Une coalition de Gentlemen
256 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Une coalition de Gentlemen

-
traduit par

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
256 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Dominic a passé sa vie entière à se battre et se cacher. Après avoir quitté le Corps des Marines, il se lance dans une nouvelle vie. Coupant tous liens avec l’homme qu’il était auparavant, il se retrouve dans un nouvel endroit, avec un nouveau nom. Mais d’horribles vérités de son passé qu’il pensait enterrées depuis longtemps vont revenir et refuser d’être ignorées.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 28
EAN13 9782376762249
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Publié par
JUNO PUBLISHING
2, rue Blanche alouette, 95550 Bessancourt
Tel : 01 39 60 70 94
Siret : 819 154 378 00015
Catégorie juridique 9220 Association déclarée
http://juno-publishing.com/
 
 
 
Une coalition de gentlemen
Copyright de l’édition française © 2018 Juno Publishing
Copyright de l’édition anglaise © 2015 Sharon Johnson
Titre original : A league of gentlemen
© 2015 Sharon Johnson
Traduit de l’anglais par Sophie Degorge
Relecture française par Valérie Dubar, Jade Baiser, Miss Relect Addict
 
Conception graphique : © 2018 Francessca Webster
Tout droit réservé. Aucune partie de cet ebook ne peut être reproduite ou transférée d’aucune façon que ce soit ni par aucun moyen, électronique ou physique sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans les endroits où la loi le permet. Cela inclut les photocopies, les enregistrements et tout système de stockage et de retrait d’information. Pour demander une autorisation, et pour toute autre demande d’information, merci de contacter Juno Publishing :
http://juno-publishing.com/
ISBN : 978-2-37676-224-9
Première édition française : avril 2018
Première édition : février 2015
 
Édité en France métropolitaine
 
 
 
 
 
Table des matières
Avertissements
Dédicace
Lexique militaire
Roll Call (Appel)
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Épilogue
À propos de l’Auteur
Résumé

 
 
 
 
 
Avertissements
 
 
 
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Cet ebook contient des scènes sexuellement explicites et homoérotiques, une relation MM et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat. Merci de stocker vos fichiers dans un endroit où ils ne seront pas accessibles à des mineurs.
 
 
 
Dédicace
 
 
Pour mon mari aimant et dévoué et nos incroyables enfants ; sans votre soutien constant, je n’aurais jamais accompli ce voyage. Vous m’avez inspirée pour atteindre mes rêves en me rappelant que le seul échec est de ne pas essayer.
Je tiens à remercier mon mari pour les innombrables heures pendant lesquelles il m’a aidée à réfléchir au milieu de la nuit, et a écouté mes constants changements d’intrigue quand nous avions tous les deux besoin de dormir. Pour tous mes amis et ma famille qui ont cru en moi, même lorsque je perdais parfois confiance en moi.
Pour mes correcteurs, relecteurs et bêta-lecteurs, je n’aurais jamais rien fait sans vos efforts inlassables. Il faut tout un village pour publier un livre ! Et mon village est incroyable.
 
 
 
 
 
Là où il n’y a le choix qu’entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence.
Mahatma Gandhi
 
 
Il n’y a aucune chance, aucune destinée et aucun sort qui puissent entraver la fermeté d’une décision prise par une âme déterminée.
Ella Wheeler Wilcox
 
 
Lexique militaire
 
 
Copy  : bien reçu.
DADT : Don’t ask, don’t tell (Ne demandez pas, n’en parlez pas) est une doctrine et législation discriminatoire en vigueur de 1993 à 2011 dans les Forces armées des États-Unis vis-à-vis des homosexuels ou bisexuels. Elle est abolie par un vote du Sénat américain le 18 décembre 2010 et mise en application jusqu’au 20 septembre 2011.
Delta Force  : (officiellement 1st Special Forces Operational Detachment-Delta) unité des forces spéciales américaines appartenant à l’US Army et dépendant du Joint Special Operations Command (JSOC). Une de ses caractéristiques principales est le secret qui l’entoure, ce qui explique le peu de renseignements disponibles sur l’unité. En effet, l’armée américaine continue de la maintenir dans le secret bien que son existence soit actuellement indiscutable, et refuse de livrer toute information à son sujet.
Empreintes jaunes  : (Yellow footsteps) étape initiale de la formation des recrues. Au moment où les recrues posent le pied sur la base militaire, ils se tiennent sur des empreintes de pas jaunes où ils reçoivent un discours sur la façon de se tenir au garde-à-vous.
Force Reconnaissance  : (Recon) est un corps du Corps de Marine Américain créé en 1954 et qui était exclusivement spécialisé dans la reconnaissance au profit des autres unités des Marines.
 
