Penser par soi-même
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Description

Chères lectrices, chers lecteurs,
Ce livre n’est pas une œuvre poétique au sens étymologique du mot, mais un répertoire de pensées et de réflexions s’offrant à la fois à la méditation et à la distraction.
Il résume des pans de pensées condensées sous forme de textes courts évitant de vous plonger dans la lecture du contenu étendu d’ouvrages spécialisés.
Toutefois, n’ayant nullement l’intention d’être moraliste, « Penser par soi-même » a pour but de vous divertir par des séquences de poèmes d’amour, de la fête du vin et de la nature.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 novembre 2018
Nombre de lectures 2
EAN13 9791029008924
Langue Français

Exrait

Penser par soi-même
Gabriel Udry
Penser par soi-même
Les Éditions Chapitre.com
123, boulevard de Grenelle 75015 Paris
Du même auteur

COMA ROSE, Éd. Recto Verseau, Romont, Suisse. Épuisé.
AMOUR ET MALVOISIE, éd. La Matze / Sion / Suisse
ETHIQUE DE VIE ET AMOUR CARNIVOR, éd. à la Carte / Sierre/ Suisse
GRAND HOTEL PAR LA PETITE PORTE, éd. à la Carte / Sierre/ Suisse
FAUSSE COUCHE DANS LE CIEL, éd. Chapitre.com / Paris, Prix 2016 : de la Société des Écrivains Valaisans (SEV) Sion/Suisse
LE POUVOIR DES MAINS, éd. Chapitre.com / Paris
© Les Éditions Chapitre.com, 2018
ISBN : 979-10-290-0892-4
Il vous arrivera de trouver des ponctuations incorrectes.
Elles sont là pour vous éveiller !



La plus grande perfection artistique doit être imparfaite, alors elle sera infinie dans on effet.
J E QUESTIONNE
Enfant je voulais être,
Adolescent je voulais mieux être,
Adulte j’optais pour le plus être.
Age mûr, je cherche ce qui me transforme,
Me bâtit, m’instruit, me perfectionne.
Je cherche le moi majuscule
De mes propres désirs.
Sur le chemin de l’existence
Les projets activent mes espérances.
Le quoi, le pourquoi des petits enfants
M’étonnent en me questionnant.
Je leur confie jour après jour
L’essence de mon passé.
Puis j’interroge le ciel
De tous mes quoi (s) spirituels.
Si le monde est imparfait
C’est qu’il est incomplet
Le serait-il ? Que ferais-je ?
Dans un cercle où rien ne bouge,
Il n’y a que des vérités toutes faites,
Des convictions prêtes à l’emploi
S’avalant selon sa foi !
Le pourquoi n’existe pas
Par peur du faux pas.
Pour ma part,
Je postule, je sollicite la vie
Où tout se réinvente,
Tout bouge, tout change.
Dans ce monde où rien n’est figé,
Pas même les étoiles,
Pourquoi ne pas admettre la réalité de l’imparfait
Et construire, établir son destin sur cette toile !
A MI
Ami tu penses à l’au-delà
C’est ton droit !
Mais n’oublie pas ton corps
Toutes les expériences
Se vivent par lui.
Ton corps doués de cinq sens
N’est pas ici seulement pour conquérir
Le futur au-delà.
L’au-delà se vit sans corps physique,
Ne gaspille pas ton temps,
Exploite le présent
Dans la plus grande intensité.
Tu as toute l’éternité
Pour vivre l’au-delà.
Maintenant, ta place est ici.
Ton devoir est de gagner en expérience.
Dieu ne s’ennuie pas sans toi,
Il a les Anges et les Archanges
Pour chanter sa gloire, se distraire
Et même les âmes des trépassés.
Ce qu’Il veut connaître
C’est tes expériences terrestres,
Ce qu’on ne peut faire qu’ici-bas.
D’autre part, si tu as trouvé ta place sur cette terre,
Tu la trouveras dans l’Éternité.
*
La sérénité et la paix procurent l’accomplissement de soi,
La plus grande richesse que tu puisses emporter !
A MOUR APPRIVOISE
Quand l’amour devient altérité
Sans détour le plaisir apparaît.
Le voir, le touché, le sentir,
Sont la cause d’une exaltation.
Dans la lumière de la peau,
Dans la danse des caresses
Réalisant des ballets,
Se lire en braille,
Sur le derme de l’autre,
À la recherche de la connaissance,
Emprisonnée dans les corps.
Les yeux se ferment
Pour mieux ressentir
Le frisson du frôlement.
Délices d’une bouche
Qui mange à la bouche de l’autre
Et s’accouple à son souffle
Pour se dissoudre
Dans le fondu du corps à corps.
