La voie du courage
377 pages
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Description

Elle est une longue liste d’un mètre soixante-dix qu’il ne peut pas avoir. Il est un policier déterminé, désespéré de garder son coeur enfermé derrière son insigne.


Michelle est une survivante. Avec une nouvelle perspective de la vie, elle échange son passé tragique en Californie pour les eaux côtières de Charleston. Régénérée par une nouvelle carrière comme répartitrice, elle est déterminée à ne pas laisser ses cicatrices l’empêcher d’avancer. Elle ne s’excuse pour rien, en particulier son besoin insatiable pour un certain agent de police.


Rowdy est un sergent récemment promu, dédié à son travail, mais la vie d’un agent de police à Charleston n’a jamais été aussi dangereuse. Avec son besoin de rétablir l’ordre d’une ville en constante perte de contrôle, la dernière chose qu’il veut, c’est une implication avec une répartitrice grande gueule. Mais, il y a un problème. Il ne peut pas se rassasier d’elle.


Alors que la chaleur augmente entre le couple improbable, il en va de même de la tension. Trois mois d’été sont tout ce qu’il a fallu pour secouer leurs fondations, faire trembler leurs murs et les faire s’écraser. C’était de la luxure. C’était de l’amour. C’était réel. Et cela aurait été parfait... si ce n’était pas déjà terminé.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 368
EAN13 9782376762584
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0041€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue de la Blanche Alouette, 95550 BESSANCOURT
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
La voie du courage
Copyright de l’édition française © 2018 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2017 Kate Stewart
Titre original : The brave line
© 2017 Kate Stewart
Traduit de l’anglais par Mélanie Cottencin
Relecture & Correction par Valérie Dubar, Jade Baiser, Sandrine Joubert, Rafaël Rivière.
 
Conception graphique : © More than graphic design
Tout droit réservé. Aucune partie de cet ebook ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-258-4
Première édition française : avril 2018
Première édition : mars 2017
 
Édité en France métropolitaine
 
 
 
 
 
Table des matières
Avertissements
Dédicace
Remerciements
Note de l’auteur
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Épilogue
Note aux lecteurs
Questions et réponses
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Cet ebook contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
 
Dédicace
 
 
Pour les hommes et les femmes qui revêtent l’uniforme avec de bonnes intentions et ne reçoivent que peu de reconnaissance, et pour chaque sacrifice que vous faites, je vous remercie.
Pour les conjoints de ceux qui suivent cette voie courageuse, dont le travail n’est pas moins ardu, merci de votre altruisme.
Pour mon amie, Michelle New, qui vit pleinement et sans s’en excuser.
Et pour ceux qui ont la chance de trouver ceux qui valent la peine de souffrir pour eux.
 
