Ce Que J ai Fait de ma Vie
108 pages
Français

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Ce Que J'ai Fait de ma Vie , livre ebook

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Description

Andréa, jeune fille pleine de vie, qui est orpheline de père vient de joindre le milieu universitaire d'Abidjan après l'obtention de son baccalauréat dans une petite ville de l'intérieur. Piégée par les vices de ce nouveau milieu de vie, la jeune fille abandonne son objectif, tissant des amitiés avec des personnes de moeurs légères. Elle adopte ainsi un style de vie bien particulier, défiant les règles morales et religieuses. Il s'ensuit et se succèdent drame et tragédie sous son regard impuissant et rempli de regret

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 27 juillet 2021
Nombre de lectures 1 173
EAN13 9782492228025
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

ABOUBAKAR SEKONGO
Ce Que J'ai fait de ma Vie
Roman
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Chapitre I : Tout pour réussir mes études
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Il était trois heures du matinlorsqu’Ismaël et moi prîmes le chemin de la maison. Nous étions joyeux, car nous venions d’obtenir notre baccalauréat grâce à toutes ces dures journées de travail acharné, d’études et de révisions permanentes. Dit-on, seul le travail paye. Il était donc tout à
fait normal qu’onait été admis à cet examen.
Comme la plupart de nos amis, nous nous rendîmes ce jour au « Night show » après avoir reçu les félicitations de nos proches.C’est un bardu centre-ville qui accueillait
la plupart des personnalités qui venaient dans la ville pour
passer du temps avec les belles-de-nuit.C’est un endroitqui n’étaitpas du tout conseillé pour les jeunes gens de mon âge, mais pour cette occasion assez spéciale, mes camarades avaientdécidé qu’on s’y rende pourcélébrer notre réussite.
Habituellement, je ne fréquentais pas ce genre d’endroit. Cependant, ce soir-là,je n’avais pas le choix. Les autres bacheliers de ma classe n’auraient pas toléré mon absence à cette fête. Marie particulièrement. Elle avait pris
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le soin d’organiser cette cérémonie avec l’aide dequatre autres filles et deux garçons dont Ismaël.
Ismaël était sage et intelligent comme moi. Il était érudit et polymathe.En classe, on l’avait surnommé « L’intello». Il réussissait à être premier dans toutes les matières. Depuis la classe de sixième, il avait gardé sa casquette de major de notre promotion. Personne ne pouvait
la lui arracher même en étudiant jour et nuit. Je le dis parce que j’avais souvent essayé, encouragée par ma mère qui le citait toujours comme bon exemple.Jamais je n’avais pu le détrôner malgré mes efforts. Mais bon !J’aimais bien ce défi.
Vouloirêtre meilleur qu’Ismaël me permettait d’être parmi les meilleurs élèves de mon école. J’étais tout le temps parmi les trois premiers. Pour moi, c’étaitassez satisfaisant même si maman pensait le contraire. Elle n’arrêtait pas de me harceler avec: « Tu doisces phrases être la première. Tu vois Ismaël ? Il est tout le temps le major de votre promotion.». Certaines fois, quand j’en avais
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marre, je répondais ainsi : « Maman, je fais également partir des meilleurs élèves de mon école. ».Maman n’aimait pas du tout m’entendre me défendre de la sorte. Elleétait certaine qu’il était possible de faire mieux.Peut-être avait-elle raison! Si j’avais pu occuper le premier rang ne serait-ce qu’une fois,personnes de ma classe auraient plusieurs mieux apprécié mes résultats. En fait,vu que j’étais la voisine de classe d’Ismaëlet que lui et moi étions très proches, quelquesélèves pensaient qu’il m’aidait à faire mes devoirs.J’en souffrais souvent. Surtout quand ces derniers me disaient ce genre de bêtises : « Pardon, si Ismaël te donne le pétrole il faut penser à nous ô. ». Merde !Qu’ils étaient pauvres d’esprit! Penser que tricher était une solution pour être meilleur ! Au contraire, la tricherie voleà l’être toutes ses richesses en terme de compétence, de connaissance, de valeur également. Disais-je, la tricherie est une maladie dont je ne veux jamais souffrir.Je n’avais aucune peur de découvrir le contenu des livres. Je prenais plutôt du plaisir à dévorer des savoirsqu’ils gardent précieusement. Oui! Les livres étaient mes plus grands amis. Les livres de sciences
