Léopold Sédar Senghor
138 pages
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Léopold Sédar Senghor , livre ebook

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Description

Léopold Sédar Senghor le militant et l'homme d'action, mais également le poète devant la Croix : tel est, en résumé, ce qu'il faut retenir de ce livre. Cet essai, sur l'inépuisable oeuvre du défenseur des valeurs de civilisation du monde noir, constitue un outil pédagogique et une orientation de lecture à l'intention des élèves et étudiants de lettres.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2014
Nombre de lectures 54
EAN13 9782336338606
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0064€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Couverture
4e de couverture
Titre
Copyright




















© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-68871-8
Dédicaces


À Daniel Leuwers
Professeur émérite
Université François Rabelais de Tours
(France)
Citation


« La poésie moderne impose à la langue cette tâche paradoxale d’exprimer une signification et en même temps de la cacher. L’obscurité est devenue le principe esthétique dominant. »
Hugo Friedrich ( Structure de la poésie moderne Librairie Générale Française , 1999-Pour la traduction française p. 255)
PRÉFACE
Birahim Thioune est un intellectuel sénégalais au parcours assez inédit. Lorsqu’il vint me voir la première fois à l’IFAN, il était journaliste au « Matin ».
Je le retrouvai quelques années plus tard, inscrit à une thèse de doctorat sur les romanciers chrétiens (de la deuxième génération) du XX ème siècle : Luc Estang, Jean Cayrol, etc.
S’il me demande de le préfacer, c’est que j’estime, de mon côté, son point de vue sur Senghor objectif, ses analyses pertinentes, les sources qu’il utilise assez peu connues. Ce qui lui permet des remarques originales sur le poète sénégalais de renommée mondiale, et dont la bibliographie est déjà abondante.
Enfin j’aime aussi la gratuité de l’entreprise ; ce n’est pas un travail académique poursuivant un diplôme. Mais une recherche « pour le plaisir », ce qui est, pour moi, le test du vrai chercheur. Car si l’activité intellectuelle n’est pas un plaisir – en même temps qu’un travail – on n’est pas un intellectuel. Et si une thèse est une chose importante elle ne doit pas limiter le chercheur ; ses antennes explorent ailleurs.
Certes, Senghor est Sénégalais comme Birahim Thioune, mais son univers religieux « pluridimensionnel » lui est certainement plus étranger que celui de Ch. Hamidou Kane, d’Amadou Lamine Sall ou de Boris Diop.
Les convictions esthétiques et chrétiennes de Senghor à travers sa poésie… Monsieur Thioune ne cherche pas la facilité. Certes il s’en tient à la poésie, et il fait bien. Pour aller plus loin, il eut fallu plonger dans le vécu du fils de Nguilane, avec la rencontre d’autres contradictions.
Nous avons donc apprécié ce travail fait « pour le plaisir », et dans une langue élégante – ce qui devient aussi rare ! On remarquera au passage que Thioune est resté journaliste, et est en passe de devenir critique littéraire. Cet essai spontané témoigne de ce que nous pouvons en attendre. Beaucoup.
Lilyan Kesteloot
Dakar 2006
A VANT-PROPOS
Senghor prolonge la tradition des poètes du symbole, de la musicalité et du lyrisme personnel qui inclut les œuvres de Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Hugo et Mallarmé. Mais il a su apporter l’originalité d’une voix africaine, dans le concert des plus belles voix françaises. À la suite de Paul Claudel et Charles Péguy, il a inscrit sa trajectoire dans le sillon de la spiritualité catholique la plus fervente.
En projetant dans son univers poétique ses acquis scientifiques, sa culture humaniste et sa foi en l’Église rédemptrice, le poète dessine son propre profil de lecteur. L’œuvre senghorienne appelle une lecture totale, non réductrice, englobant dans un même acte interprétatif l’ensemble des éléments qui affirment la permanence des valeurs universelles à travers l’humanisme classique, la Négritude et le catholicisme. Senghor illustre ainsi son expérience de la fraternité panhumaine qui doit sous-tendre les rapports entre les hommes, de tous les horizons et de toutes les races. On ne lit jamais, on ne commente jamais une œuvre littéraire qu’au travers de ses propres obsessions ou de ses manies intellectuelles. Ce livre est le témoignage d’une rencontre entre le génie d’un homme exceptionnel et les repères critiques d’un admirateur enthousiaste.
