L autobiographie de convenance de Madame d Epinay
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L'autobiographie de convenance de Madame d'Epinay , livre ebook

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Description

Cet ouvrage rend compte d'une recherche sur l'oeuvre de Madame d'Epinay, contemporaine de Rousseau, Diderot, Duclos et Grimm, personnalités des arts et lettres que l'écrivain-philosophe mit en scène sous des noms d'emprunts. Cette écriture de soi au féminin, considérée comme subversive dans la forme et le fond, se classe comme oeuvre fondatrice de l'autobiographie féminine. Odette David consacre la majeure partie de son analyse à l'Histoire de Madame de Montbrilland, publiée une première fois sous forme réduite en 1818, puis dans son intégralité en 1951.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 mai 2007
Nombre de lectures 71
EAN13 9782336250687

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L'autobiographie de convenance de Madame d'Epinay
Subversion idéologique et formelle de l'écriture de soi

Odette David
Remerciements
à mon Directeur de recherches Jacques Domenech, Docteur d’Etat, dont j’ai retenu la leçon :
« il faut s’effacer devant ce que l’ont fait » et aux Membres du jury de la thèse soutenue à l’Université de Nice Sophia-Antipolis :
Mmes Béatrice Didier, Marie-Hélène Cotoni, Evelyne Micou, et Tanguy l’Aminot.
à ma très chère famille et au « Maître du silence ».
Une attention particulière à la descendance de Madame d’Épinay
9782296033498
Sommaire
Page de titre Remerciements Dedicace Page de Copyright INTRODUCTION GÉNÉRALE PREMIÈRE PARTIE - Les oeuvres de Madame D’Épinay
CHAPITRE I - Réception des œuvres de Madame d’Épinay CHAPITRE II - Période de transition (1901-1951) entre Mémoires et Pseudo-Mémoires CHAPITRE III - Réception de l’ Histoire de Madame de Montbrillant Pseudo-Mémoires et Contre-Confessions
DEUXIÈME PARTIE - L’ Histoire de Madame de Montbrillant ,
CHAPITRE I - Subversion idéologique et formelle dans l’ Histoire de Madame de Montbrillant CHAPITRE II - Mise en concordance de l’intrigue et des genres dans la recherche d’indices de vérité CHAPITRE III - Recherches d’indices de vérité dans les « noms de lieux » désignés en-tête des « Correspondances », des parties « Journal » ou des « Narrés »
TROISIÈME PARTIE - Initiation au bonheur
CHAPITRE I - A la ressemblance ou à la différence du Maître CHAPITRE II - Voix de Femme : enfantement dans la douleur
CONCLUSION GÉNÉRALE BIBLIOGRAPHIE ANNEXE L’Harmattan
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les Philosophes des Lumières, Duclos, Saint-Lambert, Rousseau, Grimm, Diderot, Galiani et autres savants ou écrivains, se réunissaient chez M me d’Épinay rue St-Honoré à Paris ou au Château de la Chevrette près d’Epinay-sur-Seine. Fille de Louis Tardieu d’Esclavelle gouverneur de la citadelle de Valenciennes, commandeur de l’ordre royal de Saint-Louis, et de Florence Angélique Prouveur valenciennoise, elle se mariera avec son cousin, Denis Joseph La live de Bellegarde, futur marquis d’Epinay.
Très jeune, elle révèlera ses réelles dispositions d’esprit et son goût pour les portraits. L’avenir le confirmera. Elle obtiendra, de son vivant, le Prix de l’Académie française pour son ouvrage sur l’Education, les Conversations d’Émilie. Et son œuvre destinée à la postérité, l’ Histoire de Madame de Montbrillant que nous qualifions « d’Autobiographie de convenance », aura pour intention de retracer son évolution intellectuelle et sociale.
Cette œuvre majeure sera publiée en 1818, mais de manière réduite et tronquée, sous l’appellation trompeuse de Mémoires et Correspondance de Madame d’Épinay. De plus, l’éditeur substituera aux noms fictifs attribués principalement à Rousseau, Diderot, Grimm et M me d’Épinay, les noms véritables. De ce fait, les critiques du XIX e siècle ne s’intéresseront qu’aux Correspondances censées être authentiques, ce qui ranime les affrontements virulents entre partisans ou adversaires de Rousseau.
Ce n’est qu’au XX e siècle, en 1951, que Georges Roth éditeur de la Correspondance de Diderot, publiera pour la première fois dans son intégralité l’ouvrage qui nous servira de référence, l’ Histoire de Madame de Montbrillant, Pseudo-Mémoires de Madame d’Épinay (Éditions Gallimard, nrf ).
