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L'insoumise

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Description

L'insoumise fait la satire de la société contemporaine. C'est l'histoire de Margot, une pauvre fille qui fuit son village à cause d'un père violent et devient prostituée. Ses aventures la conduisent à travers le monde. L'auteure n'a pas voulu justifier certains actes, ni tomber dans le sordide, mais explorer des univers "qui dérangent". Elle décrit des situations tragiques empreintes d'humour noir. On explore les paysages africains grâce à une poésie au rythme des sons de la forêt.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 novembre 2016
Nombre de lectures 285
EAN13 9782140023620
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Couverture
4e de couverture
Emergences Africaines
Emergences Africaines Dirigée par Magloire KEDE ONANA
La collection « ÉMERGENCES AFRICAINES » se propose de renverser des certitudes faciles. Nous sommes convaincus que l’Afrique, longtemps considérée comme en retrait, s’ouvre au monde, et est plus que jamais au cœur des enjeux. Son Histoire ne doit plus s’écrire ailleurs, par des continents eux-mêmes en crise de modèles à proposer/imposer.
Une nouvelle génération très entreprenante d’Africains et d’Africanistes existe aujourd’hui, qui problématise et réécrit l’Histoire du continent dans toutes ses facettes, et par une approche multidisciplinaire. Il s’agit de dévoiler une Afrique des « Bonnes Nouvelles » : celle qui, parce que plus ouverte au monde, présente tous ses atouts d’émergence.
Dernière arrivée dans la compétition mondiale, l’Afrique est capable d’apporter un élan différent à la mondialisation grâce à son devenir, qui est subordonné à son être.
Déjà parus
Joseph Ndzomo-Molé et Pierre Obama-Étaba, Le cousin barack Obama ? Leçons sur un phénomène historique inédit , 2016.
Jules Marie BIALO, L’eucharistie depuis Vatican II, Quel apport pour les communautés chrétiennes d’aujourd’hui ?, 2016.
LUCY, Des vieux et les fleurs, 2015.
Séverin Djiazet Mbou Mbogning, L’accès à la justice au Cameroun, Étude de sociologie juridique, 2015.
Séverin Djiazet Mbou Mbogning, Réflexions « canoniques » sur les droits de l’Homme au Cameroun et en Afrique, 2015.
Jules M. Mambi Magnack, Le peuple dans la littérature africaine contemporaine , 2015.
Frank Ebogo, La géopolitique de l’eau au Cameroun , 2014.
Gérard-Marie Messina et Augustin Emmanuel Ebongue (dir.), Médias et construction idéologique du monde par l’occident , 2014.
André-Marie Manga, Didáctica de lenguas extranjeras. Orientaciones teóricas en español , 2014.
Marcellin Nnomo Zanga et Gérard-Marie Messina, Pour une critique du texte négro-africain, 2014.
Alphonse Zozime Tamekamta et Jean Koufan Menkéné (dir.), L’urgence d’une révolution agricole au Cameroun , 2013.
Alphonse Zozime Tamekamta (dir.), L’illusion démographique , 2013.
Alphonse Zozime Tamekamta (dir.), Propos sur l’Afrique , 2013.
Titre

Christelle N DONGO







L’insoumise


Roman
Copyright


























© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
EAN Epub : 978-2-336-77598-2
Dédicaces

A
Ma famille qui me comble d’amour,
L’Abbé Dieudonné AHANG EVINI,
M. Martin Raphaël NDONGO ALEGA,
M. Didier Berthol MEBENGA
M. Martin Thibaud NDONGO NDONGO,
Des étoiles nouvelles dans le firmament
Mes amis qui ne cessent de me soutenir
Toi……………… avec toute ma tendresse
Exergue

Ne m’aime pas par pitié pour mes larmes-
Qui jouit longtemps de ton soutien pourrait
Sécher ses pleurs, et perdre ton amour !
Mais aime-moi pour l’amour en soi, pour
Qu’à jamais tu m’aimes, d’un amour sans fin.