A MOUR ET RIGUEUR
Sans la limite de la rigueur
L’amour s’annonce dévastateur.
L’amour envahit sans discernement
L’amour seul, provoque mille plaisirs,
Mille émerveillements, mille désirs,
Mais l’amour seul peut-être ravageur.
La rigueur seule, solide dans son armure
Sans l’amour n’offre que dictature.
Le dosage se trouve dans l’harmonie,
Dans la charte et le pacte noués par l’euphonie.
Encore, faut-il l’admettre, l’émotion
N’est pas contraire à la raison.
Elle donne l’intensité à la vie
Son éclairage illumine, vivifie.
Utilisez l’entonnoir où les deux coulent et s’enchevêtre
Car au filtre de l’intellect ne passe que le suprême.
Il assure l’homogénéité, la paix la joie de vivre,
La conciliation et la concorde qui enivrent.
Si l’amour fait passer bien des choses
Quand la rigueur l’équilibre, l’âme se repose.
Si les deux ensembles n’éclairent pas vos pas !
Amis ! L’un sans l’autre ne partez pas !
A MOUR I
Une tempête électromagnétique
A créé mille pensées
Dans mon cerveau.
En voici une :
Je t’aime
De mille et une façons !
A MOUR
Mon amour ta parole
M’a conduit vers toi,
Vers ta dimension
Qui ouvre au lieu de fermer,
Interroge au lieu de fixer,
M’appelle, m’apprivoise
Au lieu de me posséder.
Je respire ta présence
Avant de t’aimer.
J’entends l’inouï
Écho du désir.
Je respire le parfum
Céleste de ton aura.
Je m’habille d’amour,
Ma bouche affamée
T’embrasse comme je mange.
Ma félicité se noie dans la tienne.
Nous sommes l’arbre et ses branches
Mon amour portons des fruits !
A NONYME
Les surfaces anonymes
Caches des profondeurs
À exploiter
Pour qui sait plonger
Dans leur épaisseur.
A PAISE
Sa profondeur
Montait d’elle,
De son essence.
Son être exhalait
Une pudeur aimantée
Tramant la conversation
Aux étoiles de la voie lactée
Comme aussi aux racines des arbres.
Les délices de ses paroles
Coupaient le silence
En tranches de sensations
Unissant l’esprit
À l’espoir infini
Ouvert à la sensualité
Que la vigueur épousait !
A PRES
Beauté apaisée
S’offrant à la lumière,
Regard de plénitude
Parcourant une chair nue.
Délices de l’après
Aux courbes érogènes.
Évaporation d’amour
Pour mieux revenir.
Promenade de l’iris
Sur corps purifié.
Au jardin des jouissances
S’imprégner
De l’heureuse complétude
De l’amour rassasié.
Sensualité de l’être
Épanoui en bonheur épuré !
A RRIVER À LUI
L’homme de tout temps
A essayé de faire
Descendre Dieu
À sa hauteur,
À le faire apparaître
En prière et en image,
À le faire correspondre,
À le ramener à son niveau
À le rendre compréhensible.
Il inverse les rôles.
C’est à l’homme de s’élever vers Lui.
Lui, pour créer le monde
Il s’est circoncis !
C’est retirer d’une partie de Lui-même.
Donnant un espace à la création.
*
Certain ont besoin de circoncire leur parole
D’autre leurs actions !
A SSEZ VRAI / ASSEZ FAUX
Elle fardait ses dires
De plusieurs facettes.
Je devais sans cesse
Les démaquiller
Avant de les croire.
Ce n’était ni assez vrai
Ni assez faux
Et pourtant cela était.
Mais c’était quoi ?
C’était combien ?
Je jaugeais chaque fois.
À trouver le juste milieu,
J’en perdais la foi.
Elle avait l’habitude
Et finissait par se croire.
Elle m’accablait, dans tout ça,
Elle me trouvait de mauvaise foi !
A U POÈTE
Afin d’écrire
J’ai soustraie voix et plumes
À mes auteurs préférés
*
J’ai tamisé mes pensées
Dans une fine passoire
Puis coulées dans l’entonnoir
Avant de les distiller
Dans mon alambique.
La première extraction
Vous pouvez la lire,
La deuxième extraction
Ou sécrétion du cœur
Vous pouvez la ressentir.
Dans la dernière réduction
Vous trouverez votre chemin
Le mien sera alors effacé.
Une œuvre achevée
Ne pause plus d’interrogation.
Une œuvre inachevée
Laisse au lecteur sa composition.
Laquelle préférez-vous ?
