L.U.C.A
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Description

La poésie est cet autre moyen de connaissance.Elle invite à pressentir l'indicible de l'existence et laisse le regard dépeindre les horizons d'un temps où tout est déjà là, à portée du feu du cœur, tempéré par la liquidité des rêves, gravé sur la roche des souvenirs, nourrissant l'arbre sur lequel s'appuiera le lecteur et s'alliant au mercure de la transformation personnelle...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 septembre 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9782312023779
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0012€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L.U.C.A.

Gérard Mercier
L.U.C.A.



















LES ÉDITIONS DU NET 22, rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2014 ISBN : 978-2-312-02377-9
H YBRIDATION
Rollers et ripailles,
Magie d’argent
Et fougères d’angles
Prospèrent dans ton regard.
Que finisse la nuit,
Cette variable époumonée
Saluant de ses errances
Radeaux, martinets et suaves musiques!

En pierre d’ombre,
Les flèches d’hivernales cathédrales
Découvrent le climat des épices
Pour y semer d’instables écritures
Renouant avec les superstitions des brumes.

La corolle sanguine
D’un matin rénové
Hisse ses mâts
Vers les coraux d’un océan maniéré
Que les poissons-lunes devisent en fumant
Des pipes de gorgone
Sous l’arbre violet d’un Sud à palabres.

Demain sera radical :
Tu ne pourras échapper
A la dose magistrale de vitamines solaires
Que des tankers livrent
En granulés sur les docks
D’un pays soudoyé.

Des bombardiers Argonautes
Dévient de leurs trajectoires
Pour venir féconder ton Italie renaissante.
Tes sensations en miroir
Dressées vent debout
Contre d’ahurissantes balustrades,
Compilent d’inévitables agonies.

Le verbe reste relié
A d’inclassables compléments insulaires,
Diadèmes étranges et séculiers
Déversant leurs facondes
Sur les ondes de l’oubli vespéral.

L’ibis d’une cité orientale,
Embusqué aux frontières des murmures,
Envoie ses mirages dorés
Pour décorer de pastels miniatures
Tes placides mantras
Encodant le sourire des sorciers.

L’étamine du silence
Poudroie ses cils aériens
Dans la marge de clins d’oeil éphémères.

La lance d’un rebelle
Défend ton clavier de l’invasion programmée
De gestes contrôlés,
Perclus de signaux lourds.

Alors, transparent et fluet,
Tu rôdes et t’enroules
Dans le pollen de songes très bizarres.

Ton refrain réveille une capitule de berce
Offerte au divinités du Caucase.
Ton vent ruissèle au dessus de migrations
De papillons étourdis.
Le lac sera ton refuge
Où la nuit pose son sillage
Au bord de tes vraies initiales.
Dans l’arrière-plan du monde,
La solitude est un jardin ouvrier
Planté de souvenirs raturés.
Ici, des herbes sucrées,
Accueillent des hirondelles de dentelle
Qui auraient vu se pencher un deuxième soleil
Sur le berceau d’une floraison d’abeilles.
Des pèlerins,
Glissant sans bruit
Dans le sommeil des grues orientales,
Amènent enfin dans tes paroles
Le refrain d’une délivrance sans risque.

12 et 17 décembre 2012
V ISUAL D ESSEIN
Volé aux courants trompeurs,
Soustrait aux limons des fleuves rauques,
Rassemblé en un cristal ouvert aux vents,
L’oeil, foulard d’ébène,
Rameau improbable d’un panorama de feuilles,
Sombre soupçon d’olivine,
Se plante au sommet de hagardes citadelles
Menant grand train sous la mer.

Monocle déplacé vers l’indigo
Des premières plages diamantines,
Scrutant le soir primitif
Sous les apparences d’une rosée de pleurs,
Coulant ses lingots de nuit
Dans les moules souples d’éoliennes racines,
L’oeil simple
De téméraires araignes
Conquiert le sol brumeux
Des mangroves interdites.

Oeil insecte ensuite,
Il explore les nattes dorées
Du premier soleil
Quand il poudroie ses musiques d’altitude
Sur la harpe mauve des prêles anxieux
Piratés par la clé matinale
D’une fugue USB
Injectant son silence baroque
Dans l’architecture des canopées aurifères.

Oeil de libellules graves,
Il imprime au sourire animal
Une dimension invisible
Où s’ébattent les troupeaux
De carabes solitaires.

A l’aube de l’aile,
Le regard d’un poisson
S’inscrit en syllabes alluviales
Sur la partition de voiles d’avant-garde :
L’envol des reptiles est encore si loin…

Le cœur minimal d’un rayon d’étoile
Se courbe en une orbe végétale,
Pour donner aux lianes argileuses et pourpres
Un ressac décrivant en pli de brise
L’éventail des forêts,
Onyx chlorophyliennes,
S’éternisant en neige supposée
Sur le toit d’un ciel atomisé
En paillettes d’abondance.

Le retard des migrateurs
S’explique par la hardiesse d’équinoxes exocets
Bondissant en bancs argentés
Vers la vallée docile
Où roule un refrain de soupirs.

Attendu au bar des lierres assoupis,
Un grain de lumière, en rupture de saison,
Pépie en mille arcs-en ciel
Au large des domaines lunaires
Où des avant-ponts
Sans perspective ni géométrie repérables,
Surgissent d’un continent doré
Comme un zodiaque sublime.

L’oeil est né ce matin
D’une cascade d’éclair
Rencontrant la carrière d’un quartz limpide.

De discrets donateurs
Enchâssent au frontispice des temples

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