 
 
Une coalition de gentlemen
La ligue des gentlemen #1
 
 

 
Sharon Johnson
 

Roll Call (Appel)
 
 
 
 
Dwayne Simmons , aussi connu sous le nom de Lucky . Lieutenant retraité des Forces spéciales. Chef de l’équipe de nettoyage numéro Un.
Natasha Tsarko , aussi connue sous le nom de Shock . Agent de terrain de la CIA. Spécialiste de la technologie. Commandant en second.
Steven Arnold , aussi connu sous le nom de Boomer . Retraité de la Delta Force. Tireur d’élite du groupe.
Keith Pearson , aussi connu sous le nom de Switch . Agent de terrain de la CIA. Chef de terrain.
Dominic Muccino , aussi connu sous le nom de Chaos . Ancien Marine américain. Chef des tireurs d’élite et nouveau membre du groupe.
Samuel Wright , aussi connu sous le nom de Sledge . Ancien Marine. Spécialiste des transports.
Dr Eric Rivers , aussi connu sous le nom de Doc . Ancien des forces de reconnaissance. Médecine de combat/Officier médical .
 

 
Prologue
DOMINIC
 
Juillet, Montagnes d’Afghanistan
Le Sergent-Chef Dominic Ackerman était patiemment assis dans sa niche de tireur d’élite et attendait que sa cible apparaisse. Le sable s’insinuait dans les moindres recoins comme un million de fourmis rampant et mordant sa chair. Il s’amassait sur les perles de sueur qui coulaient dans son dos, et cela suffisait pratiquement à vouloir le faire bouger.
Pratiquement.
Des mois de reconnaissance avaient été nécessaires pour obtenir cette occasion d’atteindre l’une des cellules terroristes les plus sauvages du pays. Il n’y avait aucune chance pour qu’une chose comme son confort personnel se mette entre sa cible et lui.
Le chef avait démontré être un homme impossible à prédire, et il savait que cela serait certainement la seule chance que les États-Unis auraient de l’arrêter. Cette cellule était responsable de cinquante morts confirmées ; ils avaient documenté leur campagne de terreur du kidnapping de leurs victimes jusqu’à leur décapitation.
Leurs corps étaient souvent déposés devant des bases militaires, narguant les soldats de leur indifférence pour la vie humaine. Alors que les minutes devenaient des heures, il alterna avec son guetteur. Le Sergent-Chef Sean Harper gardait ses yeux entraînés sur l’enceinte alors qu’Ackerman surveillait le bord de la route.
Ils formaient une équipe efficace avec plus de cinq décès confirmés, même s’ils n’étaient partenaires que depuis deux semaines. Le Sergent-Chef Ackerman avait été pressenti pour battre le Sergent Chuck Mawhinney, avec plus de quatre-vingts morts à son actif. Mawhinney était une légende dans le corps des Marines des États-Unis avec plus de cent tués au total. Ackerman ne savait pas si le titre était une bénédiction ou une malédiction.
Hé, mon pote, tuer est toujours mieux que d’être tué, lui rappelait son ange gardien présent chaque jour à ses côtés.
Mais malgré ça, cela effaçait difficilement le visage des hommes qu’il avait tués – des visages qui hantaient encore son sommeil.
Il sortit ses rations, qui seraient tout juste suffisantes pour la journée, et l’ennui interminable ramena ses pensées à toutes les circonstances merdiques qui l’avaient amené à cet instant précis.
Il avait eu à se battre depuis son tout premier souffle qui lui avait presque été volé par son cordon ombilical enroulé autour de son cou.
La vie avait semblé le baiser depuis le premier jour, et le reste de son enfance avait démontré être tout aussi dangereux. Son père n’avait jamais hésité à utiliser son poing pour faire savoir son mécontentement vis-à-vis de son fils unique.
Il fut ramené à l’instant présent lorsque la cible apparut juste hors de portée de tir, son entraînement lui faisant taire ses pensées afin de se concentrer uniquement sur sa mission.
Ackerman activa rapidement le canal de communication de son unité.
— Nous avons un visuel, souffla-t-il dans son casque.
Alertant à la fois son guetteur et ses troupes au sol prêtes à s’emparer de l’enceinte qu’il était prêt à tirer, il dut attendre que sa cible soit dans la position parfaite ; un tir, un mort. Son esprit s’éclaircit à mesure que ses pulsations cardiaques ralentissaient – inspire, expire, presse la détente entre les battements cardiaques. Cinq secondes plus tard, lorsque la cible se trouva dans la zone de tir, Ackerman appuya sur la gâchette et l’abattit.
— Cible neutralisée ; vous pouvez y aller, rapporta le Sergent-Chef Ackerman avant de tirer une seconde fois.
Des hommes armés sortirent en trombe des bâtiments, mais sans aucune cible réellement visible, ils tirèrent des salves vers le désert. Un appel se fit entendre à la radio alors que l’unité approchait de l’enceinte. Ackerman et son guetteur prirent une position défensive afin d’offrir une couverture de feu à l’équipe sur le terrain. Ils déclenchèrent une triple explosion, neutralisant efficacement les combattants.
Il observa à travers sa lunette alors que le major Brandon Elliot menait son équipe à l’intérieur de l’enceinte afin de sécuriser l’endroit et gérer d’éventuels terroristes qui seraient toujours cachés dans le campement. D’autres cibles ennemies arrivèrent d’un bâtiment résidentiel inférieur. Un par an, Ackerman et Harper les abattirent alors qu’ils tentaient de s’attaquer à l’équipe.
Aussi soudainement que les tirs avaient débuté, ils cessèrent. Entre les tirs de sniper venus d’en haut et le contact direct venant de tous les côtés au sol, les terroristes avaient peu de chance de pouvoir s’en sortir vivants.
En un peu plus d’une heure, ils avaient nettoyé l’enceinte des menaces éventuelles. Toutes les femmes et les enfants avaient été isolées en un groupe alors que les garçons plus âgés et les hommes se tenaient ailleurs pour être interrogés.
