillait en général jusqu’à dix-huit heures, il était directeur des ressources humaines à l’hôpital le plus proche qui se trouvait à vingt-cinq kilomètres, papa rentrait bien souvent du magasin vers vingt et une heures, et Nolan faisait les 3/8 à l’usine. Cette semaine, il travaillait du matin, mais il passait ses après-midi en ville avec ses potes.
En général, je faisais mes devoirs, puis je préparais le dîner vers vingt heures. Étant la seule femme de la maison, j’avais très vite appris à cuisiner afin de manger autre chose que des boîtes ou du surgelé.
Après le souper, j’avais coutume de compléter mon journal intime. Enfin si l’on pouvait l’appeler comme cela. J’aurais pu l’intituler « Mes fantasmes inavoués » ou « Always Nolan, forever » car tous mes écrits le concernaient, un véritable roman. Oui, c’était plutôt cela, un manuscrit mettant en scène le beau Nolan et son corps trop sexy.
 
 
 
 
2 – Nolan
 
 
 
Je rentrai vers vingt et une heure après avoir passé une après-midi tranquille avec les potes au bar du coin. Nous aimions bien nous détendre avec une petite partie de billard, de baby-foot ou de fléchettes. Levé depuis trois heures du matin, j’étais exténué. Je préférais être posté du matin ou de nuit, comme cela, je profitais mieux du reste de la journée et j’avais moins l’impression d’être une machine coincée dans le cycle interminable du métro – boulot – dodo. Mais le vendredi, il m’était difficile de tenir. D’ailleurs, je ne prévoyais que rarement des soirées ce jour-là, sauf si je pouvais faire une sieste entre deux.
Je franchissai donc le seuil de la maison calme et sombre, personne à l’horizon. Je savais que Kim était là, on voyait la lumière de sa chambre de l’extérieur et cette odeur de poulet et de frites trahissait sa présence. Il n’y a pas à dire, depuis qu’ils vivaient ici, je retrouvais plaisir à dévorer de bons petits plats, comme à l’époque où maman était encore parmi nous.
— Kim, tu es là ?
Je traversai le salon et la salle à manger qui débouchaient dans un couloir où il y avait trois portes : la salle de bains à gauche, ma piaule en face et celle de Kim à droite. Comme nous étions jeunes et que nous étions susceptibles de rentrer tard, j’avais suggéré à mon paternel de transformer ces deux pièces en chambres pour Kim et moi. Je n’avais plus besoin d’une salle de jeux exclusive pour ma console, et l’atelier de peinture et de poterie de maman ne servirait plus à personne. Depuis sa disparition, son refuge était resté fermé, aucun de nous n’ayant eu le courage de l’ouvrir et d’y pénétrer. Cet emplacement était parfait pour Kim, une alcôve féminine pour la seule fille de la maison. En modifiant ces pièces, nous pouvions avoir chacun un petit coin d’intimité. Nos pères pouvaient prendre les deux chambres à l’étage avec leur propre salle d’eau.
Je toquai et ouvris la porte en même temps :
— Kim tu es là ?
— Nolan !! sursauta-t-elle.
Je la vis devenir rouge feu et cacher rapidement un livre sous sa couette.
— Je t’ai déjà dit de frapper d’abord, et d’attendre que je te le dise pour ouvrir, j’aurais pu être en petit tenue !
Je me tenais adossé à l’encadrement de la porte, les bras croisés, un petit sourire en coin. Je ne rentrais jamais dans sa chambre, elle savait que ce lieu avait été sacré et que je ne pouvais me résoudre à y pénétrer. Pourtant, la pièce avait radicalement changé. Fini les murs ocre, Kim avait repeint en mauve. Elle avait collé des lés de papier peint dans les tons blancs avec des bulles prune, de chaque côté de sa tête de lit, qui se trouvait sur la gauche. Ce qui était marrant, car mon pieu se trouvait exactement à la même place de l’autre côté de la cloison. Sur le mur face à moi, se trouvait une commode style baroque sur laquelle elle avait posé une petite télé, accrochant tout autour des dizaines de photos. À droite, son bureau se tenait sous la fenêtre et une penderie d’angle complétait la pièce.
— Je t’ai déjà vue en maillot cet été.
Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit sans qu’aucun son ne sorte. Elle me fixait, apparemment déstabilisée, puis ajouta :
— Ce n’est pas pareil, et puis j’ai besoin d’intimité. Contrairement à toi, je suis pudique moi !
Il est vrai que je n’étais pas du genre à être complexé. Une serviette autour de la taille ou un boxer en sortant de la douche, et je me trimballais dans toute la maison. Si je ne sortais pas à poil, c’était uniquement par respect pour Kim et Mike. Enfin, les jours où je n’étais pas seul à la maison.
— Ok, je m’excuse.
Je refermai la porte puis frappai, jusqu’à ce que sa petite voix me dise d’entrer.
— Salut Kim, nos pères ne sont pas là ?
— Salut Nolan, non ils sont partis rejoindre des amis après le boulot pour une soirée pizza-foot, entre pères quinquagénaires. Viens je vais te réchauffer ton plat.
Elle était toujours aussi rouge, se leva d’un bond, m’embrassa la joue et partit vers la cuisine pour se remettre aux fourneaux. Quelle timide !
J’embrassai des yeux une dernière fois la chambre et refermai la porte, j’adorais ce qu’elle avait fait de cette pièce.
 