A VEUGLE
L’enthousiasme de l’eau
Du torrent impétueux
À coup de doute
A transformé
Sa vigueur
Dans la plaine
En eau placide
Où chacun, selon son gré,
Fait trempette.
À coup de doutes,
De mouvements lascifs,
Son eau quasi suintante
Se disperse en aveuglement.
La sénilité aux aguets l’empêche
D’entretenir son lit.
Quand soudain
L’arrivée imprévisible
D’une pente rocheuse
Réveille le torrent et le chute.
Par rétrospectivement, il prend connaissance
D’avoir était une eau stagnante si longtemps.
Les yeux maintenant ouverts se projettent
Dans l’avenir en révisant le passé !
Dans la vie il faut parfois être secoué
Pour se rééquilibré !
Pourtant ce cycle se renouvelle parfois.
A VIS
Il n’a d’avis
Que celui qu’on lui donne
Si l’avis
Ne fait pas son effet
Il dit :
On m’a mal conseillé
Et s’il est bon
Il affirme
J’étais bien avisé !
A VOIR / ÊTRE
Ils ne peuvent abandonner
Ni leur douleur, ni leur souffrance,
Ni même leurs habitudes,
Ce peu leur appartient.
Cet avoir impératif
Les empêche d’être,
De quitter ce qu’ils sont
Pour devenir autrement.
Pour réaliser par l’être
Et par leurs goûts intimes
Leurs rêves secrets !
B ÉATITUDE
Elle est amour
Da la tête aux pieds.
Elle se donne
Comme elle donne.
Elle est dans l’amour
Et l’amour y cohabite.
L’évoquer est un bonheur,
La voir est une joie,
L’étreindre une félicité.
Dans la distance même
L’imaginer rend heureux.
Elle n’est pas un fait
Elle est un état !
Qu’elle m’habite
Ou me déserte
Peut importe.
Le fait de la rêver
Me remplit de complétude.
Et m’ouvre à la béatitude !
A GAPE / BÉNÉDICITÉ
C’est autour d’une table
Que nous rencontrons l’autre !
Offrons notre attention à ce repas.
Se nourrir c’est absorber de la vie
Honorer la nature,
Respecter la transformation des aliments.
La nourriture, se regarde, se médite, se goûte
Que ce moment partagé
Édifié par les qualités
De nos échanges de paroles
Nous soit à jamais profitable.
Prendre place autour d’une table
C’est prendre place autour de la vie !
B LASPHÉMER
Non ne blasphémez pas
En blâmant votre corps.
Ce fils de la Terre,
Union de la poussière,
De l’eau et du souffle
Chauffé par le soleil,
Pourquoi serait-il
Moins important que l’âme ?
Elle vous ne la voyez jamais.
Elle squatte votre corps
Comme le gui l’arbre.
Demandez-lui de gagner sa vie
Comme on exige à une mère
De nourrir son enfant
Le pourrait-elle ?
Son pays est le ciel
Que ne vit-elle pas chez-elle ?
Elle revendique tant de sacrifices
Pour son hypothétique futur
Et ne craint pas de vous charger de fatigue.
Doutez-vous que Dieu accorde
Moins d’amour au corps qu’à l’âme.
Les deux sont ses créatures.
Non, ne vous laissez jamais prendre
À mépriser votre corps !
L’âme cette énergie appartient
À un autre monde.
Vous voulez la choyez
Comme un enfant, pourquoi pas !
Mais ne vous laissez pas accuser
De blasphème à cause de votre corps.
B ORNE
Lesté de certitudes
Le vent fouette la falaise,
Se heurtant, se retournant,
Se poussant, se roulant
Sur lui-même, convulsé
De frénétiques mouvements.
Une partie de lui
S’enfuit de côté,
L’autre vers le haut
Avec moins de force
Mais bien plus d’horizon.
Son souffle central s’écrase sur le rocher
À grand fracas.
Il est inutile de s’efforcer
Sans discernement !
Le sage prudemment
Ou audacieusement
Cherche calmement une issue.
La destinée n’est pas un dogme
Mais un prototype variable.
Guidée par le vécu
Elle devient renversante !
C APUCINE
Comme cascade enchantée
Ou gazouillis d’oiseaux
Elle inspirait l’amour
Ce n’était pas une femme
C’était une émotion.
Les mots fleurissaient
Sur sa bouche
Créant
Des horizons de plaisir.
Son regard
Portait des dards
De profondeurs dévorantes
Offrant des prédilections
À toutes sensations
Et son cœur invitait
À la pause,
Près du feu où je brûlais
Comme une bûche !
C ASSURE
Je l’ai aimé
Plus que de raison
Pourtant un jour
La fidélité à moi-même
A pris le pas sur la fidélité promise.