Ackerman et Harper se relayèrent afin de suivre à la trace les villageois à travers leurs lunettes et maintenir un visuel sur la colline pour de possibles renforts. Ils écoutèrent sur leurs radios pendant que le major questionnait les occupants concernant la position d’autres cellules terroristes éventuelles. Les uns après les autres, ils nièrent détenir toute information.
Le temps ralentit alors que le major ordonnait à ses hommes de lui amener l’une des femmes, sa voix étrangement calme tandis qu’il affirmait avoir une nouvelle façon de les faire parler. Le major ne dit pas un mot lorsque l’un des soldats amena la femme devant lui. Il la poussa au sol et fit feu de son arme. Elle tomba dans le sable. Les hommes tout autant que les femmes crièrent alors qu’il tirait une seconde fois.
— Alors quelqu’un sait-il quelque chose de plus au sujet d’autres cellules terroristes ? demanda-t-il.
Ackerman fut brièvement abasourdi alors que le traducteur du major continuait comme si aucun civil ne venait d’être assassiné.
— Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur ! cria-t-il à la radio. Bon sang, qu’est-ce que vous faites ?
Il venait juste de saisir son équipement afin de se diriger vers l’enceinte lorsque Harper le saisit par le bras.
— Restez en dehors de ça Sergent-Chef. Le Major mène le jeu, grogna Harper.
Ackerman retira violemment son bras de l’emprise.
— Putain, mais vous êtes tarés ?
Les yeux de Harper se durcirent à la question, mais il laissa tomber sa main et se recula alors qu’Ackerman saisissait son arme. Il était prêt à descendre et à arrêter le Major par tous les moyens possibles si cela s’avérait nécessaire. Il n’avait pas réalisé la gravité de son erreur jusqu’à ce que son partenaire lui mette un coup de crosse sur la tempe.
Ses yeux roulèrent dans leur orbite alors qu’une douleur intense lui parcourait l’échine. Avant cet instant, Dominic Ackerman aurait parié sa vie sur la loyauté et l’intégrité de l’homme avec qui il servait. Ils étaient des Marines.
Honneur. Courage. Engagement.
Ces trois mots représentaient les valeurs profondes de chaque Marine, ou du moins, c’était ce qu’il avait toujours cru avant que sa foi vole en éclat avec son crâne.
Ackerman se réveilla à l’infirmerie, où il lui fallut des jours pour remettre en ordre le déroulement des évènements qui l’avaient amené à être relié à un respirateur. Au bout du troisième jour, lorsqu’il eut prouvé qu’il pouvait respirer seul, les infirmières décidèrent d’allumer sa télévision. Au moins avec cela, il avait quelque chose d’autre à mettre en compétition avec les bips constants des machines. Cela l’aida à passer le temps alors qu’il essayait de penser à sa prochaine action. Puis les informations apparurent sur l’écran.
Il avait été porté au rang de héros après avoir mené un raid « couronné de succès » sur une enceinte habitée exclusivement par des terroristes. Il n’y avait aucun survivant. Après avoir rendu le contenu de son estomac, Ackerman demanda à l’infirmière d’astreinte de lui obtenir une ligne Morale, Bien-être et Loisirs (MBL) pour contacter le pays. Son premier appel fut pour les enquêteurs criminels de la marine, suivi par une longue conversation avec son ancien commandant.
Le Général Renner était la seule personne aux États-Unis sur qui Ackerman savait qu’il pouvait compter sans aucune réserve. Le Général Renner avait été son premier instructeur lors des entraînements d’Opérations Spéciales, ainsi que son mentor dans l’entraînement de SERE – Survie, Évasion, Résistance et Évasion – et il savait au fond de lui qu’il était l’homme en qui il pouvait avoir confiance.
Cela prit moins de huit heures au Général Renner pour lui fournir une protection rapprochée et dix policiers militaires pour prendre son témoignage. Dans les mois qui suivirent, il fut encore une fois appelé héros en démontrant sa bravoure lors de son témoignage contre ses anciens commandants et partenaires.
Le temps s’estompa entre le moment où il fit sa première déclaration et celui de la cour martiale qui en découla. La presse s’était acharnée et, afin d’éviter que son identité soit compromise, Ackerman avait été placé en résidence surveillée. La seule fois où il sortait, c’était pour être accompagné pour les procédures.
Ses anciens commandants et partenaires avaient reçu moins qu’une tape sur la main puisqu’Ackerman n’avait pas personnellement témoigné de ce qui était réellement arrivé après qu’il avait été assommé, et les autres membres de l’unité se tenaient derrière leur commandant. Ackerman savait que sa vie dans l’armée américaine ne serait plus jamais la même.
Il fut immédiatement transféré dans une nouvelle unité, mais les rumeurs sur son témoignage s’étaient déjà répandues. Dans les rangs des enrôlés et des gradés, il n’était pas vu comme un héros. Non, il était un enfoiré ; une balance qui avait provoqué la rétrogradation de son partenaire et de son commandant, tous les deux renvoyés pour manquement et condamnés à quatre ans de prison. Il n’était désormais plus une personne que quelqu’un voudrait pour surveiller ses arrières, et il ne pouvait plus compter sur personne pour surveiller les siennes.
Huit hommes au total avaient envahi ce minuscule village Afghan, et il était le seul à ne pas faire de séjour en prison. Cela lui prit deux ans pour qu’il comprenne que même s’il avait trouvé cet acte honorable, sa carrière en tant que Marine était terminée. Incapable de trouver une unité correcte ou même un partenaire, on lui diagnostiqua un SPT et fut mis en retraite.
Il devait désormais décider quoi faire du reste de sa vie .
 