 
 
 
3– Kim
 
 
 
— Tu sais, tu n’as pas à te cacher si tu lis des pornos ou des livres osés !
Je faillis lâcher l’assiette que je tenais dans les mains. Je ne l’avais pas entendu arriver et fus surprise de sa remarque. Le rouge me montait aux joues, ma respiration s’accélérait. Je fermai les yeux un instant, et respirai calmement avant de me retourner vers lui. Si mon œuvre était pornographique, valait mieux éviter de lui dire qu’il en était le protagoniste. Heureusement qu’il n’entrait jamais dans la chambre, je me serais trouvée bien idiote s’il avait pu lire la moindre phrase.
— Nolan, lui dis-je indignée, ce n’est pas ce que tu crois !
— Ah bon ? Alors pourquoi l’as-tu caché quand je suis arrivé ?
— C’était un réflexe… parce que tu m’as surprise… en entrant, bafouillai-je
Je m’affairai à la cuisson des frites, à la découpe du poulet, à mettre la table. Bref, je m’occupais pour ne pas fondre de honte devant lui. Honte de quoi, on pouvait bien se le demander, puisqu’il ne savait pas ce que je faisais. Il en profita pour se servir un verre de soda. Le temps qu’il se lave les mains et s’attable, son assiette était prête. Il dévora son plat rapidement, j’étais restée assise, face à lui, pour lui tenir compagnie. J’en profitai, bien sûr, pour le regarder, enfin l’admirer aurait été plus approprié.
— Eh bien, tu étais affamé ! Tu veux que je te resserve ? Sinon, il y a de la crème brûlée dans le frigo ?
Je savais que c’était son dessert préféré. Il n’était pas difficile, il mangeait tout ce que je pouvais préparer, mais j’avais vite repéré ce qu’il préférait suivant la quantité qu’il ingérait. S’il se resservait, c’était bon signe. En l’occurrence, lorsque je faisais de la crème brûlée, je préparais une quantité plus importante, car il prenait au moins une double portion.
Je fis la petite vaisselle pendant qu’il dévorait son dessert. Mon esprit se mit à vagabonder et je me mis à penser à l’effet que cela me ferait s’il me dévorait de la même manière. Je commençais à avoir des bouffées de chaleur. Il fallait vite que j’occupe mon cerveau avec un truc banal pour vite retrouver mes esprits.
Il coupa court à mes élucubrations en me demandant si ma journée s’était bien déroulée. Ouf, merci. Il me parla également de sa journée de boulot et de ses projets du week-end, dans lesquels il aborda le sujet d’une fête le lendemain soir, chez un pote à lui. Après une bonne demi-heure de papotages en tous genres, nous sommes partis chacun dans nos chambres respectives.
À peine avais-je fermé la porte que j’envoyais un texto à Mindy :
 
« OK pour demain soir, mais j’espère ne pas rentrer seule ;) »
 
« Tkt ma poule, je te trouverai un mec là-bas. »
 
Inutile de lui préciser que ce n’était pas l’idée que j’avais en tête, je faisais plutôt allusion à mes amies m’abandonnant à mon sort pendant qu’elles prendraient du bon temps. Bref, je ressortis mon carnet et laissais libre cours à mon imagination. J’avais quelques idées à coucher sur le papier, et un certain personnage devait entrer en scène et faire des choses spéciales à mon héroïne.
 
