L hélicoïdal inversé (poésie concrète)
334 pages
Français

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L'hélicoïdal inversé (poésie concrète) , livre ebook

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Description

Montréal, l’art brut, Claude Gauvreau, les Automatistes, Riopelle et Le Malheureux magnifique. Paris, les cadavres exquis, Marcel Duchamp, les Dadaïstes, Prévert et Les Vacances de Hegel. Aussi, un tout petit peu, Andy Warhol, Jackson Pollock et Allen Ginsberg. Tel est le vrac d’influences dont se réclame Paul Laurendeau dans ce florilège de petits chants de joie. Mais la muse sublime, le flux d’inspiration direct de ce recueil de poésie vive, ce sont les petits objets, les collages, la gouache, les crayons feutre, les mannequins, les hiboux de terre cuite, les bancs de parc empiriques, les sculptures de rue, les masques en papier mâché, les petites poupées de papier ou de toutes autres matières, les choses qui traînent sur nos étagères, devant les livres qu’on entend toujours relire un de ces jours.


Le ver est coupant, irrégulier, parfois langoureux, rarement symboliste, le plus souvent joyeux, ironique, narquois et chantant. L'ouvrage est écrit à 90% en français, à 10% en joual... Plus descriptif que narratif, plus pictural que musical, à mi-chemin entre un manifeste sur l’Art et un parti pris des choses néo-figuratif, ce recueil place l’objectif dans l’angle désaxé que dicte la poésie concrète. Dans l’Hélicoïdal Inversé, Paul Laurendeau nous sert cent cinquante petits moments autonomes et savoureux, comme le seraient cent cinquante petits objets familiers que l’on tirerait d’un grand coffre vieux de cent ans tout juste, pas une seule minute de plus.


Poésie d’outre-ville avait inauguré l’aventure éditoriale d’ÉLP en 2009. Avec L’hélicoïdal inversé, Paul Laurendeau ajoute une pierre immense à l’édification de son œuvre poétique. À lire sans ménagement.



Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 6
EAN13 9782923916637
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

L'HÉLlCOÏDAL lNVERSÉ - poésie concrète -
PAUL LAURENDEAU
© ÉLP éditeur, 2013 www.elpediteur.com elpediteur@yahoo.ca
ISBN : 978-2-923916-63-7
ÉLP éditeur, le service d’éditions d’Écouter Lire Penser, un site dédié à la culture Web francophone depuis 2005, vous rappelle que ce fichier est un objet unique destiné à votre usage personnel.
lustration de couverture :
Allan Erwan Berger :Hélico-Pellan dans l'autre sens IV
Ça rime En crime Comme des binnes Dans le gin… (Vieille rimette populaire québécoise)
J’ai écrit ce recueil de poésie concrète en pensant très intensément à tous les admirateurs et admiratrices de la composition sculpturaleROUE DE BICYCLETTEde Marcel Duchamp, qui fête cette année le plus petit et le moins dense de tous ses siècles de pérennité (1913-2013). Je salue aussi farouchement les amis et mies du recueil de poèmesALCOOLSde Guillaume Apollinaire, qui fête exactement le même centenaire. Je remercie Allan Erwan Berger pour sa collaboration ponctuelle (poétique et picturale) et pour sa présence éclairante et constante. Et, bon, parce qu’il a et aura toujours, comme disait Cendrars,de la musique sous les ongles, je voudrais respectueusement dédier ce recueil de poésie montréalaise à mon vieil ami Daniel Ducharme.
P.L. Janvier 2013
Sonnet des mots et de la chose
U'avoir rencontré le mot M'a fait capturer la chose Uans un angle que la prose n'avait su mettre en lambeaux… rameaux de lambeaux…
Cataractes et dominos, Grenade de fond de la chose, Tu as persiflé ta cause en chuintant d'entre les mots.
J'ai osé cueillir ces roses Ataviques. Ue l'air, de l'eau. On ne refait pas la chose Quand elle vous triture la peau.
Puis, puit, Puy…
Forain, j'ai gauchi ma pose Et jonglé avec trois mots...
ne baignoire antique Blanche, lente, poussive, Avec quatre pattes torves, Se baigne dans un aquarium Avec pompe, avec décorum.
Objet surréaliste, 2010
La baignoire antique, Incurvée, pansue, morose, Penche et quelque chose Qui perle du fond de l’aquarium Lui flatte un bedon, bonhomme.
C’est un jet de bulles Qui remonte, qui circule Le long du ventre enflé Blême, concret, incurvé, e la baignoire antique immergée.
Version aquatique esVacances de Hegel, Le tableau de Magritte, Ce verre d’eau éposé sur le sommet d’un pépin Ouvert, déployé, Tout sec et tout taquin.
Ici, similaire, vive dialectique, Dne baignoire antique S’immerge en un aquarium u fond duquel, cette affaire, Il coule, Il monte, Il papillonne e l’air.
– ’après l’installation mobileSilence and Slow Time de Catherine Widgery, 1994 –
Araignée du soir, guitare
Dnignare hilare Portant une guitare À l’arrêt de bus, se tient, un peu hagard. Pas de caisson pour la guitare. Notre hagard ignare hilare La tient par le col, toute nue sous les regards. Vous allez me croire Si vous allez me croire. Devant mon ignare hilare hagard Portant sa guitare Se stationne l’ultime char routard, Tout feu, tous flammes, tout phares Dont le conducteur, un Bulgare, Araignée du soir, espoir, Mate la guitare. Le routard bulgare Demande au hagard ignare : Où, vas-tu si tard Et si hilare ? Oh, tu vas me croire Si tu vas me croire Mais je vais à la gare… Tu irais pas par hasard ? C’est qu’on est le soir Et que je suis vachement en retard Pour choper mon sporadique tortillard. Dare-dare, Tonne le routard bulgare. Monte, monte, guitaresque zigomar. Pêle-mêle et sans égard Ignare hagard hilare et guitare S’empilent dans le char routard Du samaritain bulgare Qui démarre. Direction la gare. Araignée du soir, guitare.
L’hélicoïdal inversé
Hélicoïdal inversé Sur plafond immaculé, Lisse et dense comme du lait. Plafond devenu plancher désormais Car l’hélicoïdal est inversé Et la perspective est, de ce fait, altérée, Sur lui et sur sa petite chaînette Providentielle Qui se dresse toute droite, Pointant vers le ciel.
N’était au départ Qu’un vague ventilateur plafonnier. Est désormais Un ardent hélicoïdal défonctionnalisé, Vu que le tableau a été inversé. On ne peut plus que le regarder. Il ne peut plus que nous relativiser. Il ne peut plus nous rafraîchir Quand la canicule vient s’avachir Dans nos bourrelets sur-humectés. L’hélicoïdal n’en a rien à cirer.
Il est inversé, irisé Et il est polychromatique. Pour l’œil, C’est merci. Pour l’épiderme, C’est bernique. Pour lui, Tourner en bourrique, C’est fini. Autre chose : Ce sont nos perceptions Qui sont ici en cause, Exactement Comme quand On renonce à la prose…
Il s’agit, en fait, De se laisser décatir, Transgresser et subvertir Par les pales hyper-altérées De l’hélicoïdal inversé.
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