 
Chapitre 1
DOMINIC
 
Août, quelque part dans la banlieue de Williamsburg, Virginie, États-Unis
À trois heures zéro zéro, Dominic sortit de son hôtel minable et s’étira, se préparant pour son jogging matinal. Après avoir quitté la ferme d’entraînement – comme la CIA l’appelait –, il avait reçu l’ordre de ses supérieurs de ne pas s’éloigner ; il aurait bientôt rendez-vous avec sa nouvelle équipe.
Bientôt…
Cela faisait maintenant plus d’une semaine, et il avait été plus d’une semaine entière sans aucun contact. Il ne savait pas qui il allait rencontrer, uniquement qu’ils le contacteraient. Ajustant son sac banane ridicule, il se débarrassa de ses frustrations et adopta une allure de course confortable.
Cinq kilomètres le séparaient du parc et des sentiers ; la course l’aidait à s’éclaircir les idées tout en permettant à son corps de faire quelque chose en attendant de rencontrer sa nouvelle équipe. La morsure de l’air était glaciale, mais la brise semblait effacer la puanteur d’urine qui paraissait s’accrocher à la ville.
Il avait choisi ce moment de la journée parce que les rues étaient toutes désertes ; il ne voulait pas avoir à se faufiler entre les véhicules ou être embarrassé par d’autres coureurs sur les sentiers. Alors qu’il se rapprochait de la zone isolée du parc, Dominic observa l’allée d’arbres, à l’affut du moindre danger. Même s’il n’y avait personne en vue. Il avait le sentiment étrange d’être observé.
Un peu de paranoïa ? se moqua son ange alors qu’il reprenait la cadence.
Des années de vigilance constante lui faisaient naturellement accélérer le rythme lorsqu’il rencontrait des espaces cachés. Au moment où il empruntait une courbe du sentier qui le menait complètement hors de vue de la route, il fut touché à l’épaule.
Merde, je suis touché… fut sa première pensée cohérente alors qu’il faisait un écart pour sortir de la ligne de mire du tireur d’élite. Il pouvait affirmer que celui qui tirait était stationné en haut d’un arbre. Mais peu importait ce qu’il y avait dans cette fléchette, c’était rapide. Sa vision commença à s’obscurcir presque immédiatement, et cela ne lui prit qu’une fraction de seconde pour comprendre qu’il allait s’évanouir.
Il réussit à sortir son Sig de son étui tout en se retournant pour faire feu lorsque le second projectile atteignit sa cible. La nausée le saisit alors qu’il tombait à genoux, essayant de ne pas vomir tandis que son corps combattait les effets de la drogue.
Alors qu’il perdait connaissance, la dernière chose que Dominic entendit fut un rapport vocal déformé.
— La cible est sécurisée. Nous serons prêts à décoller dans vingt minutes…
 