Ma vulnérabilité mise à nue
Ne trouva plus de pudeur
À me séparer d’elle.
Mon cœur envers elle
S’est changé en tendresse.
L’appel de l’espace
M’a lançait vers l’ouvert !
Mon amour aux enchères
Fut promu à la vente !
La séparation en deuil
Le vide, l’inconnu
Se proposa au possible,
Prêt à sortir du fini
Pour se livrer à l’infini,
À l’événementiel !
La vie comme un fleuve
À des affluents et des confluents
Avant de se donner à la mer
Aux vagues intenses !
C E QU ’ ON NE PEUT PAS PRENDRE !
J’ai glissé, lissé, caressé
Frôlé, embrassé,
Ce qu’on ne peut pas prendre.
J’ai joui, pénétré, partagé,
Ce qu’on ne peut pas prendre.
J’ai aimé, enrobé, emballé
Ce qu’on ne peut pas prendre.
J’aurais voulu être
En perpétuelle instance
De saisir et conserver au présent,
Ce qu’on ne peut pas prendre.
J’aurai aimé vivre jeune dans l’éternel présent
Mais le présent ne cesse de devenir passé
Tout en restant toujours là !
C’est un échangisme, jamais le même
Il se mue sans cesse sous le même nom !
Sans vouloir retenir ce qu’il possède,
Cet intangible qu’on ne peut pas prendre,
Ce perpétuel instantané
Devenu instant passé !
Quand je l’appelle dans ma mémoire
Je lui redonne naissance et lui concède son avoir
Mais il n’attache rien et reste
Ce qu’on ne peut pas prendre !
Il coule et coule encore
Comme l’âge des humains
Tout en nous faisant dire demain
Serai-je encore présent !
C ERVEAU OU ŒIL
Est-ce avec l’œil
Où le cerveau
Que se forment les images ?
Ce kaléidoscope de couleurs
S’active en moi,
Passe et disparait.
La capture d’une séquence
Exige habilité.
Tout ne peut être colonisé.
Les images s’intercalent
Dans cet ouragan
De dessins animés,
Provoquant le court-circuit
Et empêchant toute projection claire.
O ! Pouvoir saisir,
La représentation la moins tourmentée.
La cristalliser dans l’écriture
Et vous la livrer en pâture.
Voilà le tour-de-main !
J’écris avec mes phalanges
Pour décharger dans le texte
L’essence de mes pensées
Et vous qui me lisez,
Comment me transposez-vous ?
Quel est votre palette de couleurs ?
Y a-t-il de la musique
Du rythme dans mes mots ?
C ETTE VÉRITÉ
O ! Vérité sans limite
Étalée sur la mer ensoleillée
Comme sur un miroir aveuglant
Que le voyageur contemple de la rive
Sans pouvoir la pénétrer.
Étrange
De ne pouvoir se désaltéré
Devant un océan d’eau
À la beauté aussi éblouissante.
Paradoxe d’insatisfaction
De contempler la vérité
Sans pouvoir la saisir.
*
Un sage a dit :
Une vérité déguisée en réalité c’est :
Étancher sa soif spirituelle
Dans un bénitier !
C HALEUR DU PONANT
Dans le pourpre du soleil du soir,
Symbole de la couleur fraternelle
Unissant l’orient à l’occident
Sous la courbe du ciel,
Les humains peuvent se regarder
Pour mieux se rencontrer !
À la tombée du crépuscule,
Il y a ce qu’on voit,
Et ce qu’on perçoit
Caché dans le numineux !
À cette heure précise il arrive,
Qu’on se remplisse d’émotion
Comme si, on devenait meilleur.
Pris d’une envie amoureuse
D’embrasser le firmament.
Ce numineux qui change
La couleur de la coupole
Pour se faire aimer.
C’est alors que monte l’envie
Soit de se dénuder,
Soit de mettre son plus bel habit
Pour honorer cette rencontre.
On voudrait juste aimer
Ou même pleurer.
Pleur d’amour
De la séparation
De n’avoir vu l’être aimé
Que dans le ciel !
Soir d’émotion, soir de bénédiction
Remplissant le cœur de je ne sais quoi !
Fleur de mon âme, aujourd’hui disparue,
Je me sens près de toi,
Dans la chaleur du ponant
Heureux présent !
C HANGEMENT
Mes passions apaisées
S’enroulent de vertu,
Les anges remplacent
Les démons.
Je ne suis pas pour autant
Plus religieux
Mais dans l’augmentation du spirituel.
Les insultes glissent sur moi
Comme eau sur plumes d’oies.
Mes ennemis servent de miroir
À mes propres défauts.
Je retourne ce miroir vers eux
Afin qu’ils s’y voient aussi.
