Cette aube sur le lac Kivu…
340 pages
Français

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Cette aube sur le lac Kivu… , livre ebook

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Description

Gian Tomini a deux passions : l'Afrique et sa famille, et l´une ne va pas sans l´autre. Devant chacune, devant le joyau bleu du lac Kivu dans son écrin d´émeraude, devant ses petites filles jouant nu-pieds dans la poussière rouge du Rwanda, il s'émerveille et parvient en termes simples et évocateurs à nous communiquer son enchantement. Ce livre est un livre sur le labeur, sur l´angoisse, sur la guerre, sur le sang. Mais c´est aussi l´exaltation d´une nature prodigieuse, d´un peuple courageux, d´une famille opiniâtre. Et, surtout, c´est l´incroyable chronique d´une vie aventureuse à travers un demi-siècle de vicissitudes et d'expériences fabuleuses, qui nous fait toucher de l´intérieur les luttes qui entourèrent l'indépendance du Congo ou les affres du génocide rwandais.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 juin 2015
Nombre de lectures 0
EAN13 9791022500869
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,1000€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Présentation du livre et points de ventes sur
www.cetteaubesurlelackivu.com
Distribué en France par :
Albouraq Diffusion Distribution
7, rue Henri François
77330 Ozoir-la-Ferrière
FRANCE
Tél. : 01 60 34 37 50
Fax : 01 60 34 35 63
E-mail : distribution@albouraq.com
Distribué en Belgique par :
La Caravelle S.D.L
303 rue du pre aux oies
1130 Bruxelles
BELGIQUE
Tél. : 00.32.22.40.93.00
Fax. : 00.32.22.16.35.98
info@sdlcaravelle.com
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18, rue des Fossés Saint Bernard
75005 Paris
Tél. : 01 40 51 85 33
Fax : 01 40 46 06 46
Site Web : www.orient-lib.com
E-mail : orient-lib@orient-lib.com
Librairie Albouraq
91, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
Tel : 01 48 05 04 27
Fax : 09 70 62 89 94
E-mail : librairie11@albouraq.com
Site Web : www.albouraq.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous les pays à l’auteur.
1431-2010
ISBN 978-2-84161-467-7 // EAN 9782841614677
Cette Aube sur le Lac Kivu…
Gian Alberto Tomini
Avec la collaboration d’Alberto Picotti
Refonte du texte : Béatrice et Renata Tomini
Traduction : Michel Mayéné et Nicole Merlo
Nos remerciements vont à :
Alberto Picotti, qui a cru au projet de Papa et rédigé la version italienne de cet ouvrage.
Nicole Merlo, qui, dans sa première traduction, a su saisir et mettre en évidence toute l’âme de l’histoire de notre papa.
Michel Mayéné qui a su faire ressortir les sentiments véritables de Papa et traduit ce livre tel que nous l’avions dans notre cœur.
Béatrice et Renata
A Maman Dina
Ange héroïque de notre foyer
Et à mes chers petits-enfants
Michael, Sara, Cinzia
GIAN
C ARTE DU R WANDA
P RÉFACE
Cette aube sur le lac Kivu, c’est l’aube de la vie pour un émigrant du Frioul, une aube de vie authentique.
J’ai vécu moi aussi, sur le lac Kivu, les mêmes sensations. Aussi, devant ce livre, me suis-je cru replongé dans une autre époque, une époque à moi, infiniment vivante.
Cet ouvrage est une chronique dense et passionnée, pleine de noms, d’événements, de tensions, d’enfants, de drames, de larmes.
Un récit tellement spontané qu’on lui pardonne par-ci par-là un manque de musique littéraire, car elle est étouffée par la musique d’une existence ardente et généreuse, farouche et obstinée, une existence typiquement frioulane.
C’est un regard jeté sur la vie de tous ceux qui sont amenés à voyager pour travailler.
C’est un volume plein d’événements, de coutumes, d’observations, de simples descriptions, de joyeuses interventions, de ces petites astuces qu’on ne trouve que dans la grande Afrique. Le tout à travers un dialogue, à la fois léger et dense, avec soi-même et avec le lecteur : c’est l’attrait principal de ce livre.
Page après page, aventures et mésaventures nous font découvrir la vie d’un entrepreneur et de sa famille en Afrique équatoriale, les mille embûches psychologiques de la confrontation de races différentes, des aberrations et des atrocités, le droit et les règles des peuples.
Ce sont les vicissitudes d’une vie qui en croise mille autres pour un moment, avec une humanité simple mais curieuse, jamais banale, toujours humble. C’est ainsi que tout livre devrait être écrit.
