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Docteur Love , livre ebook

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Description

Éléonore est une lycéenne dynamique, aux idées parfois farfelues ! Lorsqu’elle soumet le projet de créer un courrier du cœur au bureau de la vie étudiante, quelle n’est pas sa surprise de recevoir une réponse positive, et c’est elle qui en aura la charge. On lui attribue alors un homologue masculin, qui n'est autre que le plus beau gars du bahut, sportif et populaire : Alex.



Cependant, le jeune homme voit sa carrière sportive compromise par une blessure. Ne sachant pas s'il en guérira complètement, son moral décline. Sa rencontre avec Éléonore est l’étincelle qui manque à sa vie, et peu à peu il retrouve sa bonne humeur.





Grâce à leurs chroniques, les deux jeunes gens sont amenés à passer du temps ensemble. Ils se découvrent au-delà des étiquettes que le lycée a tendance à leur coller. Mais pour autant, Éléonore n'oublie pas la réputation d'Alex et son instinct lui crie de se protéger...



Faut-il suivre sa raison ou son cœur ? Encore une énigme à résoudre pour nos “Docteurs Love”.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 26 mai 2023
Nombre de lectures 5
EAN13 9781801165921
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

ELLA JOLLY   
 
 
 
  Docteur Love
 
 
 
 
 
 
Cherry Publishing
 
 
 
 
DU MÊME AUTEUR
AUX ÉDITIONS CHERRY PUBLISHING
 
Fields of love
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
© 2022, 2023, Cherry Publishing
Première édition : juillet 2022
ISBN : 978-1-80116-592-1
 
 
 
 
Nos ouvrages sont également disponibles
au format broché.
 
