Le film de ma jeunesse
98 pages
Français
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Description

Ces nouvelles racontent l'histoire d'Annie, de Christine, de Florence, de Crescence..., toutes ces femmes qui se donnent, s'adonnent et s'épuisent dans l'attente et l'espoir que leur partenaire mâle puisse enfin comprendre que l'amour ne peut se nourrir que d'amour. La narratrice chante un chant millénaire, un chant mélancolique, un chant éternel, l'amour...

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Date de parution 01 mars 2013
Nombre de lectures 28
EAN13 9782296530713
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0068€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

, ' mathe et les autres...
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12ISBN : 978-2-336-00937-7
Marie-Thérèse Ambassa Betoko
Le film de ma jeunesse
Nouvelles
Femmes & Savoirs
Le film de ma jeunesse
Femmes et savoirs Collection dirigée par Alice Delphine TANG  La collection « Femmes et savoirs » intègre tous les ouvrages qui contiennent des savoirs diffusés par les femmes, des savoirs diffusés pour les femmes et des savoirs diffusés sur les femmes. Dans ces rubriques se retrouvent aussi bien les œuvres de fiction (roman, nouvelle, poésie, théâtre, épopée, conte, etc.) que les essais littéraires, philosophiques, ethnologiques, anthropologiques, sociologiques et mythologiques. La collection « Femmes et savoirs » est un espace scientifique dont le but est de donner une grande lisibilité des écrits réalisés par les femmes ou portant sur les femmes. Déjà parus Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Les couloirs du bonheur. Roman, 2012. Alice Delphine TANG et Marie-Rose ABOMO-MAURIN (éds), Jacques Fame Ndongo. Esthétique littéraire, 2012. Charles LE GRAND TCHAGNÉNO TÉNÉ,Demain l’Afrique. Poèmes, 2012. Fidoline NGO NONGA,Économie de l’environnement. Outils de gestion économique de la biodiversité, 2012. Ben MAGE, Les marguerites. Poésie, 2012. Serge Cyrile NWAWEL,Reflets. Poésie, 2012. André Marie AWOUMOU MANGA,Le coupable. Pièce de théâtre en cinq actes, 2012. François A. NTSAMA,Partage. Poésie, 2012. Stéphane DE MÉGAHSHI, L’héritage des siècles. Le trône du pacte sacré. Théâtre, 2012. Antoine Didier MBANGO,Mabola, la fille des douleurs ou le parfum maudit, 2012. Laël LONBON,Les mues : entre us et usure. Poèmes, 2012. Olivier G. H. NGAH,Une épine dans le cœur. Roman, 2012. Olivier G. H. NGAH,Il y a un soir en 1973… Théâtre, 2012. Arie Serge EMOSSI de BEGNI,Tribulations. Nouvelles, 2012.
Marie-Thérèse Ambassa Betoko
Le film de ma jeunesseNouvelles Préface de Joseph Ozélé Owona
Photographie de couverture de l’auteur :L’éducation religieuse.© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00937-7 EAN : 9782336009377
Préface
De prime abord, ces nouvelles que Madame Ambassa-Betoko nous donne à lire, surprennent le lecteur. En effet, elles ne sacrifient pas aux habituelles conventions littéraires, tant elles s’écartent de nos horizons d’attente. De fait, ce ne sont pas des écrits de complaisance, des éloges dithyrambiques d’un grand homme d’Etat ; ce ne sont pas des histoires de midinettes, où le héros et la belle héroïne s’aimèrent, se marièrent et eurent beaucoup d’enfants... Ce n’est pas de la littérature féministe ou de la littérature engagée, encore moins des messages adressés au peuple par le « grand poète inspiré » qui se veut « la bouche de ceux qui n’ont pas de bouche »... Pour autant, ces nouvelles d’Ambassa-Betoko ne sont pas mondaines ; aucune concession aux valeurs éphémères de « ce qui se fait en ville », ni aux crédos de la mode, ni aux puérilités de la télévision, ni aux vedettes du cinéma ou du bikutsi; aucun clin d’œil aux joueurs de football milliardaires ; aucune allégeance, ni à la sorcellerie ni à ces religions réveillées qui, chaque semaine, font marcher les paralytiques et rendent la vue aux aveugles au Stade Ahmadou Ahidjo ou au Palais des Sports ; nul souci de ces « golden celebrities » qui défraient la chronique, parce qu’elles se demandent où elles iront faire leurs courses le week-end prochain, à New York ou à Dubaï ; pas même un regard, enfin, pour tous ces gens chic et puissants, qui accumulent des milliards de francs CFA, transforment en or tout ce qu’ils touchent et nous font baver d’envie et d’admiration, nous les snobs, les fauchés et les gogos. Dans les nouvelles que nous donne à lire Ambassa-Betoko, la réalité est amère, car cette réalité, dont on attend généralement beaucoup de satisfactions, s’avère décevante bien plus souvent qu’elle ne devrait; les grands de ce monde, dans l’abondance de leurs avoirs, leur amour du clinquant et
leur recherche du bling-bling, n’ont aucune beauté intérieure : de vrais sépulcres blanchis ; la vie de couple, qui devrait être la grande aventure dans l’existence d’une jeune fille, s’estompe dans la platitude du mensonge : un véritable enfer ; nos parents, ces êtres magnifiques dont notre imagination d’enfant a brodé le portrait dans l’étoffe des héros, ne sont au final que des êtres de souffrance, quand ils ne sont pas des meurtriers menteurs ou de vulgaires escrocs. Telle est la liste des réalités objectives, ennuyeuses et tristes qui constituent la thématique privilégiée d’Ambassa-Betoko.
Pour représenter toutes cette pacotille, les nouvelles d’Ambassa-Betoko tournent le dos à la dramatisation, à la démesure et à l’exagération. Ce sont de courts récits sérieux et graves. La phrase en est sobre ; le verbe, juste, terne et sans faux brillant ; aucune épithète redondante ; aucun adverbe amphigourique ; nulle rieuse métaphore ; en somme, le degré zéro de la caractérisation. Mais alors, une fois lancé, le récit file droit vers la situation finale, comme un être fatal qui se précipite vers l’accomplissement de son destin, établissant avec la rigueur d’une démonstration mathématique, le vide de nos existences et l’évidence de notre médiocrité.
Dans son allure naturelle et sereine, l’écriture d’Ambassa-Betoko est simplement la dynamique d’une conscience qui exprime, avec les formes spontanées du langage de tous les jours, les affres d’une condition humaine sans cause ni finalité établies. Cette dame écrit comme quelqu’un qui se demande pourquoi on souffre tant, pourquoi on est si incompris, pourquoi la vie de couple est un tel enfer, pourquoi la réalité est si aride, et le destin si implacable. Cette inexplicable évidence du non-sens de notre quotidien, cette constance caractérisée de notre recherche effrénée des fausses valeurs, cette obstination dans notre fuite acharnée
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de l’essentiel, cette persévérance dans notre refus de faire le point chacun en son for intérieur, voilà, en vrac, les réalités objectives et dérisoires qui sont la thématique privilégiée d’Ambassa-Betoko. Le ton est neuf, personnel et juste. Au final, ces nouvelles, c’est notre portrait caché, notre« côté jardin », celui que nous cherchons à dissimuler, lorsque nous faisons le beau, lorsque nous cherchons, « côté cour », à donner de nous-mêmes la plus belle image.
Pr. Joseph Ozélé Owona
Professeur titulaire des Universités
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