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particulièrement. Je traitais au moins dix exercices de mathématiques et de sciences physiques chaque jour. Je pus ainsi obtenir la mention « très bien » au baccalauréat, tout comme Ismaël. Grâce à ce résultat, je prouvai à tous que j’étaisaussi bon élève que lui.Bref…
Au « Night show », Ismaël et moi étions assis dans le même canapé. Nous discutions de tout et de rien. Nous parlions surtout de la soirée qui nous ennuyait alors que tous les autres avaient l’air de bien s’amuser.Nous pensions que la soirée aurait été plus belle si elle avait eu lieu dans un cadre plus adaptéà notre tranche d’âge. Ismaël m’avait même confié qu’il avaitproposé sa cour familiale pour la fête. Les autres organisateurs, hélas, avaient refusé. Ils préféraient être loin du regard des parents pour pouvoir s’adonner aux pires bassesses qui leur traversaient l’esprit.
Vous aurez dû être là pour y croire ! A une heure tardive,Marie et d’autres amis s’adonnèrentà des pratiques et des attouchements pas du tout catholiques qui allaient à
l’encontre de mesprincipes.Je m’approchai de Mariequand
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je la vis se trémousser au milieu des hommes. Je lui conseillai de faire preuve de maturité et de sagesse pour avoir le respect des jeunes garçons.Elle ne m’écouta pas. Au contraire, elle continuad’attirer le regard et l’attention des adolescents qui la tiraient de tous les côtés.J’avoue que j’eus mal, car c’est une filleque je connaissais depuis l’enfance. Elle me paraissait assez timide et innocente. Jamais je n’aurais pu l’imaginerposer de tels actes. « C’est un jour un jour exceptionnel.Il faut l’immortaliser. », criait un élève qui me prit de force dans ses bras alors que je rejoignais ma place. De loin, Ismaël suivit la scène. Il s’approcha puis meretira des mains de ce dernier avant de lui donner une gifle. Tous les deux, nous partîmes de cet endroit aussitôt.
Nous prîmes le chemin de retour, main dans la main.
L’air frais de la nuit surfilait sur nos peaux.Une bouffée de chaleur remontait en même temps de nos pieds à nos lèvres. Je crois que c’était l’effet de l’amour. En réalité, j’étaisun peu amoureuse d'Ismaël. Lui également avait des sentiments pour moi.Il ne me l’avait pasToutavoué, mais je le savais. 9
se lisait dans son regard et ses gestes.J’étais une belle femmeen plus d’être intelligenteet bien éduquée.J’étais le genre de femme que la plupart des parents de la ville voulaient comme belle-fille.Plusieurs d’entre euxavaient fait le premier pas pour demander ma main pour leur fils. Même si la traditionl’autorisait, mesparents préféraient me laisser étudier, réussirà m’insérer dans le milieu professionnel avant de me donner en mariage.J’étais entièrement d’accord avec cette vision de la vie. Ismaël pensait également que c’était la meilleure chose à faire. Je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles il s’était retenu de m’avouer ses sentimentscette nuit-là.Il m’avait raccompagnée jusqu’à ma porte avant d’aller chez lui. Il habitait juste à quelques mètres de chez moi,mais j’eus un
peu peur qu’il rentre tout seul, bien que Kafoka, la ville dans laquelle nous vivions, était assez paisible. Rarement, on avait entendu parler de cas dagressions. Les rues éclairées favorisaient cette sécurité. En outre, les populations vivaient en parfaite cohésion, car toutes les familles dans les quartiers se connaissaient depuis plusieurs années.
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