Cas d’école
133 pages
Français

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Cas d’école , livre ebook

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Description

Au milieu du XXIe siècle, deux jumeaux plus rivaux que complices explorent ensemble le passé de leur mère, dans l’espoir de découvrir qui est ce père inconnu qu’elle a rayé de son existence quarante ans auparavant. Leurs recherches tournent à une véritable enquête. Chacun à sa manière, tous les membres de cette famille très étrange sont des «cas d’école», reliés par une caractéristique commune : ils ont été profondément marqués par leur éducation et leur parcours scolaire. A travers cette fable émouvante et drôle, Michel Hutt aborde de manière plus sérieuse qu’il n’y paraît les questions de la pédagogie, des relations familiales, de la parentalité, de l’équilibre psychologique. Inspiré par la CNV et les récents apports des neurosciences, ainsi que par ses vingt-sept années de service dans l’Education Nationale, il se penche sur les dysfonctionnements du «système éducatif» actuel pour esquisser le portrait d’une école plus effi cace et plus épanouissante. Un roman tonique et surprenant, à mettre dans les mains de tous les enseignants et (futurs) parents d’élèves !

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 17 avril 2018
Nombre de lectures 13
EAN13 9782364291249
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0825€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Cas d'école
Titre

Michel HUTT
Cas d’école


Préface de Julien Peron












www.yvesmichel.org
Exergue


Quels pédagogues nous étions, quand nous n’avions pas le souci de la pédagogie !
Daniel Pennac, Comme un roman
Dedicace