Remerciements
 
 
Merci beaucoup de donner une chance à ce livre. Je suis tout à fait consciente qu’il n’y a pas d’histoire sans quelqu’un pour en parler, et avec des millions de livres à disposition, vous avez choisi celui-ci, et cela signifie plus pour moi que vous ne pouvez l’imaginer. Si vous avez apprécié ce livre, merci d’envisager de laisser un commentaire. Vos mots font toute la différence.
Waouh.
Une voie courageuse a commencé comme une simple histoire d’amour entre un policier et une répartitrice. Après avoir écrit Amour majeur et passer du temps dans un centre d’appels d’urgence, je suis devenue fascinée par le travail d’un répartiteur et les hommes et les femmes qui prenaient ces appels. C’est alors que j’ai compris que la vie de ceux impliqués dans les services d’urgence est tout sauf simple. Avec du recul, le temps que j’ai passé dans ce centre fut la véritable naissance de ce livre. Et si ce n’était pas pour ma chère amie et répartitrice April Michelle Brown, je n’aurais jamais connu l’étendue de ce que ce travail implique.
Donc, April, encore une fois, je te remercie pour les interminables appels téléphoniques, les allers-retours sur les détails et ton infinie patience. Je ne peux que prier de vous avoir rendus fiers, toi et le reste de ta famille du centre d’urgence.
Brandi Giles, merci d’avoir partagé tes peurs et tes commentaires avec moi. Tu gères ! Et merci de t’être assise à côté d’April pour un travail que très peu de personnes peuvent supporter et exécuter avec autant de classe.
Mesdames, vous êtes des héroïnes, même lorsque vous vous sentez vaincues.
Merci aux hommes et aux femmes étonnants qui ont partagé leurs expériences avec moi, mais qui souhaitent rester anonymes. L’ironie, c’est que ce livre est une sorte de reconnaissance pour vous et vous ne la recevrez probablement jamais. Je n’oublierai jamais nos entretiens ou les mots que vous avez écrits en réponse à mes questions. Cette histoire est ce qu’elle est grâce à ce que vous faites.
Merci à mes bêtas : Sharon Dunn, Anne Morillo, Stacy Hahn, Sophie Broughton, Christine, Anne, Kathy Sheffler, Christy Baldwin, Bex Kettner, Lisa Duvall, Julie Kerchkof, Donna Sanderson, Kelly Collopy, Patty Tennyson et Beth Rustenhaven. Waouh, mesdames, sérieusement, je ne pourrais jamais vous remercier assez. Ce n’était pas un livre facile – de loin le livre le plus difficile que j’ai écrit de toute ma vie. Vous êtes plus appréciées que vous ne le saurez jamais.
À mes Asskickers sans peur, il n’y a pas un jour où je ne remercie pas Dieu pour notre groupe. J’aime que cela dépasse les livres, que nous partagions nos joies, nos douleurs et beaucoup de rires. J’adore que vous tolériez ma folie, mais surtout, je vous aime en tant qu’individus. Merci d’être là. Je vous suis pour toujours redevable, et vous êtes pour toujours mes héroïnes.
À mes exceptionnelles AP, Bex Kettner, Christy Baldwin et Lisa Davall. Mesdames, votre dévouement est incroyable. Votre soutien signifie tout. Merci d’avoir répondu à mes constants appels d’aide, d’avoir supporté mes folles pitreries et de m’aider tous les jours. Je vous aime. Bex, un jour, je t’offrirai ce poney. Je suis convaincue que le Seigneur t’a envoyée à moi.
À ma conceptrice de couverture, Amy Queau de Q Design. Encore une fois, tu m’étonnes avec ta capacité à lire dans mes pensées et à exécuter ma vision. Merci pour cette couverture magnifique.
À mon éditrice et âme sœur, Edee Marie Fallon, qui croit en ce livre plus que les seize autres par lesquels nous sommes passées. Tu m’as sérieusement sauvée avec celui-ci. Merci de m’avoir fait l’aimer malgré mes craintes. Cela fait toute la différence. Je t’aime.
Merci à ma chère Juliana Cabrera de Jersey Girl & Co. pour avoir façonné ce livre si joliment. Tu es une designer vraiment talentueuse et une excellente amie.
Et un grand merci à ma famille et à mes amis de Caroline du Sud et du Texas. Merci mon Dieu, votre tolérance pour mon cerveau créatif est étonnante. Votre soutien est écrasant et votre amour est inconditionnel. Je suis tellement heureuse de vous avoir tous afin de me rappeler que la vie existe en dehors de la boîte à créativité, mais qui me laissez, avec abnégation, exister dans les deux.
Et à mon mari, Nick, qui continue de s’assurer que je sache qu’avec lui, je viens en premier. Bébé, il n’y a personne au monde qui peut me tenir comme tu le fais. Tu es une force de la nature et une belle personne. Merci de m’aimer.
 
 
 
Note de l’auteur
 
 
Cette histoire est basée sur des faits réels, mais les noms et les situations ont été modifiés pour en faire une fiction.
Ce livre comporte plusieurs éléments et explore des sujets que certains peuvent considérer comme déclencheurs.
 
