Faire confiance au cowboy
220 pages
Français

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Faire confiance au cowboy , livre ebook

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Description

Rejeté par l’homme que son coeur désire, Riley veut évacuer sa douleur dans un combat et il en trouve un avec Connor, un représentant sexy de la loi du Texas. Les flammes d’une attirance jaillissent entre eux, mais Riley s’éloigne, ignorant son désir et Connor... Jusqu’à ce que, quelques semaines plus tard, il soit surpris à s’introduire sur la nouvelle propriété de Connor... Nu.



Connor tente d’arrêter l’audacieux homme nu qui se baigne dans son étang, mais il réalise que c’est Riley. Le désir embrouille sa logique et bientôt, il se retrouve à suivre le chemin de ses tentations. La passion que Connor ressent l’amène à partager l’un de ses secrets les plus intimes, mais Riley lui cache encore quelque chose. Leur manque de confiance mutuel pourrait mettre fin à leur relation.



Puis, il y a le problème de Lane. Avec l’apparition de l’ex de Riley, Connor se sent menacé. Riley jure que tout est fini, mais Connor ne peut pas s’empêcher d’en douter. Pour Connor, céder à son attirance implique une confrontation avec Riley et faire face aux craintes qui le hantent, avant de pouvoir profiter de l’amour qui les a réunis.




Note de l’éditeur : publié en auto édition en août 2014 sous le titre de Texas indompté

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782384400133
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0034€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
Faire confiance au cowboy
Copyright de l’édition française © 2022 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2014 Samuel York
Titre original : Texas Hard
© 2014 Samuel York
Traduit de l’anglais par Bénédicte Girault
Relecture et correction par Agathe P.
 
Conception graphique : © Lucile Kos
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-38440-013-3
Première édition française : août 2014
Deuxième édition française : février 2022
Première édition : août 2012
 
Édité en France métropolitaine
 
 
Table des matières
Avertissements
Dédicace
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
 
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dédicace
 
 
La série Texas est dédiée à mes lecteurs. Merci beaucoup d’être restés à mes côtés et d’avoir réalisé mes rêves. J’aime créer de nouvelles histoires à explorer. J’espère que vous apprécierez la série Texas, et il y en a plus à venir.
 
 
Faire confiance au cowboy
Texas #2
 

 
Samuel York
 

 
Chapitre 1
 
 
 