Elisabeth BARRETT-BROWNING
Sonnets portugais
PROLOGUE
Margot était fatiguée.
Son corps était très fragile. Depuis plusieurs semaines, elle s’affaiblissait de plus en plus. Ses frères et sœurs se relayaient à son chevet. Elle n’avait plus aucune force. La grande villa au décor printanier était remplie de monde. Sa famille ne la quittait plus. Elle se sentait rassurée. Elle n’avait pas vu son père depuis le jour de son arrivée. Il lui avait à peine jeté un regard dédaigneux et s’en était allé. Elle avait voulu rebrousser chemin, mais avait décidé de rester.
Margot ne voulait plus fuir. De toute façon elle n’avait plus de temps pour cela. Au village, les sentiments étaient mitigés à son sujet. Certains n’avaient que mépris pour elle. Ils la condamnaient sans appel, critiquaient ses activités et son attitude. D’autres, par contre, étaient pleins d’admiration pour cette jeune fille qui, au fil des ans, avait fait de sa famille l’une des plus respectables du coin. Même ses erreurs et sa vie passée ne pouvaient rien y changer. Son retour avait ravi les siens à l’exception de son père. La jeune fille avait tenu les promesses qu’elle s’était faites au fil des ans. Malgré les difficultés, elle avait tenu bon. Aujourd’hui elle arrivait au bout de son chemin.
Dans la vaste chambre qui était la sienne dans cette grande maison. Au chevet de son lit trônait une photo de sa mère. Elle regardait souvent le cliché de cette femme forte qui lui avait donné la vie. Elle était fatiguée, l’amour fraternel qu’on lui procurait la rendait heureuse. Ce matin, c’est son frère aîné qui la veillait. Ils évoquèrent des souvenirs du passé de leur enfance. Ses quatre frères étaient tous mariés et avaient des enfants. Ce qui donnait à Margot une ribambelle de neveux qui la comblaient de bonheur. Pendant toutes ces années, elle avait gardé un contact régulier avec eux et leur envoyait une aide financière régulière.
– Repose-toi maintenant, tu sembles très fatiguée lui dit son frère après une énième évocation de leurs souvenirs.
– Merci pour tout. J’ai la chance de vous avoir.
– Tu sais, Maguy, nous sommes heureux que tu sois revenue à la maison. Et nous t’aimons tous très fort.
Son frère quitta la chambre sur la pointe des pieds pour lui permettre de se reposer. Elle regarda avec tendresse la photo de sa mère et s’assoupit lentement.
CHAPITRE 1
– Sois prudente Maguy. C’est ainsi que l’appelait affectueusement sa mère.
– Oui maman Maguy était née dans une famille polygame dont le père, Antoine, était alcoolique et violent. Il avait 3 épouses et 22 enfants. La mère de Maguy, Angèle, était la première épouse que le mari avait cessé de regarder après ses sept accouchements. Antoine préférait les femmes jeunes aux formes généreuses ; il se lassait donc de ses épouses après un certain temps et convolait avec une plus jeune. Il avait construit pour chacune d’elles une maison en terre battue garnie d’un toit de paille.
Angèle, comme ses rivales, vivait avec sa progéniture dans sa maison de fortune de trois chambres, dont une pour ses quatre garçons, une autre pour ses trois filles et la dernière qui lui servait aussi de grenier était la sienne.
Maguy était la benjamine des trois filles. Elle travaillait pour participer aux dépenses de la maison. Ce matin, elle allait comme tous les jours sur la place du village vendre des victuailles (cacahuètes, maïs…). L’argent qu’elle gagnait ainsi, elle le remettait à sa mère qui l’utilisait pour subvenir tant bien que mal aux dépenses de la maisonnée. Sa mère, quant à elle, passait ses journées au champ. Lorsqu’elle rentrait épuisée à la nuit tombée, elle devait faire la cuisine pour ses enfants. Une fois par semaine, elle faisait également la cuisine pour son mari. Lorsqu’elle était trop épuisée pour le faire ou encore tardait à lui servir son repas, il la frappait si fort qu’elle passait le reste de la semaine au lit avec des côtes cassées. La petite Maguy en était révoltée. « Ce père, qui ne subvenait pas à leurs besoins, battait sa mère et parfois même ses enfants, exigeait que ses moindres désirs soient satisfaits. De quel droit ? Pensait la petite fille ».
– Femme indigne où est mon repas de ce soir ? As-tu oublié que c’est ton tour de t’occuper de ton foyer aujourd’hui ? Demandait son père
– Non mon époux, je n’ai pas oublié. Mais je suis rentrée tard du champ. Dès mon retour, je me suis immédiatement mise à cuisiner et ce n’est pas encore prêt. Répondait sa mère.
– Et tu te demandes pourquoi j’ai pris d’autres épouses ? Tu es bonne à rien, tu as passé ton temps à faire des enfants dont je ne suis même pas sûr de la paternité. Prends ça vieille femme ! Lançait-il méchamment en la rouant de coups.
Maguy et ses frères assistaient régulièrement au martyr de leur mère. Lorsqu’ils essayaient d’intervenir, il les rouait de coups à leur tour.