Heure inconnue, situation inconnue
Reprenant lentement connaissance, Dominic força son corps à se calmer tout en se remémorant la série d’évènements qui l’avait conduit à se retrouver dans cette situation. Se réveiller dans ce lit d’hôpital lui semblait horriblement familier.
Il fit un inventaire mental de sa condition physique et fut légèrement soulagé de remarquer que même s’il était très certainement prisonnier, il était plus ou moins sain et sauf, excepté la douleur sourde sur son côté gauche à cause de la fléchette. Il garda sa respiration et son rythme cardiaque réguliers ; Dominic se souvenait qu’il ne devait pas montrer de signes d’impatience.
Lutter ne fera que resserrer les menottes, lui rappela son ange gardien.
Incapable de voir où il était transporté à travers le bandeau, il se concentra uniquement sur le nombre de virages qu’ils prenaient et les sons qu’il pouvait entendre. Les deux personnes à ses côtés demeuraient complètement silencieuses ; s’il n’avait pas senti les mains qui le maintenaient dans les virages, il aurait pu penser qu’il était seul.
Bon, ça doit être nos nouveaux employeurs ou… la plus formidable mise en scène pour un épisode de Punk’d 1 , jura son ange gardien toujours à ses côtés. Petit malin.
Seulement six semaines après son départ des Marines, il n’avait pas été vraiment surpris lorsque la CIA était venue pour le recruter. D’avoir été dans les Opérations Spéciales avait fait de lui un atout que le gouvernement ne voulait pas perdre. L’affaire n’avait pas été difficile à conclure ; il n’avait que quelques capacités spécifiques, et il s’agissait de capacités qui ne se transmettaient pas à une vie civile bien rangée.
Il était un tueur, une main de Dieu – un chasseur d’hommes armés. Entraîné au jeu masculin de sales coups et d’actes lâches, c’est ce qu’il était. Il était un prédateur.
Mais désormais, après dix-huit mois d’entraînements et d’évaluations, il se retrouvait drogué, contraint et les yeux bandés – sans aucun doute avec la bénédiction des hommes pour lesquels il travaillait désormais. Le Sergent-Chef Ackerman était mort quelque part en Afghanistan en tant qu’entrepreneur. C’était du moins l’histoire que la CIA avait inventée.
Maintenant, il s’appelait Dominic Muccino, se dirigeant vers une destination inconnue. Il aurait été fou de ne pas se demander s’il n’avait pas commis une grosse erreur.
— Très bien, mon cœur, nous y sommes, dit une voix grave masculine.
Dominic détecta un faible accent, mais il n’arrivait pas en déterminer l’origine. Il grimaça lorsque quelqu’un saisit son biceps, le forçant à se tourner sur son siège.
Une seconde personne saisit son autre bras alors qu’on le sortait d’une manière pas très agréable du véhicule. Dominic dut ravaler une nouvelle nausée menaçant de lui vider l’estomac tandis qu’il tentait de s’orienter sous les mouvements saccadés.
Putain de drogues.
Dominic n’arrivait pas à déterminer ce qui l’énervait le plus ; avoir reçu une fléchette ou le fait de ne pas s’être rendu compte qu’il avait été suivi.
Quelle différence cela fait-il ? demanda son ange gardien. De toute façon, ils t’ont eu .
— Hé, les trous du cul, aviez-vous réellement besoin de me sédater ? demanda-t-il une fois que son corps fut raisonnablement sous contrôle. Je me suis porté volontaire pour être ici. Je serais venu de moi-même, grommela-t-il.
— C’est une partie du plan, mon rayon de soleil. Ne le prends pas personnellement. Personne ne nous voit jamais venir, répondit le gars précédent.
Sa voix était grave, et son accent subtil difficile à identifier, mais la combinaison glissait sur lui comme une caresse. Cela lui donna presque envie de le frapper à la gorge.
En d’autres temps, cette voix se serait rendue directement à son sexe, mais à cet instant, juste sous la surface, il pouvait entendre la rage qui accompagnait les mots. Il se promit de se souvenir de botter les fesses de ce type plus tard.
On lui fit monter quelques marches. Il arriva sur un palier puis entra dans un bâtiment. Il put entendre d’autres personnes affairées bouger autour de lui comme si la scène qui se jouait faisait partie du jeu. Après plusieurs tournants, avançant à travers ce qui semblait être des espaces ouverts, il fut conduit dans une pièce où il put seulement entendre la porte se fermer derrière lui.
