Trahison au Texas
220 pages
Français

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Trahison au Texas , livre ebook

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Description

La vie au Crazy Hills est devenue folle et les cowboys se comportent mal. Leurs mondes sont mis sens dessus dessous tandis que le désir les conduit vers des endroits où ils ne pensaient jamais aller.



Pour Erick McTavish, rencontrer le beau jeune cow-boy, Sterling White, est le premier signe qu’il est peut-être enfin en mesure de mettre la douleur et les flashbacks de son brutal enlèvement derrière lui pour de bon. Dommage que Sterling ne semble pas lui retourner ses sentiments.



Déterminé à rester hétéro, Sterling déteste profondément la tentation sur pattes qu’est Erick, mais il ne parvient pas à réprimer son désir de vivre son premier baiser avec un homme. Mais pas n’importe quel homme, seulement Erick. Les restes de la dénégation de Sterling s’évaporent quand le destin s’en mêle et qu’une passion brûlante enflamme les deux hommes, laissant Sterling incapable d’imaginer une vie sans Erick.



Pendant ce temps, les liens d’amitié entre Gresh, Connor, Lane et Riley sont mis à l’épreuve lorsqu’un sombre désir les pousse vers une voie dangereuse, imbriquant au maximum leurs relations, et les quatre hommes se demandent si une relation est possible après une trahison.



Note de l’éditeur : publié en auto édition en août 2015 sous le titre de Texas mutilé

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782384400157
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0034€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
Trahison au Texas
Copyright de l’édition française © 2022 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2012 Samuel York
Titre original : Texas Twist
© 2012 Samuel York
Traduit de l’anglais par Bénédicte Girault
Relecture et correction par Agathe P.
 
Conception graphique : © Lucile Kos
Tout droit réservé. Aucune partie de ce livre, que ce soit sur l’ebook ou le papier, ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-38440-015-7
Première édition française : août 2015
Deuxième édition française : janvier 2022
Première édition : septembre 2012
 
Édité en France métropolitaine
 
 
Table des matières
Avertissements
Dédicace
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Épilogue
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
 
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dédicace
 
 
La série Texas est dédiée à mes lecteurs. Merci beaucoup d’être restés à mes côtés et d’avoir réalisé mes rêves. J’aime créer de nouvelles histoires à explorer. J’espère que vous apprécierez la série Texas, et il y en a plus à venir.
 
 
Trahison
au Texas
Texas #3
 

 
Samuel York
 

 
Chapitre 1
 
 
 