 
La brise amena une épaisse fumée noire, provenant de derrière les arbres, comme le souffle d’un dragon malade. Riley accéléra, atteignant le sommet de la colline, puis se laissa glisser de l’autre côté. Ses sens étaient en alerte maximale et son pied, agressif sur la pédale de l’accélérateur, alors qu’il continuait d’avancer. Dépassant une bordée d’arbres, Riley ralentit, étant arrivé sur place. Deux voitures s’étaient percutées… et de l’une d’elles s’échappaient les flammes qui montaient haut dans le ciel, l’autre paraissait être en bon état. Riley engloba toute la scène d’un œil acéré alors qu’il s’approchait le plus près possible, puis s’arrêta. Un homme était au sol et un autre se tenait devant lui.
Putain, ça avait l’air mauvais.
Il se gara aussi vite que possible, puis ouvrit son coffre pour récupérer sa mallette de médecin. Lorsqu’il avait entrevu la scène, il avait pensé que le mec à genoux donnait les premiers soins à celui qui était allongé, mais maintenant il voyait la situation plus clairement, et il entendit le hurlement de douleur.
Putain, c’est quoi ça ?
Riley passa en mode « urgence », évaluant l’état du patient alors qu’il contournait sa voiture par l’avant.
La victime sur le sol semblait être dans un état grave. Son corps devait être brûlé à cinquante pour cent, si ce n’était pas soixante. Un véritable gâchis. Il avait le nez cassé, à coup sûr. Sa respiration était rapide et irrégulière.
Il saignait, donc des problèmes de flux artériels en prévision.
S’ils avaient été dans le centre-ville de Houston, l’homme pourrait survivre à condition que l’ambulance soit rapide mais avec de telles brûlures sur son corps et les blessures sur son visage, pas moyen.
— Dis-moi, espèce de salaud. Dis-moi où il est !
Le gars qui était au-dessus de la victime hurlait. Il ne touchait pas l’homme couché sur le bord de la route, mais il était très près de lui, son visage à quelques centimètres de celui de la victime, hurlant comme si le gars n’était pas en train de mourir.
Un éclair de colère traversa Riley. Le blessé ne répondait pas, ne pouvait pas répondre parce qu’il était sous l’effet du choc de l’accident. Le traumatisme massif des brûlures sur son corps devait court-circuiter son cerveau, le manque d’oxygène devait avoir atteint certains de ses organes, y compris sa capacité de penser. Et il avait probablement les poumons brûlé.
— Je suis médecin, poussez-vous de là ! ordonna Riley, s’attendant à être obéi dans la seconde.
— Va te faire foutre, répondit l’étranger qui continuait à crier après la victime couchée sur le sol.
— Hey ! Il a besoin d’aide !
Riley se laissa tomber à genoux, se retrouvant face à l’autre homme, la chaleur dégagée par le véhicule en feu brûlait son dos, mais il n’avait pas le choix quant à l’endroit où travailler. Les yeux brûlés de la victime étaient vitreux, comme si des lumières étaient allumées, mais qu’il ‘y avait plus personne à la maison. Rapidement cependant, elles se décolorèrent. Sa respiration devint irrégulière. Putain, ses poumons étaient bien atteints, il était prêt à le parier.
— Où est-il ? hurla l’étranger, au visage de la victime.
Riley en eut assez. Il saisit l’homme et le tira en arrière. Ils se retrouvèrent nez à nez et une expression furieuse déformait le visage du grand homme noir, ses yeux brillaient et sa bouche était tordue par un rictus.
— Vous devez bouger de là pour que je puisse travailler. Il va mourir si je ne peux pas l’aider, dit Riley, les dents serrées, retenant sa colère par la seule force de sa volonté.
— Je me fous complètement de savoir si ce tas de merde va mourir ou non. Il sait où se trouve Erick.
L’étranger s’arracha à la poigne de Riley et regarda le corps brûlé.
La plainte émanant de la victime était différente, plus calme. Riley baissa les yeux et son cœur se serra. Putain, le mec ne passerait pas les deux prochaines minutes. Le doc ne pourrait rien faire de plus. Il n’avait pas de masque à oxygène et aucune solution à passer en intraveineuse. De plus, où pourrait-il piquer son aiguille ? Le visage de la victime se détendit puis se crispa, ses lèvres s’étirèrent en une grimace. Pas question pour Riley d’effectuer un bouche à bouche, son souffle était trop ténu.