En plus des atrocités que lui infligeait son époux, sa mère devait se battre contre ses coépouses. Il était fréquent qu’elles se disputent pour une chose ou une autre et en arrivaient aux mains. Les enfants aussi se battaient entre eux. Chacun essayant de défendre les intérêts de sa mère. C’était une guerre permanente. Toujours des chamailleries, des insultes de toutes sortes.
La petite fille passa par les plantations de cacao, elle respirait ainsi l’odeur fraîche des cabosses, ses pieds nus s’enfonçaient dans l’épais manteau des feuilles mortes et humides étalées sur le sol. À travers les feuillages épais, quelques rayons de soleil s’infiltraient, caressant son corps frêle. Tout en allant au petit marché, Maguy réfléchissait. Comme elle voulait ressembler à ces enfants en vacances qu’elle voyait souvent en compagnie de leurs parents ! Des enfants qui allaient à l’école, étaient bien habillés et avaient de l’argent. Malheureusement, sa vie n’était pas celle-là. Elle avait sept ans, n’allait pas à l’école parce que sa mère n’en avait pas les moyens. Elle n’avait que quelques vêtements. Toute la semaine, elle portait un caleçon jadis blanc qui avait viré au marron et était beaucoup trop grand pour elle ou encore une jupe délavée sans couleur et un tee-shirt sans manche. Ce caleçon avait appartenu à ses sœurs aînées qui se l’étaient transmises et aujourd’hui, il était sien. Seul le dimanche, Maguy, pour aller à la messe, revêtait une robe de coton fleurie dont elle devait prendre soin car elle n’en possédait que deux. Une vieille paire de chaussures trop serrées apportait la touche finale à sa tenue du dimanche.
Arrivée au marché, la petite fille s’empressait de vendre ses produits et de rentrer au village. Sa mère s’inquiétait toujours lorsqu’elle tardait à rentrer. Lors des ventes au marché, Maguy avait appris à compter. Elle marchandait le plus possible pour gagner un peu plus. Elle avait vu faire ses frères et sœurs plusieurs fois.
Si elle n’était pas rentrée avant la nuit tombée, son père lui rappelait à coups de bâton, lui caressant les côtes, qu’elle était en retard. Dès son retour elle aidait aux travaux domestiques. La peur, la faim, la misère, le dur labeur étaient son lot quotidien. Elle avait une telle envie d’aider sa mère, de la sortir de cette vie. Mais que pouvait faire une petite fille âgée de sept ans à peine ? Maguy rêvait du jour où elle quitterait sa maison et son village. Le soir, après une journée de travail acharné, elle s’asseyait sur les genoux de sa mère qui lui racontait des contes de la forêt, et ensemble, elles écoutaient le chant des grillons. La petite fille finissait par s’assoupir ainsi.
À la lueur de la lampe tempête, sa mère la portait dans son lit et tirait sur elle la vieille couverture déchirée héritage des ses aînés.
Les années passèrent et Maguy vivait toujours dans les mêmes conditions. Alors âgée de quatorze ans, un jour, elle reçut une énième bastonnade de son père car elle avait oublié en rentrant du marché de lui acheter sa provision de tabac à priser. Elle décida qu’il était temps pour elle de s’en aller, quitter sa famille et se rendre dans la grande ville. Elle alla trouver sa mère pour lui faire part de sa décision. Elle savait qu’elle lui brisait le cœur, mais pour l’adolescente, c’était une nécessité vitale.
– Maman, je m’en vais d’ici, je ne peux plus supporter cette vie. Si ça continue, un jour je tuerai mon père. Dit-elle à sa mère à travers ses larmes
– Non ne dis pas ça ma fille. C’est ton père ! Tu lui dois respect et obéissance. Où vas-tu aller ? On ne connaît personne à la ville. Et si tu le fais, ton père me tuera.
– Maman je suis désolée, mais il le faut. Une fois là-bas, je me débrouillerai. Fais-moi confiance. J’irai chez ta cousine Nadège qui est venue nous voir il y a quelques années. Je crois bien qu’elle nous avait dit habiter à proximité du marché.
– Tu ne peux pas aller chez Nadège, pas comme ça, il faut prendre le temps de la prévenir et en parler à ton père. Ma petite fille, si tu t’en vas sans lui en toucher mot, c’est à moi qu’il s’en prendra et tes frères et sœurs connaîtront un véritable enfer.
– Un enfer ! Tu parles ! On le vit déjà l’enfer ! Tous les jours, notre père nous le rappelle. De toute façon je pars, si je reste, je ne te garantis pas de continuer à obéir à cet homme. Je serai capable de le tuer. D’ailleurs Tante Nadège nous avait promis à l’occasion de nous accueillir si on passait par là.
– Maguy non ! Ne fais pas ça ! Cria-t-elle dans un sanglot
– Désolée Maman, je ne supporte plus cette vie !
La jeune adolescente n’écoutait plus, elle avait pris sa décision et ne comptait pas revenir là-dessus.