La faucille de la lune
Ne fauche plus rien.
La clairière de mon soleil
Éclaire ma vie.
Toutes les envies de mes « moi »
Les unes après les autres
Se brisent sur mon unique vertu.
Il ne me reste qu’un désir,
Il ne me reste qu’une vertu
À partager,
La vertu de la vie,
La jouissance de mon humanité !
C HANSON
O poème qui se boit
En chantant comme on boit
Dans l’amitié le levain
Des paroles et du vin.
L’amitié s’élève dans les sons,
Ouvre à l’euphonie du don.
Les mots conversent, se donnent la main
Pour mieux baliser le chemin
Conduisant en harmonie
Au plaisir de l’euphonie.
Profond dévoilement qui grandit,
La double félicité d’être entre amis.
Dans la quiétude de l’accord
De ce partage, l’âme s’évapore
En oubliant l’ombre du chagrin
Qui dépolit du visage le teint.
C HAUMAGE
Sa vertu blessée
Cache son identité,
Son corps affamé
Mendie à la mairie.
Le travail a quitté
Ses bras encore solides.
Dans la forêt il fuit
À l’abri des regards
Autrefois si précieux.
Sur les arbres, sans préjugé
Il pose ses mains, ses bras.
Au tour de leur fût bien épais
Il y trouve sa force.
Pour lui, maintenant,
Les humains robots
Courent vers il ne sait où ?
Ils s’engouffrent dans les bus,
S’engouffrent dans les rues,
Ils se goinfrent de travail
Qu’il n’a plus.
Il se trouble
De ne plus appartenir
Au troupeau !
C O - ÊTRE OU LA VIE
J’ai admiré le ciel,
Le soleil, l’immensité,
Ils m’ont étourdi.
J’ai vécu, peiné, dansé avec la terre
J’ai tellement tourné avec elle
Que je me suis fondu en elle.
Bonheurs et malheurs indicibles
M’ont envahit !
Alors le sommeil éternel m’a mis
Dans le berceau de la terre
Et j’ai revu le ciel !
C ŒUR OU CERVEAU , L ES DEUX C
Quand le désir du cerveau
Se prend pour le désir du cœur,
Il croit se combler.
L’Être au fonds de soi se déchire
Devant ce vide
Où le cœur s’étiole
Et mendie sa part.
Une tête pleine,
Ne fait pas une vie pleine
Si le cœur est privé de son héritage.
Il est plaisant de briller en société.
Mais n’est-il pas plus réconfortant
D’éclairer et d’alimenter son Être ?
Le seul survivant
De la mort programmée !
C OMMENT ?
Comment voulez-vous
Que je m’en sorte
Avec toutes les réalités
Qui composent mon être
Je suis :
Transcendant-divin
Immanent-spirituel.
Céleste-terrestre,
Psycho-physique.
Comment exprimer
Toutes ces réalités.
Dans tous mes états
Je suis le nord,
Je suis le sud
Et l’est et l’ouest,
Le zénith et le nadir.
J’ai cinq sens même un sixième
Et je dois forger un Moi
Qui dirige tout cela ?
Trouver ma pleine conscience
Reliant tous les aspects
Du ciel Père,
De la terre Mère !
On m’appelle homme,
Le fils d’Adam nait sans nombril
Mais moi j’en ai un !
C OMPAGNONS
Ne calomnie
Ni l’amour, ni l’espoir
Même si tu dois tout perdre.
Ce seront tes uniques compagnons
Plus fidèles que tu ne les estimes.
Quand tout tombera
Au tour de toi,
Que même ton squelette
Se pliera en deux,
L’un sera à ta gauche,
L’autre à ta droite,
Comme deux jambes,
Comme deux colonnes.
Ils te redresseront
Plus fort qu’avant.
Ta marche sera assurée
Avec ces deux compagnons !
C ONNAISSANCE
À quoi contribue
La connaissance ?
Est-ce un but ?
Va-t-elle servir au pouvoir,
À l’évolution de l’individu
Sociale ou progressiste ?
À la révélation éthique de l’univers,
À la conduite du monde,
À l’accomplissement du règne humain
Ou à hisser le monde
Dans le monde de l’esprit ?
Pourtant sans elle
On ne sais pas bien vivre !
C ONNAISSANCE SUBTILE
Ou l’initiation.
J’ai reçu le souffle de la lumière
Et j’ai essayer d’approcher mon être.
Le poids de mes convictions m’entravant,
Je ne pu m’élancer vers lui
De peur d’être pris de vertige.
Je resté là bloqué
Au milieu de ma quête,
Lié à mes interrogations.
Tout en étant aspiré vers l’essence
D’un je ne sais quoi appelant
Qu’en vain j’essayais d’appréhender.
