Confidences d un papa fou c est parti…
340 pages
Français

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Confidences d'un papa fou c'est parti… , livre ebook

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Description

J’aime versifier, c’est une marotte.
Que je pratique depuis longtemps,
Dire autrement ce qui me botte
Ou me pousse à l’énervement.
Vous offrir de l’inhabituel,
Coller ainsi au personnage
Décalé, drôle de paternel
Qui montre comment n’être pas sage,
Me semblait juste et il fallait
Donner dans l’exagération
Pour ne pas dénoter du trait
Que traduisent toutes mes assertions
D’où ces trente mille et quelques vers
Pour vous laisser un peu de moi,
Qu’ils vous satisfassent, je l’espère,
Même si fâcher certains, je crois,
Par des mots pour des sentiments
Que je n’ai voulus adoucir,
La teneur de mes errements,
Pour vous, pas question d’y souscrire.
Une manière de vider ce sac
Où mes souvenirs s’ennuyaient,
Beaux, vils, dans tous les entrelacs
D’une mémoire encore éveillée.
Lisez-le comme une aventure
Qui n’est pas encore terminée,
Quand ? La mort m’aura à l’usure,
Depuis longtemps, on se connaît.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 janvier 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312064345
Langue Français

Extrait

Confidences d’un papa fou c’est parti…
Jean-Pierre Beau
Confidences d’un papa fou c’est parti…
ou 25 8 26 et quelques vers sur le vieux par le vieux Poème ou slam fou très autobiographique
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2019
ISBN : 978-2-312-06434-5
Mini-Préface

