Le plus beau des cadeaux
120 pages
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Le plus beau des cadeaux

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Description

Après cinq ans, Alex Stern et Rafe Hazelton ont ce qui semble être le mariage parfait. Alex commence ces dernières années en tant que résident, et la clinique vétérinaire de Rafe est plus active que jamais. Pour Rafe, la seule chose qui manque est un enfant, mais Alex, inquiet de devenir un homme semblable à son père, n’en est pas aussi sûr. Il ne veut pas faire la moindre erreur.



Quand une nouvelle patiente passe les portes de l’hôpital, Alex ne peut s’empêcher de traiter différemment cette mère célibataire irrémédiablement malade qui partage avec lui ses inquiétudes pour l’avenir de son jeune fils. Rafe s’inquiète des conséquences pour Alex alors qu’il s’investit émotionnellement dans le cas de cette patiente, et pourtant, lui non plus ne peut s’éloigner quand il rencontre le petit garçon, et ensemble ils se jurent d’aider autant que possible.


Les familles ne sont pas toujours nées des liens de sang – l’amour est un cadeau que personne ne peut prévoir. Et parfois, de la plus sombre des tragédies, la plus pure des lumières peut briller.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 7
EAN13 9782376769538
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0019€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
Le plus beau des cadeaux
Copyright de l’édition française © 2020 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2015 Felice Stevens
Titre original : The greatest gift
© 2015 Felice Stevens
Traduit de l’anglais par Bayader
Relecture et correction par Agathe P., Miss Relect Addict
 
Conception graphique : © Mary Ruth pour Passion Creation
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l'ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-953-8
Première édition française : décembre 2020
Première édition : décembre 2015
 
Édité en France métropolitaine
 
 
Table des matières
Avertissements
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
 
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
Le plus beau des cadeaux
Memories #2,5
 

 
Felice Stevens
 

 
Chapitre 1
 
 
 