L’œil de mon âme
Se voyait au printemps
De la connaissance.
Le poids des dogmes
Me fixer dans l’hiver.
Le fruit n’a-t-il pas d’abord était vert
Avant de murir !
C ONNAISSANCE
Partir dans la jungle
De la connaissance
En revenir
Chargé de lambeaux,
De débris de la Forêt.
En revenir
Détrempé, délavé.
De ronces et de mousses collées
Et trouver à la sortie
La rose au bord du pré !
C ONNAÎTRE
I
Je la connais de bas en haut
Je connais sa chaleur et sa froideur,
Pourtant ce qui reste d’elle
Je l’ignore complètement.
En tout être vit un secret
Qui le rend attractif.
On oublie le connu
Pour s’accrocher à l’inconnu.
Le miroir peut renvoyer la lumière
Mais pas la Lumière elle-même.
Le sens éternel se cache
Heureux qui connait le sens immortel !
C ONNAITRE
Dans la communication,
Par la vie,
Par les autres,
Nous apprenons !
À quoi bon tout cela
Si nous ignorons
Notre propre être,
Notre soi profond.
Nous construisons
Une grande théorie,
Sans base pour l’accomplir.
Savoir édifier sa personnalité
Se connaître, élever son être,
Et l’ajuster à la hauteur de la personnalité
Voilà le mariage à accomplir :
Amener la personnalité au niveau de l’être
Pour ne point claudiquer, dans la vie.
Et être une énigme pour soi-même !
C ONSCIENCE
Ne confondons pas
Un savoir intellectuel
Avec la perception concrète
De la conscience,
A dit un sage !
*
Et je dis :
L’un s’acquière,
L’autre se ressent.
L’un s’apprend,
L’autre se cultive.
L’un est constitué
D’amas dans la mémoire,
L’autre d’essence
Et de lumière.
L’un peut mourir,
L’autre survit.
Pourtant ils vivent
L’un dans l’autre
Comme l’orange
Et ses pépins !
C ONTRARIÉTÉS
Des émotions précipitées
À l’intérieur de moi-même
S’étiraient dans tout mon corps,
Dans tous mes membres
Et je fulminais !
Ces sensations en surnombre
Infiltraient mon entendement
Et le paralysaient.
Pouvoir les décanter, les distiller
Les passer à l’alambique
Pour en tirer l’essence
Me sembler aussi difficile
Que de marcher sur mon ombre.
Des événements trop personnels,
Trop puissants
Trompaient mon jugement
À faire éclater mes neurones !
C OSMIQUE
Si ma spiritualité
Est devenue cosmique
J’aime encore entrer dans une église,
M’élever dans une communication
Commune.
Pourtant, aujourd’hui les chants,
S’ils s’expriment dans notre idiome,
Ils n’ont plus la force des grégoriens
Qui portaient le mystère en le pénétrant.
Les voix graves des hommes
Traversaient l’air
Mêlées à celles légères
Cajolantes des femmes
L’égrégore engendrait
L’inconditionnelle spiritualité !
C OSMOS
En concevant la métaphysique
Un cerveau génital humain
A-t-il pensé à une « Méta-d’âme » ?
Existerait-il dans l’univers,
À part Dieu, bien sûr,
Des agglomérations d’âmes agissantes,
Influençant nos attitudes et nos croyances
Dont les grands Prophètes
Auraient été inspirés ?
Ayant vécu il a des siècles,
Ne les connaissant que par leurs écrits,
Auraient-ils donné à ces inspirations
Et interprétations le nom de Dieu ?
Et vous qu’en pensez-vous ?
Dans l’infini du cosmos
Le Grand Tout a-t-il eu des relais ?
Des Anges et des Archanges ?
Les communications
Et transpositions des récepteurs
Et des diffuseurs
Sont-elles fiables ?
Ou approximatives ?
Dites-moi ?
Est-ce à nous de faire le tri
Pour le plus grand bien du plus grand nombre
Ou juste pour la conviction de chacun ?
C OULEURS - LUMIÈRE
Je ferme les yeux
Les couleurs apparaissent
Plus vivantes, plus belles.
Cette expérience chromatique,
Du sensible se montre réelle.
Mes yeux célestes,
Me permettent de les observer,
De les voir, de les apprécier
Mais les traduire en termes terrestres,
Même ma plume bien exercée,
Ne pourra jamais rendre cette clarté.
Je rêve parfois, dans le ciel limpide
D’un soleil d’hiver, près des sommets
De tenter de les décrire
Mais comment les révéler ?
