Aujourd'hui, je suis en Europe et je suis l'Afrique ! Et je sais, en la langue de Goethe, comment dire Tonnerre !... Et je sais, comme Molière, faire Foudre et Ouragan !... Et l'Afrique n'a pas encore fini de s'inscrire en moi ! Et l'Afrique n'a pas encore fini de con- quérir le monde ! Et l'Afrique n'a pas encore fini de livrer des combats !... Et l'Afrique a encore beaucoup à dire [...] Et mon fleuve utérin, aux eaux bouillantes et grises, me rap- pelle encore les lieux de mon enfance. Et les monts miens qui, majestueux, s'élancent vers les cieux. Et leurs sommets de basalte noir vers moi tendus ! Et les encens d'oi- gnons frits, de café et de cacao !... Et cette autre senteur ? Celle des aïeuls trépassés !... Et leur silence et leurs cris ! Et mon cri à moi, qui déchire la neige pour encore au ciel monter et embrasser le soleil et lui dire merci, et lui dire qu'ici, je suis bien plus qu'en vie!<< Nous sommes au vingt et unième siècle. C'est l'ère de la mondialisation. Le monde change et les choses se bousculent. Vous avez dit Internet? Vous avez dit monde virtuel ? Vous avez dit technologies de l'information et de la communication? Et l'Afrique dans tout cela? Surtout ne pas être des restes !... Et au rendez-vous du donner et du recevoir, lorsque les continents, d'un commun accord rimeront l'universelle chanson, peut-être en résulte- ra-t-il un monde meilleur ? Et quelle sera la part de la science? Et quelle sera la part de l'Amour? »