Fleurs aux épines
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Fleurs aux épines , livre ebook

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Description

Un homme marche dans la grande ville, de jour comme de nuit, cela fait des années qu’il arpente les rues et les boulevards de cette cité de lumières. L’homme en question aime les mots ; ce sont les mots qui lui ont permis de s’opposer aux difficultés de la vie et de continuer son chemin. Brahim Saci sait l’importance des mots, il connaît leur générosité, leur magie, leur force salvatrice...Les mots ne l’ont jamais laissé tomber...Chanteur kabyle depuis des décennies, Brahim Saci a produit une belle œuvre musicale de par sa profondeur, sa sincérité, ses multiples questionnements et son engagement pour un monde meilleur. Vivant à Paris depuis son enfance, universitaire, Brahim Saci a lu les plus grands poètes français. C’est donc logiquement qu’il a voulu, à son tour, raconter le monde, son monde spécial et cosmopolite, à travers la poésie française. Brahim Saci a écrit de la poésie durant son passage à l’université et pendant toutes ces années où il dessinait les touristes sur les belles places parisiennes. Entre-temps, il s’était plongé dans la création poétique en langue kabyle. Les années passèrent, les différentes expériences vécues ici et là, la maturité aidant, Brahim Saci est revenu à la poésie française qu’il croyait avoir perdue. C’est un retour bien utile, un vrai retour aux amours qu’on ne peut oublier...

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Informations

Publié par
Date de parution 17 octobre 2016
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312048512
Langue Français

Extrait

Fleurs aux épines

Brahim Saci
Fleurs aux épines
LES ÉDITIONS DU NET
126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2016
ISBN : 978-2-312-04851-2
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés !
Charles Baudelaire