C OUP DE FOUDRE
Comme un électron
Rencontre à un photon,
L’avoir aperçue provoqua
Une liquéfaction de mon être
Et mon cœur se mit à frappé.
Il ne se passa rien de visible,
Je demeurais là craché,
Attendant une déflagration.
L’éclair m’avait touché
Et mon désir ébloui
Écarquillait les yeux,
Chaviré par ce mystère.
Figé dans mon vêtement,
Étais-ce encore moi ?
Et elle absorbée par son travail
N’avait peut-être rien ressenti ?
Pas même un vertige de l’esprit ?
L’amour est-il un électron libre
Ignorant où il apparaîtra !
La réalité n’est qu’interaction,
Je n’en provocais aucune.
Ma parole restée coite
Bloquée au fond de moi,
Empêchait toute conversation.
C RAYON DE LUMIÈRE
Si le soleil est la lumière de la terre
La lune est sa lampe.
Quand le jour se lève
La lampe s’éteint.
La nuit s’emballe dans le jour
Le soleil dort dans la nuit.
Quand le soleil s’évade
La lune éclaire le monde,
Son reflet se projette
Dans le ciel piqué d’étoiles.
C’est l’heure où j’écris
À la lueur de la lampe
Car entre deux lumières,
La nuit en prière,
Me garde des espaces noirs
Pour que je relate dans le soir,
À l’aide des crayons de lumière
Mes intimes pensées singulières.
C RÉATION
En détachant le fruit de l’arbre
L’âme androïde
S’est vue séparée de son tronc.
L’âme de lumière captée dans la chair
Est devenue fruit
S’est vue nue !
L’Adam sans nombril se regarde.
Cette partie de l’âme spirituelle
Entra dans le corps d’Adam
Et Dieu lui confia la terre.
Cette âme prisonnière du corps
Et de tous ses penchants
N’a de cesse que de retrouver
Son essence, son état androïde !
Elle ne le pourra que par l’expérience,
Elle devra passer par l’initiation à la terre
À l’initiation du ciel,
Pour retrouver son originalité.
*
Quand l’arbre lâche son fruit
Ce n’est que par la terre
Que le fruit peut redevenir un arbre !
Dans l’acceptation de cet héritage
Sans qu’il nous appartienne
Nous n’avons qu’un critère
Celui de la métamorphose,
De conquérir le meilleur de nous-mêmes
Qui ne se révèle que dans l’éthique,
Ainsi par l’honneur reconstruit
Repasser d’un moi d’homme
À un moi humain supérieur !
C RÉATION - CIRCONCISION
Comme l’ermite se retire
Pour se mettre en retrait de l’humanité
Dieu se retira de Lui-même
Par auto-circoncision,
Engendrant ainsi un espace
Pour créer un point, un lieu
Que les hommes appellent Cosmos.
Par ce retrait, il se manifesta
Offrant un espace
À toute la création.
Il enfanta un monde comme rien
À partir de quelque chose de Lui
Il créa ainsi un espace
Vide de Lui-même
Et devint le contenant
D’où le cosmos grandit à l’intérieur
Où se multiplie ce qui vit
À partir du Tout Absolu !
Il confia ce monde aux hommes !
*
S’Il récupérait cette espace
Le monde n’existerait plus !
*
Vous que dites-vous ?
C RÉER
Créer efficace
Voilà l’acte procurant
La récompense suprême,
L’accomplissement,
Le plaisir enviable,
Le retour de satisfaction,
Le supplément de vie,
L’ouverture de l’horizon,
La plénitude durable,
La complétude de l’être,
Sa grandeur !
C RÉPUSCULE ET AUBE
Qui suis-je ?
Je suis essence et lumière.
Je me suis projeté
Dans le noir de la terre
Pour l’éclairer.
Je marie ombre et lumière
Je suis le jour et la nuit,
Le pourpre du crépuscule et du matin.
Je suis le Moi l’Unique Moi
Qui se noie dans la terre et le cosmos
Pour mieux les aimer, les faire vivre.
Je suis le feu du volcan
Solidifiant la roche.
Je suis l’Esprit mariant
Le volatil et le fixe !
C RUAUTÉ
Si les animaux ne connaissent pas
Le sens de la cruauté,
Les humains eux peuvent
La regarder passivement.
Ils voient la souffrance
Et la laisse passer,
Ou cherchent au fond de leur poche
Une monnaie consolatrice.
Quand ils sont eux-mêmes touchés,
ils crient aï o !
On dit
Que la souffrance
Découle de la douleur
Et on se demande
Pourquoi existent-elles ?
Qu’ai-je fait au ciel ?
*
Quand les autres souffrent,
Ceux en manque de satisfaction de soi
Y trouvent leur compte
Et se réjouissent peut-être en secret
Au nom de l’égalité !