 
— Je déteste le weekend de la fête du Travail, dit Alex en se levant péniblement du hamac qu’il s’était refusé à quitter toute la matinée.
Même l’idée d’un petit saut dans la piscine avec son mari ne lui avait pas fait quitter l’humeur noire dans laquelle il s’était plongé vendredi, à leur arrivée dans leur maison de vacances, au bord de la mer. Des nuages cotonneux formaient un collier à travers le bleu éclatant et profond du ciel, et les vagues formaient des rouleaux qui venaient paisiblement s’écraser sur la plage de sable, mais il ne prêtait aucune attention au superbe paysage.
L’été avait été magique : avec Rafe, ils s’étaient finalement lancés et avaient acheté une maison sur la plage, non loin de celle de Micah et Josh, et ils étaient décidés à profiter de toutes les possibilités que leur offrirait la maison. Il n’y avait rien de plus agréable pour lui que d’être allongé dans un salon et de regarder l’océan, Rafe tout proche à ses côtés. Sa mère, qui venait souvent se joindre à eux, s’affairait dans la cuisine en préparant le dernier barbecue festif.
Rafe leva un œil par-dessus ses lunettes.
— Vraiment ? demanda Rafe, en jetant un œil par-dessus ses lunettes. Nous avons eu trois jours de congé, il fait un temps magnifique et tout le monde va venir pour le barbecue.
Il baissa le regard vers son ordinateur posé sur ses genoux, à côté duquel était allongé Deuce, le chat roux qui les avait adoptés quand ils avaient acheté la maison.
— J’ai presque fini de faire mes commandes de fournitures ajouta-t-il.
— C’est exactement pour ça dit Alex en se levant brusquement, faisant ainsi chavirer le hamac. Je déteste l’idée de partir, tout en sachant que nous ne reviendrons pas avant l’année prochaine. Il m’est insupportable de devoir commencer un nouvel internat, car cela implique que je passerai moins de temps avec toi.
Il avait choisi l’oncologie, le traitement du cancer, pour spécialité, mais cela impliquait deux années supplémentaires après les trois années de résidence en internat qu’il venait juste d’achever. À presque quarante ans, il était toujours étudiant, et cela commençait à ressembler à un tunnel sans fin pour lui, il se sentait comme un hamster dans une roue, incapable d’en sortir sans s’écraser.
Parfois, il se demandait si ce retour aux études en valait la peine, avec tout ce temps sacrifié loin de Rafe, et ces longues heures passées à l’hôpital ainsi qu’à étudier. Mais quand il voyait l’espoir dans les yeux d’un patient et qu’il pensait à son frère Seth, qu’il se souvenait qu’il faisait ça pour lui et pour lutter contre cette maladie qui l’avait emporté, lui et tant de gens trop jeunes, il savait que c’était plus important que tout le reste. Il ne voulait pas échouer et laisser son père gagner la partie.
Le chat miaula de mécontentement quand Rafe le poussa pour se lever.
— Cela me manquera aussi, dit-il en s’approchant du hamac.
La contrariété d’Alex fit place au désir. Rafe ne portait pas de tee-shirt, comme souvent dans l’atmosphère détendue du bord de mer, et Alex se souvint de la douceur de la peau de Rafe au toucher. Il avait passé la nuit à parcourir le moindre centimètre de son corps avec ses mains et ses lèvres.
— Mais je serai toujours là, à la maison à attendre ton retour, tu sais ? dit Rafe en cherchant avidement son regard.
Alex quitta son hamac et se leva, prenant Rafe dans ses bras.
— Je sais, et je t’aime. De savoir que tu es là et que tu m’attends, c’est ce qui me fait tenir et me permet de ne pas devenir fou pendant ces longues heures loin de toi.
Il prit le visage de Rafe et l’embrassa, exprimant ainsi tout l’amour qu’il avait pour cet homme merveilleux qui avait changé sa vie. Il ne se passait pas un jour sans qu’Alex ne se demande ce qu’il serait sans Rafe, et il remerciait les cieux de ne pas avoir à le découvrir. Son mari avait guéri presque toutes ses blessures, son amour inconditionnel et son soutien avaient été le meilleur des remèdes pour son âme brisée.
Leurs baisers se firent plus intenses et Alex empoigna les fesses de Rafe, attirant son corps plein de désir contre son corps brûlant.
— Quand viennent-ils ? demanda-t-il en glissant ses mains dans le short de Rafe, effleurant l’intérieur de ses fesses. Avons-nous le temps…
Une voix se fit entendre depuis la plage, lui faisant l’effet d’une douche froide et éloignant la pensée de leurs corps nus et en sueur faisant l’amour.
— Je vous vois, Alex, dit Micah, son rire s’élevant de la plage. Allez dans une chambre, il y a des enfants.
Alex, tenant toujours Rafe dans ses bras, interrompit leur baiser pour crier :
— J’ai une grande maison tout entière dans laquelle tu ne cesses de faire irruption !
Son sourire s’agrandit à la vue de son ami qui menait un joyeux cortège.
Micah tenait la main de sa fille de quatre ans, Rebecca, tandis que Josh tenait celle du petit Jacob qui avait à la main un seau rouge et une pelle jaune qui étaient presque aussi grands que lui. Ethel, la grand-mère de Josh, marchait à une vingtaine de mètres à leur droite, sur le chemin pavé à côté de Ruth, la grand-mère de Micah, son fauteuil roulant poussé par son assistante Lili. Leur chien Lucky tournoyait autour du cortège, gambadant d’un groupe à l’autre.
Cela faisait plus de cinq ans que Micah et Josh étaient mariés, mais Alex s’émerveillait toujours des changements que cela avait opérés chez son meilleur ami. Auparavant égoïste, Micah était devenu une personne altruiste, l’homme froid et distant s’était transformé en un mari aimant et un père incroyablement dévoué.
De la même façon, Alex ne s’était jamais imaginé qu’il tomberait lui-même amoureux de Rafe, qui était trop bien pour lui, mais l’ignorait. Cela avait rendu la vie d’Alex meilleure, et pour cette raison, il s’était juré de faire tout son possible pour rendre le quotidien de Rafe le plus heureux possible. Il se demandait souvent s’il était dans un rêve.
— Entrez tous, dit Rafe en riant, alors qu’il était encore dans les bras d’Alex. La porte d’entrée est ouverte pour les dames, et les petits monstres peuvent laisser leurs affaires sur la terrasse.
Allongé de tout son long à leurs pieds sur la terrasse, Deuce se leva et fila dans la maison et le chien le suivit à la trace. Le chat parut offensé, mais Alex les avait déjà surpris de nombreuses fois faisant la sieste au soleil ensemble.
— Oncle Alex, est-ce qu’on peut nager dans la piscine ? demanda Rebecca pleine d’espoir, debout devant lui dans un maillot de bain bleu clair assorti à ses yeux.
Les enfants de Micah et Josh étaient absolument adorables, Rafe et lui les aimaient comme s’ils avaient été les leurs.
— Bien sûr, si vos papas sont d’accord. Va chercher grand-mère Dolorès dans la maison, elle va venir avec vous à la piscine.
— Oui, on y va Jacob ! s’écria la fillette.
Elle attrapa la main de son frère et ils filèrent dans la maison, les laissant tous les quatre sur la terrasse arrière. Josh posa deux sacs pleins de serviettes et de jouets de plage, tandis que Micah souleva une glacière.
— On a apporté du renfort, j’ai préparé un pichet de margaritas pour le barbecue ce matin. Il faut qu’on s’amuse autant que possible avant de retourner en ville demain.
— Ne m’en parle pas, dit Alex qui s’assombrit, fronçant les sourcils. Je disais justement à Rafe que je n’en ai absolument pas envie.
— C’est toujours triste, la fin de l’été. Josh se pencha sur la rambarde de la terrasse, tournant le dos à l’océan. Les enfants sont impatients d’entrer en maternelle. Nous avons rencontré leurs enseignants qui nous ont dit que nous ne sommes pas les seuls parents de même sexe dans leur classe.
— Cela ne me surprend pas, dit Alex en retournant dans le hamac. Je vois des couples homos avec des enfants partout en ville. J’ai hâte que nous soyons suffisamment installés pour passer à l’étape suivante avec Rafe.
— Je suis prêt, dit Rafe, souriant à son compagnon, je sais qu’Alex pense que nous devrions attendre, mais je veux faire tout ce que je n’ai jamais fait avec mes enfants.
— Je ne pense pas que tu voudrais d’un bébé maintenant, dit Micah en s’asseyant sur le canapé en rotin sous le store, glissant ses lunettes sur sa tête pour observer Alex. Difficile de dire ce qui est plus épuisant, entre commencer une nouvelle résidence et élever un nouveau-né.
C’était un sujet douloureux entre eux, Rafe brûlait d’envie d’avoir un enfant, et Alex se sentait coupable de lui dire que ce n’était pas le moment. Rafe débordait d’amour, et n’importe quel enfant aurait de la chance de l’avoir comme père, mais Alex n’était pas sûr qu’il en soit de même pour lui. Il était encore en formation et travaillait de nombreuses heures, ses absences seraient injustes pour un bébé ou envers Rafe.
— Enfin, ce n’est pas quelque chose que nous envisageons pour le moment, dit Alex.
Il grimaça en voyant le sourire de Rafe s’effacer. Il détestait décevoir son mari, mais il était sûr que c’était la bonne chose à faire. Tout au moins le pensait-il.
— Allons voir les enfants et commencer le barbecue, poursuivit-il. Je pense que ta grand-mère me doit de l’argent depuis notre dernière partie de poker, Josh.
Ils rirent tous ensemble et se dirigèrent vers la piscine. Alex retint Rafe en prenant sa main.
— Désolé si je t’ai froissé, mon chéri, s’excusa-t-il.
— Je sais que c’est ce que tu penses, mais t’entendre dire que ce n’est même pas quelque chose que nous envisageons me blesse, souffla Rafe.
Son regard s’assombrit.
— Pour la première fois depuis que nous sommes mariés, j’ai l’impression que nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde, et que tu as pris une décision sans même m’en parler, poursuivit-il.
Il retira sa main et suivit Micah et Josh à l’arrière de la maison où les enfants hurlaient de rire dans la piscine.
Alex savait que rien ne pouvait atténuer le sentiment de trahison que ressentait Rafe, mais ce n’était pas uniquement le peu de temps qu’il passerait avec un enfant qui le rendait réticent.
Il n’avait aucune idée de la façon dont on élève un enfant, enfin il savait ce qu’il ne fallait pas faire ; être comme son père et faire passer le travail avant tout le reste. Alex avait une peur bleue de tout gâcher, et de devenir comme son père.
 