Il sortit son stéthoscope et écouta ses battements de cœur. Il n’y avait rien. Il se rassit sur ses talons, le désespoir s’insinuant en lui. Il se sentait impuissant, et ses épaules s’affaissèrent. L’homme à ses côtés jura et lui adressa une grimace de colère.
Riley se renfrogna aussitôt, sa colère montant en puissance de seconde en seconde.
— Putain ! Pourquoi est-ce que vous lui criiez dessus ?
Il devait savoir. En temps normal, il se serait éloigné de quelques pas et n’aurait plus fait attention à l’homme, mais puisque c’était arrivé aujourd’hui, le jour où il ne fallait pas, il réagit mal et laissa sa colère prendre le dessus.
Cette journée était pénible.
D’habitude, il ne fréquentait jamais cette partie du comté. Il aurait du être chez lui en train de traîner en compagnie de ses vaches ou bien peut-être serait-il allé prendre un bain dans l’étang. Mais voir des choses familières lui donnait mal au cœur, lui faisant prendre conscience de ce qu’il ne pourrait jamais avoir.
L’homme qui lui faisait face semblait particulièrement tendu, sa mâchoire saillait et ses mains étaient crispées à ses côtés. Riley n’avait jamais aimé être à genoux avec un homme en colère au-dessus de lui. Cela lui rappelait une époque plus sombre de son passé, lorsqu’il avait commencé à explorer sa sexualité. Il se releva rapidement, se préparant à ce que ce connard se jette sur lui. Depuis l’université, il avait pris vingt kilos de muscles. Et ce n’était pas ce foutu gros ours qui allait lui faire peur. C’était lui, l’ours maintenant.
— Vous, je vais vous en coller une ! grogna l’homme.
L’étranger contourna la victime, toujours au sol. Maintenant, ils étaient face à face, poitrine contre poitrine. Même hauteur et même poids environ, d’après ce que Riley pouvait en juger. Une rage pure déferla dans ses veines. Il pourrait en découdre avec cet homme s’il l’attaquait. Riley commença à dresser la liste des endroits où il pourrait frapper, sans se blesser. Il y avait les nerfs, les ligaments et d’autres endroits où le corps se révélait faible et vulnérable. Un bon coup de pied dans les parties plierait le mec en deux.
— Vous auriez dû l’aider plus que ça, cria Riley.
— Il avait l’information, rugit l’étranger.
— Peut-être qu’il ne pouvait pas vous répondre. Il était en état de choc.
— Putain de bâtard.
Ils se hurlaient au visage, les mots sortaient facilement de la bouche de Riley, la colère, la rage et le désir déferlaient dans ses veines.
Pourquoi avait-il décidé de s’en prendre à cet homme ? Cela le déconcertait. Il était en colère, en manque de sexe et d’autre chose… la chose qui faisait qu’il était si tendu, prêt à s’enflammer à la moindre étincelle.
Et l’autre chose était définitivement perdue pour lui.
N’importe quel autre jour, il aurait reculé, se serait excusé pour l’insulte implicite et aurait dit : « désolé de m’être emporté » ou « j’ai perdu des patients », blablablabla… mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, juste maintenant en fait, Lane et Gresh échangeaient des vœux lors d’une cérémonie de fiançailles qui allait les lier ensemble devant un parterre composé de la famille et des amis. Bien sûr, l’État ne reconnaîtrait pas leur union comme légale, mais peu importe, ils l’avaient fait quand même. Il n’avait plus aucune chance avec Lane maintenant… Si jamais il en avait eu une.
Le combat était sur le point de commencer et cela lui ferait du bien. Son sang se rua dans ses veines alors qu’il se dressait face à l’autre type. Son membre tremblait de désir. Ce qu’il voulait faire, c’était empoigner la chemise de l’homme et l’embrasser jusqu’à ce qu’ils tombent tous les deux au sol, se déshabillent l’un et l’autre et que Riley le prenne, le fasse sien, comme il aurait voulu posséder Lane.