 
Des éclairs, puis de violents coups de tonnerre grondèrent à travers la maison. Erick frissonna et plongea sous les couvertures. Le désir de tirer les draps au-dessus de sa tête le rongea, mais il craignait une autre attaque. S’il ne pouvait pas voir la porte, ils pourraient se glisser à l’intérieur sans qu’il s’en aperçoive, ou pire, l’enfoncer comme ils l’avaient fait la dernière fois. Erick frissonna, son cœur martela dans sa poitrine et sa tête lui faisait mal.
Et s’ils revenaient ? Que faire si quelqu’un essayait de l’enlever à nouveau ? La porte pourrait céder à n’importe quel moment, à cause de coups de poings, de tasers, de pistolets… et ils le prendraient. Ses intestins firent des nœuds et il se retrouva à bout de souffle. Comment avait-il pu les laisser l’emmener la dernière fois ? Avant l’attaque, il se targuait de sa force. Il pouvait facilement battre deux hommes dans un combat loyal et quatre dans un déloyal s’il avait l’avantage. Mais les hommes qui l’avaient enlevé ne s’étaient pas battus à la loyale. Pire encore, ils avaient eu l’avantage parce qu’ils connaissaient le résultat avant même qu’il ne les voie venir. Le tonnerre éclata et il sursauta. Le frôlement d’un arbre sur la fenêtre de gauche le fit frissonner. Il se battit pour ne pas se perdre dans la crainte des souvenirs qui hantaient ses pensées, mais ils le déchiquetaient, l’arrachaient au présent.
La sensation de la chaîne sur son dos quand ils le battaient revint à son esprit. Les souvenirs des attaques et des coups de bâtons le retournèrent de l’intérieur. La chambre disparut autour de lui tandis que les souvenirs douloureux tourbillonnaient. Il était perdu, seul et avait froid. Il allait mourir bientôt et il le savait. Il n’avait rien qui lui donne envie de vivre. Encore un passage à tabac et il se briserait.
Des mains fortes le tirèrent des profondeurs noires de son cauchemar, le ramenant dans la réalité. Le monde de ses rêves se mélangea avec l’ici et le maintenant et il frémit violemment.
La chambre retrouva ses contours autour de lui, lui apportant plus de clarté. Pendant un moment, il pensa que les mains fortes appartenaient à Connor, mais pas de chance. Riley le tenait contre lui et lui caressait le dos, lui disant des paroles rassurantes pour calmer la tempête de ses souvenirs. Erick recula automatiquement. Pourquoi n’était-ce pas Connor qui le tenait ?
Riley lui avait volé son amant, prit son homme et maintenant il était censé accepter son aide ? Erick le repoussa et vacilla jusqu’à la salle de bain. Riley le suivit, se tenant sur le seuil de la porte, ses sourcils haussés d’inquiétude. Il détestait se montrer ingrat. Riley avait essayé de l’aider, mais il ne voulait pas de l’appui de cet homme qui aimait Connor. Un éclair de douleur le traversa et il s’affaissa. Riley s’avança, tendit la main pour relever Erick qui recula.
— Non.
— Erick, je sais que tu n’es pas content que Connor et moi soyons ensemble, mais… Bon sang ! Veux-tu quelque chose pour t’aider à dormir ?
— Non.
La dernière chose qu’il voulait était de se sentir impuissant à nouveau. Être sans défense était pénible et jamais, il ne se mettrait volontairement dans une telle position, plus jamais.
— Laisse-moi.
— Non.
Erick se retourna et faillit tomber. Riley était là, lui tendant la main, pour le retenir. Erick pensa se battre contre son emprise, fantasma sur le fait d’envoyer un coup de poing dans l’estomac de Riley et des coups de pieds lorsqu’il serait à terre, mais il n’avait pas assez d’énergie. Il était trop faible, son équilibre était instable à cause des coups reçus. Riley avait évoqué les diverses possibilités étranges pour lesquelles son équilibre n’était pas stable : cela venait du fait qu’il avait été frappé, affamé et traité d’une manière générale comme de la merde.
Les explications de Riley n’étaient qu’un jargon incompréhensible pour lui. Cela lui avait fait comprendre quelque chose, cependant : il détestait se sentir inutile. Sa carrière en tant que Ranger était terminée. Peut-être que s’il récupérait, il pourrait finir par retrouver un travail de policier, mais cela lui prendrait des années. Bien sûr, alors qu’il était enfermé dans l’un des nombreux placards, perclus de douleurs et meurtri après la dernière session de tortures, il avait juré de ne jamais reprendre un travail dans la police. Il n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire maintenant qu’il était libre. Avec nulle part où aller, il se sentait pris au piège.
La seule chose qui lui maintenait les pieds sur terre et ancrés dans la réalité était Connor et bien entendu, Riley. Mais bon sang, il n’allait certainement pas exprimer la moindre gratitude à l’égard de Riley.
— Erick ?
— Quoi ?
— Pourquoi ne pas t’allonger ? Je serai dans le salon, sur le canapé.
Les lèvres de Riley étaient contre son oreille, alors qu’il murmurait.
Il serra les dents, priant pour que Riley s’en aille et que Connor s’assoit avec lui.
— Tu n’as pas besoin de rester.
— Je vais rester. Je veux le faire.
— Seigneur, Riley ! Je te déteste !
Riley glissa sa main dans le dos d’Erick et resserra son emprise sur lui.
— Je sais. Je suis désolé aussi. Si je n’étais pas aussi profondément amoureux de Connor, je le laisserais partir, mais je ne peux pas.
— Merde !
Erick laissa Riley le ramener vers le lit et le recouvrir avec la couverture. Il fixa son rival alors qu’il quittait la chambre, souhaitant qu’il y ait un moyen de remonter dans le temps pour dire à Connor de l’attendre, qu’il voulait une relation avec lui. S’il avait su à l’époque ce qu’il savait maintenant, tout serait différent. Avoir été enlevé le faisait regarder le monde avec une nouvelle perspective. Il aurait sauté sur l’occasion d’être avec Connor, l’année dernière, maintenant, il était trop tard.
 