 
 
 
4 – Kim
 
 
 
Comme de bien entendu, cette soirée était aussi désastreuse que les autres. Alors que Mindy avait passé des heures pour me trouver une tenue, je songeais que j’aurais été bien mieux au fond de mon lit, à regarder un petit film. Lorsque je l’avais vue arriver avec une valise, je n’en croyais pas mes yeux : jupes, tops, robes… elle avait ramené plus de vêtements que je n’en possédais. Le souci était qu’elle avait une poitrine bien plus généreuse que la mienne, donc ses petits hauts décolletés me taillaient un peu large. Sara avait à peu près le même buste que moi, et chaussait exactement la même pointure également : ça, c’était le bon côté des soirées, pas besoin de dépenser une fortune dans les fringues car en combinant nos affaires, nous finissions toujours avec un petit ensemble coordonné, et sans remettre deux fois la même chose. Je les avais regardées mixer leurs tenues, un peu en retrait, je griffonnais quelques lignes dans mon calepin. Lorsque leur choix s’était enfin arrêté sur trois ensembles, je m’étais intéressée un peu plus à ce qui se passait autour de moi. Elles m’avaient trouvé une petite robe noire avec un cache-cœur rouge et des escarpins de dix centimètres dans les mêmes tons. Une fois la tenue enfilée, Sara, pro du maquillage, s’était chargée de mettre mes yeux en valeur, et Mindy m’avait remonté les cheveux en un chignon désordonné, et avait bouclé ceux qui retombaient.
 
Et toute cette préparation pour rester assise entre deux geeks qui passaient la soirée à parler jeux en ligne. Super !! Cela faisait déjà une petite heure que les filles avaient trouvé leurs victimes et m’avaient abandonnée à mon triste sort, accompagnée de ces énergumènes. Elles avaient chacune trouvé un gars pouvant me plaire parmi ceux qui restaient de disponible, c’est-à-dire très peu. Merci les filles ! Celui de droite, Tristan, je crois, a bien essayé de m’embrasser une fois ou deux, puis quand il a posé sa main sur le haut de ma cuisse, je l’ai envoyé bouler avec un regard de tueuse. Après ça, il ne me calculait plus, mais il me gonflait quand même. Celui de gauche, avait louché sur ma poitrine une bonne dizaine de fois et soupirait à chaque fois avant de reprendre un verre. Soit la vue le dégoûtait, soit il n’était pas assez saoul pour tenter quoi que ce soit. Le pauvre, s’il savait que c’était peine perdue d’avance, il n’aurait pas cherché à prendre son courage à deux mains et serait vite passé à autre chose…
 