Le hurlement des sirènes n’arrêta pas leur parade agressive qui passa de récriminations au sujet de l’attitude de chacun à une bordée d’injures, d’insultes et autres genres de déclarations poétiques.
— Putain, mais tu te prends pour qui ? cria l’étranger à son visage.
— Putain, mais tu te prends pour qui ? reprit aussitôt Riley, derrière lui.
La situation était sur le point de dégénérer. Ils étaient prêts à en venir aux mains lorsque la brigade des pompiers volontaires arriva.
L’étranger frappa d’un doigt tendu l’épaule de Riley, criant quelque chose au sujet d’entrave à une enquête.
Riley bouillonnait et serrait les poings, prêt à le frapper, lorsque deux des pompiers attrapèrent les deux hommes et les éloignèrent de la voiture en flammes.
Le médecin arracha son bras de la main du pompier et se pencha pour récupérer sa mallette. Il s’éloigna du feu et des lances d’incendie, se faisant tremper au passage lorsqu’il contourna le camion-citerne.
L’inconnu était là, et ses yeux brillèrent de colère lorsqu’il aperçut Riley. Ils étaient dans une impasse et ce serait probablement mieux qu’il l’ignore, monte dans sa voiture et s’éloigne. Riley laissa son regard détailler l’étranger, la luxure lui faisant vouloir des choses qu’il n’avait pas de raison de désirer. Puis il le vit. Le tee-shirt brûlé… et le morceau de peau rougie dessous. Il s’avança et attrapa le bras de l’étranger. L’homme essaya de se libérer, mais Riley tint bon.
— Arrêtez, vous avez une mauvaise brûlure.
L’homme baissa les yeux comme s’il ne s’était même pas rendu compte qu’il était blessé. Riley le força à s’asseoir sur la plate-forme chromée à l’arrière du camion. L’homme parut choqué. Riley lui tint le bras, examinant la blessure. La brûlure était petite, seulement trois centimètres de diamètre, mais elle n’était pas propre.
Le tissu était carbonisé à l’endroit de la blessure, mais la manche de chemise irritait la peau, la mettant à vif. Riley sortit ses ciseaux chirurgicaux de son sac. L’homme recula lorsqu’il s’approcha de son bras.
— Je vais juste couper la chemise.
— Ne faites pas ça, c’est ma préférée.
Riley secoua la tête.
— Elle est déjà brûlée.
Il fit une entaille au niveau du coude puis découpa la manche en redescendant vers le poignet. Il mit les ciseaux dans sa poche et se concentra sur la brûlure. Elle nécessitait des soins. Riley pouvait faire un minimum ici, au bord de la route, mais le gars devait venir aux urgences pour qu’elle soit nettoyée correctement et qu’il puisse prendre quelques antibiotiques.
Maintenant, qu’ils n’étaient plus sur le point de se sauter à la gorge, Riley prit le temps d’étudier l’homme.
C’était une des choses qu’il faisait tout le temps lorsqu’il soignait ses patients. Il avait pris quelques cours de dessin au collège et avait un bon œil. Il appréciait la beauté et cet homme était vraiment superbe, beau, carrément magnifique même. Sa peau était sombre, comme un moka latte, ses lèvres pleines, quoiqu’un peu pâles, mais c’était probablement dû au choc qu’il venait de subir. Son nez avait été cassé plus d’une fois, mais la bosse ne faisait que lui ajouter du sex appeal. Sa mâchoire carrée était légèrement surmontée d’une petite moustache, comme s’il s’était rasé hier, mais pas aujourd’hui.
L’inconnu releva les yeux et leurs regards se connectèrent. Ils se dévisagèrent l’un et l’autre beaucoup plus longtemps que nécessaire. L’homme se détendit, les lèvres entrouvertes, avant que Riley n’interrompe la connexion et revienne à la brûlure.
— Vous avez besoin de soins appropriés. Je vais vous appeler une ambulance, dit Riley.
— Non, non, je vais bien.
— Vous êtes sur le point d’entrer en état de choc. Vos yeux sont vitreux et vos lèvres sont pâles.
— Hors de question, répondit l’étranger.
— Quel est votre nom ?
— Connor Ellison.
— C’est bon, Connor. Alors, où sommes-nous ?
— Vous plaisantez ? Je sais exactement où nous sommes.
Riley voulait qu’il continue de parler, il voulait le forcer à penser et à se servir de son cerveau. Se concentrer sur la douleur serait la pire des choses à faire pour Connor. Un morceau de peau d’environ trois centimètres par deux était gravement brûlé.