Préface
Le poète, ce sage qu’il faut écouter
Un homme marche dans la grande ville, de jour comme de nuit, cela fait des années qu’il arpente les rues et les boulevards de cette cité de lumières. L’homme en question aime les mots ; ce sont les mots qui lui ont permis de s’opposer aux difficultés de la vie et de continuer son chemin. Brahim Saci sait l’importance des mots, il connaît leur générosité, leur magie, leur force salvatrice… Les mots ne l’ont jamais laissé tomber… Chanteur kabyle depuis des décennies, Brahim Saci a produit une belle œuvre musicale de par sa profondeur, sa sincérité, ses multiples questionnements et son engagement pour un monde meilleur. Vivant à Paris depuis son enfance, universitaire, Brahim Saci a lu les plus grands poètes français. C’est donc logiquement qu’il a voulu, à son tour, raconter le monde, son monde spécial et cosmopolite, à travers la poésie française. Brahim Saci a écrit de la poésie durant son passage à l’université et pendant toutes ces années où il dessinait les touristes sur les belles places parisiennes. Entre-temps, il s’était plongé dans la création poétique en langue kabyle. Les années passèrent, les différentes expériences vécues ici et là, la maturité aidant, Brahim Saci est revenu à la poésie française qu’il croyait avoir perdue. C’est un retour bien utile, un vrai retour aux amours qu’on ne peut oublier. Chaque jour est un trésor permis, chaque jour est une halte où l’homme peut tenter d’aider son prochain.
Ce présent recueil contient des poèmes d’époques multiples mais c’est toujours le cri de cœur d’un homme à l’esprit profond. L’amour prend une grande partie de ce recueil ; les poètes savent mieux que personne ce que veut dire aimer, ils sont plus sensibles que les autres. Brahim Saci se fait également dans ses poésies, le sage qu’il faut écouter. Toute peine devient un enseignement pour celui qui veut avancer. Toute expérience malheureuse nous aide à être meilleurs que nous-mêmes. Tout vrai poète est un vagabond, dans la vie ou dans l’imagination. Ce sont ces vagabondages qui nous apprennent la beauté véritable des êtres et des choses. Brahim Saci a eu la chance et le bonheur de faire de belles rencontres ; tout comme il a vécu des déchirures. Plus loin que le mal terrible que font ces déchirures, elles façonnent également l’homme et lui permettent de relativiser les choses. Fleurs aux épines est un recueil d’une belle richesse thématique et philosophique ; c’est un recueil qu’on peut lire et relire, tout en essayant de se poser, de méditer sur ce grand vacarme du monde qui nous empêche, dans bien des cas, de saisir l’essentiel dans un monde obnubilé par le superficiel. Suivons donc Brahim Saci dans ses belles pérégrinations poétiques…
Youcef Zirem
L’ ÉTOILE
Ma belle étoile
Qui m’aide à voir dans la nuit
Mais les ténèbres ont tissé leur toile
J’avance sans savoir où je suis.
Je t’offrirais un champ de fleurs
Si je pouvais oublier
J’inventerais un monde sans peur
Et faire revivre le passé.
Mais tout ne me paraît que mirage
Et pourtant tant de sueurs versées
Je rêve encore de belles plages
Où les vagues viendraient me saluer.
On arrêterait le temps
Qui fait naître tant de regrets
On inventerait un printemps
Qui durerait l’éternité.
Ô Paris douce et cruelle !
Tu m’as comblé par tous les vents
Jeune tu m’as donné des ailes
Je sais aujourd’hui ce qui m’attend.
Les regrets s’avancent en rampant
Pour me faire payer les années folles
Je sens déjà le poids des ans
Je vois mes espoirs qui s’envolent.
Avoir l’impression d’être d’ailleurs
Étranger où que se pose le regard
Dans la ville froide sans cœur
Pauvre vagabond de nulle part.
C ELLE QUI BRÛLE MON ÂME
Comme dans un songe
J’ai retrouvé celle qui brûle mon âme
Et broie mon cœur.
Nous nous sommes jetés dans les flammes
Après avoir essuyé les voiles et autres artifices humains
Qui empoisonnent nos esprits.
Dont l’égo s’arme pour nous noircir la vie,
J’ai retrouvé ces grands yeux bleus
Où je me suis tant de fois promené.
Léger volant avec le vent
Le ciel était clair,
Se sont dissipés tous les nuages,
Que la bêtise, l’ignorance, la crédulité
L’influence des fous ont tissés ça et là,
Je suis rentré dans son cœur.
J’ai retrouvé l’équilibre l’harmonie, l’union bénie.
Se sont ouvertes les portes du paradis
Pour accueillir la pureté de nos sentiments.
Sans en craindre le feu,
Le bonheur était là
Puisque se sont éloignées les entraves humaines.
Pour laisser place à la vérité
Nous nous sommes baignés dans la lumière
Nos ailes déployées dans un ciel sans nuages,
L’égo capricieux arrogant
Qui nous a laissé éloignés l’un de l’autre
Était sous nos pieds piétiné le temps d’un songe.
L E PARADIS PERDU
L’amour est toujours possible si l’on écrase son égo
Et que l’on écarte toutes les ombres qui couvrent nos chemins
Pour nous empêcher de passer et de voir
Le soleil qui nous attend pour le meilleur,
Alors essuyez vos peurs
Au fond de nous subsiste
Cette lueur angélique souvenir du paradis perdu.
Ouvrez-vos yeux à la lumière
Tout ce qui est souffrance s’évanouira
Vous serez en paix.
L A LUMIÈRE
L’Amour est plus fort que tout
C’est la manifestation de Dieu
La vie peut toujours jouer à nous rendre fous
Pour le plaisir pervers des envieux
Chaque époque a ses loups
Guettant féroces en tous lieux
Mais la lumière est partout
Éloignez-vous juste des regards de feu
L’univers est en nous
La nature et les cieux
Essuyez-vos larmes le pardon est en vous
Le soleil est là même si parfois il pleut.
N AUFRAGE
Ô solitude, amie éternelle
Qui tend ses bras au poète
Sous la colère du ciel
Naufrages et tempêtes.
Nous courrons derrière des rêves
On oublie d’ouvrir les yeux
Nous peinons sans voir la trêve
Sans voir la lumière des cieux.
M ES CRIS NOYÉS
Oh toi que je ne peux retrouver !
Exilée dans ta folie
Je vais de bars en bars pour t’oublier
Jetant mes vers noyant mes cris
De verre en verre, de bière en bière, emporté
Par l’ivresse espérant l’oubli
Impossible, je donnerais tout pour te retrouver
Et quitter ce ciel assombri.
M IROIR DE NOS ÂMES
J’aime les tableaux, les peintures
Mystérieuses comme la nature
Oh miroirs de nos âmes !
Alors que tout passe à toute allure
Nous rêvons d’argents de dorures
Quand nos cœurs sont dans les flammes
Mes vers errent sans césure
Peur d’une pause d’une fêlure
Peur d’une virgule qui désarme.
I NCERTITUDE
Je sais d’où tu viens
Des profondeurs de l’âme
Je t’aime je te crains
Ivresse qui désarme
Je t’entends au lointain
Comme une pluie de larmes
Qui inonde mes chemins
Noyé tu me réclames.
Q UE DIRE DE CEUX …
Que dire de ceux qui se perdent piétinant leur cœur !
Pour le plaisir pervers de fréquentations douteuses
Les esprits affaiblis mettent leur confiance dans la peur
Au lieu de quitter les contrées ténébreuses
Ceux qui fuient la lumière qu’espèrent-ils ?
S’ils se confient à des âmes torturées
Ils mettent seulement leur bonheur en péril
Sous les applaudissements des jaloux abîmés
Confiez-vous à des cœurs blessés
Si vous voulez rejoindre leur état de souffrance
Si vous trahissez l’amour qui vous a comblé
Pour suivre des chacals dans l’errance
Vous sombrerez dans la plus froide des nuits
Sans personne à vos côtés
Certains dans leur folie détruisent ce qu’ils ont construit
Sous les regards d&

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