J’en étais toujours à mon troisième verre lorsque je vis Nolan entrer. Mon sourire s’élargit, mes yeux s’illuminèrent. Il était vêtu d’un jean noir et d’un tee-shirt slim bleu clair qui laissait entrevoir ses pectoraux bien dessinés dessous. Une main dans une poche, l’autre tenant un gilet anthracite, il couvrit la salle du regard en quelques instants. Le gars à ma gauche, que j’avais surnommé Looping dans ma tête vu comment il louchait, suivit mon regard. Il regarda mon ami avec mépris avant de me lancer un sourire narquois. Forcément, il n’était pas venu seul, et Looping l’avait remarqué bien avant moi. Si seulement le rouge de mes joues ne trahissait pas mon intérêt pour lui… Il était avec Dorian et Enzo, ses potes, mais derrière eux, il y avait cette grande blonde aux yeux bleus, maquillée comme une voiture volée. Dorian, grand brun aux yeux vert doré, maigre et célibataire, bossait dans la même usine que Nolan. Enzo, quant à lui, avait un corps sculpté comme un sportif de haut niveau, roux aux yeux bleus, il était le meilleur copain d’enfance de Nolan.
Elle aurait pu être avec n’importe lequel des trois (enfin des deux car je soupçonnais Dorian d’être gay) mais lorsqu’elle enlaça Nolan par la taille, il allait de soi que la question ne se posait plus. Il lui fit ce petit sourire que je trouvais si coquin. Celui où il ne retroussait qu’un côté de ses lèvres alors que ses yeux la dévoraient. Si un jour il m’avait admirée de cette manière, il y aurait vu sans aucun doute tout ce que recelait mon âme. Mais bon, ce n’était pas moi, alors plutôt que de me lamenter sur mon sort, je finis mon verre cul sec et pris Tristan par le bras jusqu’à la piste de danse. Mon déhanché n’était pas si mauvais, et quelques regards affamés se posèrent sur moi. Nous dansions collés serrés, en rythme sur la musique. Tristan avait retrouvé le sourire, je me dis ensuite que j’aurais peut-être mieux fait de choisir Looping, qui aurait été moins entreprenant.
Je risquais de temps à autre quelques coups d’œil vers le bar où j’étais sûre que Nolan serait installé.
 
 
 
 
5 – Nolan
 
 
 
Comme pour chaque soirée, Enzo nous avait dégotté des nanas. On allait régulièrement sur les sites de rencontres, et nous cherchions des poulettes, juste pour un soir, et il y en avait beaucoup prêtes à se faire plaisir, sans plus rien demander ensuite. Cette blonde-là était plutôt bonne, et j’aurais eu vite fait de savoir si ses seins étaient naturels ou siliconés. Comme les autres, je ne retiendrais pas son prénom, c’était inutile. Au mieux, je ressortais deux ou trois fois avec, si la nana assurait. Les potes s’étaient faits poser un lapin, mais je ne leur donnais pas un quart d’heure avant de se trouver des remplaçantes.
 