Riley était un peu surpris qu’un homme aussi costaud soit aussi affecté par une brûlure aussi petite, mais elle était peut-être profonde. Peut-être avait-il plus mal qu’il le laissait entendre. L’homme avait été en colère et son taux d’adrénaline s’était élevé. Un déferlement d’une forte dose d’hormones dans les veines pouvait changer la réaction de n’importe quel homme.
— Venez, nous avons besoin d’aller à l’hôpital.
Riley tira Connor, l’aidant à se relever, le soutenant du côté non blessé.
— Je ne peux pas laisser ma voiture ici, dit Connor en hésitant.
— Je vais demander à l’un des pompiers de la ramener en ville.
— Non !
Connor lui fit lâcher sa prise et vacilla, près de tomber.
— Hey mon pote, vous êtes sur le point d’entrer en état de choc. Je ne veux pas que vous conduisiez.
Connor se rapprocha, collant son torse contre celui de Riley, ses lèvres près de son oreille. Son membre se mit à palpiter alors qu’une vague de désir déferlait en lui.
— J’ai un arsenal complet dans le coffre. Je ne peux pas permettre à quiconque de conduire ma voiture.
Riley recula un peu, le dévisageant de nouveau l’étranger essayant de comprendre à quel genre d’homme il avait affaire.
Il était toujours attiré par les mauvais garçons. Lane tout d’abord, et maintenant ce mec avec une voiture pleine d’armes. Quel genre de monstre se trimbalait avec tout un arsenal dans son véhicule ? Bon sang, on était peut-être au Texas, mais quand même ! Pour ce qu’il en savait, Connor était peut-être un psychopathe.
— Ne me regardez pas comme ça. Je suis un Ranger en mission.
Riley releva un sourcil et haussa les épaules.
Connor poussa un soupir d’exaspération.
— Texas Rangers… Pas l’équipe de base-ball, mais officier… application de la loi ?
— Ah ! D’accord ! Je vais demander à un des pompiers de ramener ma voiture à l’hôpital et je vais conduire la vôtre.
Connor serra les dents, mais sa détermination faiblit un peu. L’homme pâlissait rapidement et tomberait très probablement la prochaine fois qu’il aura à se mettre tenir debout. Riley le dirigea vers le côté passager et le glissa sur le siège arrière. Maintenant que tous les effets liés à la montée d’adrénaline retombaient, il remarqua que les effets du choc progressaient.
— Couchez-vous, ordonna-t-il.
Connor secoua la tête et refusa d’obéir.
— Non.
— Hey, écoutez…
Riley prit sa tête entre ses mains et le força à le regarder dans les yeux.
— Je ne peux pas m’occuper de vous si vous entrez en état de choc ou si vous vous évanouissez en vous coupant les voies respiratoires alors que je conduis. Soit vous vous allongez sur la banquette arrière de votre voiture où vous avez toutes vos armes en sécurité ou je sors vos menottes et vous les passe pour votre propre bien et vous colle dans une ambulance, compris ?
Connor tourna la tête sur le côté, comme s’il essayait de déterminer si Riley pouvait le maîtriser physiquement. Il dut penser que oui puisqu’il finit par s’allonger sur la banquette, sans plus se plaindre. Riley referma la portière de la voiture et attrapa le pompier le plus proche.
— Je suis le docteur Riley de l’hôpital Saint-Joseph de Caldwell. J’ai besoin d’emmener ce patient là-bas. Il est en état de choc. Est-ce que l’un de vous pourrait ramener ma voiture à l’hôpital et laisser les clefs au bureau des infirmières ?
— Bien sûr, mais ça va nous prendre un certain temps. Dès que ce sera possible j’enverrai quelqu’un digne de confiance.
Le pompier prit ses clefs et retourna à son tuyau.
Riley monta dans la voiture de Connor et démarra le moteur.
— Voilà le truc : vous allez me parler pendant tout le trajet.
— Pourquoi ? Vous vous sentez seul ?
Riley sentit son cœur se resserrer. Il repoussa sa tristesse au loin et se concentra sur les besoins médicaux de son patient.
— J’ai besoin de savoir que vous ne vous êtes pas évanoui ou pire que vous n’êtes pas mort.
— C’est juste une petite brûlure.
— Elle est profonde et comme je l’ai dis…
— Oui, oui… Je sais. État de choc.
 
