Le Songe des flamboyants de la Renaissance
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Description

Depuis ses débuts, Amadou Elimane Kane déroule avec constance l'obsession d'un poète habité par une seule idée : la Renaissance panafricaine. Sa poésie se veut le tam-tam qui réveille les consciences. "Ton jardin/Parfum de mangue/Goût de flamboyant fleuri/Les arbres sève de créativité/Ouvrent la voie/Vers la renaissance/Vers la liberté !"

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2008
Nombre de lectures 336
EAN13 9782296279377
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0084€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

D U MÊME AUTEUR
AUX ÉDITIONS A CORIA

La Parole du Baobab, poésie, 1999
Poèmes de l’An demain, 2002
Le Palmier blessé, 2005
Le Songe des flamboyants
de la Renaissance
Acoria éditions, 2008
Caya Makhélé, éditeur
Mail : acoriadiffusion@free.fr
Site : www.acoria.net
ISBN 978-2-35572-007-9

Fabrication numérique : Socprest, 2012

Aux termes de code de la propriété intellectuelle, toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle de la présente publication, faite par quelque procédé que ce soit (reprographie, microfilmage, scannérisation, numérisation…) sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Tous droits de reproduction, traduction, d’adaptation et de représentation réservés pour tous pays.
Amadou Elimane Kane


Le Songe des flamboyants
de la Renaissance

Poésie

Préface de
Aminata Sow Fall
Liminaire de
Ramatoulaye Diagne Mbengue
Après-dire de
Marie-Louise Diouf-Sall
Les flamboyants aussi se souviennent de leur mémoire .


À ma mère Khady Kane
À toutes les femmes
À toutes les femmes noires
Qui par leurs générosités océanes
Portent les flambeaux de l’humanité
PRÉFACE
Amadou Elimane Kane nous revient avec Le Songe des Flamboyants de la Renaissance. Un texte remarquable qui, comme un projecteur, illumine tous les chemins de convergences au bout desquels s’opère une fusion miraculeuse entre la Poésie et la vie. Tout récemment, il confiait au quotidien sénégalais « Le Soleil » : « … la poésie, dans mon cheminement, n’est ni plus ni moins que la vie. Et la vie est ouverte à toute forme de questionnements. On ne peut pas enfermer la vie, c’est-à-dire que l’on ne peut pas enfermer la poésie. D’où ce regard que nous avons qui consiste à aller au-delà des frontières, à assumer le chant pluriel » .
Ces propos renseignent non seulement sur les motivations littéraires du poète, mais aussi sur son art. Le Songe des Flamboyants de la Renaissance est un long poème. Entre les dix-neuf titres qu’indique le sommaire, il n’existe en réalité que des temps de « respiration » pendant lesquels le poète dépose sa révolte ou sa passion – ou son ravissement porteur d’espérance – sur un refrain qui sonne comme un leitmotiv :
Comment voulez-vous
Que je me taise
Temps de « respiration » pour rebondir plus haut, plus fort.
Et le poème de couler, comme un fleuve au long cours au gré de ses humeurs, offrant une multitude d’« escales ». Ici le rêve magnifique :
Je cherche…
Toi le berceau de mon verbe
Pour réveiller les soleils de mes libertés
Les soleils de renaissance
Perlés des flambeaux de savoir
Là, la révolte contre toutes les horreurs infligées aux peuples africains. Cri de douleur et d’indignation.
Mais, malgré la colère, malgré les récriminations, tout est miraculeusement atténué dans ce texte par cette lueur qui, nécessairement, pointe à l’horizon de toute poésie. Par les mots, la puissance des images, les sonorités et le rythme – je dirais même les couleurs – les grands poètes créent la magie. Ce sont des alchimistes, ne l’oublions pas. Ils font jaillir la lumière des décombres des horreurs.
En prélude à La Parole du Baobab (1999), Amadou Elimane Kane écrivait :
Poétiser c’est profaner
Le silence hideux
Pour lui offrir
Un acte d’amour et de liberté
Il récidive avec ce dernier texte, en approfondissant sa pensée :
Poétiser c’est faire
Un céleste tissage perlé
De conscience historique
Entre le passé le présent et l’avenir
Pour célébrer
La renaissance parfumée de l’unité africaine
Le souffle de la liberté
La beauté humaine
Toutes les beautés humaines
Et oser chanter
Que la femme porte notre belle humanité.
Le grand mérite de Amadou Elimane Kane, c’est de réussir à conjuguer avec un rare bonheur l’Art, les convictions et les sentiments. Ces trois-là ne font pas toujours bon ménage si l’on se souvient du mot célèbre d’André Gide : « On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments ».
Amadou Elimane Kane est un poète inspiré et de grand talent. Depuis ses débuts, il déroule avec une émouvante constance l’obsession d’un poète habité par une seule idée : la Renaissance panafricaine. Loin de lasser, il récolte des lauriers. On sort de son texte apaisé, confiant, optimiste.
Je ne peux pas m’empêcher d’espérer que, demain, il chantera l’aurore d’un jour béni.


