Karaté et petits « satoris »
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Karaté et petits « satoris » , livre ebook

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Description

Depuis les années 1960 le karaté s’est développé dans le monde grâce au début à des démonstrations et un côté spectaculaire dans la plupart des cas qui est à l’opposé du karaté originel. En réalité, on ne dit pas « karaté » mais « karaté do » car il s’agit d’une discipline traditionnelle plus ou moins secrète venant d’Okinawa, une petite Ile japonaise qui a longtemps été chinoise.
Le « do » dans « karaté do » signifie tradition et apprentissage d’une sagesse ; c’est un art de vivre ne recherchant pas le côté démonstratif.
Jacques Tapol, est le premier Champion du Monde français de la catégorie mi-lourd en 1986 à Sydney ; sa carrière sportive finie, il se consacre ensuite à l’enseignement pour devenir un professeur exigeant et plein d’humour.
« Karaté et petits satoris » n’est pas un livre de techniques mais de réflexions simples qui s’adresse à des pratiquants et des non pratiquants.
Il est parsemé d’expériences, de duels épiques, de grandes réussites et d’échecs cuisants, comme dans la vie…
Les « petits satori » sont les expériences et enseignements nés de ce parcours original.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 mars 2016
Nombre de lectures 6
EAN13 9782312045313
Langue Français

Extrait

Karaté
Jacques Tapol
Karaté
et petits « Satoris »











LES ÉDITIONS DU NET 126, rue du Landy 93400 St Ouen
© Les Éditions du Net, 2016 ISBN : 978-2-312-04531-3
Avant-Propos
Je me suis longtemps cherché avant de trouver ma voie, ma personnalité, mon style, pour être heureux, tout simplement. Le karaté-dô m’a permis de mettre en œuvre des règles et de découvrir leur utilité dans la vie courante.
Jeune, j’ai eu besoin de combattre, de tester mes réactions, de faire mes classes en compétition. J’étais très timide, introverti et sans confiance en moi.
J’ai connu des échecs cuisants et la réussite la plus totale, mais toujours en me disant que dans la pratique du karaté-dô, il y a quelque chose de plus que dans un simple sport. Mais quoi ?
En général, on parle de « karaté », mais le terme karaté-dô est plus juste. Le « dô » signifie « la Voie » et souligne l’importance de l’esprit. Cette voie est une discipline morale qui m’a peu à peu imprégné, pour progresser dans mon comportement dans la vie quotidienne.
Pour cela, j’ai appris à comprendre les règles de conduite du karaté-dô et à respecter l’étiquette du dojo. Mon combat était d’abord contre moi-même, pour réussir. C’est une voie difficile où les petits « satoris {1} » – les prises de conscience – n’arrivent pas « comme ça », sur un claquement de doigts. Cette voie est comme un pèlerinage où, après avoir beaucoup marché, on fait régulièrement de belles découvertes. Cela demande beaucoup d’efforts et de remises en question, mais aussi de rester humble, pragmatique et à l’écoute.
« Le but ultime du karaté-dô ne réside pas dans la victoire ou la défaite, mais dans la perfection du caractère de ses pratiquants », comme le disait le maître de karaté-dô Gishin Funakoshi.
Pour ma part, comme beaucoup, j’ai commencé le karaté-dô uniquement pour le combat et, progressivement, j’ai découvert « autre chose ». Pour découvrir autre chose, j’ai dû beaucoup m’entraîner et je n’ai pas été parfait dans de nombreux aspects, même si j’étais en quête de perfection. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron » et c’est en pratiquant qu’on devient karatéka {2} .
Il n’est pas nécessaire d’être pratiquant de karaté-dô pour se plonger dans ce livre, car on n’y parle pas de techniques mais surtout d’état d’esprit et de principes que l’on retrouve dans de multiples domaines.
Je n’ai pas voulu parler de techniques car celles-ci évoluent et on ne pratique plus exactement le karaté-dô comme on le pratiquait avant, ou même il y a vingt ans. Le karaté-dô évolue tout le temps, mais les principes restent les mêmes. J’ai préféré parler des principes pour générer des réflexions ; aussi, tout le monde, pratiquant ou non pratiquant d’arts martiaux, peut lire ce livre.
Ce livre s’articule en deux parties :
– Le premier livre, « Karaté », s’attache à l’essence du karaté-dô, en montrant la sagesse de cet art martial, malgré tout méconnu.
– Le deuxième livre, « Petits Satoris », expose mon parcours, mon évolution et ses événements marquants.
Dans la première partie, j’explique tout simplement le karaté-dô, ses principes et ce que j’en ai tiré de pragmatique, pour apprendre à mieux se connaître et à mieux connaître les autres : tout y est très simple, logique et accessible à tous.
Dans la deuxième partie, je décris mes débuts et les moments marquants de mon parcours.
Bien qu’évoquant parfois la self-défense, je fais davantage référence aux combats en compétition ou d’entraînement. Ce sont des combats avec des règles et une certaine noblesse. La self-défense peut parfois évoquer des actions très violentes et je préfère la beauté d’un geste contrôlé, à l’entraînement ou en compétition.
J’ai conclu ma carrière de compétiteur par le titre suprême de champion du monde en mi-lourds mais, paradoxalement, je n’étais pas vraiment intéressé par la compétition : je pratiquais tous les aspects du karaté-dô, m’intéressais à sa tradition et ne vivais la compétition que comme un exercice supplémentaire.
Le karaté-dô m’a apporté un équilibre, des règles et a rendu ma vie plus harmonieuse.
Je n’ai pas voulu faire de belles et de grandes phrases pour ne pas tomber dans la spiritualité ou le mysticisme. J’aime beaucoup le karaté-dô car il n’y a pas de fausses excuses : on se trompe, on fait une erreur et on prend symboliquement un coup !
On ne peut s’échapper avec des mots, seule la pratique nous enseigne, comme l’ébéniste qui doit réaliser « une œuvre » ! S’il a mal évalué ses possibilités et mal conçu son travail, le résultat se matérialise et il n’y a pas d’échappatoire verbale possible !
En karaté-dô, quand on pratique sérieusement, on essaie de ne pas se mentir.
Le karaté-dô apporte cette rigueur, cette honnêteté, vis-à-vis de soi et des autres.