La
voie
du courage
 

 
Kate Stewart

Chapitre 1
 
2 juin – 36°C – 22H00
ROWDY
 
J’accélérai sur la longue allée de gravier dans mon véhicule de police avec un sourire. Sept voitures de patrouille étaient alignées derrière moi, prêtes pour le spectacle. J’allumai la sirène alors qu’elles se mettaient dans une position en V avant de s’arrêter devant la maison de deux étages qui se retrouvait maintenant peinte de lumières rouge et bleue.
Sans hésiter, je sortis de la voiture avec mon mégaphone en main et aboyai mes ordres.
— Andrew Pracht, votre maison est cernée ! Il n’y a pas d’issue, coach. Sortez maintenant avec vos mains en l’air et il n’y aura pas de problème.
J’entendis le cri de ma meilleure amie alors qu’elle sortait de la maison.
— ROWDY ? QUE DIABLE CROIS-TU FAIRE ?
— Éloignez-vous, madame, dis-je à travers le mégaphone alors qu’elle venait vers moi, son fiancé stupéfait derrière elle.
Heureusement, il était entièrement habillé, en short long et tee-shirt.
— Rowdy ! protesta à nouveau April avec de la fureur dans la voix.
Je lui parlai à travers le mégaphone, même si elle n’était qu’à quelques mètres de là.
— Vous auriez dû savoir qu’il ne fallait pas accepter la demande en mariage d’un joli garçon, Mlle Turner, et pour cela, il doit payer, m’amusai-je. Maintenant, écartez-vous et laissez les gentils agents faire leur travail.
Deux desdits agents de Charleston bloquèrent son chemin alors qu’elle les maudissait tous les deux par leur prénom – prénoms qu’elle connaissait et badges qu’elle protégeait quotidiennement à travers son casque comme répartitrice du service d’urgence de la ville de Charleston. Nous étions tous amis, mais ce soir, nous avions un rôle à jouer.
— C’est quoi ce bordel ? dit Andy alors qu’il était menotté et poussé sur la banquette arrière de mon véhicule sans vraiment se débattre.
April fit de longues enjambées dans ma direction alors que je retournais dans ma voiture et décollais comme une chauve-souris échappée de l’enfer.
— Ne nous attends pas, aboyai-je dans le haut-parleur alors qu’April se tenait dans notre sillage, stupéfaite, tandis que le reste de l’équipe derrière moi mettait leurs sirènes en marche.
— C’est quoi ce bordel ? demanda à nouveau Andy alors que je regardais dans le rétroviseur.
— Ce sont les ordres de Rafe, répliquai-je.
Cet homme était sur le point de se marier avec ma meilleure amie, et il était temps qu’il sache à quel point je m’attendais à ce qu’elle soit bien traitée. Je le connaissais à peine. C’était un entraîneur de bullpen 1 dans les Majors et avait passé très peu de temps à Charleston depuis qu’il avait pris le poste. April avait fait des allers-retours afin de le voir depuis qu’il avait commencé son travail à Atlanta la saison dernière. Tout ce que je savais, c’était ce qu’elle m’avait dit, mais je m’assurerais de savoir de quoi il était fait avant la fin de la soirée.
 
 
Vous savez quel est le hic au sujet des meilleurs plans ? Ils vous reviennent toujours en pleine figure.
— Bon sang, mec ! Ça se passe dans mon bar ? demanda Andy alors qu’il regardait autour de lui une fois que nous nous étions garés.
— Ouais, c’est drôle, Rafe a décidé que, puisque tu possédais un bar, en tant que témoin, c’était son droit divin d’en profiter.
— Salaud radin, murmura Andy alors que j’ouvrais sa portière et qu’il se glissait à l’extérieur avec les menottes encore attachées dans son dos.