La musique était audible dans une bonne partie de la rue, j’étais étonné que les flics n’aient pas déjà débarqué. Pas de déco particulière, un bar, une sono, quelques tables et fauteuils et des petites alcôves dissimulées, ici et là. Nous nous sommes dirigés directement vers le bar, on pouvait y avoir une vue d’ensemble de l’ambiance. Beaucoup de lycéens étaient présents, j’y ai notamment vu Mindy et Sara, bien accompagnées l’une et l’autre, puis Kim assise entre deux bouffons, l’air de s’emmerder à mort. Nous trinquions tous les quatre, puis la musique changea pour passer sur un genre zouglou, les meufs allaient bouger leur petit cul. Autant je n’aimais pas trop ce genre de son, autant la vue y était agréable à toutes les mater, balançant leur boule. Alors je m’adossais confortablement au bar, les bras croisés, et laissais mon regard admirer la piste. D’ailleurs, c’était le genre de musique qu’écoutait souvent Kim dans sa chambre. Je ne fus pas surpris de la voir se déhancher en rythme, elle avait l’air de s’amuser à présent. Elle savait bouger du popotin, et commençait à attirer pas mal de regards. Elle jetait régulièrement des coups d’œil autour d’elle, elle était embarrassée, et pourtant, elle n’avait pas lieu de l’être. Si elle se lâchait, elle allait passer une bonne nuit.
Ma poupée siliconée se frottait contre moi pour attirer mon attention, et elle savait comment s’y prendre. Je lui fis comprendre l’effet que cela me faisait en frottant mon érection sur son petit cul rebondi.
Lorsque le DJ a bien eu chauffé tout le monde, il passa en mode slow pour aider certains à concrétiser. Je traînais Barbie girl dans une des alcôves tout juste libérée, on allait passer aux choses sérieuses. Je m’assis confortablement dans un fauteuil cosy bleu roi, puis blondie me grimpa dessus. Mes mains plaquées sur son petit cul rebondi, je l’embrassai fougueusement. Je dévorai sa langue qui avait un arrière-goût sucré de Margarita, pendant que mes doigts commencèrent à lui enlever les ficelles de son haut. Elle se retrouva seins nus, et siliconés bien sûr, et commença à frotter sa chatte nue sur mon pantalon. L’allumeuse n’avait pas de sous-vêtements, quel côté pratique, j’adorais ça, c’était un gain de temps. Je libérai sa bouche et me retrouvai nez à nez avec deux seins refaits, parfaitement ronds, dont je titillai les extrémités avec mes dents. Quelques coups de langue circulaires la firent haleter. Je lui retroussai sa jupe et palpai avec mes doigts sa moiteur. Elle était déjà bien chaude. Elle balança la tête en arrière lorsque j’y enfonçai un doigt, puis gémit lorsque j’y mis le deuxième. Elle descendit la braguette de mon jean et sortit ma queue de mon boxer. Elle voulut se frotter sur mon membre et je la repoussai. Aucun contact possible entre nos sexes sans protection. Je les laissais me toucher avec leur main ou leur bouche, mais certainement pas avec leur intimité. Je me soulevai un peu pour attraper un préservatif dans ma poche arrière. Elle n’en fut pas décontenancée pour autant et se mit à genoux afin de saisir mon gland du bout des doigts, puis entre ses dents. Elle me lécha l’extrémité et passa la langue sur toute la longueur de ma turgescence. Je sentis mes muscles se contracter. Ensuite, elle fit des va-et-vient en enfonçant mon membre jusqu’au fond de sa gorge, sa main descendant et remontant sur toute la longueur. Elle maîtrisait parfaitement la fellation, je me laissais envahir par le plaisir qu’elle me procurait. Avant d’éjaculer dans sa bouche, je la repoussai. Je me relevai et enfilai vite fait la capote. Elle se mit debout, se pencha et s’accrocha aux accoudoirs du siège pour que je la prenne par derrière. Je m’approchai et l’embrochai sans discuter. Je ne perdais jamais mon temps en parlotte avec les filles. J’avais un but, un seul, me soulager, sans avoir besoin de connaître leur vie. Je lui malaxai les seins en rythme avec les coups de boutoir que je lui donnais. Ses gémissements m’excitaient davantage, son vagin se resserrait autour de ma queue. Juste avant qu’elle ne jouisse, je relâchai les tétons et introduisis mon pouce dans son cul. Elle se contracta et atteint l’orgasme aussitôt. Je la pilonnai de plus en plus vite, de plus en plus fort sentant qu’à mon tour, je lâchais prise. Une fois ma semence sortie, je me laissai retomber sur son dos. Nous redescendîmes à même le sol. J’attrapai l’extrémité de mon bout de plastique avant de me retirer. Je fis un nœud et le jeta dans la poubelle avec celles des précédents occupants de l’alcôve. J’aidai blondinette à se relever et lui ramassa ses fringues pour qu’elle se rhabille. Une fois qu’elle fut prête, vêtue et légèrement remaquillée, elle me remercia, et nous sortîmes chacun de notre côté. J’avais obtenu ce que j’étais venu chercher, je pouvais rentrer me coucher.
 
 
 
 
6 – Kim
 
 
 
Je m’étais levée avec un mal de crâne carabiné. J’avais beau connaître les conséquences de l’alcool sur mon organisme, je ne pouvais m’empêcher d’en prendre un peu pendant les soirées. Cette substance, totalement traître, m’aidait à me mettre un peu à l’aise, et être un peu moins tendue. Une bonne douche m’avait aidée à me dégriser, et le paracétamol serait mon meilleur ami de la journée. J’étais affalée sur le comptoir pour déjeuner lorsque Nolan arriva en sifflotant.
— Belle journée Kim !!
— Chuuuuuttt moins fort s’il te plaît, j’ai mal à la tête.
— Effets rétroactifs d’une nuit de folie, me taquina-t-il.
— Effets rétroactifs de la Margarita surtout.
— Tu es sûre ? Je t’ai vue repartir au bras d’un charmant jeune homme, enfin si on aime les petits puceaux de l’école.
— Nolan, s’il te plaît, ce n’est pas le genre de choses dont j’ai envie de discuter avec toi.
S’il savait à quel point j’avais trouvé Tristan chiant et pot de colle. Celui-ci avait proposé de me raccompagner, et ayant été abandonnée par mes amies (les garces !!), j’avais accepté. Oui, vous allez dire que c’est dangereux, et blablabla, donc je dois vous préciser que c’est sa sœur aînée qui était de corvée pour ramener son frère à la maison, et comme il semblait habiter à cinq minutes de chez moi, j’aurais eu tort de m’en priver, on est bien d’accord ? J’avais assez bu pour le laisser me fourrer la langue dans la bouche sur la banquette arrière, mais pas suffisamment pour le laisser me tripoter, à son grand désarroi. Rien que de me rappeler sa langue pâteuse dans ma cavité buccale, j’en avais des haut-le-cœur.
 