Sa mère ne put que se résigner. À travers ses larmes, elle prit sa petite fille dans ses bras et la serra contre son cœur. À la lueur des premiers rayons de soleil, après avoir enfilé son unique robe du dimanche, elle lui dit au revoir, promit de lui donner des nouvelles dès son arrivée. Sa mère lui remit quelques provisions et la jeune adolescente prit la route pour un destin inconnu, pressée de fuir cette vie qui était la sienne depuis sa naissance. Sa fratrie la regardait s’éloigner en silence et disparaître dans l’aube naissante. Empruntant le sentier de la forêt qu’elle connaissait par cœur pour l’avoir pris toute sa vie, elle se cachait chaque fois qu’elle entendait des pas craignant de voir apparaître son père à l’orée des bois.
Arrivée sur la place du village, elle regarda autour d’elle, les premiers commerçants commençaient à installer leurs victuailles sur les étales. Le chauffeur de l’autocar criait à tue-tête pour avertir les éventuels clients de son départ imminent. Maguy se dirigea vers lui et paya son voyage. Il lui remit un ticket, lui demandant si elle avait des bagages. Maguy lui montra son unique sac en plastique contenant quelques provisions. Elle alla s’installer à l’arrière et attendit patiemment le départ.
Dans l’autocar qui la conduisait à la ville elle pensait à son village, se demandant ce qu’elle ferait une fois arrivée. Ses économies ne lui ayant permis de payer que son transport. Et si pour une raison ou une autre, sa tante ne pouvait l’héberger, que ferait-elle ? Où irait-elle ? Elle ne connaissait personne d’autre dans la grande ville et il était hors de question qu’elle retourne au village, son père le lui ferait regretter. C’est le cœur plein d’angoisse, de peine qu’elle s’éloignait, dans un voile de poussière, de sa famille. Les larmes aux yeux, un dernier regard.
CHAPITRE 2
Le car arriva à la tombée de la nuit dans la grande ville. Soudain, Maguy eut une appréhension. Elle commençait à se demander si elle n’avait pas commis une erreur en allant ainsi à l’aventure.
Tourmentée par toutes ces questions, elle descendit du car. Il y avait un tel vacarme. Des gens s’embrassaient heureux des retrouvailles, criaient à tue-tête. Il y avait plus de personnes dans ce lieu que Maguy n’en avait jamais vu dans son village. Les badauds discutaient de la pluie et du beau temps, plusieurs vendeurs à la sauvette, appelés ici sauveteurs, proposaient leurs marchandises aux passants.
– Un sac pour votre dame M’sieur ! C’est de la bonne qualité. Vous ne trouverez pas mieux ni moins cher ailleurs.
– Voilà une veste qui vous irait bien ! Je vous fais un prix.
Maguy était fascinée par cette atmosphère, la poussière qui monte, l’odeur du poulet, de la viande, du poisson que les femmes faisaient griller sur des braises dans des coins de rues. Des chiens qui errent à la recherche d’un os. La petite Maguy n’était qu’une jeune adolescente qui découvrait la ville.
– Madame porteur !
– Madame cartons ! Lançaient des enfants à l’attention de quelques femmes richement vêtues qui faisaient leur marché. Ils se proposaient de leur porter leurs courses moyennant quelques pièces d’argent.
Dans un coin, des vendeurs de friperie, dans un autre des coiffeurs qui, une tondeuse à la main proposaient leurs services. Plus loin, un commerçant qui courrait après un jeune homme et criait :
– Au voleur ! Disait-il. Arrêtez-le, il vient de me voler !
Le malheureux était très vite arrêté et roué de coup par la meute humaine qui s’était formée autour de lui.
Il y avait tellement de monde ici qui faisait tant de choses différentes les unes des autres que Maguy se disait qu’elle trouverait bien quelque chose à faire elle aussi.
Maguy se mit à la recherche de la maison de sa tante. La dernière fois qu’elle avait vu sa tante, elle avait remarqué que son père ne supportait pas la présence de la jeune femme, il la traitait de tous les noms. Un jour, alors qu’Angèle était de nouveau battue par son mari, Nadège frappa ce dernier avec une poêle pour l’arrêter. Antoine saignait en vociférant contre Nadège, il lui demanda de quitter son domicile et de ne plus jamais y remettre les pieds. Selon les indications de cette dernière, il y a 5 ans de cela, elle habitait à la sortie de l’abattoir du marché. Maguy se dirigea vers l’abattoir, il n’était pas difficile de s’y rendre tant l’odeur de la viande avariée et de la bouse de vache était grande. Suivant cette odeur nauséabonde, elle se retrouva devant un grand hangar. D’énormes quartiers de viande étaient posés sur les étals pour la plus grande joie des mouches qui dansaient une valse endiablée dans le hangar et de temps en temps se posaient sur ces grands quartiers de chair.
Maguy s’approcha d’un boucher, il tenait un couteau d’une main et de l’autre, une bouteille de bière.

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