 
Lane se retourna, se blottissant contre Gresh. Il inspira profondément en fermant les yeux. Hier soir, lorsque la tempête s’était déchaînée, ils s’étaient réveillés et avaient passé plus d’une heure à créer leur propre tempête dans leur chambre. Son corps était encore un peu douloureux de leurs ébats, lorsqu’ils s’étaient écrasés l’un contre l’autre sous l’effet de leur passion ardente.
Son téléphone portable bourdonna et Lane gémit tandis qu’il étirait son bras pour prendre l’appel avant qu’il ne tombe sur la messagerie vocale. Son corps lui faisait mal et il gémit de nouveau, essayant de forcer ses muscles à obéir.
— Ici, Lane, vous avez intérêt à ce que ce soit important.
— Hey, Lane. C’est Riley.
Lane se redressa, avoir mal n’était plus un problème.
— Riley, quoi de neuf ?
Gresh se retourna et saisit le téléphone des mains de Lane.
— Riley, il est à moi. Je me fous de savoir que Connor est parti pour la semaine. Tu ne pourras pas l’avoir.
Lane leva les yeux au ciel et ils se battirent pour le téléphone.
— Hey, il a juste appelé pour parler.
Gresh se mit à rire à quelque chose que Riley venait de dire et Lane cessa de se battre pour l’appareil. Il sortit du lit.
— Très bien, faites ça. Vous n’avez qu’à continuer tous les deux votre petite conversation sur moi.
— Ne pars pas maintenant, nous étions d’accord sur le fait que ton cul était bien foutu. Laisse-moi te dire, Riley, qu’il est incroyable !
— Seigneur, Gresh, arrête de taquiner Riley et donne-moi ce téléphone.
Gresh lui tendit l’appareil et Lane lui tira la langue.
— Tire-la de nouveau et je vais te montrer où tu peux la mettre.
— Des promesses, toujours des promesses… Mon pote, je vais aller par là bientôt et tu vas aimer ça.
Lane vit le hoquet de surprise de Gresh. L’homme avait été salement blessé la seule fois où il l’avait essayé de se faire prendre et quand Lane pourrait enfin le faire, il se montrerait patient et aimant, lui offrant bien plus que le simple fait de le pénétrer.
— Hey, Lane, tu es de retour au bout du fil ?
La voix de Riley était rauque de désir et Lane se laissa aller à rêver.
— Oui. Quoi de neuf ?
— Je pense qu’il est temps qu’Erick vienne chez vous.
— A-t-il encore essayé de se rapprocher de Connor ? demanda Lane.
— Non, il a besoin de sécurité et de personnes pour l’entourer. Je ne peux pas passer toutes mes soirées avec lui. Et si Connor devait dormir ici, ce ne serait pas bon.
— Euh… Eh bien, nous sommes en train de construire les nouveaux dortoirs, puis nous transformerons les actuels. Nous avons de l’espace. Il est le bienvenu pour s’installer. Bien sûr, nous le mettrons au travail, afin de lui donner quelque chose à faire pour s’occuper l’esprit et fortifier son corps.
— C’est une bonne chose. Ses capacités physiques sont limitées. Il a encore un peu le vertige et un équilibre précaire entre autres. Sa force est pratiquement inexistante. En fait, c’est plus une perte pour vous de l’embaucher, mais j’apprécie vraiment la faveur.
— Hey, sinon à quoi servent les amis ?