L’œuvre poétique de Senghor n’est pas une succession de recueils indépendants, mais un ensemble unique de textes qui délimitent un cadre spirituel homogène. Mon dessein est de faire dialoguer des textes et des démarches, dans une vision unifiée qui intègre les options didactiques et les visées esthétiques.
Puisse ce livre aider à mieux comprendre la mission spirituelle et la dimension universelle du poète et de l’humaniste du XX e siècle qu’était Senghor.
L’HOMME ET L’ŒUVRE LITTÉRAIRE
I. L’homme
1906 : (le 9 octobre) Léopold Sédar Senghor naît à Joal, puis son père Basile Diogoye Senghor l’envoie en compagnie de Gnilane Bakhoum, sa mère, à Djilor, village de sa famille maternelle.
1913 : Diogoye, homme prudent, qui entretient avec les religieux de toutes obédiences d’excellentes relations, place son fils Léopold sous la responsabilité du Père Dubois, à la mission catholique de Joal.
1914 : est interné au collège de la mission catholique de Ngasobil, auprès des Pères du Saint-Esprit.
1923 : fréquente le collège Libermann, à Dakar, tenu par les Pères du Saint-Esprit.
1926 : quitte le séminaire pour le cours laïc d’enseignement secondaire où il obtient la première partie du baccalauréat. Option Latin / grec.
1928 : réussit à la deuxième partie du baccalauréat (philosophie) et entre au Lycée Louis le Grand où il fait la connaissance de Georges Pompidou
1931 : collabore au premier numéro de la Revue du Monde noir
1932 : se lie à Aimé Césaire qui vient d’arriver en France et se trouve dans le même lycée
1933 : naturalisé français pour pouvoir passer l’agrégation.
1934 : signe une pétition demandant la candidature de Me Lamine Guèye à la députation, suite au décès de Blaise Diagne. Suit parallèlement des cours de linguistique négro-africaine à l’École pratique des Hautes Études et à l’Institut d’ethnologie de Paris. Débute la même année son service militaire dans l’infanterie coloniale
1935 : termine son service militaire, après son agrégation de grammaire. Il est nommé professeur au Lycée Descartes à Tours
1936 : est membre de la Section française de l’internationale ouvrière (SFIO). Militant syndical actif, il dispense à la bourse du travail de Tours des cours de français à l’intention des ouvriers.
1936/39 : déploie une importante activité de réflexion et de création à cette époque.
1940 : il est fait prisonnier, puis il échappe à l’exécution pour être successivement interné dans plusieurs camps militaires.
1942 : démobilisé, il retrouve son enseignement au Lycée Marcellin-Berthelot, à Saint Maure – des Fossés près de Paris. Il rencontre Tristan Zara et Pablo Picasso.
1944 : il enseigne à l’École nationale de la France d’outre-mer les langues et civilisations négro-africaines.
1945 : il est élu député aux côtés de Lamine Guèye pour représenter l’électorat du 2 e collège (le monde rural).
1949 : il est élu au Conseil de l’Europe.
1951 : il est réélu député du Sénégal au moment où Lamine Guèye perd son siège
1956 : il est à nouveau député du Sénégal. Il est également élu maire de la ville de Thiès.
1957 : cette année voit la création d’une nouvelle formation interafricaine : la convention africaine. Senghor convole en secondes noces avec Colette Hubert.
1958 : il crée l’Union progressiste sénégalaise. C’est l’année de la naissance de Philippe-Maguilen Senghor.
1959 : création de la Fédération du Mali. Senghor occupe les fonctions de Président de l’Assemblée législative fédérale.
1960 :
20 juin, la Fédération du Mali devient indépendante.
22 août le Sénégal rompt avec le Mali et proclame son indépendance.
27 septembre, accession de L. S. Senghor au poste de président de la République du Sénégal. Mamadou Dia devient Président du Conseil de gouvernement.
1962 : brouille entre Senghor et Mamadou Dia, celui-ci est arrêté.
1963 : adoption de la nouvelle constitution du Sénégal. Création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Addis-Abeba.
1966

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