Salut les kids,
Comme vous avez pu le constater en me fréquentant, j’ai une très légère tendance à parler beaucoup, passionnément, le plus souvent à la folie, ce qui énerve un tas de gens, ce qui m’amuse énormément. Ce que j’adore par dessus tout, c’est raconter, je tiens ça de votre grand-mère qui a toujours narré beaucoup avec talent. Comme je suis un figuratif des mots, j’ai du mal à inventer et quand je raconte, la condition sine qua non est que l’histoire, l’anecdote soient vraies et vérifiables dans la mesure du possible pour que la narration vaille le coup. Vous le savez, je n’aime pas le mensonge gratuit, pas plus que la tricherie et donc toutes les anecdotes auxquelles vous avez eu droit oralement sont authentiques, aucune invention car ça ne m’amuse pas. Toutes ces frasques, souvenirs sympathiques et moins riants de mon enfance, de mon adolescence tardive, et de ma vie d’homme, je vous en ai donc raconté un paquet, dites et redites, témoignages de ma folie passée et présente, et pour que vous puissiez un jour attester de cette folie, la voilà couchée sur papier où nombres de parenthèses bousculent la chronologie, moments de joies ou de malaises, toujours liés à cette mienne folie. Vous y trouverez des mots inventés, néologismes jipéesques, privilège du poète.
Bien que ces lignes vous soient destinées, d’autres yeux que les vôtres risquent de s’y poser (ô chère famille proche) et, les connaissant, ils seront choqués et indignés par la crudité de certains de mes sentiments exprimés, surtout à propos de votre grand-père, ce, pour la plupart de son vivant en choisissant de ne rien modifier suite à son décès et même s’il était une personne remarquable, apprécié de tous, ce, pour d’excellentes raisons, il reste celui qui a participé par ses choix d’éducation aux évolutions malsaines de ma folie, même si ce n’était pas son vœu et qu’il n’est pas totalement responsable, j’en assume bien évidemment la plus grande partie.
Vous pourrez ainsi prendre le livre sur une étagère et raconter votre paternel, poème que j’ai voulu écrire pour rassembler toutes ces images que vous connaissez déjà plus quelques autres que j’aurais omises de vous narrer pour vous surprendre.
Bonne lecture les kids. Je vous aime .
Un détail : pas de dictionnaire de rimes, JAMAIS !
Introduction
Pourquoi ne jamais dire Amen
A tout soupçon d’autorité
Quand ces impératifs me gênent
S’ils sont servis à satiété ;
Ou n’être pas resté amène
Au point de vouloir de me tuer ;
Seule issue que croyait ma peine
Quand tout semblait me conspuer,
Toujours pour de bon, je précise,
Pas question de quelconques appels,
Des morts voulues en toute franchise,
Sans caractère conditionnel.
Je me suis raté quelques fois,
Des coups du sort, telle est l’excuse
Ca me titille encore parfois,
Dur de le nier quand tout m’accuse ;
D’ailleurs quand vous lirez ces lignes,
Il y a des chances que je sois mort,
De vous ne plus me sentir digne
M’aura poussé hors du décor !
(Voilà un morceau de grand bleu
Que j’eusse pu, voire dû effacer,
Vous dans ma vie suffit au jeu,
Histoire d’en rire, je l’ai laissé,
Pour en faire une introduction,
Inattendue, premier clin d’œil,
Au temps d’après, de l’émotion,
Longtemps après le temps du deuil).
Salut, les kids, vous êtes curieux ?
Il fallait que je vous explique
Pourquoi je ne suis pas sérieux,
Rien d’un papa, somme toute classique,
Pourquoi mon regard sur la vie
Ne correspond pas aux critères,
De la plupart et quand j’écris,
Qu’un sujet me met en colère,
Que l’énorme bêtise humaine
Quotidiennement m’insupporte
Croyances, argent, pauvres à la peine,
J’aligne les mots et je m’emporte.
Ou que je ris sur tel ou telle,
Quand la vie semble avoir un sens,
Que le sourire d’une demoiselle
Raccourcit soudain les distances,
J’aime l’exprimer en vers rimés,
D’où l’idée de ces bouts de vie,
Couchés sur papier à jamais,
Slam fou en autobiographie.
J’étais parti sur l’idée de
Vous raconter du négatif,
Vous narrer mes côtés merdeux,
Sortes de justificatifs
A cette folie que vous savez
Et qui, je crois bien, vous amuse,
Mais retourner dans le passé
A soudain excité ma muse,
L’envie de raconter aussi,
Ces flashs heureux qui ressurgissent
En même temps que les noirs, les gris,
Quitte à ce que l’ordre en pâtisse.
Vous verrez, ça arrive souvent,
D’abord parce que j’ai commencé
Cet exercice un peu dément,
Il y a longtemps sans me douter
Qu’il m’entrainerait aussi loin
En rédigeant au coup par coup,
Surtout qu’oublié dans un coin,
Sept ans sans le moindre rajout.
Il m’a fallu neuf relectures,
En période d’inactivité,
Pour sentir l’envie de conclure,
Sérieusement m’y atteler.
De là découle l’anachronisme,
Perturbant au fil du récit,
A croire que je frise le gâtisme,
Que je délire, même en écrits.
Relire apporte les compléments
Qu’un premier jet avait omis,
Les images ressurgissent de temps
Que la mémoire avait bannis.
Du coup, au fil de ce récit,
S’intègrent d’énormes parenthèses
Qui offrent aux temps des raccourcis
Des allers-retours de synthèse,
Imposés par cette mémoire folle
Que je ne maîtrise plus vraiment,
Soudain, les images caracolent
Venues de temps se bousculant.
Pour certains, tous mes bouts d’histoires
Ne sont qu’inventions d’un malade,
Dans ce qui suit, tout est à croire,
Est authentique, sans galéjade.
J’espère que vous vous marrerez,
Même si parfois c’est dramatique,
Surtout il ne faut pas douter,
Tout ce qui suit est véridique.
Aucune espèce de boniments,
Seul, le réel doit nous faire rire.
Et quelques fois grincer des dents,
Pour une grimace ou un sourire.
Notamment le côté grimaces,
Les premières à me revenir,
Quand fou, je partais sur les traces
De ce paquet de souvenirs.
La mode était au corporel,
Les châtiments plutôt physiques,
Ancestrale et traditionnelle,
La méthode se croyait pratique.
Le seul problème avec les coups,
En plus d’être idiots et faciles,
C’est qu’ils ne règlent rien du tout,
Les mots sont beaucoup moins futiles,
Et quand ils tombent, injustifiés,
Le puni ne fait plus la part
Des choses puisqu’on lui fait payer
Les fautes des autres, est-ce un hasard ?
Il croit que non, que c’est exprès,
Que mal faire engendre du plaisir,
Quand la personne trop énervée
Ne l’entend pas nier et gémir.
Paires de baffes, fessées, coups de pieds,
J’en ai reçu plus que mon dû,
J’ai cru que tous prenaient leur pied,
A me taper autant dessus.
Un dicton offrait de frapper
Chez certains peuples chaque jour les femmes,
Doute de la culpabilité
D’épouses légères sans état d’âme.
Mon père a repris ce précepte,
Me punir sans flagrant délit,
Je le trouvais bien sûr inepte,
Quand, innocent, les coups, les cris,
Tombaient sans raison apparente,
Moments rares, je dois l’avouer,
Cette injustice n’étant flagrante
Que pour mes fesses sollicitées.
Il avait certes un peu raison,
Rares furent les jours vierges de sottises,
Mais ces fois-là, je trouvais con
D’être battu sans les bêtises.
Les coups furent donc de la partie,
Pas qu’une seule fois, je vous l’assure,
Souvent accompagnés de cris,
Ca m’imprima quelques blessures,
Psychologiques, je le précise,
Nulle marque de mauvais traitements,
Mais ma folie, qu’on se le dise,
Doit en découler forcément.
Ce n’était pas les Thénardier,
Il faut mesurer le propos,
Mais les r

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