Je les déverrouillai avec un sourire satisfait pour compenser le défi dans ses yeux.
— C’est là que tu vas me mettre sur le grill en m’expliquant la façon de traiter ta meilleure amie ?
— Je pense qu’il est évident que je vais avoir besoin d’avoir cette conversation, dis-je en massant ses poignets une fois que je l’eus libéré. Ils n’auraient pas dû les serrer autant.
— Je ne pourrais pas te dire. Je ne me suis jamais retrouvé à l’arrière d’une putain de voiture de flics avec des menottes.
— Penses-y comme une expérience d’apprentissage, dis-je en verrouillant la voiture. Tu pourras monter à la place du mort sur le chemin du retour.
— Je n’ai pas à m’inquiéter de représailles, dit Andy alors que nous marchions vers son bar. April aura ta tête pour ça.
Ce qui était triste, c’était que chaque mot de sa déclaration était vrai. N’importe quel appel de routine pourri que prendrait April derrière son casque les prochains mois serait pour moi.
Andy marqua une pause pour me regarder, et un lent sourire s’étendit sur son visage en réponse de ma grimace.
— Tu es foutu.
— La perspicacité est une plaie. Allons te saouler.
— Ça me va, opina Andy tout en s’arrêtant à la porte et en m’observant par-dessus son épaule. Je l’aime. Tu n’as pas à t’en faire. Elle est entre de bonnes mains.
J’avais vu sa fiancée – ma meilleure amie depuis dix-sept ans – souffrir aux mains de son ex, Tyler. Cela avait été un cauchemar quand ils s’étaient séparés. April n’avait jamais reçu l’amour ou le respect qu’elle méritait, et je m’étais battu avec son ex à maintes reprises parce qu’il était aussi mon ami. Ces deux dernières années, j’avais senti la perte de ma famille de la pire des façons. Mon meilleur ami, Kurt, avait été tué en service, et c’était une bonne partie de l’histoire. À une époque, il s’agissait de nous quatre. Kurt, April, Turner et moi avions formé une famille à nous. Notre amitié s’était étendue sur une décennie. Avec la soudaine absence de Kurt, April et Turner en conflit permanent, cela avait été difficile, et le mot était faible. J’avais fait avec, mais les choses avaient changé. Rien au monde n’avait été plus important pour moi que notre cercle. Et le truc tordu à ce sujet était que tout le monde était passé à autre chose d’une manière ou d’une autre, sauf moi.
Donc, pour différentes raisons, j’étais protecteur avec April. J’étais inquiet pour son avenir et son bonheur, bien sûr, mais j’avais plus peur de perdre ma place dans sa vie. J’aimais bien Andy, malgré ma mise en scène idiote pour l’emmener à son enterrement de vie de garçon, mais je ne pourrais jamais laisser son avenir avec lui compromettre la seule et vraie relation dans le mien. Il pouvait avoir la première place tant que j’avais toujours une place.
— Sache que j’étais là avant toi et que je continuerai d’être là. Elle est ma famille, alors convaincs-moi.
Andy hocha la tête comme un accord passé entre nous. Je fis signe vers la porte fermée.
— Vas-y, mon pote.
— Devrais-je avoir peur de ce qui m’attend à l’intérieur ?
Je haussai les épaules tandis qu’il ouvrait la porte et étudiait la fête qui battait son plein. Elle était Remplie d’athlètes à moitié bourrés. Comme si un sixième sens mû par mon sexe prenait vie en moi, j’examinai la salle jusqu’à ce que mes yeux atterrissent sur Michelle.
Andy n’avait pas à s’en faire, mais moi, si.
 

