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Ce qu'on appelle l'amour

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Description

Emile n'est pas un ange, mais il les tutoie pourtant et joue avec leurs ombres. Des ombres qui n'existent que parce que lui, Emile Lloret, a décidé d'être un soleil, et de briller, envers et contre tout. par ses textes, il fait jaillir l'émotion.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2008
Nombre de lectures 265
EAN13 9782296658011
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0068€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Ce qu’on appelle l’amour
Le Scribe cosmopolite – Poésie
Collection dirigée par Osama Khalil


Maquette et illustration de la couverture
Osama Khalil
Ce qu’on appelle l’amour


Emile Lloret
©
Le Scribe l’Harmattan
ISBN : 978-2-296-06027-2

Fabrication numérique : Socprest, 2012
Ouvrage numérisé avec le soutien du Centre National du Livre
À Viviane, Emilie, Natacha


Remerciements à Osama Khalil, Fatima Guemiah, Claude
Lemesle, Jean Musy, Raphaël Motte, Cyrille Zakof, Pierre
Triboulet, Pierre Henri, Lamine Hasri, Denis Forgeon, Marie
Groso, Snouci, Yannick Masson, Robert et Valéry Duval,
Patrice Jurand, Odyl Dabout, Mylaine Montier, Aurélien
Benizeau…
Préface
Il y a eu un été.
Un jour on a vingt ans.
Et le chagrin m’avait mordu après le départ
d’une jeune femme pour la Chine.
Et puis il y a les chansons d’Emile.
Dans une tour du treizième arrondissement par un mois
de juillet écrasant, un garçon dont j’ai oublié le nom mais
pas le visage ni le cœur, me les a fait écouter sur une cassette.
Elles m’ont tant aidé.
Il y a eu un hiver.
Un jour on n’a plus d’âge.
Et puis la porte du Cabaret le Connétable s’est ouverte.
Un ours polaire est rentré et m’a dit je suis Emile Lloret.
Nous ne nous sommes plus quittés.
Imaginez ma joie et ma fierté d’écrire aujourd’hui la préface
de ce livre qui voit l’essentiel de ces textes rassemblés.
Les chansons se lisent aussi.
Et là dans le silence, on s’aperçoit vraiment du travail profond
de l’auteur ; sans masque et sans musique, du poète sincère,
extralucide.
Emile, de ton enfance berbère andalouse dans les jardins
fruitiers d’Algérie, à ta vie folle et belle, d’exils permanents.
Une trajectoire têtue et solitaire, bravée de dangers,
rebondie d’états de grâce.
Une vraie vie d’artiste dans la tempête des succès et des
désillusions, mais aussi celle d’un homme rare, humble, blotti
depuis toujours contre la même femme et les mêmes joies, les
plus simples, les plus partagées.
Vous qui avez la chance d’avoir vu Emile Lloret
dansant dans les bras d’un piano et d’entendre ses chants
d’enfant en colère, prenez maintenant ce plaisir inouï de
parcourir ses textes à la rencontre de son cœur en larmes,
en fête, avec l’humanité, presque toute entière.

Cyrille ZAKOF
CE QU’ON APPELLE L’AMOUR
Ce qu’on appelle l’amour
C’est un soleil
Qui garde une île
C’est la première
Ce qu’on appelle l’amour
C’est une fièvre
Qui brûle en moi
C’est la dernière

Je t’oublie et tu m’oublies
Quand la musique est finie
La drôle de vie
Aucune étoile dans le ciel
Sous les porches des motels
Les jours s’ennuient

Je t’oublie et tu m’oublies
Ecrasés par une vie
La pauvre vie
Pas très loin de ma mémoire
Sur l’âme folle des trottoirs
Les jours s’ennuient

REFRAIN

Toutes les filles qu’on a connues
Sur les bancs des avenues
Au coin des rues
Dans tes yeux brillent des bateaux
Des îles où vivent les chevaux
Et les oiseaux

Ferme les yeux va où tu veux
On prend le chemin qu’on peut
Le monde est bleu
Moi je traîne mes semelles
Sous les porches des motels
Dans l’gris du ciel

REFRAIN

Je n’sais plus si c’est pour toi
Ou sur moi que j’ai pleuré
La pauvre vie
Et je tremble d’oublier
Les mots qui me font aimer
Les jours s’ennuient
LES CAILLOUX DE LA MER
L’un de nous s’en allait pour surprendre le monde
Et toi tu vivais de folie et de vent
A travers nos visages tu voyais le printemps
Entre toi et l’amour combien de neiges d’enfance

Tu connais le chemin des cailloux de la mer
Tu connais le sommeil sur le sable des bancs
Et les vagues de goudron qui se meurent sur les grèves
Et tes rêves dans mes yeux m’emmènent un peu plus fort

C’est trop loin la vie plutôt mourir
Je retiendrai mes larmes je retiendrai mes nuits
Ton cœur de maudit s’était coupé les veines
Tu griffais les murs pour y coucher ta peine

Tu la voyais ensuite revenir de très loin
La folie qui coulait comme la nuit sur tes lèvres
Tu regardes les étoiles et le monde du silence
Entre toi et l’amour combien de neiges d’absence

Tu connais le chemin des cailloux de la mer
Tu connais la passion sur la plage des amants
Tu connais de l’amour ce qu’il reste en hiver
Et tout ce qu’on efface tout ce qu’on laisse faire

C’est trop loin la vie plutôt mourir
Je retiendrai mes larmes je retiendrai mes nuits
Ton cœur de maudit s’était coupé les veines
Tu griffais les murs pour y coucher ta peine

L’ALGERIE
Elle est comme un manège qui tourne dans la nuit
La fille qu’on suit et que tu montes dans ta nuit
Chaque fois que je pense à elle
Je pense à l’Algérie

Et c’est une détresse comme une vieille maladie
Le vert des tes yeux c’est l’enfer et c’est mon paradis
Chaque fois que je dis je t’aime
Je t’aime l’Algérie

Le bleu en moi qui me protège
Des pluies de rêve qui m’éternisent
Je l’ai en moi ce bleu du ciel
C’est le soleil d’Algérie

Et vivre vivre pour survivre
Le cœur près de la te

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