Nolan devait certainement penser que nous étions allés plus loin, ce que lui, avait fait avec sa bimbo. Je n’allais pas lui dire que je me réservais pour lui, il en aurait ri et je me serais retrouvée morte de honte. Je préférai baisser les yeux et me concentrer sur mon pain au chocolat.
Il se pencha sur moi et me regarda intensément.
— Rassure-moi, tu n’es pas vierge quand même ?
Outrée qu’il puisse me poser ce genre de question, je souhaitais me transformer en petite souris pour me cacher dans un petit trou.
— Mais ça ne te regarde pas, enfin !!
Je laissai mon bol de café noir sur la table, me levai et pris la direction de ma chambre. Juste avant de disparaître de son champ de vision, sans pour autant avoir le courage de me retourner pour lui faire face, je ressentis le besoin d’apporter une petite précision, que je regrettais aussitôt dite.
— Sache seulement que je ne coucherai pas avec n’importe qui.
Je jetai furtivement un coup d’œil en arrière et lis la surprise sur son visage que je vis ensuite s’illuminer, avant qu’il ne parte dans un grand rire sonore.
— Oh putain, Kimmy est toujours pucelle, ah ah ah ah ah.
— Et ta grand-tante en maillot de bain sur une plage de Laponie ! rageai-je.
Ses rires s’amplifiaient de plus belle. Plus je me mettrais en colère, plus il serait évident pour lui que j’étais vierge. Merde, merde, merde… Tais-toi, tais-toi, tais-toi … Gênée, je courai m’enfermer à double tour dans ma chambre. Imbécile, tu aurais pu te taire, me maugréais-je. Je me demandais si le mot « pucelle » était inscrit en grand sur mon front.
Le lendemain, Mindy passa me prendre pour aller en cours. Quand je lui racontai l’histoire avec Tristan, elle ne put se retenir de pouffer de rire.
— Oh, Kim, tu es vraiment une coincée du cul. Tu aurais pu le laisser te toucher, il aurait pu t’apprendre des choses, tu sais, me dit-elle.
— Pas besoin, lui répondis-je.
— Et comment feras-tu le jour décisif ? Tu crois vraiment que tes livres à l’eau de rose vont t’aider à t’affranchir de ta sexualité ? Bon, je t’expliquerai deux ou trois choses le moment venu, mais…
— Mindy, je ne vais pas t’appeler au moment où je perdrai ma virginité !! Je n’aurai pas besoin de toi à ce moment-là, je saurai quoi faire !
Elle tourna la tête vers moi et me lança, des éclairs dans les yeux :
— Et pourquoi ça ? Je suis de très bon conseil et mon expérience est un atout.
Le ton de sa voix s’adoucit un peu lorsqu’elle entreprit de me raconter sa soirée.
— D’ailleurs, samedi, je suis repartie de la soirée avec Tom, et bien figure-toi qu’il…
Je cachai mon visage dans mes mains à l’idée de connaître tous les détails de l’anatomie de Tom, que je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam. C’était le problème avec cette fille. Elle ne vous disait jamais qu’il était poli, mignon, drôle… non, elle vous racontait dans les moindres détails, la morphologie intime de ses conquêtes. Alors, lorsqu’elle me montrait ses ex dans la rue, il était difficile de regarder...

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