D ANS LE FEU
Si ta chair m’appelle,
Si mon désir
Prend feu,
Si tes émanations
Enflamment mes sens
À vouloir les confondre,
Les fusionner,
Je me jette dans le feu.
*
L’amour naît-il d’abord
De la rencontre des esprits
Puis convole-t-il dans les corps
En unité ?
*
Le courant sectionné,
Les corps se séparent.
Est-ce pour mieux recommencer !
D ANS MON ÊTRE
Ce qui est en moi
Ne grandit
Qu’en étant cultiver.
Mon Essence !
Je suis l’aveugle,
Je ne peux te saisir
Mais je peux
Te ressentir,
T’exprimer,
Te grandir,
Te colorer,
Te chercher,
T’enrober de soins.
Je te cultive, je t’élève
Je m’informe dans les livres
Et mes expériences de la vie.
*
O ! Pouvoir porter le discernement
Au-devant de moi-même
Pour exprimer mon humanitude !
D AUPHINS CÉLESTES
Montana-Crans
Navez-vous jamais vu
Des dauphins roses
Dans le ciel
S’étirant dans le vide
Comme voiles de nuages
Soutenus par des pics
Et entre chaque vide
Des percées de soleil
Éclairant le tout ?
Quel spectacle grandiose
Tout n’est que décor !
Voici le premier jour de l’an.
Du balcon de devant,
Face aux Alpes valaisannes
S’emboitant épaule contre épaule,
Ou se séparant d’un peu d’espace
Ouvrant l’accès aux combes et aux vallées.
La magie aidant, en un tour de main
Le ciel s’est nacré de dauphins argentés,
Oubliant les roses comme par enchantement.
Que souhaiter de plus pour s’émerveiller,
Sous ce ciel suspendu juste au-dessus de vous
Sinon d’y ajouter
L’Hymne à la joie de Beethoven !
D E L ’ AIR
De l’air, de l’air,
Donnez-moi de l’air,
De l’air, encore de l’air,
De l’air, l’aliment du feu
Sans lui point de feu.
Pas de feu, pas de passion
À attiser les désirs,
À agrémenter les plaisirs,
À souffler les soupirs.
Sans feu le cœur se trouble,
Sans éclairage, sans lumière,
L’âme en permanence perd
Le souvenir de l’au-delà !
D ÉCEMBRE
Une bûche esseulée
S’effondrait dans la cheminée
En répandant ses cendres.
Dehors une neige affolée
Au gré du vent s’effilochait.
Les voitures tournaient sans fin
Dans le rondpoint.
Mon cerveau fredonnait une chanson
Réanimant de multiples émotions.
Le nez collé à la fenêtre
Je berçais mon être
Et toi par intermittences,
Apparaissais, disparaissais dans la dance.
Suite à ton départ funèbre,
Tu n’es plus que dans mon regard,
Mon âme balaye tes cendres
Seule en ce jour de décembre !
D ÉCIDER
Nous avons décidé
Que nous ne pouvions
Nous décider autre chose ?
Le complexe de nos neurones et synapses
Avaient déjà tout déterminé.
La nature agit-elle de même ?
Est-elle la conclusion
Du dictat des planètes,
Du soleil, de la lune ?
Comment ce peu,
Dont nous sommes conscients,
Agit-il quand nous décidons ?
Sommes-nous en accord avec notre moi,
Nos neurones et notre cerveau ?
Ou faisons-nous que suivre
Un processus déjà amorcé
Par la conjecture ?
Avant de conclure
Avons-nous réfléchi correctement
Où suivons-nous des traces seulement ?
D ÉFAUTS
Ô mes défauts, matière première
De mon amélioration,
Pierre nécessaire à ma construction.
J’aimerais vous changer
Comme le Christ l’eau en vin.
Vous retourner recto verso !
Leviers de mes efforts
Vous boostez ma volonté.
Je peine à vous polir.
Doubles manettes de ma force
Soyez convenables en société !
Comme des enfants turbulents,
Vous chahutez ma vie.
À vous maitriser
Je passe mon temps.
Vous m’êtes si familiers,
Que je peine à vous gronder
Et parfois vous couvre
De spirituelles vanités !
Vous collez à mon être
Comme jumeaux.
Vous déceler n’est pas facile
Parfois je dis : à nous deux !
Voyons qui dirige quand je vous fais face.
Vous vous acharnez à me séduire,
Comment agir pour vous réduire ?
Faut-il vous apprivoiser
Pour mieux vous endiguer
Ou juste cohabiter.
Si vous n’étiez plus
Que ferais-je de ma vie ?
Sans vous
Serais-je encore humain ?

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