Aminata Sow Fall
Professeur de lettres, écrivaine, romancière
LIMINAIRE
Voici que la magie du dire où nous plonge Le Songe des Flamboyants de la Renaissance nous entraîne dans une double réappropriation : celle de l’histoire et de la poésie, au carrefour duquel se trouve la femme. Écrit Amadou Elimane Kane :
Ma mémoire exhorte le temps
Et ne peut jamais oublier

Ne jamais oublier, voilà la véritable arme contre l’exil, l’alié-nation, l’étrangeté à soi-même. L’Afrique ne doit pas oublier son histoire, non pas celle que le colonisateur lui a apprise mais celle chantée par les femmes. Chantée par les femmes mais aussi écrite par des femmes, par les femmes de N’Der, par Ndaté Yalla, par Ndjombött Mbodj, par la Mulâtresse dans la solitude qui fait sa voix si poignante :
Je porte le nom de ma couleur

L’épopée à Solitude la Mulâtresse montre que l’histoire, la mémoire que la poésie étale n’est pas figée, passée à jamais. Elle demeure vivante car la solitude de la mulâtresse est la nôtre, celle de tout individu que l’on ne désigne que par sa couleur, sa religion, son ethnie… Cette clôture qui isole l’homme et l’expose à la violence aveugle des guerres, des génocides et des blessures de toutes sortes.
Aussi, Amadou Elimane Kane fait-il de la réappropriation de notre histoire, non pas un simple culte du passé, un conservatisme stérile mais un élan vers la construction de notre présent et de notre futur, de notre Afrique et de notre humanité. Il faut qu’advienne la lumière, celle de la connaissance, du respect de l’humain pour que t outes les ombres obscures s’effacent à jamais. Nous devons combattre les ténèbres de l’ignorance, de la peur et de la haine de l’autre :
Il faut démolir les oppressions
Toutes les oppressions

C’est pourquoi la poésie de Amadou Elimane Kane est une poésie de l’action, elle se veut le tam-tam qui réveille les consciences et révèle à l’homme toutes les forces dont il est porteur, à son insu. Nous devons ainsi nous réapproprier la poésie :
Rendez-moi mon tam-tam
Le tam-tam de mes ancêtres
Le tam-tam des femmes de Nder

Passé et présent se rejoignent donc pour orienter notre action, pour que la renaissance advienne de nos mains. Renaître, c’est naître enfin à soi-même, devenir soi-même. Non pas redevenir enfant mais être enfin soi-même, dans la fleur de l’âge, dans cette phase de la vie qui est le témoin du déploiement de toutes nos forces. Cette renaissance ne laisse aucune place ni à l’ombre ni à la négation :
La nuit désormais n’existe plus

Le royaume de la savante reine Ndaté Yalla du Walo est celui dans lequel règne le soleil d’un pouvoir sans partage :
Belle reine savante
Qui transforme la nuit
Aux couleurs de soleil
Le peuple noir sera enfin hors de la nuit. La nuit n’existera plus, ni en Afrique ni ailleurs, car au-delà de l’histoire de l’Afrique, c’est l’histoire de l’humanité que chante le poète, que chantent les femmes. Rejoignant Leibniz et Léopold Sédar Senghor, Amadou Elimane Kane montre bien que l’histoire de l’Afrique, dans sa particularité, exprime l’histoire universelle. En chantant les femmes de Nder, la poésie chante toutes les femmes :
Toutes les femmes noires
Femmes jaunes
Femmes blanches

Amadou Elimane Kane dit ainsi que l’histoire a un sens et que l’homme en est le véritable sujet, c’est-à-dire le principe de toute action. Le sens de l’histoire, c’est de dissiper les ténèbres dans et par l’éclat du soleil. Or, Le Songe des flamboyants de la Renaissance montre que la femme est lumière et que le soleil est la femme. Son être est de flamboyer à jamais :
Ô femmes de Nder c’est vous
Le soleil qui ne se couche jamais
C’est donc par nécessité interne, intrinsèque que poésie, histoire, action s’entremêlent et rejoignent sous le signe de la femme, de toutes les femmes qui n’ont pas trahi.


Ramatoulaye Diagne Mbengue
Maître de conférences,
Département de Philosophie
de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar
Poétiser c’est faire
Un céleste tissage perlé
De conscience historique
Entre le passé le présent et l’avenir
Pour célébrer
La Renaissance parfumée de l’unité africaine
Le souffle de la liberté
La bea

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