Aux enfants d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
MH
Préface
Dans le monde entier, des personnes de tous âges, et de toutes origines, se mobilisent. Elles se mobilisent pour offrir un avenir meilleur à nos enfants, grâce à des actions simples : cours d’empathie, de méditation, permaculture, écoute active… elles aident naturellement les adultes de demain à être en phase avec eux - mêmes et avec le monde qui les entoure .
Diagnostiqué dyslexique et dysorthographique dès la maternelle, l’école a plus été pour moi un terrain de jeux qu’autre chose.
Je me suis vite aperçu qu’on essayait de me mettre sur des rails, qu’il fallait gentiment faire comme tout le monde et ne surtout pas en sortir. L’éducation ; je la dois à mes parents et à la vie. D’où mon projet d’ouverture d’une école alternative. « L’école de la vie ».
C’est dans l’expérience de la vie, dans les lectures, et en voyageant à travers le monde que je me suis construit. La vie est une formation continue, où la créativité et les échecs sont nos meilleurs alliés, où la soif de découverte est si intense qu’elle nous pousse à sortir de notre zone de confort, à croire en nous et en nos capacités. C’est comprendre par soi - même que nous sommes intimement liés à la nature et que nous sommes tous complémentaires. L’empathie, la bienveillance, l’altruisme, le désir d’approfondir les relations humaines font partie de notre quotidien.
J’ai cré é mon entreprise à l’âge de 23 ans avec un objectif en tête : apporter une pierre positive pour un monde meilleur. Quinze ans après, notre site internet « Neo-Bienetre » représente plus de 10 millions de vues, et notre chaîne You T ube du même nom, plus de 3,5 millions ! C’est autant de graines semées et de prise s de conscience. Je voyage depuis 25 ans à travers le monde et, systématiquement, lorsque je reviens en France, j’entends cette petite voix dans ma tête qui me dit : tout part de l’éducation.
Si nous souhaitons un monde meilleur, alors nous devons accompagner nos enfants vers un épanouissement de l’être et non de l’avoir. Force est de constater que notre système éducatif nécessite un changement en profondeur et que le chemin sera long avant d’y arriver. Je fais partie de ceux qui pensent que le changement est en nous, afin que la magie opère, nous devons avant tout l’incarner au plus profond de notre être. Gandhi le disait si bien : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Le métier d’enseignant est un véritable défi du quotidien. En effet, les professeurs, quel que soit leur niveau d’enseignement, ont l’immense responsabilité d’accompagner les enfants dans leurs apprentissages, et plus généralement de les élever et de leur donner des clefs pour une vie épanouie.
Cas d’école propose quelques conseils pour améliorer ces relations privilégiées, qui peuvent changer la vie d’un élève… Je défie quiconque d’être enseignant juste une journée☺ .
À l’époque déjà, Maria Montessori insistait sur l’importance du rôle de l’éducateur. De nos jours, c’est notamment Catherine Gueguen, pionnière de l’éducation positive, qui nous donne des pistes pour appliquer ces principes au sein de la classe. Selon elle, « la relation avec les élèves est au cœur du métier d’enseignant, ce qui en fait une profession très difficile. Or , cette relation peut s’améliorer, se travailler ».
Bien souvent au sein de l’école, on ne s’intéresse pas aux émotions et elles y sont même réprimées. Pourtant, ce sont de véritables alliées qui , replacées au cœur des apprentissages, permettent de développer des compétences sociales et émotionnelles, autant chez les enseignants que chez les élèves ! Il existe déjà des programmes (travaux pratiques, jeux de rôles) à travers lesquels on peut apprendre à exprimer ses émotions, à comprendre leurs causes, à savoir y faire face…
Les enseignants qui développent ces capacités se sentent plus compétents et ont beaucoup moins de risque de burn-out.
É motions et réflexions sont liées, les unes ne vont pas sans les autres, il serait donc tout à fait logique qu’elles soient utilisées à l’école !
Les enfants sont naturellement curieux, c’est le rôle des adultes d’encourager cette curiosité et de fournir un milieu sécurisant pour l’exploration, à la fois physique et émotionnelle. En effet , l’interaction sociale exerce une forte influence sur le processus d’apprentissage. Il est incroyable de voir à quel point les enfants apprennent durant les premières années de leur vie !
Daniel Pennac, ancien enseignant et écrivain, l’a affirmé : « On ne force pas une curiosité, on l’éveille. »
Les parents sont de véritables modèles pour les enfants, et il est donc impératif qu’ils soient eux-mêmes curieux. Visite de musées, musique, balade en nature, expositions, ateliers parents/enfants… en rentrant dans le jeu de la découverte comme si le parent apprenait aussi pour la première fois qu’il y a des escargots dans le jardin, il maintient les enfants en éveil. Et vous vous rendrez rapidement compte que vous apprendrez en même temps qu’eux !
Chapitre 1 : Profite, ma fille…
À travers le trou de la table de massage, Ermina observait les orteils aux ongles rouges de celle qui lui pétrissait délicieusement les épaules. Ces pieds-là ne paraissaient pas appartenir à la jolie blonde aux yeux d’émeraude qui l’avait installée cinq minutes auparavant. Ils étaient petits, dodus. Des pieds de femme plutôt âgée. Les mains, quant à elles, étaient douces et toniques : celles d’une jeunette, forcément. Elles dansaient littéralement sur la colonne vertébrale d’Ermina. Lorsqu’elles atteignirent le bassin, celle-ci sentit le tablier de la masseuse lui chatouiller légèrement le haut du crâne. Petite, probablement, comme ses pieds. À chaque aller-retour des phalanges agiles le long de son dos, Ermina se relâchait un peu plus. Ses pensées se mirent à vagabonder, portées par la musique suave distillée en sourdine. Un machin « spécial sérénité » mêlant flûte de pan en boîte et bruit de vagues. Le genre de soupe qu’elle ne supportait pas, d’ordinaire. Mais là, confortablement allongée, les muscles bien détendus, elle lâchait prise complètement. C’était bon.
Soudain, quelque part dans le monde réel, les premières notes du Printemps de Vivaldi se firent entendre, créant avec la litanie relaxante une belle cacophonie. Un portable sonnait de l’autre côté de la cloison. Il fallut dix bonnes secondes à Ermina pour identifier son propre téléphone.
Ah, flûte, c’est malin !
Elle avait oublié de l’éteindre après avoir consulté ses messages d ans le tram qui la conduisait au Palais des Sens . Lorsque l’agaçant appareil se tut enfin, il lui fallut un bon moment pour retrouver un niveau de détente satisfaisant.
Ce n’est pourtant pas compliqu é de couper son portable !
La masseuse déplia une serviette tiède sur le dos d’Ermina et contourna la table pour s’occuper de ses jambes. Étrange sensation, qui la ramena très loin en arrière. Madeleine de Proust tactile. Enfant, elle passait chaque été deux semaines à la mer, avec son frère. Son moment préféré était la sortie de l’eau, lorsqu’elle s’étendait à plat ventre sur le sable brûlant et que sa mère la couvrait d’un drap de bain chauffé au soleil, pour qu’elle sèche sans risquer de rougir. Toute à cette douce réminiscence, elle laissa son esprit divaguer. Elle crut entendre le cri des mouettes, le bruit du ressac, le rire de Félix…
Félix… Maman… Les vacances… La plage… L’été… et… le Printemps ! Douche froide. Bien qu’étouffée, la sonnerie parut extrêmement intrusive à la jeune femme, et pour cause. Ermina se prit à détester Vivaldi. Même les interminables musiques d’attente des serveu

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