 
Chapitre 2
 
MICHELLE
 
Qu’est-ce que vous faites quand votre nouveau copain, Rafe, vous adresse une invitation à un enterrement de vie de garçon seulement pour hommes ?
Vous y allez ?
Grosso modo, oui, putain !
Attendez, je veux dire, oui. Je ne suis plus vraiment autorisée à utiliser ce mot. Il semblait que mon juron préféré pour les choses géniales faisait de moi une menace dans le Sud. Vous ne pouvez pas vraiment laisser votre P... filer comme vous le souhaitez. Sans oublier que j’avais presque perdu mon travail quelques mois auparavant pour avoir lâché ce mot quand j’avais pris un appel d’urgence. Il m’avait fallu des mois pour avoir ce travail, et j’avais presque tout fait foirer à cause de ma liberté créative d’annoncer une orgie au centre d’appel. Ce n’était pas mon plus un grand moment. Leçon apprise.
Et dernièrement, tous mes P... s’étaient retrouvés dans la zone interdite. Malgré mon abstinence et mon besoin d’y remédier, j’avais été une bonne fille. J’avais peut-être l’imagination sexuelle d’un garçon de douze ans qui venait juste de faire ami avec sa main et de découvrir sa première semi-érection, mais j’avais été gentille.
Mais ce soir, je m’autorisais à être très, très vilaine.
Cela faisait bien trop longtemps que je n’avais pas senti le contact d’un homme.
Tous mes rendez-vous ces derniers mois – purée, ces deux dernières années – avaient été un désastre. J’avais besoin de changer d’air, et Rafe, le témoin du futur marié, m’avait offert cette chance quand il m’avait adressé la plus grande de toutes les invitations.
Rafe et moi nous entendions à merveille depuis notre rencontre à la soirée de fiançailles de mon amie April. Nous adorions tous les deux nous moquer du profond accent du Sud d’April et l’énerver. C’était notre lien commun, et cela m’avait valu la pu… enfin, la meilleure invitation que Charleston ait à m’offrir.
J’étais assise, les pieds dans mes nouvelles bottes de combat noires, mes jambes croisées, moulée dans un mini-short et un mini tee-shirt. C’était subtil, mais je me sentais sexy. J’avais laissé mon carré de Cléopâtre pousser en dessous de mes épaules et avais bouclé mes cheveux façon « effet plage ». J’avais forcé sur les yeux à cause de ma nouvelle addiction au shopping à Ulta et mon besoin de posséder tout ce qui touchait à Kat Von D .
J’étais plus que jamais satisfaite de ma silhouette. Au printemps, j’avais abandonné les seize kilos de bagages qui avaient tenté de s’installer définitivement depuis mon divorce. Applaudissements, je vous en prie. Cinq kilos représentent des rondeurs. Douze kilos ou plus exigent un dévouement.
Bref, avec mes nouvelles mèches, mes bottes, et mon corps, j’étais prête à… enfin, à trouver un homme avec qui échanger des conversations, nus.
Un groupe d’hommes était dispersé devant moi alors que je les regardais et évaluais chacun d’eux. Pendant un instant, je pensai au flic insaisissable pour qui j’avais eu le béguin pendant plus d’un an et levai intérieurement les yeux au ciel.
Que Rowdy aille se faire voir.
Cela m’ennuyait au plus haut point de toujours penser à cet homme sans raison valable.
Après quelques flirts inutiles au centre d’appel… il ne s’était absolument rien passé.
Ce que j’espérais, c’était que rien se transforme en quelque chose, et j’étais irritée de penser à lui maintenant parce que j’avais laissé filer cette idée de lui il y a des mois . En fait, depuis que je connaissais Rowdy, je ne l’avais certainement vu que quelques fois. J’ignorais pourquoi j’avais été si absorbée par un fantasme avec lui. Si je devais en deviner la raison, ce serait parce que je le dépêchais toutes les nuits. Delta 156 était ma responsabilité. C’était mon travail de l’envoyer sur des interventions à la suite des appels et de m’assurer qu’il s’en sorte indemne. Et chaque nuit, quand j’entendais sa voix, je devenais plus curieuse. Même si, en fait, nous n’avions pas de relation, nous avions traversé des moments difficiles ensemble. Et avec l’été battant son plein et les têtes brûlées en Caroline du Sud qui apparaissaient partout au hasard, nous devions endurer bien plus. Chaque nuit, nous gérions les urgences de la population de Charleston ensemble. D’une certaine manière, cela nous avait rapprochés avec ledit flic, mais plus nous gérions, moins je le voyais.
Et aussi, parce qu’il était… canon.
Comme Christian Grey, et je serais heureuse de retirer ma culotte dans un restaurant bondé pour être ensuite caressée dans un ascenseur plein de personnes canons. Il y avait ce maudit air chez lui, et chaque fois que j’observais cet homme aux cheveux bruns et aux yeux d’un bleu cristal, je savais qu’il ressentait également quelque chose.
Mais craquer sur ce policier sexy avait été une vraie perte de temps.
Alors quel meilleur moyen de me rattraper que d’affronter toute une équipe de ligue mineure avec quelques petits culs de premier choix de ligue majeure. J’avais dit petits, pas putain. Putain.
Bref, à ce buffet, j ’étais le plat principal. Et tandis que certains d’entre eux m’examinaient avec la même appréciation, je pus voir la bais… l’amour dans leurs yeux. L’homme au bout du bar était dans mon collimateur. Ses cheveux bruns épais étaient balayés sur le côté. Sa tenue était d’une perfection... un tee-shirt ajusté et un jean délavé. Il était bien fait, mais ses yeux bleus captèrent toute mon attention. Et deux coups d’œil dans ma direction m’avaient montré la sienne. Mais la soirée venait juste de commencer et j’avais toute la nuit.