— Je suis heureux de t’entendre dire que nous sommes amis après la façon dont j’ai agi avec toi en te poursuivant comme je l’ai fait. Tu aurais pu m’en garder rancune ou Gresh aurait pu réagir comme un crétin avec moi.
— Oui, eh bien, je suis irrésistible, que veux-tu ?
Lane glapit lorsque Gresh le retourna brusquement et l’attira contre lui pour l’embrasser avec rudesse. Le téléphone commença à glisser de sa main et il se pencha pour le rattraper. Gresh le saisit avant qu’il ne tombe au sol. Il ne rompit pas le baiser, pressant son corps contre celui de Lane.
Il y eut un bruit à l’autre bout de la ligne, mais Lane ne put entendre ce que Riley disait. Gresh rompit le baiser et lui rendit le téléphone. Lane fit semblant d’être ennuyé alors qu’il appréciait l’attention. Gresh lui gifla le cul avec sa chemise et il sursauta, riant tandis qu’il portait l’appareil à son oreille.
— Désolé, Riley, Gresh a réagi comme un véritable homme des cavernes avec moi.
Riley eut un petit rire et le son fit vibrer Lane. Ils étaient amis maintenant et se voyaient aussi souvent que possible. Mais il y avait des moments où Lane sentait que la vieille attirance qu’il avait eue pour lui se réveillait, le faisant désirer des choses avec Riley auxquelles il s’était juré de ne jamais succomber.
— Oui, eh bien, je vais amener Erick chez vous aujourd’hui.
Riley se racla la gorge.
— Je pense que ce sera une bonne occasion pour lui de se faire de nouvelles perspectives.
— Bien, et viens bientôt dîner.
— Je vais voir comment je peux m’arranger.
Lane fut un peu déçu que Riley ne fixe pas de date, mais Connor n’était pas là et habituellement, ils ne se réunissaient que s’ils étaient tous les quatre. Il dit au revoir et raccrocha avant de se retourner pour se retrouver face à son partenaire.
— Gresham Miller, tu abuses de ma patience.
— Bien ! Tu as besoin que quelque chose soit abusé.
— Hey, Erick va venir vivre ici à partir d’aujourd’hui.
— Il était temps.
— Tu crois que les gars sont prêts à faire face à ses problèmes ? demanda Lane.
— Oui, nous leur en avons déjà parlé. Je pense que tout le monde va faire en sorte que tout se passe bien lorsqu’il vivra dans le dortoir. Nous devrons probablement faire attention à Jake, mais sinon, je pense que tout va bien se passer.
Lane était inquiet à propos de Jake aussi.
Il avait quelques problèmes de comportement, causant des troubles à plus d’une occasion.
L’année dernière, Jake avait initié une bagarre qui lui avait valu d’atterrir à l’hôpital. Ce qui par voie de conséquence avait créé la pagaille entre Lane et Riley et s’était presque terminé avec Gresh qui voulait tuer le bon docteur.
Enfin, pas vraiment le tuer, mais ils s’étaient sautés à la gorge à plus d’une occasion par la suite. Les supplications de Lane avaient été la seule chose qui avait empêché les deux hommes de s’entre-tuer.
Lane suivit Gresh sous la douche, clouant son homme contre le mur, lui intimant de ne pas bouger, avant de tomber à genoux. Il releva les yeux vers Gresh et lui adressa un sourire diabolique avant de prendre son érection dans sa bouche et de fermer les yeux, savourant la sensation de la longueur soyeuse sur sa langue.
 
