Treize nouvelles, et notamment dix textes poignants sur des femmes homosexuelles, fières malgré les humiliations… On néglige que l’homosexualité n’a pas toujours été une “évidence“, le propos de Marie-José Noëll se charge d’invoquer les persécutions plus ou moins patentes d’une société qui souvent, peine à envisager la différence comme autre chose qu’une tare à condamner. Si la lutte contre l’homophobie rappelle celle menée contre le SIDA, c’est en partie parce qu’elle s’est progressivement éteinte à la fin des années quatre-vingt-dix, considérant bravement que l’image du pire se situait essentiellement dans le rétroviseur. Ingénuité bonhomme que le recueil de nouvelles de Marie-José Noëll permet de mettre au jour. De sa condamnation récente à sa légitimité antérieure, on oublie à tort que l’homophobie a perduré et subsiste encore, autant que sa réprobation constitue un acquis fragile, neuf et que les discriminations à l’égard des homosexuels se font désormais insidieusement… Un livre-rappel qui ne doit pas rester sans suite. Si la lutte contre l’homophobie rappelle celle menée contre le SIDA, c’est en partie parce qu’elle s’est progressivement éteinte à la fin des années quatre-vingt-dix, considérant bravement que l’image du pire se situait essentiellement dans le rétroviseur. Ingénuité bonhomme que le recueil de nouvelles de Marie-José Noëll permet de mettre au jour. De sa condamnation récente à sa légitimité antérieure, on oublie à tort que l’homophobie a perduré et subsiste encore, autant que sa réprobation constitue un acquis fragile, neuf et que les discriminations à l’égard des homosexuels se font désormais insidieusement… Un livre-rappel qui ne doit pas rester sans suite.