Dès lors que l’œuvre paraît dans son intégralité, le problème de son classement s’impose. Roman à clef, dit Georges Roth. Pourquoi ne pas lui concéder le même statut que les Confessions de Rousseau considérées par les critiques littéraires du XX e siècle comme l’acte fondateur de l’écriture autobiographique ? En effet, fidèle aux préjugés de son temps, M me d’Épinay ne pouvait pas employer le « Je » direct comme l’a fait Rousseau pour le récit de sa vie. Elle devait paraître en littérature comme dans la société, avec pudeur. Aussi, lors de la restitution de sa vie familiale, sentimentale et sociale, elle se pare d’un pseudonyme de convenance, celui de Madame de Montbrillant , sous-entendu « l’écrivain qui imprima ses premières oeuvres à Montbrillant » faubourg près de Genève, et nous verrons ce point en détail par la suite.
Et pourquoi a-t-il fallu attendre deux siècles pour que cette œuvre soit reconnue comme faisant partie des lettres françaises ? Que sous-entend la « première fois », par rapport à l’intégralité ? Est-ce la mise en cause de parutions non intégrales ?
La réponse est troublante : cette œuvre, ou pour être plus juste la partie qui fut nommée : Mémoires et Correspondance de Madame d’Épinay lors de sa parution à titre posthume, se révèlera non conforme au manuscrit original.
En conséquence, les critiques de l’époque ne portaient un jugement que sur une contrefaçon de l’œuvre originale. De plus, la polémique qu’elle souleva au XIX e siècle ne concernait pas sa valeur littéraire. Le personnage représentatif de l’auteur, Madame de Montbrillant, fait partie de l’action, aux côtés des Philosophes franchement nommés. En conséquence, les points de vue historiques éclipsèrent l’intérêt littéraire du volumineux récit (il comporte 2300 pages manuscrites, soit 1746 pages dans l’édition de Georges Roth).
De cet aperçu rapide résulte un nouveau questionnement : dans quelles conditions le manuscrit original, jusqu’alors inconnu, se révéla à l’éditeur du XX e siècle ? La réponse fut donnée en 1903 par une rousseauiste anglaise, Fredericia Macdonald, qui découvrit le manuscrit, scindé en deux parties. L’une était conservée par les Archives Nationales , l’autre par la Bibliothèque de l’Arsenal. Une « copie au net » se trouvait à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. Nous examinerons en détail ces particularités.
Georges Roth, en 1906, prit le relais, traduisit l’ouvrage de Fredericia Macdonald, puis entreprit les recherches préliminaires à l’édition de 1951.
Une autre donnée accentue la difficulté de son analyse critique : elle est, en plusieurs points, fluctuante. Pour commencer, l’édition de 1951 supplante la première édition tronquée de 1818. Georges Roth a rétabli les noms fictifs, fidèlement au manuscrit original. Dans ses innombrables notes érudites de bas de pages, il confronte continuellement les anomalies des différentes éditions.
Il faut rajouter à ces données, un élément qui amplifie l’aspect complexe de l’œuvre : une troisième parution intégrale de l ’Histoire de Madame Montbrillant a été publiée en 1989, dans laquelle le sous-titre est différent : celui de Pseudo-Mémoires est remplacé par Contre-Confessions. La préface est d’Elisabeth Badinter, la parution se présente en un volume, alors que celle de Georges Roth se répartit en trois tomes, et les notes y sont plus restreintes.
Avant d’aborder une étude analytique de l’œuvre de M me d’Épinay, il fallait connaître ces détails préliminaires, afin d’être averti, lorsqu’on emploie le terme de Mémoires, de Pseudo-Mémoires ou de Contre-Confessions, qu’il ne s’agit que de versions différentes d’une seule et même œuvre, l ’Histoire de Madame de Montbrillant. De ceci résulte une nouvelle interrogation : comment le titre peut-il varier d’une édition à l’autre ?
Tous ces préambules nous amènent au plan choisi pour cette étude, car les interrogations sont nombreuses et d’autant plus incontournables qu’il n’existait, avant notre recherche, aucune thèse littéraire consacrée à l’ Histoire de Madame de Montbrillant. C’est la raison pour laquelle il ne s’agissait pas d’une problématique, mais de « problématiques » au pluriel qu’il fallait développer selon un ordre adapté à sa singularité.

En première partie, la problématique de la réception des œuvres de M me d’Épinay, nous le comprenons suite à ce qui précède, s’imposait d’emblée, d’autant plus que certaines ont été rééditées au XX e siècle et que des inter

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