 
Jake savait que l’autre homme attendait qu’il gâche tout, mais il n’allait pas le faire.
Il avait passé les six derniers mois à apprendre à faire face aux réalités de s’être retrouvé dans un combat et qu’on l’avait frappé au-delà de tout. Peu importait combien de fois il s’était excusé pour son comportement, il avait dû vivre avec la douleur de ces passages à tabac.
Lane venait juste de passer leur dire qu’Erick allait emménager aujourd’hui. Il savait qu’Erick était gay et il voulait qu’il se sente chez lui.
Cela n’arrangerait pas les problèmes qu’il avait causés, mais peut-être que cela l’aiderait et lui permettrait de guérir. Il espérait qu’il ne prendrait pas mal son hospitalité.
Quand il avait été frappé et que le gars était revenu pour tuer Lane, cela l’avait marqué.
Jake voulait changer, surmonter sa colère.
Sterling entra tranquillement, son attitude insouciante irritant Jake. Cet homme avait tellement parlé de chattes la nuit dernière que Jake avait dû lui dire de la fermer. Ils s’étaient presque rentrés dedans, mais Jake était fatigué d’écouter combien de filles il s’était faites. Les histoires commençaient à sonner faux, comme si Sterling faisait tout cela afin de paraître plus impressionnant qu’il l’était.
— À quelle heure ce type, Erick, est-il censé venir ? demanda Sterling.
— Bientôt.
Jake garda une voix ferme et songea à quitter le dortoir pour s’éloigner de la machine à mensonges, mais il ne voulait pas laisser Sterling le chasser de sa propre maison.
— Je suppose qu’il est gay.
Jake se retourna pour lui adresser un regard noir, se demandant où il voulait en venir. Il paraissait nerveux et agité.
— Cela n’a aucune importance qu’il soit gay ou non. Ce ne sont pas nos affaires.
Jake s’assura que la petite table de nuit à côté du nouveau lit d’Erick soit vide et il redressa les draps.
La portière d’une voiture claqua à l’extérieur et Jake se tourna pour sortir et rencontrer Erick. Sterling était en travers de son chemin, figé sur place, avec une expression peinée sur le visage.
— Hey ! Vas-tu bouger ?
Sterling secoua la tête et marmonna.
— Peu importe.
Il se précipita vers la salle de bain, claquant la porte.
Jake détestait les pitreries de Sterling et espérait qu’il n’allait pas fiche en l’air la bonne humeur qui régnait ici, au Crazy Hills. Jake avait besoin de se concentrer pour aller mieux, et la meilleure chose à faire afin que ses problèmes soient sous contrôle était d’aider quelqu’un qui, en fait, avait besoin de son soutien.
Jake ouvrit la porte grillagée du dortoir, regardant Erick sortir de la voiture. Il devait avoir mal, vu la façon dont il boitait. Ses mouvements saccadés racontaient une histoire d’os brisés et de muscles endoloris.
Ils avaient deux semaines avant que le ranch pour invités ouvre ses portes et il espérait qu’Erick serait à la hauteur. Jake pourrait l’aider en cas de besoin, et prendre le relais. Sterling avait peut-être une mauvaise attitude parce qu’Erick était gay, mais il allait sacrément s’assurer qu’il ne s’en prenne pas à lui pour ça.
 