Jacques Tapol
Préfaces et témoignages
Jean Charles Vitrac Haut gradé en karaté et arts martiaux
Mon parcours des arts martiaux a débuté au Vietnam à l’aube des années cinquante avec la pratique du Wu Shu. Un bref passage par le Muy-Thaï pour atterrir en France et arriver au karaté chez Maître Henri Plee tout en continuant parallèlement mes études et mon métier d’entrepreneur.
J’ai pu observer Jacques Tapol pendant de longues années au cours de différentes rencontres sportives. J’étais fasciné par ses exploits de champion mais surtout par son côté atypique. Il est l’image même du paradoxe en conservant les traditions mais en faisant évoluer la pratique.
Bien sûr, le côté « vainqueur » était présent, mais une violence intérieure était palpable.
Le temps passait, la technique s’affinait et cette violence à l’état pur s’est peu à peu métamorphosée en violence sublimée.
La narration de son parcours avec son ressenti illustre bien cette quête, quête qui va au-delà du podium.
Après une brève traversée du désert, cette quête est devenue intérieure. Sans gommer son formidable acquis, il était capable de « mettre les compteurs à zéro », pour s’engager vers une ouverture plus vaste, vers le début de la connaissance universelle.
C’est à ce moment que nos chemins se sont rencontrés lui et moi, il y a un peu plus de vingt-cinq ans. La narration de notre aventure commune nécessiterait un autre ouvrage. Jacques Tapol a cette soif de connaissances et cette ouverture inépuisable qui font de lui ce compagnon de route fabuleux. Nos quêtes évoluaient en parallèle avec des outils différents.
J’ai pris un grand plaisir à dévorer son livre, notamment son parcours de champion qui, grâce à sa mise à nu, est un recueil fabuleux pour le pratiquant compétiteur, un apport sans égal pour qui cherche une réponse, car la sincérité et l’humilité sont toujours présentes.
Son volume sur les « petits Satoris » est un véritable voyage vers « l’interne », il l’accomplit pour s’ouvrir aux autres.
Comme il le confesse, sa vie est comme « une leçon de simplicité dans un travail âpre et continu ».
Ce livre est une ode à l’amour, l’amour de l’art, l’amour de la vie, l’amour du savoir pour mieux servir.
Je peux terminer en citant sa merveilleuse rencontre avec un vieux maître d’Okinawa : « En m’entraînant, je regarde en moi pour m’ouvrir aux autres. »
Barbara Porcellini Psychologue clinicienne Pratiquante de karaté do et d’Ikebana
Entrer boiteux dans la pratique d’un art.
Dans les Évangiles , il est dit : « Il vaut mieux entrer boiteux dans le royaume des cieux que d’en être exclus à jamais. »
Nous sommes tous boiteux à des degrés divers.
Notre vie est faite de difficultés, de contradictions et cela nous influence.
Nous sommes boiteux psychologiquement, boiteux émotionnellement, boiteux physiquement.
Mais, même ainsi, on peut entrer dans la pratique d’un art quel qu’il soit.
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