 
Connor détestait être à la merci des autres. Il contrôlait toujours tout ce qu’il faisait, n’autorisant personne d’avoir son mot à dire dans sa manière d’agir – sauf dans un domaine. Et maintenant, il se trouvait sur la banquette arrière de sa voiture avec un médecin plutôt sexy qui l’emmenait à l’hôpital.
Seigneur, pendant tout le temps qu’il avait passé à crier après le médecin, tout ce qu’il avait réellement eu envie de faire, c’était de le prendre dans ses bras et de l’embrasser sauvagement.
Il avait perdu l’esprit. Une relation prenait du temps et, pour l’instant, il n’avait pas une minute à perdre. Bon sang, il ne devrait même pas être couché là. Il avait laissé tomber son boulot, son patron allait paniquer.
— Hey, cow-boy, parlez-moi. Vous êtes calme depuis bien trop longtemps.
— Je ne sais pas quoi dire.
— Et si vous me disiez où vous avez grandi ?
— Denton.
— Allez, donnez-moi plus qu’une réponse contenant un seul mot. Parlez-moi de la maison.
Connor poussa un rapide soupir tandis qu’un sentiment de malaise l’envahissait. Il détestait parler de son passé. Il haïssait partager quoi que ce soit à propos de sa famille. Ils avaient tous été abattus devant ses yeux quand il avait huit ans. Vous ne pouviez pas oublier aussi facilement ce genre de choc et putain, vous pouviez être certain qu’il ne voulait pas en parler.
— Je vais vous parler d’autre chose, pas de la maison.
— D’accord, de quoi voulez-vous parler ? Racontez-moi n’importe quoi.
Riley inclina le rétroviseur pour vérifier comment il allait.
Connor serra les dents et les souvenirs de ses derniers jours avec ses parents adoptifs défilèrent dans son esprit. Ils l’avaient laissé rester chez eux jusqu’à l’obtention de son diplôme, mais avaient refusé d’en faire plus. La nuit avant d’embarquer, il avait dormi dans une gare routière.
— Dès la sortie du lycée, je me suis engagé dans les Marines.
— Oh ! Vous êtes donc un crâne rasé ?
Connor eut un petit rire, se souvenant de son premier rasage. Il avait eu l’air horrible.
— Oui, vous pourriez dire ça. Au lycée, j’avais les cheveux longs qui s’étaient transformés en dreadlocks.
— Intéressant. Je ne vous voyais pas vraiment du genre rebelle.
— Plus maintenant, mais je l’étais à l’époque. J’étais un mauvais garçon.
Ses parents adoptifs avaient été tellement en colère après lui durant la dernière année. Il ne s’était pas adonné à la drogue, mais à la boisson et avait fait pas mal de conneries. Ils avaient pensé qu’il était le diable incarné, restant dehors toute la nuit et ayant souvent des ennuis. Il n’avait jamais rien fait de mal, n’avait jamais été arrêté, mais cela avait été suffisant pour qu’à deux reprises ils aient été sur le point de le virer de chez eux.
— Combien de temps êtes-vous resté chez eux ?
— Dix ans, puis je suis parti. J’avais besoin de changement.
— Et vous êtes Ranger depuis combien de temps ?
— Deux ans. Je faisais partie du Ministère de la Sécurité Publique avant cela. J’ai eu de la chance lorsqu’un poste s’est libéré. Cela m’a permis de quitter l’uniforme et de porter des vêtements civils.
— Connor, comment allez-vous là, maintenant ? Vous commencez à bafouiller.
Fermer les yeux était si agréable. Le balancement de la voiture le détendait. La voix de Riley était apaisante, comme des draps de satin par une froide nuit d’hiver.
— Hey, Connor ! Réveillez-vous !
Ses yeux s’ouvrirent brusquement et il essaya de s’asseoir, mais sa tête explosa sous l’effet de la douleur et son corps se rebella. Putain, c’est quoi ça ?
— Nous sommes à quelques dizaines de mètres… Vous me parliez de l’armée. Où étiez-vous stationné ?
La voiture ralentit et Connor oublia la question. Que faisait-il à l’arrière de sa propre voiture ? Bon sang, que s’était-il passé ?
Il entendit le crissement des freins et la voiture ne bougea plus. La portière s’ouvrit et il y eu comme un flash blanc. Des mains le tirèrent et il se retrouva sur une civière. Pendant un moment, il se battit contre elles, mais Riley était juste à côté de lui, lui assurant que tout se passerait bien.
 