Retrouvez notre catalogue sur :
www.cherry-publishing.com
 
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Chapitre 1 : Éléonore
 
Un rapide coup d’œil à l’horloge m’indique qu’il ne reste plus que dix minutes. Comme paralysée, je passe quelques secondes, béate, à fixer le petit point rouge faire le tour du cadran de l’horloge avant de s’accumuler aux autres.
Conclusion, vite vite ! Je dois la rédiger rapidement, pas le temps de faire un brouillon. Recopier ce commentaire m’aura pris plus de temps que prévu… C’était pourtant si bien parti ! Un texte inspirant, presque passionnant. La Bête humaine de Zola. Un classique découvert ce matin, à huit heures trente précises, sur ma table, à l’occasion de ce bac blanc. Le premier de l’année, le premier d’une longue série. Le début de la fin, quoi.
Aujourd’hui le français, bientôt les E3C blancs. Épreuves Communes de Contrôle Continu. Un joli petit sigle qui nous fait bosser mille fois plus. Tout ce contrôle continu met en péril le bachotage avec toutes les épreuves blanches qu’on va se taper durant ces deux années. La réforme du bac, on y passe les premiers. Et ça me stresse grave. Mais je ne suis pas la seule.
En observant les regards hagards des camarades autour de moi, je m’en sors plutôt bien. La plupart sont déjà partis, presque une heure plus tôt, quelques minutes après les trois heures de composition que nous a imposées le lycée aujourd’hui. Bref, retour à ma conclusion : j’ai ouvert sur un autre auteur. Relecture, maintenant.
Douze heures vingt-huit. J’écris Royer, Éléonore, première B sur mes feuilles. Je me lève, tends ma copie au prof et signe la feuille d’émargement avant de quitter la salle, vidée de toute mon énergie mais soulagée.
Une fois l’épreuve terminée, je respire un bon coup. Peu importe le résultat, c’est fait. Maintenant, je n’ai plus qu’à retrouver mes amies. Je déambule tant bien que mal parmi la foule de premières qui va et vient dans le couloir. La plupart sont sortis depuis longtemps et attendent leurs copains.
Les filles ne sont pas dans le hall comme d’habitude. Elles doivent déjà être parties faire la queue pour aller manger. Je zigzague entre les lycéens, mon sac se coince parfois entre deux personnes, avant d’enfin dévaler les étages en direction de la cantine. Je croise au passage quelques camarades de classe de l’an dernier auxquels j’adresse un petit sourire. C’est dingue ça, on passe toute une année ensemble, la seconde en plus, celle où on plonge dans le grand bain ; et maintenant on se dit à peine bonjour. Il n’y a qu’avec Sarah et Lou que je suis restée proche. Ce sont mes seules amies et je dois admettre malgré tout que nous sommes très différentes : elles sont comme les deux doigts de la main alors que j’ai parfois envie d’être dans ma bulle.
Je sors mon portable tout en longeant le rang du self. Elles sont introuvables ou alors tellement collées aux autres qu’elles passent inaperçues.
Mon portable affiche des nouveaux messages :
On est parties manger à la brasserie en face du lycée, viens !
Je pousse un grognement. Je n’ai pas pris d’argent, je me retrouve toute seule.
Pas de thunes, on se retrouve après manger.
Et je n’ai pas envie de frites. J’ajoute un petit cœur à mon message pour faire bonne figure et je me cale dans la file. Voilà pourquoi elles m’agacent. On se retrouve après deux semaines de vacances et elles ne prennent même pas la peine de m’attendre alors qu’on vient de passer quatre heures enfermées dans une salle ! Cela dit, ce n’est pas la première fois puisque le jour de la rentrée de septembre, elles ne m’avaient pas attendue et que j’avais dû les chercher partout. Gabrielle ne m’aurait jamais fait ça, elle. Mais elle n’est plus là. Elle a déménagé au Québec après le brevet. Ça nous a brisé le cœur, d’autant que la distance et le décalage horaire compliquent la communication.
Gab a l’air d’avoir une vie incroyable là-bas, malgré le climat glacial l’hiver. Elle s’est même trouvé un chum , comme ils disent, qui est mignon et semble adorable. Pendant ce temps, moi, je suis là… et ma vie est nettement moins cool ! En plus, elle n’a pas de réforme du bac, elle, le système scolaire est complètement différent.
La queue se réduit petit à petit. Je vais peut-être réussir à manger un jour… Toute seule, mais cela ne me dérange pas, car je me suffis à moi-même. C’est un truc que j’ai acquis l’an dernier à force de passer mes récrés dans un coin. Ça a été super dur pour moi au début, ça m’aura pris le temps de devenir copine avec les filles. Et encore, comme aujourd’hui, elles m’ont souvent laissée en plan. Mais ce n’est pas grave. Cette année, je n’ai pas plus d’amis que ça puisque personne ou presque ne se parle dans ma classe. Il faut dire qu’avec la réforme on est séparés durant nos matières principales, les sciences pour moi. Je ne suis pas dans la classe de Lou et Sarah qui sont restées ensemble. De quoi m’écarter un peu plus. Pourtant, je fais avec et je ne suis plus aussi déprimée que l’an passé.