Je me rassis avec mon Bacardi au citron et au soda et parlai à quelques joueurs de ligue mineure, des amis d’Andy qui fréquentaient son bar. Mon amie April s’était bien débrouillée en décrochant l’amour de sa vie chez une star du sport. Il était réellement amoureux d’elle. Et ils avaient ma bénédiction. Il pourrait lui donner la vie qu’elle méritait. Andy était un homme bien. Il était beau, attentionné, et c’était tout ce qui comptait réellement. Il la rendrait heureuse dans son château en campagne. Elle ne manquerait de rien, même si j’étais certaine que cela n’avait aucune importance pour eux deux.
L’argent ne signifiait rien dans le grand dessein. Je l’avais appris il y a bien longtemps. L’argent sans l’amour était comme une énorme baignoire remplie d’éclats de verre : accueillant, trompeur et destructeur.
Eh bien que je sois heureuse pour elle, rien s’approchant de sa situation ne m’attirait. Je disposais d’une liberté exceptionnelle qui était devenue à présent ma nouvelle norme quand il s’agissait des hommes et je devais encore faire avec.
Après quelques verres, mes inhibitions déjà éphémères avaient complètement disparu.
Je n’avais pas du tout peur d’étudier mes environs. Les hommes présents semblaient tous se connaître et formaient un groupe soudé. Je les enviais en ce sens. Après quelques années à Charleston, April était devenue ma seule complice. Mais dès que je l’avais trouvée, je l’avais perdue pour son fiancé. C’était une situation merdique. J’aimais Charleston, mais le célibat était un cauchemar – loin de ce que j’avais espéré.
En Californie, j’avais l’habitude d’être confrontée à de belles femmes quand il s’agissait d’aborder des rencards, mais cette ville était tout aussi compétitive en ce qui concernait le concours de beauté.
Oui, je l’avais dit. Les femmes rivalisaient avec leur physique pour attirer l’attention des hommes. Rien… de nouveau.
Nous, les femmes, n’avions aucun choix dans la fosse contemporaine des rencards.
Néanmoins, se rapprocher d’un homme pour… des besoins primitifs n’avait jamais été aussi facile, surtout avec toutes ces putains d’applications. Et quand je disais « putain », je parlais d’adverbe, donc ça ne comptait pas.
Il existe des applications grâce auxquelles vous pouviez coucher d’une poussée dans la bonne direction. Traitez-moi de folle, mais je les détestais. Elles représentaient bien trop la dure réalité pour ceux qui essayaient de recommencer à zéro. Je n’avais pas su que ces applis existaient, ayant été mariée durant une grande partie de ma vingtaine. Je n’étais pas célibataire depuis bien longtemps, mais seulement depuis ces dernières années, je tendais le cou pour découvrir quelque chose de nouveau. Je n’avais pas à être mariée, je préférais garder ce fardeau – enfin, cette bénédiction – pour de meilleures femmes, mais je ne voulais pas balayer sur la droite pour rencontrer le nouveau M. Michelle. En plus, pour être juste envers ceux qui utilisaient ces applis et avaient de la chance, j’avais vraiment essayé, vraiment.
J’avais eu quelques marches de la honte depuis mon arrivée à Charleston, et aucun d’eux n’avait valu la peine d’une épilation du maillot. J’étais difficile avec les hommes. Les expériences passées et avoir eu vingt-neuf ans l’été dernier avaient changé certaines choses. Avec l’âge venait la maturité, ce qui menait à de meilleures décisions et tout le reste. J’essayais, mais je devais l’admettre, l’âge adulte craignait. Et ma vie d’avant n’en avait pas demandé beaucoup… du tout.
J’avais remis ma libido en place après la dernière tentative ratée et mis fin à mon congé sabbatique de six mois concernant les relations imposées par moi-même. Après avoir craqué pendant des mois sur un flic qui ne voulait rien à voir avec moi, puis avoir parcouru une liste de candidats nuls, j’en avais eu assez et l’avais fermée , me concentrant sur mon corps et d’autres objectifs de la vie.
Je m’étais à nouveau consacrée à des choses qui étaient à ma portée, surtout le travail que j’aimais. Pourtant, la partie insatiable et sexuelle en moi devenait affamée chaque nuit que je me privais. Et cette privation était maintenant en aggravation constante.
Alors, à présent, j’avais besoin d’un bon gros orgasme par un homme.
Oui, l’objectif de cette nuit était de jouir aussi humainement que possible pour me redonner un peu de résistance avant que je poursuive une longue période de sushi en solitaire.
Je n’avais aucun problème à l’admettre. Je refusais d’en avoir honte. Le sexe et le contact sont des besoins humains basiques. OK, vous n’allez pas mourir sans sexe, mais pourquoi pas. Aucun autre acte humain ne vous fait sentir aussi vivant que l’acte de fornication.
Je ne sais vraiment pas pourquoi les femmes nient dire ces choses à voix haute.
Turquoise jeta à nouveau un coup d’œil dans ma direction et je sentis tout mon corps revenir à la vie sous son simple regard.
Seigneur. Il est peut-être trop beau.
Et même avec une abondante confiance présente, il était bien trop beau pour moi. Un truc chez un homme aussi parfait laissait beaucoup à désirer. J’adorais les petites imperfections. Une cicatrice trouvée dans une barbe de trois jours, une vergeture accidentelle venant d’une croissance des fesses. Je suis bizarre comme ça. Je les veux beaux à croquer, mais comestibles.
Mais cela dit, tout le monde aime nager dans une eau turquoise. Je pensai alors à des yeux similaires, mais moins bleus et grimaçai intérieurement.
Tant que j’entendais cet homme cette nuit, sa voix profonde me rappelant qu’il était du Ben & Jerry’s dans une pénurie de crème glacée, je craquerais toujours sur lui. Mais là encore, que Rowdy aille se faire voir.
— Le voilà ! cria l’un des joueurs alors que nous tournions la tête vers la porte.
Avec un sourire sur mon visage, je m’attendis à voir le fiancé de ma meilleure amie April, mais ce fut l’homme à côté de lui qui l’effaça .
 