Celui qui a aimé l’Afrique ou qui a été touché par sa diversité, celui qui veut nouer une relation intense avec un homme inconnu qui a sillonné les routes de la Terre comme une laborieuse abeille, mais aussi dans l’esprit du voyageur d’antan, à travers un monde un peu fantastique, un monde dramatique par ses luttes pour le pouvoir, que celui-là lise l’histoire de cette vie passée mais toujours actuelle. Il y trouvera des événements et des témoignages, de la colonisation la plus dure à l’indépendance la plus folle et la plus hallucinante, la tragédie de Kindu dans tous ses détails véridiques et précis, mêlés à la vie de cette famille et à celle du narrateur, toujours prêt à tout risquer, même un œil à quarante ans.
Et, tout à la fois, ce livre revêt une dimension historique et ethnographique : c’est une chronique du Congo des années 1960 et 1970. Mais, surtout, c’est un chant d’amour pour l’Afrique de ces Européens qui y travaillèrent des dizaines d’années, jusqu’à l’ultime tragédie rwandaise.
Une Afrique qui a rendu malade le cœur de tant de gens… Ces gens dont on peut ici, pour un moment, revivre les expériences, ces gens qui ont vécu et travaillé avec la tête et les mains, avec philosophie et patience, avec générosité et angoisse, alternant sans cesse douleurs et joies.
Cette maladie, on l’appelle en Italie le « mal d’Afrique ». C’est une maladie très douce et très cruelle, avec laquelle on peut vivre jusqu’à un âge avancé, mais dont on ne peut guérir.
Extraits du texte de Stanislao Nievo Rome 1999
L’ ULTIME RETOUR
Ernesta est assise à mes côtés. Le grand Boeing 747 roule déjà sur la piste du petit mais moderne aéroport Grégoire Kayibanda de Kigali. La piste s’étend au milieu des vertes collines de ce Rwanda où nous avons passé de longues et riches périodes de notre vie. À présent, nous nous préparons à le quitter, mais juste le temps nécessaire pour une intervention chirurgicale en Italie. Les problèmes de santé ne sont pas chose nouvelle pour moi, mais, sincèrement, celui-ci m’inquiète un peu par son caractère insidieux. Toutefois, nous sommes d’une sérénité angélique : en quarante-six ans d’Afrique, nous nous sommes sortis de trop d’expériences douloureuses pour redouter ce nouvel écueil.
Nous avons confié notre maison à nos deux boys , Siméon et Félicien, et le grand jardin qui l’entoure est gardé, surtout la nuit, par Jos Mugaruka, le zamu . En outre, nous pouvons compter sur nos trois formidables bergers alsaciens, Yoghi, Balù et Dylan, qui veillent tout en faisant semblant de dormir.
Nous partons donc rassurés et même détendus puisque nous sommes enfin assis. Une position fort rare pour nous qui sommes habitués depuis toujours à nous activer de tous côtés toute la journée.
Le Jumbo Jet a pris de l’altitude et les grandes parcelles géométriques tantôt vertes tantôt couleur de terre qui couvrent les collines survolées s’amenuisent jusqu’à disparaître complètement à nos yeux. Nos yeux qui les poursuivaient à travers le hublot, comme si nous ne les avions jamais vues.
En moins de huit heures, après une brève escale à Nairobi, notre vol Air France s’achève à Paris. De là, encore un petit saut et nous atteindrons « Venise Marco Polo » où nous attendra Beatrice, notre gentille fille aînée déjà rentrée depuis trois ans, essentiellement pour permettre à Michael et Sara d’achever leurs études en Italie. En effet, là voilà ! Un sourire aux lèvres, elle quitte la Ford Sierra stationnée non loin de l’aéroport pour venir à notre rencontre. Son allure toujours élégante et gracieuse cache un tempérament décidé, déterminé et entreprenant. Tout au long de l’autoroute qui nous conduira enfin vers notre Frioul, Beatrice aiguille la conversation vers le programme chirurgical qui m’attend. Mais moi qui ai surtout envie d’avoir des nouvelles de mes petits-enfants, j’oriente les propos dans cette direction. Les études marchent bien, assure Beatrice. Même l’écueil de la langue italienne, ils l’ont rapidement surmonté tous deux. Quant à l’insertion, pas de problème pour Michael, l’aîné, qui est doué pour le sport, spécialement le football, dans lequel il s’est déjà fait remarquer.
Ernesta s’en réjouit. Moi aussi naturellement, mais je pense à Sara, la plus jeune, qui souffre tant de la nostalgie de son Afrique, et de se retrouver si loin de son papa Gérard qui est resté là-bas pour gérer l’entreprise familiale.
Au péage de Latisana, nous quittons l’autoroute et rejoignons notre maison de Codroipo après avoir zigzagué par la vaste campagne, car les routes secondaires ont été contraintes de suivre d’antiques tracés le long des limites de certaines propriétés.
Ma maison, ma maison !… Mais, me dis-je à chaque retour, ma maison, c’est aussi celle de Kigali. Eh bien, laquelle des deux est le plus « ma » maison ? Celle-ci, que

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