Soudain, je suis bousculée dans la file, ça arrive souvent à cause de toutes les personnes qui poussent pour doubler. Je lâche un soupir exaspéré. On me pousse à nouveau. Je me retourne pour voir à qui j’ai affaire, si c’est quelqu’un qui semble être en terminale ou plus je ne lui reprocherai pas de m’avoir bousculée. Maxime me sourit de toutes ses dents. J’aurais dû me douter que c’était mon agaçant frère.
— Toujours aussi chiant, hein ? râlé-je pour la forme.
— Oui, mais tu m’aimes ! déclare-t-il avec un immense sourire.
Les quelques potes à ses côtés m’adressent un petit signe de tête.
— Ton exam s’est bien passé ?
— Ouais, je pense avoir réussi.
— Cool.
Il fronce soudain les sourcils.
— Tu es toute seule ?
— Oui, les filles sont parties sans moi.
— Les salopes, peste-t-il.
— Ne parle pas d’elles comme ça ! protesté-je en lui faisant les gros yeux.
— Ben désolé, mais ce sont pas des potes, ça ! Te lâcher le jour de la rentrée, alors que vous venez d’avoir des vacances et votre premier exam blanc !
— Y en aura d’autres, éludé-je en espérant le calmer.
— Je ne comprends pas pourquoi tu les supportes.
— Parce que ce sont mes seules amies. J’en ai au moins deux, voyons le côté positif.
— Hum.
— Tu veux manger avec nous ? demande soudain un de ses potes.
Nicolas, celui qui me faisait des avances il y a quelques mois. Il est mignon, il a deux ans de plus que moi. Mon frère ne l’a pas bien vécu… Il a toujours été surprotecteur alors c’était vraiment trop qu’un de ses copains s’entiche de moi. Ils sont tous en BTS, Maxime et ses amis ont bientôt vingt ans, mon admirateur en a un de moins.
— Oh, t’inquiète, je suis bien toute seule.
— OK, sœurette. À toute !
Je vois les traits de Nicolas se tirer. Il est très prévenant et gentil avec moi, c’est pourquoi il s’enquiert :
— Tu es sûre ? Sinon, on mange avec toi, tu sais !
— Bien sûr, ne t’en fais pas.
À l’intérieur, plateaux, couverts et verres se succèdent. Viennent ensuite entrées et desserts puis les plats. Des haricots et un morceau de poulet plus tard, je m’assois un peu à l’écart, à un mange-debout. C’est idiot, mais j’ai peur que les personnes de ma classe me voient et pensent que je n’ai pas d’amis. Alors que, finalement, on s’en fiche de ce qu’ils pensent !
Histoire de me donner une contenance, je sors mon portable. C’est devenu un réflexe depuis ma rentrée au lycée, débile, certes, cependant ça me rassure. Alors en mangeant, j’écoute une jeune femme résoudre les problèmes amoureux et amicaux de ses abonnés. Elle est très bienveillante et inspirante. Elle déculpabilise et décomplexe. Les personnes qui lui demandent des solutions ont entre 15 et 30 ans. J’aime beaucoup ce qu’elle propose, ça me permet de me faire une idée de ce que sont les relations et tout le toutim. J’ai toujours été douée pour donner des conseils à mes amies, pas pour les appliquer.
Mon historique amoureux n’est pas fou, loin de là. Mon meilleur ami du collège m’a déclaré sa flamme (très lâchement soit dit en passant, c’était une devinette par SMS !). J’ai un peu hésité avant de le repousser gentiment. Je pars du principe qu’on sait quand on aime quelqu’un, qu’il ne doit pas y avoir d’hésitation. Rebelote un an plus tard. Avec l’ami de mon frère, pas besoin de le repousser, Maxime l’a fait avant moi !
De mon côté, à proprement parler, je ne trouve personne qui me plait. Les garçons sont moches ou stupides. Quand ils sont mignons, ce sont des connards. Pour de vrai. Il y a bien quelques canons dans ce lycée, mais je suis loin d’être la seule à les trouver beaux. On pourrait les qualifier de « populaires ». Alors je patiente en regardant toutes les comédies romantiques possibles et imaginables. Et j’attends toujours mon conte de fées à moi. Peut-être que c’est ma tête, le problème. Mais je ne me trouve pas si moche. Un peu de confiance en soi, ça fait du bien. Ce serait donc mon caractère ?
* * *
Je pousse un soupir d’aise en me laissant tomber sur le canapé. La journée est enfin finie. En plus, je n’ai pas de devoirs. Je vais pouvoir profiter de ma tranquillité. Maxime est encore en cours, mes parents sont toujours au travail. Il est six heures, j’ai une petite demi-heure devant moi. Cela me laisse le temps de regarder un épisode de ma série.
Mais ça, c’était avant qu’une personne en décide autrement en toquant à la porte. Je fronce les sourcils, on n’attend personne… Je vais ouvrir, un peu la peur au ventre quand même.
Une jeune femme se tient devant moi, les yeux rieurs et un immense sourire plaqué son visage. S

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