C’est l’heure du spectacle. Son ange gardien pouffa de rire inutilement.
Les hommes qui l’avaient amené s’arrêtèrent brusquement puis tirèrent ses bras en arrière et retirèrent les menottes. Dominic commença à remuer distraitement ses doigts pour réactiver la circulation sanguine alors qu’il était poussé à monter quelques marches de plus vers la gauche.
— Assieds-toi, ordonna une nouvelle voix alors qu’on l’installait dans une chaise avant que son bandeau lui soit retiré.
Repérant rapidement les lieux, Dominic jeta un œil vers les hommes qui se trouvaient à côté de lui.
Il tira sur son bras libre et se leva afin de faire face à l’un de ses ravisseurs en râlant :
— Touche-moi encore et je t’arrache tes putains de bras et je les utiliserai pour te frapper à mort.
Le plus petit des deux se mit à rire.
— Oh, j’aimerais te voir essayer, dit-il.
Son partenaire intervint.
— Calme-toi, et assieds-toi.
Le premier homme était petit et trapu, ses cheveux bruns coupés de façon militaire. Sa posture était rigide et son visage était un masque de neutralité. Dominic supposa qu’il s’agissait d’un ancien militaire avec ce port bien reconnaissable. Le second homme était grand, et malgré le fait qu’il était assis, il estima sa taille à environ un mètre quatre-vingt-cinq.
Dominic se moqua du grand homme.
— Assieds-moi, le défia-t-il en avançant.
Il était en colère et vibrait du désir de se battre. Ces trous du cul ne semblaient avoir aucun souci avec le fait de l’avoir kidnappé pour le faire venir ici.
Dominic jaugea l’autre homme. Il était le parfait opposé de son partenaire. Il avait de longs cheveux blonds rassemblés en une queue de cheval qui descendait le long de son épaule. Très certainement un agent sous couverture de la CIA. Non seulement sa position décriait son appartenance à l’armée, mais sa grimace arrogante ne pouvait être que celle d’un espion de la CIA. Un espion. Il était sexy comme le péché et il le savait.
— Tu ne veux pas jouer à ça avec moi mon cœur, répondit le grand homme, son visage se durcissant.
Impassible, Dominic détendit ses épaules. Ils étaient peut-être en surnombre par rapport à lui, mais ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait dans une telle situation. Et ces hommes n’avaient pas atteint ce qu’ils avaient prévu. La tête de Dominic se tourna dans la direction d’une voix grave et bourrue ; il s’assura de garder les deux premiers hommes à portée de vue.
— Bienvenue dans votre nouvelle équipe. Nous appelons cet endroit la Ruche, Sergent-Chef Muccino. Je suis le capitaine de corvette Simmons, mais tout le monde m’appelle Lucky. Je vous prie de prendre un siège, dit l’homme afro-américain qui était assis à la table de conférence.
Son visage se fendit d’un large sourire.
Alors que ce sourire semblait avenant et amical, ses yeux attirèrent l’attention de Dominic. Ils étaient aussi noirs que la nuit et semblaient le transpercer, cherchant, évaluant. Il paraissait plus âgé, peut-être quarante-cinq/cinquante ans, une peau sombre et sa tête rasée de près.
Sa prestance hurlait FDPEC – fils de pute en charge – et Dominic se retrouva au garde-à-vous en prenant sa chaise comme l’homme le lui avait demandé.
— Les deux hommes derrière vous sont les Sergent Wright et l’Agent Pearson. Messieurs, si vous voulez bien nous laisser seuls. 
Simmons adressa la dernière partie de sa demande aux hommes maintenant plus calmes qui se tenaient toujours derrière lui.
Dominic regarda les deux hommes quitter silencieusement la pièce avant de reporter son attention vers son nouveau commandant.
— Maintenant, avant que nous commencions, avez-vous des questions Sergent-Chef Muccino ? demanda Lucky.
Dominic observa ses traits alors que Simmons se retournait vers lui pour le regarder, cachant à la fois ses incertitudes et la peur qu’il ressentait toujours sous la surface.
L’expression neutre que Dominic arborait sur son visage était comme reprendre une danse qu’il connaissait déjà. Des années à cacher chaque partie significative de lui-même lui avaient appris à enterrer ses émotions, à fonctionner avec réflexion et simplement faire les gestes pour mener sa mission à bien.
 