 
Chapitre 2
 
 
 
 
— Tu as l’air fatigué ce soir, tu veux commander à manger et regarder quelque chose à la télé ? demanda Rafe.
Cela faisait à peine deux mois qu’Alex avait commencé son nouvel internat, il était de plus en plus absent et morose. Ils n’étaient plus sortis ensemble depuis l’été hormis lors de la fête de Roch Hachana, le Nouvel An juif, une occasion à laquelle ils avaient vu la mère d’Alex.
Les jumeaux avaient participé à un spectacle de danse et Rafe y était allé avec Micah, Josh et les grands-mères, avec la désagréable sensation d’être la cinquième roue du carrosse, mais Alex avait du travail.
Rafe n’aimait guère l’air fatigué et les traits tirés de son mari, pas plus que les rides qui semblaient être apparues du jour au lendemain sur son front auparavant lisse. Peut-être que ce n’était pas une bonne idée de reprendre des études. Rafe savait que c’était égoïste, mais son mari bon vivant et friand de sorties lui manquait.
— Très bonne idée, répondit Alex, bâillant et posant son sac à côté de la porte. Je suis tellement heureux de ne pas travailler demain, poursuivit-il, et j’ai bien l’intention de ne pas quitter mon lit.
Avec la souplesse d’un félin, il bondit sur Rafe et tous deux atterrirent sur le canapé,
Rafe prisonnier d’Alex.
— Et tu ne me quitteras pas non plus, poursuivit Alex.
— Tu n’es pas trop fatigué ? demanda Rafe, glissant ses bras autour du cou d’Alex et respirant son odeur familière, leurs corps se mêlant l’un à l’autre.
Il lui manquait tellement.
...

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