 
Chapitre 2
 
 
 
 
Riley n’avait pas remarqué la blessure que Connor avait à la tête. Son estomac s’était retourné lorsque l’infirmier lui avait posé des questions sur le sang. Le feu, la dispute et son désir lui avaient fait perdre sa concentration. Il avait pensé que le sang appartenait à l’autre homme. Merde ! Heureusement qu’il avait insisté pour emmener Connor à l’hôpital.
Même avec Lane, il n’avait jamais été aussi agacé, ni si près de perdre son contrôle. Connor l’irritait, mais dans un genre qu’il ne trouvait pas tout à fait désagréable. Il était tellement énervé d’avoir manqué la coupure de Connor à la tête qu’il avait appelé un autre docteur pour recoudre la blessure. Les infirmières le regardaient toutes bizarrement. Et cela n’aidait pas que ses mains tremblent comme des feuilles.
Connor s’était réveillé une fois déjà après la suture au service des urgences, mais il s’était rendormi. Riley n’était pas censé travailler aujourd’hui, mais il n’avait pas envie de rentrer chez lui. C’était idiot d’attendre que Connor se réveille. Bon sang, il ne connaissait même pas cet homme, mais son désir de le revoir, de lui parler était trop intense.
Au bout d’une trentaine de minutes, Riley se leva pour partir. Il jeta un dernier regard par-dessus son épaule et vit que Connor avait les yeux ouverts. Son cœur se mit à battre la chamade lorsque leurs regards se fixèrent l’un sur l’autre, provoquant des vagues de désir dans tout son corps.
— Ah ! Je ne pensais pas que vous vous réveilleriez aussi tôt.
— Vous essayiez de vous faufiler et de partir pendant que je dormais ?
— Comment vous sentez-vous ? demanda Riley en s’approchant du lit d’hôpital.
— Comme une merde. Ma tête me fait mal.
Connor essaya de s’asseoir, mais abandonna.
— Restez allongé, vous avez eu un petit traumatisme crânien. Vous aurez probablement des vertiges et vous avez besoin de vous reposer.
— Juste une foutue sensation de brûlure, se plaignit Connor, fronçant les sourcils et abaissant les coins de sa bouche.
Riley posa une main sur sa poitrine, son corps pulsant au contact.
— Nan, pas une simple brûlure. Vous vous êtes cogné la tête. Vous vous en souvenez ?
— Non, pas du tout.
Connor leva une main à sa tête et grimaça lorsqu’il toucha la partie bandée.
— Oh Seigneur ! C’est comment ?
— C’est énorme. Je ne vais pas vous mentir.
— Merde ! Je parie que ça doit être mauvais. J’ai des points de suture ?
― Oui, l’un des autres médecins vous a recousu pendant que je m’occupais de votre brûlure.
Connor se passa la main sur le visage, ses yeux étaient vitreux sous l’effet des médicaments contre la douleur. Même dans une chemise d’hôpital et après avoir été anesthésié pour qu’ils puissent recoudre sa tête, il avait toujours l’air superbe. Riley voulait le toucher de nouveau, mais il n’avait aucune raison de poser sa main sur lui.
Il s’en allait de toute façon.
Riley entendit le claquement lourd de chaussures dans le couloir. La porte s’ouvrit, révélant un homme vêtu d’un jean et d’une chemise à carreaux. Son regard se posa sur Connor et le froncement de sourcils sur son visage s’accentua.
— Il vous a dit où était Erick ? demanda l’étranger.
— L’idiot est mort, répondit Connor.
— Putain !
Riley savait qu’il avait les yeux écarquillés et qu’il n’aurait pas dû être choqué par le langage, bon sang, les médecins étaient les pires en matière de jurons, mais pour une raison quelconque, ça lui semblait inapproprié que ce gars se mette à jurer alors que Connor était blessé. L’étranger s’avança, l’effleurant à peine d’un coup d’œil.
— Je suis Shoemaker, Lieutenant Shoemaker, des Texas Rangers.
— Enchanté de vous connaître. Je suis le docteur Riley.
Shoemaker lui serra la main et se retourna vers Connor.
— Eh bien, habillez-vous, nous n’avons pas toute la journée !
— Je suis désolé, s’interposa Riley, se glissant entre le Lieutenant Shoemaker et Connor. Il a été blessé à la tête et reste ici pour la nuit, en observation.
Shoemaker renifla et dévisagea Riley en se mordant la lèvre inférieure. Riley était plus grand que lui et probablement plus fort, mais Shoemaker était un ex-militaire, tout comme Connor et il saurait comment se battre. Désamorcer la situation avant que Shoemaker se fâche et demande à Connor de décoller était...

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