 
Chapitre 3
 
ROWDY
 
Je la vis croiser mon regard, puis je remarquai son sourire disparaître. Je dus réprimer le mien quand je constatai sa réaction. Elle avait tout simplement été désinhibée depuis notre rencontre. Nous travaillions ensemble et elle était ma répartitrice pour la plupart de mes gardes, mais au départ je l’avais rencontrée à un barbecue que j’avais organisé. Elle s’était montrée ouvertement séductrice, mais j’avais gardé ça amical. Je trouvais qu’elle était belle quand je l’avais rencontrée, mais j’avais dû arrêter d’y penser. Je ne plongeais jamais mon sexe à proximité de mon travail. C’était un sacrilège, et elle avait été ma plus grande tentation jusqu’ici. J’y avais pensé pendant quelques mois après notre rencontre et entendre sa voix tous les soirs avait seulement attisé ma curiosité. J’avais presque cédé après m’être arrêté quelques fois au centre d’appel pour voir comment allait April. Une chose chez Michelle m’intriguait. C’était une jolie femme avec un sourire ravageur et un bon sens de l’humour. Mais je restais fidèle à mon serment de ne jamais mélanger travail et plaisir et j’avais fini par rester à l’écart quand la pensée de l’avoir devint difficile à ignorer, surtout après qu’April m’ait dit qu’elle était intéressée. Même si elle le montrait clairement avec ses flirts, le fait qu’elle parle de moi était un signal d’alarme. Il était hors de question que je m’aventure sur ce terrain. Je ne sortais pas beaucoup en général.
J’avais vu plusieurs fois Michelle ces derniers mois depuis qu’April s’était fiancée. Nous étions amis, mais gardions nos distances. Alors que j’observais sa réaction, je gardai pour moi mon appréciation de son short, mais merde, qu’elle était belle – vraiment belle.
Dans les mois qui suivirent ma rencontre avec Michelle, je n’avais jamais consacré autant de temps à penser à une femme que je n’avais pas baisée ou avec qui je voulais passer du temps. C’est comme ça que je sus que c’était un problème. Il était si facile parfois de voir des choses qui sont mauvaises pour vous ou votre volonté. Et j’avais su à la minute où j’avais posé mes yeux sur elle qu’elle serait mauvaise pour la mienne. Michelle était une liste d’un mètre soixante-dix de choses que je ne pourrais pas avoir.
Grâce à nos brèves conversations, elle me semblait être une chic fille… pour un autre homme.
Cependant, même avec ma ligne invisible tracée et nous deux nous trouvant à nos places respectives de chaque côté, sa présence à la soirée me préoccupait. Même après tout ce temps passé depuis notre rencontre, je me surprenais encore à la regarder pour un déshabillage du regard rapide et réciproque. J’aimais sa confiance, même si j’avais avoué à April qu’elle était trop impatiente et que je ne la pourchasserais pas. C’était ma pauvre excuse pour ne pas en arriver là. Mais April savait que je ne baisais pas là où j’avais ma paye, surtout pas depuis que le grade de sergent était récemment lié à mon nom.
Je marchai jusqu’à Rafe, l’hôte, alors qu’Andy me suivait et acceptait les salutations de tout le monde.
— Ce n’est pas un truc pour hommes ? demandai-je tout en m’approchant de la table de Rafe.
Rafe me regarda, puis dans la direction de Michelle.
— Bonsoir, Sergent, et je ne considère pas vraiment Michelle comme une fille. As-tu eu une vraie conversation avec elle ? gloussa Rafe, puis il secoua la tête.
— Oui, répondis-je tout en l’observant par-dessus mon épaule.
Elle était tellement sexy dans ces bottes et ce mini-short. Ses cheveux châtain foncé avaient légèrement poussé et ressemblaient à de la soie sur ses épaules.
Putain.
Je suivis la direction de son regard et vis qu’elle était engagée dans un bras de fer visuel avec l’un des joueurs au bar. Je le reconnus pendant qu’Andy s’adressait à lui.
— Ren McAvoy, dit Andy tout en le tapant dans le dos. Bon sang, qu’est-ce qui t’a pris de faire ce voyage ?
Je regardai Michelle, dont les yeux verts étaient rivés sur moi. Elle me fit l’un de ses typiques sourires aguicheurs, puis parla au type qui était assis à sa droite à la table de cocktail à laquelle elle était postée. Ses yeux à lui étaient sur ses jambes.
Michelle était une dragueuse ouverte et éhontée. Franchement, cette femme n’avait pas une once de timidité en elle. J’étais certain qu’elle absorbait toute l’attention pour le plaisir. En fait, je pus voir un certain niveau de suffisance dans son sourire. C’était une gamine avec une poche pleine d’argent dans un magasin de bonbons.
Je voyais clair dans son jeu.
— Tu bois ? me demanda Andy comme il s’approchait de moi avec une bière fraîche.
— Pas en service, refusai-je. Je suis là pour faire du babysitting.