 
Chapitre 2
 
 
 
 
Lane ramassa la nouvelle bride et les rênes dont il avait besoin et paya son achat, heureux de pouvoir se remettre à l’équitation. Sa jambe avait guéri, selon lui, et il reprendrait bientôt son travail de contremaître du ranch. Alors qu’il était sur le point de sortir du Tack Shoppe, il vit une belle selle en vitrine, noir et marron, avec de belles coutures de finition. C’était un joyau, quelque chose dont on pouvait se vanter. Il fit le tour de la selle, admirant le travail du cuir sous tous les angles.
Il sentit une main sur son épaule et se retourna. Riley se tenait suffisamment près pour que Lane puisse voir les taches sombres dans ses yeux. Il inspira et capta la délicieuse odeur de l’homme. Son membre se crispa et il jeta un coup d’œil autour de lui, trouvant la zone vide.
— Hey, c’est bon de te revoir.
Lane se mit sur la pointe des pieds et embrassa la joue de Riley. Une soudaine rougeur envahit son cou et son visage. Pourquoi au juste avait-il embrassé Riley ? Il avait travaillé si dur pour étouffer le désir qu’il ressentait pour cet homme. L’embrasser ne ferait que lui causer des problèmes. Comment pouvait-il se montrer aussi stupide ?
Riley haussa un sourcil et inclina sa tête.
— C’est agréable de te revoir également.
— Désolé à propos de ça. Je ne voulais pas…
Riley jeta un coup d’œil à la selle et la caressa, contournant l’objet avant de revenir à côté de Lane.
— Elle est si douce sous mes doigts.
Les yeux de Riley remontèrent lentement, brûlant la chair de Lane avec l’intensité de son regard.
Lane ravala la boule qui s’était formée dans sa gorge, ayant peur de la bête qu’il venait de déchaîner.
— Gresh aurait l’air bien sur cette selle.
— Je parie qu’elle serait mieux sous toi, murmura Riley.
Lane tendit la main pour frapper le bras de Riley, mais celui-ci attrapa son poignet. Ils respiraient plus vite tous les deux, beaucoup plus qu’ils ne devraient étant donné que tout ce qu’ils faisaient était de se tenir debout et de parler.
— Que se passe-t-il ?
Lane recula et essaya durement de se souvenir qu’il n’avait aucun sentiment pour Riley. Il aimait Gresh.
Riley crispa sa mâchoire.
— Désolé. Je t’ai vu faire demi-tour. Tu m’as embrassé et… boum ! C’était comme si tout recommençait. Je te jure que j’essaie pourtant de bien me comporter auprès de toi.
Lane ignora le commentaire, se maudissant d’avoir embrassé Riley.
— Comment va Connor ?
Riley sourit.
— Oui, ça me fera me comporter mieux.
— Je pense que vous devriez venir bientôt tous les deux. Vous me manquez.
— Nous étions là, il y a trois jours.
Lane détourna le regard de Riley et soupira. Comment pouvait-il expliquer ses sentiments d’une manière qui ne lui attirerait pas d’ennuis ? Ce n’était pas juste pour Riley. Ils avaient passé du temps ensemble récemment et il avait commencé à profiter un peu trop de la compagnie de son ami.
— Hey !
Riley fit courir un doigt sur le bras de Lane pour attirer son attention.
Lane sourit, incapable de dissimuler l’émotion qu’il ressentait au contact de Riley.
— Tu es si gentil avec moi. J’ai été un tel con avec toi. As-tu réalisé combien nous nous touchons quand nous sommes ensemble ?
Riley ricana et caressa le menton de Lane avec son pouce.
— Donc, je ne devrais pas te toucher ?
Lane ne savait pas quoi répondre.
— Je ne dis pas ça. Je suppose que c’est moi qui ai commencé les contacts.
Il jeta un coup d’œil dans le magasin, voyant que la section dans laquelle ils se trouvaient était vide. Il combla la distance entre eux et enroula ses bras autour de Riley, le serrant une fois avant de reculer.
— Oui, j’ai commencé. Désolé, mais j’aime te toucher.
Riley recula et secoua la tête.
— Tu sais, je pense que tu aimes jouer avec le feu.
Lane se mordit la lèvre inférieure et leva les yeux au ciel.
— Je vais chercher un extincteur.
— Arrête !
Il soupira et retourna son attention sur la selle.
— Donc, tu penses que Gresh l’aimera ?
Riley posa une main sur la selle, faisant courir sa paume sur l’endroit où le derrière de Gresh reposerait.
— Oui, j’en suis certain. Je t’appellerai pour convenir d’une date pour nous tous.
— Merci.
Riley plongea son regard dans celui de Lane.
— Connor est un gars bien, tu sais ça, non ?
Lane laissa échapper un soupir. Il se sentait toujours bizarre auprès de cet homme. Les choses n’étaient plus aussi tendues qu’elles l’avaient été, mais il y avait des doutes qui traînaient et dont il ne pouvait se défaire. Peut-être était-ce parce qu’une petite partie de lui désirait Riley, peu importe combien il essayait de le nier.
— S’il est bien pour toi, alors j’en suis heureux.
Riley attrapa la main de Lane tandis qu’il passait devant lui et la serra.
— À bientôt.
...

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