LUCKY
— Oui Monsieur, j’en ai. Où suis-je exactement ? Sur quel genre de missions travaillons-nous ? On m’a dit que j’allais rejoindre une équipe de spécialistes. Sont-ils ici ? Allons-nous vivre et nous entraîner tous ensemble ? J’aimerais connaître les hommes à qui je vais mettre ma vie en mains. 
Dominic énuméra toutes ses questions de façon rapide, et Lucky se demanda s’il n’avait pas oublié de respirer.
C’était une tactique commune, garder les nouveaux agents désorientés pour voir leurs réactions face aux situations stressantes. Lucky devait le reconnaître ; s’il était nerveux, il le cachait bien. Il y avait eu un bref moment de nervosité avant qu’il régule ses réactions. Lucky était impressionné.
Le silence s’étira d’au moins cinq battements de cœur avant que Lucky sourie.
— La première partie est facile. Vous êtes en Pennsylvanie. Plus précisément, vous êtes dans une petite ville nommée North Jackson dans la région Susquehanna, Pennsylvanie. En ce qui concerne la seconde partie de votre question, vous n’avez rencontré que deux membres de votre équipe. Les autres seront réunis pour un briefing sur une mission à venir ce soir. Nos missions sont confidentielles. Nous opérons principalement sur des projets terroristes sur le territoire américain.
Il fit une brève pause afin de donner à Dominic une chance d’assimiler ce qui venait d’être dit, mais lorsqu’aucune question ne vint, il continua.
— Mais ne vous méprenez pas. Vous n’avez pas seulement rejoint une équipe de spécialistes, vous êtes désormais dans une équipe exclusivement masculine. Vous avez été sélectionné pour vos impressionnantes aptitudes et vos capacités au combat, et vous apprendrez que les autres sont tout aussi compétents. Après avoir été présenté, vous devrez vous rendre à l’armurerie pour choisir vos armes, expliqua Lucky.
L’expression que Dominic arborait ne pouvait être que de l’exaltation. Distraire un tireur d’élite avec la promesse d’armes lui faisait oublier son énervement.
— Excepté pour votre arme de poing personnelle, aucune arme n’est autorisée dans les parties communes ou les aires d’entraînement, mais il y a une salle d’entraînement aux armes dans une dépendance de la propriété. Nous testerons et utiliserons vos connaissances pour cette prochaine mission. Avec votre entraînement et le nombre de cibles touchées confirmé, vous prendrez le grade de chef des snipers.
Lucky put voir la confusion sur le visage de Dominic. Les nouvelles recrues ne s’attendaient jamais à être mises en avant lors de leur premier jour.
Lucky attendit encore quelques battements de cœur afin que le nouveau assimile cette part d’information avant de continuer. Il n’avait aucun doute que le jeune sniper avait pensé avoir plusieurs jours pour prendre ses marques avant d’être jeté aux loups.
Mais ce n’était pas ainsi que ce groupe fonctionnait. Ils avaient besoin de savoir tout de suite s’il allait correspondre à la tâche. Il avait une bonne impression sur ce tireur d’élite. Pas seulement à cause de son record impressionnant, mais de la façon dont il avait subi l’entraînement de la CIA, comme une sorte de parc d’attractions pour enfants.
— Attendez. Je vais en mission ce soir ? demanda Dominic. Avec tout le respect qui vous est dû, je ne sais pas comment vous pensez que cela va se passer. Normalement, on me donne quelques semaines avec mon partenaire.
Lucky pouvait affirmer que le jeune homme choisissait ses mots avec précaution. Il n’était peut-être pas resté longtemps dans l’armée, mais il était clair qu’il ne s’était pas encore adapté à la vie civile. Ils travailleraient là-dessus, mais pour le moment Lucky poursuivit son discours comme si Dominic n’avait rien dit. Même s’il conservait toujours officiellement son grade de lieutenant, il n’avait pas besoin des platitudes de la politesse militaire. Ce n’était pas le Corps des Marines.
— Il y a trois équipes dans la Ruche. Chaque équipe fonctionne normalement comme sa propre entité, même si nous combinons nos forces pour de plus grosses opérations. Tous les renseignements sont récoltés par les agents de terrain de la CIA, mais c’est à moi que vous ferez vos rapports. Il y a sept membres dans notre équipe, nous inclus. L’entraînement est à multiples facettes : celui d’un bataillon, d’une équipe, de partenaires et d’individus. Vous verrez que chaque membre apporte un échantillon unique d’aptitudes. Votre partenaire sera le sergent d’artillerie Arnold, dit Lucky alors qu’il poussait un petit paquet scellé vers Dominic.
Il n’y avait aucun doute dans son esprit que ce gamin était un tueur, mais ici, ce n’était ni les Marines ni la ferme d’entraînement. Ils avaient besoin de voir comment il fonctionnait sous pression et s’il pouvait s’adapter et penser dans ces moments-là. Lucky avait passé en revue son état de service la nuit précédente, et là où certains l’auraient vu comme un motif de rupture, Lucky y avait vu une opportunité. Dominic s’était levé et avait fait ce qui était juste, même lorsque tout le monde s’était retourné contre lui.
Un homme intègre.
Et c’était le seul trait de caractère que Lucky demandait à ses hommes.
— Voici le dossier pour notre prochaine mission. Familiarisez-vous avec les grandes lignes ainsi qu’avec votre rôle. L’équipe se réunit à vingt heures, et toute autre question que vous pourriez avoir pourra être posée à ce moment-là. M. Pearson va vous conduire dans vos quartiers et vous fera faire une visite du site. Bienvenue à bord Sergent-Chef Muccino. Vous êtes à présent des nôtres.
Dès que Keith passa la porte, Lucky ne put s’empêcher de remarquer la façon dont il regardait le nouveau. Il n’y avait pas réellement de restrictions concernant les implications personnelles entre les agents opérants ; simplement, il leur demandait que cela ne transparaisse pas durant les missions et que cela n’engendre aucune perturbation durant l’entraînement.
Ils étaient tous adultes et plus que capables de prendre en main leurs propres vies sexuelles. Mais cela le surprit tout de même de voir que Keith soit le premier à poser les yeux sur l’homme. Keith n’était pas connu pour mélanger travail et plaisir. Non, il aurait parié que Natasha ou Sam auraient été les premiers à poursuivre le jeune sniper.
Une fois qu’il fut clair que les deux hommes allaient rester là et se baiser du regard, Lucky décida d’intervenir. Il appela Keith afin qu’il prenne l’équipement de Dominic, et il ne tenta même pas de cacher son sourire alors que Keith trébuchait en se déplaçant. Même pas cinq minutes dans l’équipe et Dominic semblait déjà avoir Keith à sa botte.
Eh bien, regarder ce petit jeu devrait être amusant.
 