— Pas besoin de t’inquiéter de ça. Rafe a toutes les clés. J’ai un costume dans mon bureau, mon pote. Tu ne peux pas tenir toute la nuit sans une gorgée, dit Andy.
J’avais des vêtements de rechange dans le coffre de ma voiture de patrouille, mais mon seul but en assistant à cette soirée était de m’assurer que tout le monde rentre en toute sécurité, surtout le marié. Mais avec ce devoir qui n’était plus d’actualité et une autre semaine de travail à venir, je décidai que ça ne me ferait pas de mal d’en boire une ou deux.
— Je vais chercher mes affaires, indiquai-je en regardant le bar bondé, soulagé d’être libéré.
Je me pressai vers la voiture, inquiet que Michelle soit la seule femme là-dedans. C’était peut-être sans danger, mais quoi qu’il en soit, j’étais quand même content de m’être pointé dans mon uniforme. Après avoir sorti mon sac, je me dirigeai vers les toilettes au fond d’un couloir sombre derrière le bar et tombai sur Michelle.
— Salut, dit-elle comme je la surplombais.
Il n’y avait pas beaucoup de place dans le couloir peu éclairé du bar.
— Salut toi-même. Comment vas-tu ?
— Bien. Je voulais te féliciter pour ton grade de sergent.
— Merci, dis-je simplement tandis qu’elle étudiait mon insigne, puis me souriait.
La prise de conscience était là alors que nous nous tenions tout près, échangeant des banalités à la con.
— C’était une garde de folie la nuit dernière, accorda-t-elle pendant que je baissais le regard sur ses yeux lourdement maquillés.
Ils étaient soulignés par du noir épais et mon sexe convint que ça lui allait sacrément bien.
— Ça va rester dans les annales, commentai-je tout en contemplant son corps ferme.
Michelle était une femme de la tête aux pieds, et son chemisier court recouvrait à peine son ventre musclé qui était l’actuel fardeau de mon existence. Elle était une pure tentation alors qu’elle me regardait avec des yeux téméraires et une confiance assurée.
— Ça devient pire quand il fait plus chaud, continuai-je d’un air absent tandis qu’un Rolodex d’un certain nombre de façons de la baiser défilait dans ma tête.
— Je déteste dire ça, mais je serai heureuse quand l’été sera fini.
Il suffirait d’un pas dans sa direction pour la goûter.
Nous avions fait un travail parfait en restant amis, jusqu’à ce que mes yeux dérivent vers ses lèvres maquillées. Elles étaient rouges. Ma couleur préférée. Je les contemplais pendant un peu trop longtemps et vis un petit sourire se former.
— Tu vois quelque chose que tu aimes, Sergent ?
— Tu es belle ce soir, dis-je de la voix la plus naturelle que je pouvais avoir.
— Merci de l’avoir remarqué, répondit-elle tout en commençant à glisser devant moi dans l’espace réduit disponible.
— Je l’ai toujours remarqué.
C’était mon sexe qui parlait. Ça arrivait.
— Oui, pourtant c’est un compliment venant de quelqu’un qui pensait que j’étais « trop impatiente. »
Merde. Elle avait répété mot pour mot l’excuse que j’avais fournie à April. Comme je l’avais dit, je savais que Michelle me visait, et pour la première fois, cela ne m’avait pas vraiment arrêté. La conversation qui avait été répétée était idiote. Je sentis le bus sous lequel April venait juste de me jeter, pneus et tout le reste.
— Michelle… tentai-je tout en la pressant dans l’espace entre nous et la coinçant de mon corps.
Nous nous raidîmes instantanément sous la prise de conscience.
— Il n’y a pas vraiment d’autre alternative que de prendre ça comme une insulte, murmura-t-elle tout en carrant les épaules.
Pendant une fraction de seconde, ses yeux montrèrent une pointe de douleur, et je ne pus empêcher la piqûre que cela provoqua en la voyant. Je ne voulais plus la revoir.
— Je pensais déjà que tu étais belle, eh oui, tu y as été un peu trop fort, mais ce n’est pas la raison pour laquelle je n’ai jamais appelé. Je ne sors jamais avec les gens avec qui je travaille.
— Tu as pris ma confiance pour de l’impatience et tu n’as aucune idée de ce que j’ai…
Elle marqua une pause, puis me regarda et sourit.
— Tu sais quoi ? C’est du passé. Je te paie une bière quand tu te seras changé ?
Nos hanches se touchaient et mon sexe effleura son ventre. Je durcissais de seconde en seconde et je devais m’éloigner d’elle.
— Bien sûr.
— Est-ce que tu vas m’embrasser ?
— Quoi ?
Je restai là, stupéfait, comme je repassais ses mots dans ma tête.
Elle tourna son visage pour observer les bras que j’avais placés inconsciemment de chaque côté de sa tête. D’une certaine façon, je l’avais enveloppée avec mon corps pendant que nous parlions. Elle était une tentation sous la forme la plus pure.
Je m’arrachai du mur ...

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