DOMINIC
La porte avait commencé à s’ouvrir avant que les mots du commandant quittent ses lèvres ; apparemment, son équipe n’était pas allée bien loin.
Alors ce trou du cul sexy est M. Pearson. Putain, c’est génial…
Dominic eut le besoin soudain de se lever alors que l’homme qui pourrait causer sa perte entrait dans la pièce et que leurs yeux se rencontraient en maintenant le contact un peu trop longtemps. Il y eut un moment distinct de prise de connaissance qui emplit la pièce, et Dominic dut retenir son souffle pendant plusieurs battements de cœur alors que son nouveau coéquipier détournait le regard et parlait doucement avec Lucky.
Tandis qu’il attendait, Dominic se rendit compte que ses paumes avaient commencé à transpirer, et il n’arrivait pas à se rappeler la dernière fois qu’il avait eu à lutter aussi durement pour garder son corps sous contrôle. Pearson saisit le sac près de la table et les yeux de Dominic se posèrent à l’endroit où son pantalon s’étirait et s’accrochait à ses fesses et ses cuisses. Son rythme cardiaque s’accéléra et son sexe se durcit alors qu’il le regardait se déplacer.
Seigneur, nous sommes baisés ; avec cet homme, nous sommes complètement coincés, et pas forcément de la bonne façon, présagea son ange gardien, et Dominic ne put qu’approuver.
Il observa Pearson mettre le sac sur ses larges épaules avant de regarder dans sa direction. Il bougeait avec une efficacité tranquille ; chaque geste irradiait le pouvoir et le contrôle. Tout chez lui démontrait qu’il était un prédateur, avec ses muscles bandés et prêts à frapper au moment voulu.
Bon sang, cet homme était tout à fait son type. Pour être honnête, il n’avait jamais été avec un homme en dehors de quelques fellations anonymes. Même sans expérience pratique, Dominic savait qu’il était gay et ce qu’il aimait. Et cet homme y correspondait tout à fait.
Pearson était musclé, mais sans être monstrueusement important, grand avec un teint mat naturel. Son visage était très carré et n’avait rien de mignon. Il n’était pas attirant dans le sens conventionnel du joli garçon, pourtant il avait une beauté rude. Son visage trahissait un homme qui avait vécu une vie difficile, et à en juger par la vilaine cicatrice qu’il avait à son oreille gauche, il devait aussi parfois être violent. Il portait une barbe d’au moins deux jours qui soulignait sa bouche parfaite.
Envoyer le mauvais, ou dans ce cas précis, le bon signal à cet homme pourrait s’avérer être quelque chose d’incroyablement dangereux. Cela n’était jamais sage et pouvait être extrêmement douloureux de mal juger les préférences d’un homme. Et il y avait une lueur froide dans les yeux de Pearson qui disait qu’il était en effet un homme dangereux.
Mais le danger n’était pas seulement la seule chose qui semblait briller dans ses yeux. Il y avait...

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents